Nous aussi nous aimons Dieu et la patrie

FIS échéance
Démonstration de force du FIS au début des années 1990. D. R.

Par Bachir Medjahed – Elections ou phase de transition, la proximité d’une échéance importante, vitale même, est propice à des interrogations. Avons-nous bien recensé les sources des contradictions qui ont créé bien les «Bentalha» ? Faudrait-il régler les sources de ces conflits avant cette échéance ou en laisser la résolution aux futurs gouvernants ? Quelle attitude adopter à l’égard des corrompus et corrupteurs recensés avant ou après cette échéance ou leur appliquer le théorème de la réconciliation ?

Si on projette de passer par une conférence dite «inclusive», on retourne à l’année 1990.

Un parti islamiste dans un pays où existent majoritairement des musulmans et où existent aussi d’autres communautés de religions différentes ne peut fatalement que créer les conditions de l’expression de la belligérance. Dès lors que le parti qui gagne les élections en portant un projet islamiste invoque la mise en place de ce que les Occidentaux considèrent comme des lois régressives, répressives, liberticides et applicables pour tous, il s’ensuit fatalement une «rébellion» qui ne promet pas d’être pacifique. Il est impossible de promouvoir la tolérance et la citoyenneté dans les conditions où c’est sur la base de la religion que se favorise la montée vers le pouvoir.

C’est presque naturellement que la violence s’en déduit car les islamistes au pouvoir ou, du moins, leurs relais dans la société se considéreront investis par une volonté au-dessus des Hommes. Le piège ? Il est terrible. Les vainqueurs se revendiqueront du choix populaire pour expliquer que c’est ça la démocratie. Or, ce n’est pas ça la démocratie. Le FIS ne pouvait être un parti démocrate. La remarque vaut aussi pour les partis qui donnent une coloration «verte» à leur alliance. Elle vaut également pour le FLN.

Les deux courants ont usé et abusé de ces créneaux comme si le premier portait la charge historique de conduire la réislamisation d’une société traversée pourtant par d’autres réalités religieuses, quelles qu’en soient les proportions, et comme si le second courant avait le monopole sur le patriotisme, qu’il avait emmagasiné tout l’amour pour la patrie et la nation dans le cœur et que, quant à nous autres, nous devions leur adresser des prières pour qu’ils acceptent de reconnaître que nous aimons Dieu et notre patrie, et peut-être même bien plus qu’eux.

B. M.

Comment (27)

    MELLO
    9 décembre 2018 - 17 h 13 min

    Mr Medjahed, vous êtes l’un des rares journalistes à pouvoir toucher du doigt le mal que nous ne cessons de vivre en Algérie. L’islamisme politique reste en fait, qu’une couverture tirée par ce pouvoir pour se couvrir et se reformer. Cette carte de rénovation remonte aux années d’avant l’indépendance où les tenants du pouvoir voulaient donner une plus grande légitimité à la séparation avec le colonialisme. Les années 60 avaient vu un signe de faiblesse de ce pouvoir lors de la substitution d’un weekend universel en jeudi vendredi, puis vint le dernier président qui décida d’un weekend en Vendredi Samedi. Signes avant coureur d’une forte tendance islamiste. L’arrivée du FIS sur la scène politique , n’est que le reflet de la faiblesse du pouvoir qui accorda un agrément, pourtant anticonstitutionnel. Les agissements des islamistes sont très connus de tous et c’est la raison pour laquelle ce pouvoir inique le présente comme l’alternative dangereuse . Mais le peuple ,en votant FIS, ne voulaient que sanctionner le pouvoir en place. Le projet de ce pouvoir s’avéra chaotique pour notre pays. L’ensemble des Algériens avaient vécu des moments dramatiques qu’ils ne voudront jamais revivre. Là est la finalité de ce pouvoir . Lors de l’une de ses interventions , feu Hocine Ait Ahmed, en vieux renard de la politique disait  » Non à l’État policier, non à l’État Islamiste. A méditer.

    5
    1
    hombre
    8 décembre 2018 - 23 h 22 min

    l autre sur la photo l fait rhaaf

    10
    1
    Anonyme
    8 décembre 2018 - 19 h 39 min

    Il n y a que Dieu qui n’a pas besoin d’exister pour gouverner .

    4
    2
    Sincérité oblige
    8 décembre 2018 - 19 h 31 min

    Il faudrait que Bachir Medjahed ,auteur de l’article, re-intervienne pour nous dire clairement s’il s’adresse ou pas … »aux nationalistes et aux islamistes en leur criant qu’il est, en fait, un des leurs » … comme le disent certains internautes ! Il est important qu’il soit honnête , intellectuellement et politiquement parlant, pour répondre clairement à ces accusations. Vrai ou faux, ces soupçons , Monsieur Bachir Medjahed ?? !!

    5
    3
      Anonyme
      9 décembre 2018 - 7 h 35 min

      Quel question idiote…qui a besoin d une réponse idiote…que ce Medjahed soit communiste ou islamiste ou capitaliste ou khoubziste ou staliniste ou thatcheriste ou macaroniste ou etc… ne regarde que lui-même..ce n est pas votre affaires,,! Regle une de la democracie c la protection du privée…le privée comme les orientations politique doivent rester priver…arrêter votre tralala pour ne pas dire votre immaturité social. Libre il est d être ce qu il veut..je n aime pas ce qu’il écrit mais je ne mettrais jamais mon nez dans sa vie privée. Salam

      2
      1
        Anonymus
        9 décembre 2018 - 10 h 57 min

        @Anonyme – 7 h 35 min C’est vrai je suis d’accord avec vous ! c’est absolument juste ce que vous dîtes mais vous auriez dû dire la même chose à ceux qui déduisent , insinuent ou traitent Monsieur Bachir Medjahed de .. nationalisto-islamiste !

    DYHIA-DZ
    8 décembre 2018 - 16 h 18 min

    C’est ça le problème justement….C’est au nom de Dieu que les islamistes veulent vendre l’Algérie.
    Ceux qui ne se reconnaissent pas dans l’identité Algérienne n’ont pas le droit de prétendre un amour à l’Algérie.
    On ne peut renier ses repères Algériens et dire qu’on est patriote.
    Quand on s’identifie dans la tenue Afghane ou Wahhabo-Salafiste et non pas dans la tenue Algérienne, c’est déjà un grand pas vers la trahison de la Patrie.

    33
    2
    Kahina-DZ
    8 décembre 2018 - 16 h 10 min

    Le FIS n’a jamais gagné les élections. La violence et les menaces du FIS avaient gagné.
    Faire voter les morts est une création du FIS qui régnait sur les municipalités à l’époque.
    Les barbus Algériens sont juste des exécuteurs de leur gourou externes au nom de la oumma des diables. Leur repère est la Oumma wahhabite et celle des salafistes d’Erdogane-Qatar. À cet effet, les islamistes en Algérie ne peuvent porter l’Algérie dans leur cœur.

    32
    2
    La troisième voie
    8 décembre 2018 - 12 h 34 min

    Monsieur Bachir Medjahed vous mettez le doigt là où il le faut. Depuis l’indépendance, et cela dure depuis 56 ans , on a eu à faire à deux mouvances prédatrices avides du pouvoir absolu. En 1962, un groupe d’individu entré par la frontière a pris de force le pouvoir sur un motif bidon la « légitimité révolutionnaire». Ils ont fait comme si c’était uniquement eux qui avaient combattu et chassé le colonialisme français. Pour eux, les autres révolutionnaires, les bombardements, le napalm, les villages de montagne rasés, les populations déplacées, les maquisards, les assassinats, les tortures, les emprisonnements, les enfumades, etc. etc…, c’est du khorti. Il n’y avait qu’eux qui ont affronté , seuls, la France.! Pour eux c’est comme si le peuple et les autres dirigeants révolutionnaires n’ont rien fait. Pour eux, ces derniers ne faisaient du temps de la lutte contre le colonialisme que manger de la galette, de l’huile d’olive, des dattes et dormir sous les oliviers, les chênes ou les palmiers ! çà c’est un point.

    Et puis, dans les années 80/90 est sorti des ténèbres un parti politique islamiste basé sur l’idéologie de la charia, un parti politique avec son armée et sa milice du jamais vu dans un monde civilisé, qui a fait croire à une partie du peuple algérien que nous avons tout faux car ce n’est pas ce groupe des frontières qui est légitime et qui doit régner, c’est nous les envoyés de Dieu et du Prophète ! Ils ont fait croire à beaucoup de citoyens crédules et naïfs, que la mission divine est supérieure à toutes autres missions ici sur terre ! Ils leurs ont dits : « c’est nous qui sommes légitimes pour prendre le pouvoir car c’est Dieu qui l’a décidé lui-même et en plus nous on vous garantit le paradis si vous votez pour nous  » . Ali Belhadj et Abassi Madani parlait avec autant d’assurance à croire qu’ils avaient le téléphone portable de Dieu lui-même (pardon si j’offense des consciences) !

    Et voilà donc où en est notre pays. Voici où en sont les citoyens algériens, coincés et bloqués comme des rats entre la « légitimé révolutionnaire » et la « légitimité divine » ! Il est temps qu’une troisième voie plus rationnelle, plus juste, plus cohérente, plus civilisée et plus éduquée voit le jour ! Une voie moderne qui ne porte atteinte ni de près ni de loin à notre culture, notre civilisation, à nos langues, à notre religion, etc…! Il est possible de vivre dans la modernité en harmonie et en adéquation avec notre identité, notre culture comme certains pays démocratiques développés et modernes ont su le faire !

    Je finis en disant que tant que des partis politiques basés sur la religion existent et sont reconnus (de même que des partis politiques régionalistes d’ailleurs), les conditions d’une vie politique démocratique pacifique, tolérante, respectueuse des libertés de chacun, respectueuse des minorités resteront problématique à atteindre, ce qui maintiendra des risques de tensions dans notre société si ces règles élémentaires ne sont pas acceptées ! Les nouvelles générations devraient en principe prendre conscience qu’une troisième voie, la meilleure, existe et qu’elle est possible !

    15
    5
    Abou Langi
    8 décembre 2018 - 11 h 59 min

     « nous devions leur adresser des prières pour qu’ils acceptent de reconnaître que nous aimons Dieu et notre patrie, et peut-être même bien plus qu’eux ».

    J’allais dire: prouvez-le. Mais finalement non, On vous croit sur parole !

    C’est par où la sortie ya si Zaatar?

    8
    13
      Abou langi
      8 décembre 2018 - 12 h 33 min

      Wech les pouces en bas, ils sont d’usine ?

      7
      14
      Zaatar
      9 décembre 2018 - 8 h 30 min

      @Abou Langi,

      Bonjour, je suis en train de faire la prière du poisson. Cela va faire 3 semaines que je n’ai rien pris. Alors je fais la prière du poisson dans l’espoir de remonter une dorade ou un sar ou un pagre… bonne journée.

      6
      2
    lhadi
    8 décembre 2018 - 11 h 36 min

    Au cours des dernières années, le phénomène religieux a fait un retour spectaculaire. Réputé obsolète, au moins à terme, il est apparu curieusement résistant, voire de nouveau conquérant. Loin de reculer, les grandes religions monothéistes -christianisme, judaïsme, islam – ont vu croitre constamment le nombre de leurs adeptes. Ainsi, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, le nombre des chrétiens dans le monde a presque doublé, celui des musulmans presque triplé et celui des juifs, malgré le génocide, augmenté d’un quart environ.

    La victoire de la révolution iranienne s’est traduite par une accélération de la montée de la vague islamiste, du Maroc à l’Indonésie. Cette vague est cependant antérieure. Elle coïncide avec la défaite de l’Egypte face à l’entité sioniste dans la guerre des six jours (1967) et la mort de Gamal Abdel Nasser (1970), qui avait combattu durement les frères musulmans. Leur organisation, fondée en 1927, a donné naissance à la plus part des mouvements sunnites et chiites.

    Les causes de ce radicalisme sont multiples. Si l’on ne peut pas écarter l’aspect spirituel, les facteurs idéologiques, politique, économique, social et culturel sont effectivement prépondérants.

    L’islamisme apparait comme une idéologie politique qui s’appuie sur la religion, en réaction contre le matérialisme des sociétés occidentales capitalistes et contre le marxisme. Les islamistes dénoncent également le modèle de développement de type occidental qui a prévalu dans les pays musulmans ayant accédé à l’indépendance depuis 1945.

    La pénétration des islamistes s’appuie sur un discours moral et égalitaire qui met l’accent sur les principes coraniques d’équité, de justice sociale et de solidarité.

    Ce faisant, ils ont réussi à mobiliser les déshérités et une partie des classes moyennes en plein désarroi, notamment en Algérie. Néanmoins, dans les pays où ils ont accédé au pouvoir, les islamistes se sont révélés incapables d’améliorer le sort des populations.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected]

    18
    4
    khalilsadek
    8 décembre 2018 - 11 h 26 min

    Dans sa lutte contre l’obscurantisme religieux de son époque IBN SINA avait balancé:

    لقد بُلينا يضنّون إن الله لم يهدِ سواهم
    Nous avons été maudits par des étres qui pensent que Dieu n’a guidé d’autres qu’eux.

    We have been cursed by people who think that God has not guided others.

    7
    3
    Abou Stroff
    8 décembre 2018 - 10 h 24 min

    s’adressant aux « nationalistes » et aux islamistes, B. M. avance: « nous devions leur adresser des prières pour qu’ils acceptent de reconnaître que nous aimons Dieu et notre patrie, et peut-être même bien plus qu’eux. »
    je pense qu’associer, d’une manière directe ou indirecte Dieu à la gestion de la cité, est une marque d’arriération certaine qui ne favorise guère la métamorphose d’un ensemble amorphe (la société algérienne du moment) en société civile composée de citoyens conscients de leur droit et de leur devoir.
    j’ajoute, dans ce cadre d’analyse que, contrairement aux apparences, il n’y a aucune contradiction antagonique entre la marabunta qui nous gouverne et dont le parrain du moment est kouider el mali et la vermine islamiste (d’où ces « étranges » appels à une soi disant conférence nationale de la part de tous les clients du pouvoir en place). en effet, la marabunta et la vermine sont le produit direct d’un système basé sur la distribution de la rente et se reproduisent uniquement grâce à la distribution de la rente.
    en termes simples, les conflits apparents entre les deux fractions d’un même pôle émergent uniquement lorsque la distribution de la rente ne semble pas équitable à l’une des fractions. c’est ainsi que la décennie dite noire s’est terminée (après la mort de 200000 quidams qui, pour la plupart, n’étaient concernés, ni de près, ni de loin par le « conflit ») par une redistribution des cartes qui a permis à la vermine islamiste de recevoir une plus grande part de rente. ainsi, la marabunta représentée par boutef et la cour qui lui sert de serpillère siphonne une partie de la rente grâce à des détournements de deniers publics et aux marchés publics (contrats de gré à gré entre coquins et coquins, par exemple) tandis que la vermine islamiste récupère une partie de la rente grâce à son quasi-monopole sur le commerce formel et informel.
    moralité de l’histoire: il n’y a que les niais qui croient que la marabunta qui nous gouverne et la vermine islamiste ont des intérêts opposées. en fait, leurs intérêts sont convergents et l’intérêt de la marabunta, après avoir épuisé le discours nationaliste auquel quasiment plus personne ne croit, a tout intérêt à faire sien le discours islamiste qui lui permet de se maintenir au pouvoir. c’est d’ailleurs, en ce sens, que l’on peut comprendre pourquoi la marabunta et la vermine développent, à quelques nuances près, les mêmes pratiques archaïques et les mêmes discours décalés par rapport aux enjeux du moment.
    PS1: il faut néanmoins reconnaitre que les patriotes algériens ont, depuis l’arrivée de kouider el mali sur un char de l’armée, baissé la garde et semblent se complaire dans une situation qui ne peut être qualifiée que de suicidaire.
    PS2: je rappelle, à toute fin utile que, jusqu’à preuve du contraire, la démocratie est le mode de gouvernance de la bourgeoisie en tant que classe dominante d’une formation sociale où le capitalisme est le mode de production dominant. or, les couches dominantes en algérie peuvent être qualifiées de tout sauf de bourgeoises. je les qualifie, pour ma part, de couches rentières étant donné qu’elles « gèrent » un système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation. ce qui revient à dire que parler de démocratie au sein de la formation sociale est aussi incongru que défendre l’idée qu’un Etat puisse être dirigé par un mort-vivant.
    PS3: si nous acceptons l’idée que la « critique religieuse est la condition préliminaire de toute critique », alors, il nous faut admettre que, dès que convoquons la religion pour argumenter sur n’importe quel sujet, nous tombons automatiquement dans la logique de tout (la marabunta qui nous gouverne et la vermine islamiste) ce qui représente le monde ancien qui ne veut pas mourir et nous donnons, de ce fait des armes imparables à nos adversaires (ennemis?)

    12
    5
      Abou point virgule
      8 décembre 2018 - 13 h 42 min

      @Abou Stroff – 10 h 24 min , dommage qu’un internaute intellectuel comme toi n’ait pas perçu le sens profond global de l’article de Bachir Medjahed et partant de sa phrase en direction des islamistes : « nous devions leur adresser des prières pour qu’ils acceptent de reconnaître que nous aimons Dieu et notre patrie, et peut-être même bien plus qu’eux. » ! Dommage !

      5
      3
        Abou Stroff
        8 décembre 2018 - 14 h 39 min

        j’aurais bien aimé que vous m’expliquiez le sens profond que vous croyez déceler dans la conclusion de B. M..
        pour ma part, je n’en vois aucun, à part que B. M. s’adresse aux « nationalistes » et aux islamistes en leur criant qu’il est, en fait, un des leurs.
        pour ma part, je persiste et signe: si nous acceptons de jouer sur le terrain des soi disant nationalistes et/ou des soi disant islamistes, nous signons automatiquement notre défaite.
        et j’ajoute que l’une des conditions essentielles (de l’essence) de notre émancipation est une critique radicale (à la racine) de la religion.

        10
        3
        Souk-Ahras
        8 décembre 2018 - 14 h 49 min

        @Abou Point Virgule,

        « nous devions leur adresser des prières pour qu’ils acceptent de reconnaître que nous aimons Dieu et notre patrie, et peut-être même bien plus qu’eux. »

        Medjahed s’adressait aussi au FLN

        Faire croire en son allégeance au « monopole » tout en gardant intactes ses convictions propres et les combattre avec les mêmes armes de la falsification.
        Créer un ensemble nouveau et en finir avec les sous-ensembles archaïques avant d’enfourcher le cheval démocratie.

        Mais là il y a un hic : la proximité contre nature entre les deux sous-ensembles monopolistiques et leurs accointances ostensibles. Abou Stroff en parle.

        4
        2
    Lghoul
    8 décembre 2018 - 9 h 39 min

    Une barbe, une chechia blanche et l’exhibition d’un livre te transforment en prophete sur le champ et t’ouvrent toutes les portes, celle du paradis inclue. Quel pays toujours endormi, ou nous vivrons !

    10
    5
    Anonyme
    8 décembre 2018 - 8 h 50 min

    Imposer la separation entre la religion et l Etat…et ne dit on pas la religion est pour Dieu et la Patrie pour tous ses citoyens.Que ceux qui veulent instrumentaliser la religion pour atteindre des buts politiques,ils peuvent le faire ailleurs qu en Algerie,ils n ont qu a allar rejoindre les Wahabistes sanguinaires au royaume d Abou Mounchar en Arabie.

    11
    5
    Anonyme
    8 décembre 2018 - 8 h 45 min

    L Algerie est majeure et vaccinee definitivement contre le tsunamie Islamiste qui frappe l Orient et l Europe…ils recoltent ce qu ils ont semes pendant des decennies….ils ont alimente ,arme et lance le boomerang islamiste terroriste qui leur revient en pleine face…..Nous Algeriens nous avons vaicu notre combat contre ce tsunamie et nous l avons gagne definitivement au prix de plus de 200,000 Chouhadas innocents,et nous restons tres vigilents et unis pour dire :Plus jamais de terroristes sur notre terre,toute tentative sera aneantie severement.

    14
    5
    Anonyme
    8 décembre 2018 - 8 h 16 min

    « Nous aussi nous aimons Dieu et la patrie » Toi tu aimes Dieu et la patrie,moi je n’aime que la patrie.

    13
    17
      Anonyme
      8 décembre 2018 - 13 h 23 min

      Ceux qui ont mis le pouce en bas à mon commentaire ont peur du jugement dernier,moi j’ai peur des fins des mois .

      9
      4
    Délirer c'est gratis.
    8 décembre 2018 - 7 h 44 min

    L’inclusivité politique se pratique dans une société sensée partager un socle commun de valeurs qui font une culture ou communauté, sans quoi on est pas un peuple. La religion contrairement à la vision du régime c’est un choix individuel et pas une constante. Je peux etre musulman un jour et ne pas l’etre le jour d’après, et un peuple qui se caractérise par la religion comme dénominateur principal cela est une secte.
    Le régime ayant l’islam comme levier d’occupation du pouvoir a tout l’interet d’élever à « constante » l’islamité et caractériser le pays par toutes ces formes de misérabilisme, comme le ministre de l’islam et les imams d’Etat.

    La polis c’est les idées et dans la tradition Kabyle le religieux est évacué quand il s’agit de traiter les questions de la collectivité. Cela c’est nos us et coutumes, si les arabes ou arabisés ont une autre tradition alors on est pas du meme peuple.

    Les criminels qui sucent l’Etat ont aussi le dernier recours quand aux choix civilisationnels, ce qui donne un débat biaisé dès le départ. La question fondamentale est : sommes nous un peuple un pays unique? Si c’est oui, il faut dégager les traits communs de cette identité. Cette question ne peut etre diluée dans la volonté d’autocensure du type l’Algerie est indivisible nous sommes tous d’origine berbère et que l’islam nous unit. Pour parler d’Etat il faut un tissus dense de valeurs endogènes- l’islam vien d’ailleurs-. S’unir par des éléments exogènes c’est une autre sphère qui peut lier les relations internationales mais ne fait pas de noyau. Les racines et les feuilles sont dans le meme arbre mais sont de nature différentes et si vous plantez les feuilles elles pourriraient alors qu’une semence donnerait un brise-vent.
    La citoyenneté n’est pas compatible avec un régime militaire criminel, mais fait un peuple fort solide qui chérit les hommes qui défendent le territoire.

    8
    3
      Souk-Ahras
      8 décembre 2018 - 12 h 04 min

      Us et coutumes, arabe, kabyle, arabité, Islam, identité…
      Elles deviennent lassantes et fatigantes ces litanies accomodées à toutes les sauces et creuses de sens commun.
      « Cela c’est nos us et coutumes, si les arabes ou arabisés ont une autre tradition alors on est pas du meme peuple. », « l’islam vien d’ailleurs » (sic).
      Gravissime, vous rejoignez les hautes sphères du rejet de l’autre et celles de l’ostracisme primaire.
      Un peuple c’est un ensemble de personnes soumises aux mêmes lois et qui forment une nation.
      Si vous êtes algérien, de quel peuple pensez-vous être ?
      Si vous n’êtes pas algérien, laissez donc TOUS les autres l’être sans restriction.
      Il est clair que vous êtes coincé dans un univers autarcique innommable, et je suis convaincu que vous accepterez volontiers de partager votre Algérie avec des esquimaux du moment qu’ils ne peuvent être Arabes.
      L’Algérie est plurielle et indivisible et ce, que vous le vouliez ou non.

      3
      4
        Anonyme
        8 décembre 2018 - 13 h 37 min

        Plurielle et indivisible ? Comme une société anonyme qui appartiendrait à plusieurs actionnaires.
        Sauf que les actionnaires , eux, reçoivent des … dividendes !

        3
        1
    Zaatar
    8 décembre 2018 - 7 h 31 min

    On utilise tous les arguments, tous les instruments et tous ce qui est en notre pouvoir pour arriver aux commandes du pays. Mais la vrai question qu’il faut se poser est qu’est ce qui motive toutes ces cervelles pour lorgner et s’asseoir sur le fauteuil de president de la republique et etre aux commandes du pays? Est ce que vous croyez que c’est l’amour du pays, qui pour ainsi dire nous impose de nous sacrifier une partie de notre vie pour celle du peuple? Pensez vous que tous ceux qui se bousculent aux portillons des commandes du pays, en n’hesitant pas a torpiller ses concurrents voisins, veulent ameliorer le quotidien des citoyens, developper les differents secteurs productifs du pays, ameliorer la securite du pays…etc? Soyons raisonnables. Faites defiler le passe depuis cinquante ans en arriere et tirez en des conclusions et consequences en meme temps, et vous aurez compris pourquoi tous manigancent a coups de peaux de bananes et coups fourres pour arriver occuper la presidence de la republique. Et le plus dramatique dans tout cela c’est que parmi eux certains usent de la religion, de l’islam plus precisement, religion dites de paix de tolerance, d’amour de son prochain, d’egalites des etres…et tout le baratin. Moralite, pour les citoyens de ma generation, on devrait aller tous les jours a la peche passer notre journee, et prendre juste quelques journeaux pour faire les mots croises.

    8
    4

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.