Jeunesse et politique

jeunesse
Les jeunes Algériens ne rêvent que de traverser la mer. New Press

Par El-Hadi – Le refus de l’aventure qui conduit à l’impasse, cela fait partie du combat des Périclès algériens. C’est en quoi justement ils se sont toujours différenciés des aventuriers de la politique ou des amateurs de combinaisons politiciennes.

Faut-il considérer l’opportunisme comme un mal passager et attendre qu’il passe ou faut-il le combattre avec vigueur, surtout s’il risque d’égarer des jeunes qui veulent s’engager dans l’action ? Pour répondre à cette question, il convient de se garder d’une double erreur.

La première serait d’ignorer le fait nouveau et positif que représente l’entrée dans la lutte politique, contre le pouvoir, de la jeunesse algérienne et de traiter d’enfantillage son combat et ses actions, de ne pas chercher à orienter correctement sa lutte en trouvant un langage et des moyens susceptibles d’être compris d’elle.

La seconde erreur consisterait à attendre plus ou moins passivement qu’un certain nombre de ces jeunes fassent d’eux-mêmes l’expérience du caractère nocif des conceptions et des pratiques. Il n’y a pas de spontanéité en ce domaine qu’en tout autre.

La social-démocratie mettra toujours en garde contre l’aventurisme et les illusions qui se terminent nécessairement par une déception totale.

E.-H.

Comment (12)

    Anonyme
    18 octobre 2018 - 17 h 14 min

    On rappelle que le premier cas de harga date de l’année 1926. « Il s’agissait d’une cinquantaine d’Algériens qui fuyaient la misère et l’oppression coloniale. Ils ont emprunté un bateau à vapeur et se sont réfugiés dans la cheminée. A leur arrivée à Marseille, seulement 16 d’entre eux étaient encore vivants », Ce jeune qui a bravé les dangers de la mer n’a rien du profil du suicidaire. Au contraire, il s’agit d’une personne qui aspire à la vie. il veut c’est surtout gagner de l’argent et revenir au pays pour se marier .Le phénomène des harraga n’est pas correctement pris en charge. Il serait important, d’établir une communication avec notre jeunesse pour déterminer ses besoins et ses maux. Quel crime ont-ils commis Au lieu de sanctionner, il faudrait essayer de comprendre les sources du mal .

    MELLO
    18 octobre 2018 - 13 h 34 min

    Jeunesse et politique , nous titre Mr El hadi. Simple et complexe à traiter dans une Algérie où le/ la politique a perdu sa raison d’être. Pourtant le quotidien de chacun de nous revêt du politique et ce quotidien est mal exploité par cette jeunesse désemparée. Le politique est fortement lié à l’approche que veut lui donner le pouvoir, or celui ci n’agit que par la violence : violence de 1963, violence de 1965, violence des années 80, violence des années 88/90 , violence de 2001, violence de 2011. C’est en sorte une violence cyclique qui vient rappeler au citoyen de tout âge ,y compris la jeunesse, que la politique se résume à la carotte ou le bâton. Aujourd’hui, le rôle des partis d’opposition est de canaliser cette jeunesse pour extraire leur fougue, non pas vers la violence, mais vers une gestion sereine de la cité.

    MOHAMMED BEKADDOUR
    17 octobre 2018 - 20 h 44 min

    @Vector
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    Permets moi de t’expliciter ce qu’il faut entendre par jeunesse vile et jeunesse noble… Il faut remonter loin dans le temps pour avoir le maximum d’exemples illustratifs. Abdelkader avait 24 ans lorsque les siens nos ancêtres côté ouest l’ont chargé de l’entreprise, (Entreprendre !), contre l’envahisseur français. Simultanément des compatriotes de son âge se sont ralliés à l’entreprise française. Ainsi de suite jusqu’en 1962, puis à partir de 1962, il y a ceux qui luttent pour leur patrie, et non pour leur compte en banque, ceux qui luttent rien que pour leur compte en banque vendraient, vendent même leurs mères, et ont des pères non identifiés, saches que La Roue tourne, elle a tourné pour les Pieds Noirs et les Harkis, elle va tourner pour rétablir les vrais patriotes, jeunes et vieux, et cela fait nous aurons enfin atteint à La Victoire définitive, car « 1962 » fut ses premiers pas, elle enfante depuis, les bonnes graines vont donner le bon fruit, heureux ceux qui le vivront ! Les mauvaises graines existent, ont toujours existé, comme l’amer nécessaire à la valorisation du miel !

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    SPEED
    17 octobre 2018 - 19 h 39 min

    On a le pays le plus beau,le plus riche;le plus instruit;le plus guerrier;d’afrique et meme du monde en restant modeste,par contre on a les plus ripoux et incompétent dirigeants de la planète,(trouver l’erreur)

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    Anonyme
    17 octobre 2018 - 17 h 08 min

    Tu n’as rien compris a son commentaire, il parle des beurs pas des algériens vivant en Algérie.
    Tu imagines un algérien qui fait un visa pour ouvrir une entreprise en France, il faut pas être débile aussi.

    MOHAMMED BEKADDOUR
    17 octobre 2018 - 12 h 30 min

    Additif : Il existe deux catégories dans la jeunesse, une bonne, noble, et une mauvaise, vile. La vile a profité de la curée ANSEJ, et dilapidé des fonds qui aurait pu servir à la noble. Idem en politique, la vile a pu s’adapter à la corruption de la notion de « Politique », l’autre, la noble, vaincue, lorgne le bateau et l’horizon… Les jeunes, version noble, pourraient solliciter l’agrément d’un parti qui pourrait s’appeler : Parti pour Gestion des Communes… P.G.C ! En cas de succès, je jure qu’ils pourront en seconde étape postuler à la gestion de La Terre !

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      Vector
      17 octobre 2018 - 13 h 26 min

      Votre « noble jeunesse » est peut-être noble mais elle est aussi incompétente que la « vile jeunesse » !
      Mark Zuckerberg n’a eu besoin que d’un PC et de son cerveau pour fondé Facebook !
      Elle attend quoi votre « noble jeunesse » ?
      Une aide de l’État algérien comme la « vile jeunesse » !!!

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        MOHAMMED BEKADDOUR
        17 octobre 2018 - 18 h 13 min

        @Vector
        17 octobre 2018 – 13 h 26 min
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        De deux choses l’une, vous n’êtes pas en Algérie ou nous n’avons pas la même expérience, mon expérience est qu’il est impossible en Algérie d’entreprendre sans accepter l’avilissement de la corruption, le diktat des corrompus, sans compter un parcours du combat conçu à dessein pour qu’en définitive entreprendre n’échoit qu’aux vils : Allah yemsakh_hom !

    MOHAMMED BEKADDOUR
    17 octobre 2018 - 12 h 22 min

    Il y a d’abord l’effet répulsif créé à un moment donné par les conditions objectives de 1962 et à partir de là, un jeune va à l’école, s’instruit et se découvre face à une mairie géré par des illettrés ou semi illettrés, nous avons vécu ça, n’est-ce pas… Ensuite, la gestion corrompue des mairies, les abus de pouvoir, un autre produit répulsif contre tout jeune qui aspire à la perfection. Ensuite l’apparition de partis politiques répulsifs. Alors cette photo parle d’elle-même… Les jeunes du 1er Novembre 1954 n’avaient pas où fuir, eux, et l’action les a élus, ils se sont mariés à Action, et de nos jours, cruelle vérité, même le simple et vrai mariage est répulsif… Pauvre Jeunesse ! J’ignore ce que les lois actuelles de l’état leur permet comme initiatives « politiques » saines, constructives, j’ignore beaucoup de choses, je suis « vieux », c’est trop tard : Ah ! Si jeunesse savait, et si vieillesse pouvait !

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      Vector
      17 octobre 2018 - 13 h 19 min

      Pourquoi vos « jeunes instruits » veulent un travail de fonctionnaires dans une mairie comme de misérables « semi-illettrés » ?
      Pourquoi ne créent t-ils pas une entreprise ?
      Vous allez me répondre : impossible en Algérie à cause de la corruption !
      Alors pourquoi ne créent t-ils pas une entreprise en France?
      Vous allez me répondre : impossible en France à cause des racistes et des juifs qui nous discriminent !
      Toujours une bonne excuse pour cacher son incompétence !!!

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        Malik
        17 octobre 2018 - 16 h 00 min

        « Alors pourquoi ne créent t-ils pas une entreprise en France? » – Parce qu’ils doivent avoir un visa de travail et de l’argent en devises sonnantes pour commencer.

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          Vector
          17 octobre 2018 - 17 h 16 min

          Toujours des excuses !!!
          Sur les 500 plus grandes fortunes française combien d’origine algérienne ? 0
          C’est la faute aux système politique algérien ?

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