Condamné à 16 mois de prison ferme, le journaliste Saïd Chitour libéré

Sit-in à la Maison de la presse pour la libération de Saïd Chitour. D. R.

Par Hani Abdi – Le journaliste Saïd Chitour retrouve sa liberté, après une année passée en prison. Le tribunal de Dar El-Beïda l’a condamné à 16 mois de prison ferme et une année avec sursis. La peine à la prison ferme a été déjà purgée, puisque Saïd Chitour a passé plus de 16 mois en détention provisoire. Saïd Chitour, correspondant de plusieurs médias étrangers, a été accusé d’«intelligence avec une puissance étrangère».

La libération de Saïd Chitour intervient après une mobilisation de la corporation, soutenue par des organisations de défense des droits de l’Homme. Un rassemblement a été organisé le 22 octobre au niveau de la Maison de la presse, Tahar-Djaout, en soutien au journaliste qui officie également comme interprète.

Les personnes rassemblées ont réclamé la libération du journaliste, souffrant d’une lourde maladie nécessitant des soins dans des structures spécialisées. Son avocat, Me Miloud Brahimi, venu à ce rassemblement, a beaucoup insisté sur l’état de santé de son client qui est en attente, non pas d’un procès, mais plutôt de la décision de la Cour suprême sur le pourvoi en cassation introduit contre l’arrêt de la chambre d’accusation, qualifiant l’affaire de criminelle.

Maître Brahimi a également assuré que rien dans l’article 65 du code pénal ne concerne Saïd Chitour, dont le seul tort a été d’avoir rédigé une revue de presse pour des médias étrangers.

H. A.

 

Comment (4)

    Anonyme
    11 novembre 2018 - 21 h 00 min

    Qu’a fait ce journaliste pour aller en prison et risquer de mourir vu sa maladie?Sa libération est une bonne nouvelle et un acte de justice.Mais je crois que la justice algérienne a un problème avec la libre expression pourtant reconnue par la constitution pour embastiller pour un oui ou pour un non surtout les journalistes peu dociles.

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      Anonyme
      12 novembre 2018 - 1 h 54 min

      Vendre de l’information aux étrangers à 250 euros est devenu une liberté d’expression. Vous m’étonnez . Je me demande c’est quoi l’espionnage pour vous.

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        Mir
        12 novembre 2018 - 9 h 22 min

        Il a vendu quelle information ? Soyez précis pour être crédible. Les vraies informations concernant des appels d’offres des marchés sont vendues par les pontes du régime pour toucher leur part. Les infos classées secret défense ? Il a piraté le MDN ? Pour 250 euros tu peux acheter une information top secret ? C’est bien de taper sur un pauvre journaliste pendant que les vraies taupes sont intouchables.

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        Anonyme
        12 novembre 2018 - 17 h 38 min

        Il n’a fait qu’informer des journalistes étrangers à partir des informations que la presse algérienne diffuse à longueur de journée, en les traduisant si nécessaire. Ce qui a peut-être dérangé un gros ponte de la gouvernance. C’est ainsi que, dans un régime politique vacillant et aux abois on fait taire les journalistes ou n’importe quel média en rendant leurs activités surjettent à n’importe quelle accusation.
        Si vraiment il avait effectivement donné des informations concernant la Défense Nationale, croyez-vous qu’il aurait été libéré?
        Faire planer sur la tête des citoyens qu’à tout moment ils peuvent aller en prison, c’est un moyen pour les asservir.

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