Les jeunes du RCD appellent à la mobilisation pour sauver l’Université

l'université
Les jeunes du RCD inquiets de l’avenir de l’université. D. R.

Par Hani Abdi – Les jeunes progressistes du RCD appellent à la mobilisation afin de trouver des solutions aux multiples problèmes dans lesquelles patauge l’Université algérienne. Réunis aujourd’hui à Alger, ces jeunes progressistes ont dressé un tableau noir de la situation générale de l’Université et ont relevé la nécessité de s’organiser afin d’apporter une cure curative à ce grand corps malade.

Les jeunes du RCD s’engagent à multiplier de telles rencontres qui inscrivent dans le débat les thèmes aussi bien généraux que sociétaux en impliquant le plus grand nombre de jeunes. Ils ont insisté sur la nécessité de s’investir dans la prise en charge des préoccupations de l’université et des étudiants en particulier par l’engagement dans les luttes syndicales autonomes en associant l’ensemble des étudiants et des universitaires.

Ces jeunes ont présenté la situation générale qui règne au dans différentes universités au niveau national. En ce qui concerne la rentrée universitaire de cette année, «les améliorations promises demeurent lettre morte malgré les grèves, les protestations et les manifestations.

L’accumulation des contraintes pédagogiques et sociales couplée à des horizons bouchés après l’obtention du diplôme renforcent la détermination de cette frange de la jeunesse dans la recherche de moyens pour quitter le pays», soulignent ces jeunes, considérant que les conditions de survie dans les résidences universitaires que les jeunes progressistes ont de tout temps combattues et dénoncées demeurent les mêmes ; l’insalubrité et le manque d’hygiène, l’insécurité, la mauvaise qualité des repas et la surcharge dans les chambres qui n’offrent aucun moyen pour préparer les cours et les examens.

«Cela s’ajoute aux problèmes pédagogiques au niveau des facultés et des différents campus universitaires caractérisés par le manque de matériels, d’équipements et de personnels à tous les niveaux de qualification», dénoncent-ils.

«Capables de faire un investissement non-rentable en milliards de dollar pour une mosquée mais inaptes à offrir à ses universités les moyens indispensables pour préparer et former les cadres de demain», est le leitmotiv qui revient dans la bouche de nombreux étudiants et enseignants.

Au moment où l’Algérie traverse une crise profonde en conséquence de telles orientations, les jeunes progressistes du RCD estiment qu’il est urgent de réintroduire le débat politique au sein de l’Université pour rouvrir le chemin de l’autonomie pour la communauté universitaire.

H. A.

Comment (10)

    Anonyme
    13 novembre 2018 - 2 h 22 min

    Nous n’avons pas besoin d’universitaires (pour quoi faire ?), nous formons déjà les meilleurs imams du monde, ça nous suffit. Ce qui compte c’est la vie dans l’au-delà (pas ici bas).

    5
    2
    Kahina-DZ
    12 novembre 2018 - 15 h 48 min

    Une université qui n’a pas besoin de Prix Nobel, il ne lui reste qu’à patauger dans le vide de l’obscurantisme.

    9
    3
    ça suffit
    12 novembre 2018 - 0 h 05 min

    Mon fils étudiant à l’université de Saida lui et ses collègues vivent l’en fer , hier il a fait une chaine de pres d’une heure pour avoir sa pitance, à son passage les gamelles étaient vides, il est retourné le ventre vide à sa chambre ceci sans compter l’insécurité qui y regne
    Comment voulez vous vous que nos enfants étudient dans des conditions aussi lamentables
    On a marre et on a peur pour nos enfants
    je salue l’initiative de ces jeunes AFIN DE METTRE UN TERME A CE CAUCHEMAR

    22
    8
      Winath
      12 novembre 2018 - 12 h 24 min

      Je ne comprends pas celui qui a mis un pouce en bas !!! qu’il nous présente ses arguments

      11
      9
        Vector
        12 novembre 2018 - 13 h 25 min

        Au USA, les étudiants s’endettent à vie pour accéder à l’Université !
        Si vous voulez une éducation universitaire gratuite, attendez vous à une prestation bas de gamme !

        10
        3
          Le Français
          12 novembre 2018 - 15 h 13 min

          Vector, en France, l’université n’est pas très chère (voire remboursée) et nous avons de très bonnes universités.

          Les campus américains ne sont pas tous des Harvard !

          11
          3
          Vector
          12 novembre 2018 - 15 h 38 min

          @ Le Français
          L’université en France est plus ou moins gratuite car elle est payé par les impôts !
          En Algérie, personne ne veut payer d’impôts !
          Les algériens pensent qu’avec 40 milliards de dollars d’exportation (soit 1000 euros/an par algérien), on peut avoir le niveau de vie français sans travailler !
          Demandez à tout les petits patrons de TPE/PME algériennes !

          11
          2
          Winath
          12 novembre 2018 - 19 h 16 min

          J’avoue que vous avez raison, un pays sans où on attends que tout tombe du ciel !! sans vouloir consentir des sacrifices et faire des efforts lol mais le jour où les règles seront les mêmes pour tous, ça commencera à aller mieux j’en suis sur.

          5
          3
      SoyonsClairs
      13 novembre 2018 - 1 h 22 min

      @Ça suffit
      Hahaha vive le 5ieme mandat pour la continuité.
      Mr le ministre de l’enseignement supérieur a bien lancé la fetwa qui placera l’université algérienne bien au dessus des prix Nobel.Notre pays tourne bien avec des Tlbia, ould abbes,Bensalah,ghoul,saadani,belkhadem,djaballah,makri ,chemsseddine d’ennahar etc..
      Pour nos jeunes la femme qui ne sait pas laver une douwara ou cuire un bouzellouf n’est pas bonne à marier……

        Lghoul
        13 novembre 2018 - 12 h 34 min

        En effet – Pour la continuité et la stabilité jusqu’a devenir instable. Nous serons le premier pays a être gouverné par des centenaires et des absents.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.