Règlement de la crise libyenne : Salamé confirme l’échec du plan de paix français

Ghassan Salamé
Ghassan Salamé. D. R.

Par Sadek Sahraoui – Ghassan Salamé change de fusil d’épaule concernant la Libye. Après avoir longtemps soutenu la nécessité d’y tenir des élections avant la fin de l’année, une position défendue aussi par la France, l’émissaire des Nations unies estime maintenant nécessaire d’abord de réconcilier les Libyens entre eux. Pour lui, «le processus électoral en Libye devrait démarrer au printemps 2019 après la tenue d’une conférence nationale en début d’année».

Evoquée depuis l’an dernier, cette conférence nationale réunissant les différents acteurs libyens avait été repoussée, mais «les conditions sont désormais plus propices», a avancé jeudi 8 novembre Ghassan Salamé lors d’une vidéoconférence avec le Conseil de sécurité de l’ONU.

«La conférence nationale devrait se tenir dans les premières semaines de 2019. Le processus électoral qui en découlera devrait commencer au printemps 2019», a précisé Salamé, qui s’exprimait depuis Tripoli.

En faisant une telle déclaration, il confirme officiellement l’abandon par l’ONU du plan de paix pour la Libye concocté au printemps dernier par la France qui voulait absolument organiser des élections dans ce pays au mois de décembre prochain.

Le scrutin était censé mettre fin à une interminable et chaotique période de transition dans ce riche pays pétrolier en proie à l’anarchie depuis le renversement de Mouammar Kadhafi en 2011.

S. S.

Comment (3)

    mohamed
    9 novembre 2018 - 18 h 09 min

    La Fronce aux jambe fourchus du diable ne veut pas le bien ni de la Libye ni de l’Algérie..

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    Anonyme
    9 novembre 2018 - 16 h 10 min

    Seule l’Algérie qui possède le remède à la crise Libyenne

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    Gatt M'digouti
    9 novembre 2018 - 11 h 39 min

    L’Algérie avait raison !!!!!

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