Pourquoi Bouteflika devra dissoudre l’APN si la crise dure jusqu’à novembre

Bouteflika APN
Bouteflika ne pourra pas légiférer par ordonnances indéfiniment. PPAgency

Par R. Mahmoudi – Face à l’inextricable imbroglio qui agite l’APN, la chambre basse du Parlement, depuis plus de deux semaines, les constitutionnalistes se perdent en conjectures, au moment où d’aucuns souhaitent l’intervention du Conseil constitutionnel pour démêler l’écheveau. Or, celle-ci semble conditionnée par une intervention préalable du premier magistrat du pays, lequel s’interdit pour l’instant de s’y immiscer comme l’a affirmé une source informée à Algeriepatriotique : «Ceux qui attendent que le président de la République interfère dans la vie institutionnelle de l’APN, en demandant à Saïd Bouhadja de se retirer ou aux députés de cesser leur fronde, feignent-ils d’ignorer que le chef de l’Etat s’interdit une telle manœuvre vis-à-vis d’une instance élue souveraine qui est, de surcroît, érigée structurellement pour constituer, par rapport à la Présidence, autre institution élue, un contre-pouvoir politique ?», affirmait la source.

Cela dit, la non-ingérence des plus hautes autorités politiques du pays ne peut être indéterminée dans le temps. Car, pour l’instant, la situation de blocage de l’institution législative n’a pas atteint des seuils où l’on peut craindre une réelle déstabilisation du pays ou une crise politique majeure, dès lors que le chef de l’Etat peut, en cas de besoin, légiférer par ordonnances. C’est, d’ailleurs, le souhait même de certains acteurs de la majorité qui cherchaient depuis longtemps un moyen de contourner cette «corvée protocolaire» du passage devant les députés.

Mais jusqu’à quand le président de la République pourrait-il continuer à légiférer par ordonnances ? Y a-t-il une limite à cette situation ? Apparemment, la loi ne fixe aucun délai. Mais du point de vue politique, des données importantes risquent de bouleverser la donne. Selon l’ex-chef du MSP et ex-ministre des Affaires sociales, Bouguerra Soltani, si la situation actuelle perdurait jusqu’à la mi-novembre prochaine, le président de la République n’aura d’autre choix que d’annoncer la dissolution de l’Assemblée, parce qu’il y a «des échéances qui l’exigeraient».

R. M.

Comment (27)

    Felfel Har
    18 octobre 2018 - 2 h 45 min

    Je suis persuadé que Bouhadja finira par partir, mais il aura réussi à démasquer toute une faune d’aventuriers prêts à brader leur pays pour des privilèges éphémères. Où est leur victoire lorsque la presse du monde entier fait part de leur « coup d’État » et que la communauté internationale s’interroge sur leur légitimité et celle de celui pour lequel ils font le travail de cantonniers, à savoir déblayer la voie pour un 5ème mandat qui nous portera malheur? Savent-ils ce qu’est une victoire à la Pyrrhus? Revenons à la sagesse telle que la prône Mahatma Gandhi « Colère et intolérance sont les ennemis de la bonne compréhension »!

    MELLO
    17 octobre 2018 - 19 h 22 min

    Théoriquement et virtuellement ce système assure la séparation des pouvoirs, le législatif est élu par le peuple donc le pouvoir exécutif n’à aucun droit de regard . C’est ainsi que le système politique Algérien est exporté et présenté vers l’extérieur. La force de ce système Algérien réside ,depuis des décennies, en ce genre de présentation. Dernierement c’est le chef des armees qui declare ne pas intervenir dans le domaine politique, et aujourd’hui,c’est la presidence qui ne veut pas intervenir au niveau de l’APN. Pourtant, en 1992 , la decision de dissolution de l’APN est venue justement de cette presidence sous l’effet de l’armée. Pour les yeux du monde extérieur, l’Algérie est une république démocratique. , donc un pays stable. C’est ainsi que les demandeurs d’Asile à l’étranger sont de fait renvoyés chez eux. Bouhadja sera sacrifié et remplacé par un des leurs , c’est ainsi que les choses reprendront leur cours normal. Le peuple ,lui est mis en veilleuse et ses voix pour les législateurs se sont effacées. Le système Algérien est entrain de jongler avec des pratiques propre à lui.

    Action
    17 octobre 2018 - 19 h 11 min

    il faut le président Bouteflika dissoudre ce lieux des rendez-vous de trabando si ni pas une APN si une chambre pour faire des affaires,vraiment et sincèrement si un souhait la majorité des Algériens.

    4
    1
    Soldat schweik
    17 octobre 2018 - 16 h 52 min

    Petit a petit, le plan dont je n’ai cessé de parler ici depuis de cette crise commence a etre sussuré du bout des levres par les sous-traitants du pouvoir, en premier par Benyounes et maintenant par Boudjera :
    – Laisser durer et pourir au max la situation
    – Dissolution par qui de droit de l’assemblée
    – Report indeterminé des présidentielles
    – installation d’un CNT bis
    – installation d’un HCE bis avec a sa tete « qui de droit » jusqu’à sa mort comme il en a toujours ouvertement revé
    hadha ma helbet wa tadkhoul el miyah madjariha… that’s all folks et on repartira pour un tour 😉

    7
    1
    DYHIA-DZ
    17 octobre 2018 - 15 h 48 min

    C’est simple: BOUTEFLIKA doit dissoudre cette APN, car le peuple en a marre de cette GROTTE des Ali-BABA.

    8
    1
    algerian
    17 octobre 2018 - 15 h 33 min

    Une pays dont le sort dépend étroitement et dangereusement du sort de celui qui le dirige est-il réellement un pays?
    Une nation dont les 3 premières institutions (présidence, sénat, parlement) sont dirigées par des vieillards, malades, sont elles réellement des institutions au service du pays?
    Un peuple qui accepte que l’avenir de son pays dépende de l’avenir d’un vieillard, grabataire, est-il réellement un peuple citoyen, en phase avec les autres grands peuples?
    Une constitution dont on n’applique pas les dispositions qui permettent de régler des crises, comme la vacance du pouvoir, est-elle réellement une constitution?

    Nasser
    17 octobre 2018 - 12 h 56 min

    CETTE APN DOIT ÊTRE DISSOUTE PAR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE!
    LE PEUPLE LE SOUHAITE VU SON ELECTION TRÈS DOUTEUSE; PAR LA « CHEKARA » !
    TOUS LES ALGÉRIENS SAVENT QUE LES 1ère PLACES AVAIENT ÉTÉ MONNAYES (pour plusieurs partis) A COUP DE MILLIARDS !

    8
    2
    Anonyme
    17 octobre 2018 - 12 h 54 min

    C’est le Président qui décide de la dissolution ou non de l’APN…selon ses analyses en fonction de la loi, des intérêts du peuple et la continuité des institutions!
    S’il y a blocage c’est au Président de juger! En plus, il n’est pas prévu dans la Constitution de démission du président de l’APN. C’est un coup de force des députés!
    M Bouhadja a donc raison et la loi est de son coté!
    Il ne doit donc pas démissionnez !
    Comment expliquer qu’il est plus difficile de « déboulonner » des députés ayant commis des crimes (rappelons que des députés par solidarité à leurs collègues avaient protesté) que de faire démissionner un Président d’Assemblée Populaire Nationale) par pétition des députés de la majorité, pour le « crime » d’avoir limogé son SG? (qui est dans ses prérogatives de Président!)
    A la place de M. Bouhadja je resterai Président jusqu’à pousser à la dissolution de l’APN, ce qui serait un acte salutaire que souhaitent les algériens, surtout pour cette APN connue pour ses éléments corrompus, ignorants, des « béni oui oui » et amateurs de la « chekara » ……

    LOUCIF
    17 octobre 2018 - 11 h 22 min

    Au risque de me répéter et de me re-re-répeter , ceux qui connaissent bien les méthodes du pouvoir algérien de 1962 savent que s’i il voulait vraiment réglé ce soit-disant conflit à l’APN, il l’aurait fait dans le quart d’heure qui avait suivi cette situation ubuesque et grotesque ! Mais le pouvoir et la Présidence ont derrière la tête une question beaucoup plus importante … : qu’elle est la meilleure façon de reporter l’élection présidentielle sans créer des critiques de la part de l’opposition algérienne et de l’opinion internationale ? Eh bien, pour moi, c’est claire comme de l’eau de roche : la dissolution de l’APN par le Président de la république puisque la Constitution lui donne ce droit !

    Conséquence : on doit nécessairement passer par l’organisation d’une nouvelle élection législative et d’ailleurs le pouvoir va prendre tranquillement son temps pour l’annoncer ! Cà lui permet de gagner du temps, et si toute la procédure d’organisation de cette élection pourrait prendre 6 à 8 mois jusqu’à la publication des résultats, on peut dépassé largement les délais prévus par la loi pour organiser l’élection présidentielle ! Et donc , la présidentielle sera de fait reportée. L’un dans l’autre, le pouvoir et la Présidence peuvent gagner une marge qui tourne autour d’une année et même plus ! Ça donne du temps aux détendeurs du pouvoir et de la Présidence de mieux réfléchir à l’après présidentielle et de mieux organiser le « changement dans la continuité » qui ne sera possible qu’après la concrétisation d’un consensus au sein du pouvoir. Le pouvoir sait que la réalisation de l’équilibre des forces en son sein est essentiel pour sa pérennité !! Peut-être que je divague, je délire … n’est-ce pas !!

    11
    Anonyme
    17 octobre 2018 - 11 h 08 min

    a mon humble avis pour résoudre le problème de la crise le president devrait leur proposé une dictée dans la langue de leur choix,,, élimination au bout de 3 fautes et hop deux d un seul cuop ,skuz coup ,,ça va nous on reste

    5
    2
    bedraham
    17 octobre 2018 - 10 h 58 min

    ils ont ete elus grace a la chkara, qu’ils utilisent encore la chkara pour degomer Bouhadja.

    Bas Les Masques
    17 octobre 2018 - 10 h 43 min

    C’est Ouyahia qui est à la source de cette crise,soutenu par Ould Abbés. Ils ont lâchés leurs hommes de mains pour éjecter Bouhadja illégalement, et pour cadenasser l’APN, et la porte qui mène au 5eme étage, pour empêcher Bouhadja d’accéder à son bureau, et maintenant la patate chaude est lancée à Bouteflika. Quelle bassesse, et quelle hypocrisie,notamment de la part de Ouyahia,pour qui ils est si facile de se camoufler derrière son poste de PM,mais tout en agissant en tant que chef de parti!
    Quant à Oud Abbés,il n’a même pas été élu au poste de SG du FLN, à ce jour,car adoubé, parce qu’il est tout simplement le membre le plus âgé du parti. Donc toutes ses manœuvres sont illégales,soient elles pour donner des directives à ses députés, ou pour diriger des actions contre Bouhadja. Ce derniers exerce ses fonctions dans la légalité la plus absolu, et ni Ould Abbés, ni Ouyahia ne pourront le déchoir de son poste. l’APN, est bel et bien prise en otage par les députés voyous du FLN-RND,soutenus par les partis voyous de la majorité. Ces gens là doivent comparaître devant la justice,car ils mettent le pays en danger. Le haut conseil constitutionnel doit être immédiatement saisi pour mettre fin à cette mascarade, orchestrée par des voyous qui ne veulent plus lâcher le pouvoir.

    11
    1
    صالح/ الجزائر
    17 octobre 2018 - 10 h 39 min

    Une source informée a affirmé à Algérie patriotique : «Ceux qui attendent que le président de la République interfère dans la vie institutionnelle de l’APN, en demandant à Saïd Bouhadja de se retirer ou aux députés de cesser leur fronde, feignent-ils d’ignorer que le chef de l’Etat s’interdit une telle manœuvre vis-à-vis d’une instance élue souveraine qui est, de surcroît, érigée structurellement pour constituer, par rapport à la Présidence, autre institution élue, un contre-pouvoir politique ?» .
    de quel Président et de quelles institutions parle cette source informée ? , et jusqu’à quand des sources informées continuent de se moquer de l’intelligence des algériens , pour ne pas dire à les mépriser ? .

    10
    Chahira Laribi
    17 octobre 2018 - 10 h 31 min

    C’est vraiment l’épisode II du film : Carnaval au Village qui se passe depuis quelques Mois en Algérie . On a compris, personne ne veut léguer son fauteuil qui leur permet de sucer le sang du citoyen et de le rendre plus misérable qu’il est. Un scénario qui a commencé à court métrage depuis des années et qui a fini par prendre de l’ampleur au cœur du temps dont on ne voit aucune fin. Ainsi le citoyen continue à se noyer dans la pauvreté, la misère, la discrimination, la négligence, le mépris et toutes sortes de problèmes sociaux-economiques et politiques qui n’en finissent jamais. À quand le jour ? À quand le levé du soleil ?

    Anonyme
    17 octobre 2018 - 8 h 51 min

    Ils agissent en voyous ces baltagias en empêchant Bouhadja d’accéder à son bureau de l’APN. Voila où nous en sommes aujourd’hui : des baltagias et des gueux (non élus) cooptés de force qui ont fait de l’APN une écurie, en guise de représentants légitimement élus par le peuple.
    L’arbitre devrait siffler la fin de ce combat de chiffonnier et ramener ces bandits à leurs conditions misérables d’antan.

    12
    Widor
    17 octobre 2018 - 8 h 40 min

    C’est une méthode de pickpockets,faire diversion d’une fausse bagarre pour que la victime puisse intervenir pour les séparer; en reconnaissance on le dépouille de ses biens; cette comédie de bras de fer entre deux corrompus et bien propre aux FLN-RND,le peuple Algérien est rabaissé, humilie,dépouillé, négligé, poussé a l’exode; l’APN des corrompus sera dissoute, c’est programmé depuis bien longtemps!!

    12
    Karamazov
    17 octobre 2018 - 8 h 35 min

    Vous voulez à tout prix nous exclure du débat en nous imposant une lecture juridique de ce cinéma . Comme si ce qui ce passe à l’apiyène relevait du droit. Comme si la kistyou qui nous tarabuste nous autres était une question de droit.

    Mais il ne s’agit absolument pas de cela. Combien même cette question ne concernerait que l’apiyène il y a moult artifices juridiques , sans compter les ruses et les coups bas pour se dépatouiller dans tout ça durant les mois qui viennent.

    Qu’on essayât de nous faire croire que nous sommes un pays de droit qui ne saurait fonctionner sans assemblée c’est se fiche de nos qamums car cette assemblée prend bien des vacances entre les sessions parlementaires et ce n’est qu’une assemblée de beniwiwi et de benilala qui servent de fairvalwar pour faire passer la pilule. La Belgique a fonctionné pendant une année sans gouvernement.

    Pourquoi Bouhadja veut rester pourquoi on voudrait l’évincer, et pourquoi on nous joue cette scène-là , ce ne sont que des questions qu’on nous fait poser pour qu’on aille pas voir où est le lézard.

    Nous y’en a vouloir savoir ce que cache ce cinéma .

    13
      Zaatar
      17 octobre 2018 - 10 h 32 min

      @Karamazov,

      C’est un cinémascope, bien cadré mais le cadreur est invisible. le metteur en scène bien sur ne l’est pas non plus et le réalisateur également. Ce qui ne laisse guère le choix au lézard, qui au début se réchauffait au soleil a fini par être submergé d’énergie…et s’est donc enfoui dans le sable à la recherche de la fraîcheur des profondeurs. Faut donc attendre, en général ça prend quelques mois, ça pourrait aller jusqu’à janvier février 2019…

        Karamazov
        17 octobre 2018 - 11 h 20 min

        Alors d’accord! Pourvu qu’ils ne ferment pas le cinéma pendant ce temps.

      Abou Langi
      17 octobre 2018 - 11 h 11 min

      Mi kistisharche toua ? Tivou nous gâcher le suspense ou kwa ?
      Dou mon ta . Avant de vouar le film on nous faisait poireauter en nous montrant ce qu’on appelait à l’ipouk li aktioualiti. Alors, Si toua y’an a vouloir savouar ouskili le lézard ti regarde li aktioualiti ti manges des glaces et des kakawit, et ti atta koumnou, ipicitou!

    saad odhar
    17 octobre 2018 - 8 h 35 min

    pour peu que le pays dispose encore d’un soupcon de respect, maintenant qu’il il est claire, on ne peut mieux, avec les agissements de malftrats , que nous avons une APN infestée de voyous et d’escrocs de tout accabit qu’il y a lieu de dissoudre au plus vite.

    fatigué
    17 octobre 2018 - 8 h 27 min

    Il serait préférable que les deux chambres soient « gelées » et que le président légifère par ordonnances comme à l’époque de Boumedienne où il n’y avait ni apn ni sidi zekri et l’Algérie fonctionnait bien.
    Quant à ce bou_jerra qu’est ce qu’il connait dans les direction des affaires politiques pour en parler.

    8
    3
    Anonyme
    17 octobre 2018 - 8 h 03 min

    Dissoudre l APN a quelques mois des elections pourrait devenir chaotique.Il vaut mieux se calmer,garder son sang froid et attendre la designation officielle de la date et le deroulement des prochaines elections dans quelques mois en 2019….Eviter toute possibilite de destabilisation…..le nettoyage des institutions par la lutte contre la corruption ,l economie parallele,le trafic des drogues,et les fraudes fiscales doivent avoir notre priorite et doivent se poursuivre sans arret…la justice doit etre au dessus de toute consideration partisane.C est la meilleure solution

    6
    4
    Zaatar
    17 octobre 2018 - 7 h 56 min

    Moi ce qui m’interpelle c’est quel solvant il va utiliser pour cette APN….

    Apache
    17 octobre 2018 - 7 h 54 min

    Vivement la dissolution de cette APN de « baltaguias » qui ne sert ni sertni le peuple, ni l’Etat. Lés « dépitis n’ont à coeurque leurs intérêts personnels.

    Zaatar
    17 octobre 2018 - 7 h 48 min

    Ne jamais oublier que ERRACHEM c’est H’mida et ELLAAB c’est également H’mida.

    Slam
    17 octobre 2018 - 7 h 09 min

    L’apn « un contre-pouvoir politique » ? Ce troupeau de béni oui oui dont la seule raison de vivre est de lever la main pour approuver tout ce que son Excellence Fakhamatouhou propose et dispose ? Votre source exagère chouyia.
    Qu’elle soit dissoute, congelée, découpée, fermée ou noyée, ça ne changera rien à la vie du pays.

    14

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.