Les deux derniers membres de l’ALN en poste ou la fin de la légitimité historique

Bouteflika institutions
Le président Bouteflika et le chef d'état major Gaïd-Salah. New Press

Par Bachir Medjahed – Deux seules institutions de souveraineté peuvent partager la décision portant sur les orientations politico-économiques du pays. Ce sont la présidence de la République et le ministère de la Défense nationale. Nous ne sommes plus à l’époque de la suprématie de l’une sur l’autre. Pourquoi les regards se portent-ils vers ces deux institutions uniquement, signifiant par là que les autres sont incapables d’exercer la moindre autonomie en matière de décision ?

Le «hasard» a voulu que Bouteflika et Gaïd-Salah aient la responsabilité de l’épuisement de la légitimité historique et la plus lourde responsabilité d’influer sur la nature de celle qui va lui succéder.

Comme toujours, le débat trouve les obstacles qui le dévient et en assèchent le contenu. Un général à la retraite interroge la personne physique qui est en charge de l’état-major. Une personne tierce, professeur d’université, se substitue à ce dernier pour répondre à l’interrogateur. Par qui est-il mandaté ? De la même façon, la même question est posée dans Algeriepatriotique à l’égard du colonel du DRS qui a lourdement chargé son ancien supérieur. Chacun avance caché. Qui parle au nom de qui ? Décidément, le «qui est qui» oriente bien des constructions de phrases qui se prétendent des analyses.

Pourquoi l’histoire est-elle transformée en histoires ?

Bouteflika a inauguré ce qu’on appelle le système. Le système est d’abord dû au fait que c’est l’ALN qui a créé l’Etat et non l’inverse. Cela a nécessité la durée. Combien de temps ? Le temps qu’il faut, pas une minute de plus. Il reste encore du temps, mais on se rapproche de la fin.

Dans un discours prononcé au siège du MDN, devant un parterre d’officiers supérieurs, le Président avait tenu à préciser que quand lui était commandant, «la plupart des officiers généraux n’avaient pas dépassé le grade de lieutenant». Il se trouve que le hasard de l’histoire finissante de la génération combattante a placé pratiquement les deux plus anciens officiers de l’ALN à la tête des plus grandes institutions garantes de la souveraineté nationale.

Ces deux institutions sont à la fois objets et sujets de la scène politique.

Quelle menace pourrait peser sur la «stabilité» ou la continuité du pouvoir dans le double contexte où le verrouillage mesuré du champ politique a endigué l’influence de l’opposition et où les partis de l’opposition préfèrent investir inefficacement dans les actions isolées en dédaignant les actions concertées ? Alors, pourquoi l’opposition s’agite-t-elle et le pouvoir s’inquiète-t-il tant ?

Pour la première fois, il y a dans l’air des raisons de suspicion et d’inquiétude par rapport au fait que la légitimité historique est réellement en finition à la tête des institutions de la Présidence et de la Défense nationale.

Continuité ou rupture ? Continuité par rapport à quoi et à qui et rupture avec qui et avec quoi ? Continuerons-nous à vivre des situations où toutes les légitimités seront en discussion et où aucun candidat «élu» ne bénéficiera d’une période de grâce ?

B. M.

Comment (35)

    mehdi mountather
    8 janvier 2019 - 9 h 44 min

    Ces séismes a Setif et Ain Defla avertissement d’ ALLAH pour éviter la mort des algériens et leurs bêtes par ces punitions d’ ALLAH fort séisme les virus vrai volcan monoxyde de carbone incendie les accidents de la route de train crash d’avion naufrage les inondations les tempêtes de neige et de sable les tornades les foudres les grêlons arrêt cardiaque, appliquer la charia islamique, Daech de poser leurs armes ALLAH MACHHAD KAD BALAGHT.

    Souk-Ahras
    5 janvier 2019 - 9 h 48 min

    « Continuerons-nous à vivre des situations où toutes les légitimités seront en discussion et où aucun candidat «élu» ne bénéficiera d’une période de grâce ? »
    Telle est formulée l’importante et subtile question sur la rupture.

    La légitimité, telle qu’elle a été incarnée et professée par les « dirigeants » algériens depuis 1956, et dont les deux derniers gérontes en sont encore les fidèles dépositaires, s’est rendue d’elle-même coupable d’illégitimité du fait qu’elle a, dans une continuité linéaire absolue, foulé à ses pieds les notions de légalité et de citoyenneté, en usant amoralement et insolemment du mensonge historisé et de sa compromission avec des groupements « d’intérêts » personnels au détriment du collectif national.
    Ceci pour dire que, même si des élections, de quelque nature qu’elles soient, sont organisées (par miracle?) dans la transparence institutionnelle et la légalité constitutionnelle, nous douterons, en écho à cette continuité, de la véracité de leurs transparence et légalité. Réflexe, en nous, devenu quasi naturel. Conséquemment, aucun candidat élu ne pourra prétendre à une période de grâce. Le doute ne s’effacera que lorsque le peuple pourra interpeller ses dirigeants pour lui demander des comptes, et ceci ne peut s’inscrire que dans un temps plus ou moins long.

    Cirta25
    5 janvier 2019 - 9 h 05 min

    Montrer comment la succession du pouvoir peut contribuer à la compréhension de la tragédie algérienne est déjà une entreprise tragique en soi. La prise du pouvoir est une parole tragique.
    C’est l’ambiguïté même du pouvoir qui constitue le fil de la tragédie qui se joue actuellement en Algérie. De même que les coulisses se trouvent derrière l’espace vide de la scène, de même les mécanismes de la prise du pouvoir sont situés derrière les intérêts des prétendants à la mise en scène des scénarios qu’ils veulent bien nous raconter comme autant matières premières non fossilisées, (la rente, quand tu nous tiens). Quand le rideau se lève, les coulisses demeurent aussi obscures que si elles n’existaient pas, alors qu’elles suent du va et vient des postulants à la chaise du premier rang.
    Le pouvoir rencontre toujours ses propres limites. Sa tentation de transgresser la constitution en essayant d’abattre les barrières générationnelles sous couvert de légitimé historique n’est rien qu’un attribut de la tyrannie exercée par la force de ses propres inhibitions et du silence qu’il impose pour mieux dissimuler ses travers à l’attention de ceux-là mêmes à qui il s’adresse, souvent à lui-même, rarement aux citoyens, témoins aveugles, sourds et muets. La transgression se paye. Elle a un prix que les générations futures continueront à payer sans savoir de quoi il s’agit. C’est la dette auprès du FMI de la conscience nationale.
    Les conflits actuels sont le résultat de l’arbitraire, qui a gouverné depuis l’indépendance. Le verrou politique ne peut épuiser à lui seul l’infamie de la traîtrise, de la petitesse, de l’opportunisme, de l’incompétence, du mépris, de la corruption, du détournement et de la dépravation. Le pouvoir ne peut se survivre dans son sentiment d’omnipotence narcissique. Nous ne sommes pas très loin de l’usage et de l’instrumentalisation de la religion. Nos héros sont fatigués.
    L’histoire, aujourd’hui, est celle de la mise à jour, du nouvel ordre contre la répétition du même et de l’identique assassin. Le peuple n’en finit pas de mourir, de se suicider socialement, culturellement, et, plus grave, intellectuellement. Aujourd’hui, le pouvoir est confronté à son âge. Il ne peut se perpétuer que dans sa propre lignée généalogique en abolissant le temps, le temps présent, le temps générationnel pour s’instituer en dynastie, n’est-ce pas Madame Naïma Salhi, descendante du prophète et quoi d’autre ??? L’impérialisme psychique, social et culturel lorsqu’il s’associe au politique ne peut servir la vie sinon dans la mystification, celle de l’homme providentiel. Point de place pour la citoyenneté dans l’Algérie souveraine mais combien dépendante de la légitimité historique ou pseudo-prophétique. Que l’on cesse de se réinventer des tyrans. A l’âge du numérique chaque citoyen a droit à la parole. Le pouvoir nous dit « Ne dites rien, ne bougez pas, je ne veux pas vous entendre. » Je lui répond, seule la jeunesse est responsable de son avenir.

    Anonyme
    4 janvier 2019 - 23 h 07 min

    L’Algérie a besoin de réformes crédibles de ses institutions qui précéderont les changements
    Et les rajeunissements des dirigeants, et des responsables, pour sortir de la crise des institutions,
    Et de l’économie rentière-pétrolière, en faillite

    Algerian
    4 janvier 2019 - 21 h 54 min

    Les cris des corbeaux ne sauraient atteindre l aigle ni même le perturber ou se confronter a lui.

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    Bibi
    4 janvier 2019 - 20 h 21 min

    Fidel Castro pensait tenir Cuba, au final il a fait perdre 50 ans à son pays ne donnant que pauvreté sur pauvreté. Les USA sont pleins d’émigrés Cubain et Cubaines. Il faut évoluer en Algérie sinon on régressera.

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    Algerian
    4 janvier 2019 - 19 h 42 min

    Les deux derniers membres de l ALN ont créé une armée professionnelle prête a toutes éventualités.

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    Le Duc
    4 janvier 2019 - 19 h 36 min

    Regardez et apprécier l’ampreur et son adjoint,j’y suis.j’y reste,H’nna Aymoutte Kaci,des millions de morts,des traumatisés,des disparus, pour en arrivée là

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    Zaatar
    4 janvier 2019 - 19 h 28 min

    Pour changer un systeme qui gouverne un pays, il faut effacer tout ce systeme ( le reformer ne sert a rien car sa ligne principale ne sera pas changee). Encore plus s’il s’agit du systeme que l’on a, celui base sur la distribution de la rente et sur la predation. Pour simplifier, et pour imager la chose, s’il n y avait pas eu la meteorite de 10 km de diametre tombee dans le yutacan il y a 65 millions d’annees, la planete entiere serait encore sous la domination des dinosaures. Aussi, meme s’il en reste deux en ce moment dans notre systeme celui ci a eu largement le temps d’en constituer des semblables. Par consequent il faudra bien une meteorite….

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    Chaikh Hamdane
    4 janvier 2019 - 18 h 52 min

    Les deux derniers des Mohicans…. Nous leurs souhaitons une bonne et heureuse retraite, pour qu’ils demeurent présents dans une bonne place de l’histoire de l’Algérie indépendante.
    L’Algérie est un bus conduit par le conducteur et son receveur et qui ne s’arrête pas dans les arrêts personne ne monte et comme il est vide, personne ne descend. Ce bus à force de rouler sans arrêt, une de ses bielle va péter sur le carter.

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    MELLO
    4 janvier 2019 - 18 h 30 min

    Parlons de légitimité, mais de quelle légitimité ? La légitimité révolutionnaire pardi ! Sommes nous encore au 1er Novembre 1954 ou au 5 Juillet 1962 ? Cette légitimité, qui n’en est pas une, n’à plus de sens lorsque tous ces moudjahiddines se sont portés volontaires et de leur propre gré pour combattre le colonialisme français. Feu Hocine Ait Ahmed , pour une nouvelle légitimité plus populaire, la légitimité démocratique qui s’acquiert par la volonté du peuple, avais tenté une percée dans le pluralisme politique. Pour lui, Cette légitimité se fait et se défait selon la volonté populaire. Les dirigeants Algériens utilisent la légitimité révolutionnaire , lorsqu’ils voient que celle-ci est en mesure de justifier leurs choix politiques. Pourtant , Hocine Ait Ahmed était un fervent défenseur de la sortie de cette légitimité historique dans l’exercice du pouvoir .
    Pourtant, en 2004, lors du congrès de l’ONM , le Président avait déclaré : l’exercice du pouvoir politique ne doit plus se faire au nom de la légitimité révolutionnaire. Il cria :  » la légitimité révolutionnaire dans l’exercice du pouvoir , c’est fini !! Elle est bel et bien finie ,!!! ». En 2019, il existe encore ces serviteurs qui veulent garder leurs acquis , qui continuent à cirer les chaussures de cette légitimité révolutionnaire.

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    Med
    4 janvier 2019 - 17 h 17 min

    Les 2 derniers membre de L’ALN?? Gaid Salah a combattu pendant 6 mois dans la Wilaya 2 sous les commande du Colonel Salah Boubnider puis renvoyer en Tunisie. Pourquoi??? If faut rappeler que Salah Boubnider :Sawt El Arab: n’a jamais quitter le territoire national entre 1954 et l’indépendance en 62. La definition d’un grand maquisard comme Amirouche, Zighout et Ali la pointe. Bouteflika a travailler sous Boussouf au Maroc, Mali et en Tunisie????? Comme son ami Boumediene. On ne peut pas comparer Boumediene/Gaid et Bouteflikas aux grands hommes comme Zighout, Boubnider, Amirouche et Ben Mhidi. Ces hommes sont l’histoire de l’Algérie contemporaine. Allah yarham a Chouhadas

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    Anonyme
    4 janvier 2019 - 16 h 04 min

    Nos gouvernants tire leur légitimité des puissances étrangères. A ceux là nous disons que si l’Algérie rentre dans le mur vous connaîtrez un enfer pire que le terrorisme. Alors mêlez vous de vos oignons à défaut de militer pour une vraie démocratie dans le monde.

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    mohamed
    4 janvier 2019 - 15 h 36 min

    Ne parlez pas de l’ALN . Aucun de ces deux vieux Messieurs n’a tire une balle contre le colon francais .
    Par contre , les deux ont un passe trouble de delinquant .
    L’un deliquant economique condamne par la justice et devenu president; alors que l’autre est deliquant sexuel ( plutot homosexuel) sur un jeune appele et qui a reussi a eviter la justice .
    Ils ont fait alliance ; a la vie , a la mort !

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    Syphax de Siga
    4 janvier 2019 - 15 h 20 min

    Les derniers des Mohicons

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    Anonyme
    4 janvier 2019 - 13 h 35 min

    BON DÉBARRAS ! ils mènent l Algérie vers le précipice !

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    Djazairi Hor
    4 janvier 2019 - 13 h 27 min

    La conscience est plus appelée que jamais, ces 2 moudjahidine, derniers de leur génération à occuper des postes clés, sont interpellés pour passer le flambeau à la génération post-indépendance comme l’a si bien dit le général-major Ali GHEDIRI dans sa contribution à El Watan, l’intérêt du pays doit primer sur toute autre forme d’entêtement qui ne peut être que fatale pour la nation; je ne pense pas un seul instant que ces 2 hommes après tout ce qu’ils ont enduré pour le pays seraient contents de le voir sombrer, rien que pour faire plaisir à des opportunistes de tous bords, pour lesquels rien n’importe que leurs intérêts personnels sans plus, sans se soucier du devenir de ce peuple et spécialement sa jeunesse….

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    Le vide sidéral
    4 janvier 2019 - 12 h 49 min

    Ils vont nous léguer le vide sidéral! Ils ont été incapable de préparer la génération future avec une situation économique chaotique, une corruption androgène, une délinquance et des incivilités jamais égalées dans le pays, un Etat de bazar et de non droit, une fuite des compétences à l’étranger. Voilà ce qu’ils vont laisser aux Algériens en héritage, un désastre, une catastrophe, un champ miné, un peuple en dépression, démotivé sans aucune perspective positive. Triste situation avec bilan politique, économique, social et culturel en état de décomposition. Avoir fait ‘un programme politique en dépensant des milliards de dollars en pompant les ressources du pays sans avoir créer de richesses, des infrastructures de mauvaises qualités, avoir favorisé une corruption endogène, mis en dépression tout un peuple en leurs enlevant l’espérance d’un avenir meilleur, avoir réveiller l’hydre islamiste,…Voilà le triste bilan de 20 ans de présidence d’un homme qui se sent indispensable avec pour seul ambition de mourir sur son « koursi » de président et d’inaugurer sa mosquée à Alger. Je n’ai aucune antipathie pour lui et je souhaite passer à autre chose le plus rapidement possible sachant qu’il est invisible, inaudible, malade et plus d’aucune utilité au pays malgré ce que l’on veut nous faire croire. Le pays ne pourra pas supporter 5 autres années d’immobilisme, de médiocrité et d’incompétence . Il faut passer à autre chose, on en peut plus.

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      Républicain
      4 janvier 2019 - 13 h 36 min

      Comme tout le monde a compris que le modèle était basé sur le clientélisme, la gestion du chahut et du bazar, il suffit de manifester, de casser, de hurler pour avoir gain de cause et obtenir ce que l’on veut. C’est comme ça que fonctionne une République bananière. Ou sont les Patriotes, les hommes d’Etats, les Algériens qui aiment leur partie? 10 Milliards d’évasion fiscale par an, on fait marcher la planche à billet pour vivre au dessus de nos moyens, des sur facturations sur tout les projets infrastructures, on a vidé les richesses de notre sous sol sans penser aux générations futurs, une bureaucratie étouffante, incompétente et médiocre, et une administration « Mammouth » qui consomme une grosse partie du budget, des subventions mal ciblés, un secteur informel malsain et dangereux pour l’économie, une démographie galopante qui va nous plomber dans 10 ans et Monsieur le Président veut refaire 5 ans en déniant au peuple de trancher de façon transparente et démocratique! Veut on la guerre civile en Algérie, est ce le but rechercher, veut on l’implosion du pays? Si oui nous sommes dans la bonne direction pour atteindre cet objectif!

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        anonyme
        4 janvier 2019 - 21 h 01 min

        @Républicain
        4 janvier 2019 – 13 h 36 min

        vous l’avez si bien résumé

    Anonyme
    4 janvier 2019 - 12 h 47 min

    Tout est bâti sur le mensonge. Personne ne connaissait ces 2 moudjahid durant la révolution. On ne vas pas leur opposer les martyrs ou grand nom de la revolution comme Krim, Boudiaf, Ait Ahmed, mais d’autres héros un peu moins connus et comme les premiers ignorés à l’indépendance ; que pesaient ces 2 moudjahids devant Boubnider, Azzedine, Yacef Saadi et des milliers d’autres officiers de la révolution ? Donc même cette légitimité est sujette à caution, car des milliers de cadres et officiers étaient plus méritants.
    Enfin, dans tous les cas cette légitimité est dépassée et il est grand temps que le flambeau soit passé aux jeunes compétences non corrompus et non rentieres.

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    lhadi
    4 janvier 2019 - 12 h 45 min

    Il existe un conflit qui oppose les élites algériennes modernisatrices, celles qui s’identifient au progrès, à la science, aux forces productives et à la rationalité aux groupes qui résistent aux changements menaçant leurs équilibres, leurs traditions et leurs intérêts.

    Pourquoi ?

    La vérité, celle qui ne ment jamais à la vérité : c’est-à-dire la réalité, atteste que l’idéologie de nos gouvernants n’a pas changé d’un iota. Alors que le monde change, avance, bouge, ils s’enferrent dans l’entêtement, les erreurs et les échecs qui obèrent tout développement d’un Etat fort, d’une république solide, d’une Algérie moderne, apaisée, apte à faire face à ce monde de globalisation politiquement et économiquement injuste.

    Pour intérioriser le changement, en faire une valeur, un mode de réalisation de soi et le produit d’une action volontaire, on doit oeuvrer pour une vision politique qui engagera le pays dans la voie d’une transformation sociale profonde permettant l’essor national et fera du bonheur une idée neuve.

    
Cette vision politique ne peut naître que par l’intégration d’un triple héritage :

    
1/ Celui du libéralisme politique – protection de la liberté individuelle, tolérance, distinction entre société civile et Etat, place du marché, etc.
    
2/ Celui du républicanisme – recherche du « bien commun » , rôle clé du civisme, complémentarité entre liberté et égalité.
    
3/ Et enfin, indissociable du mouvement ouvrier, celui du socialisme – exigence de dépasser ou du moins de réguler collectivement le capitalisme selon un idéal de justice.

    
Renouant avec la tradition socialiste et républicaine, le socialisme libéral qui désigne souvent un libéralisme économique à sensibilité sociale adapté au capitalisme actuel, vise à rendre effectives la citoyenneté et la solidarité, dans une relation critique aux principes du libéralisme économique.

    À partir de cette vision naîtra le programme qui offrira la perspective claire et cohérente d’un changement profond, correspondant aux aspirations des travailleurs, des démocrates, de l’ensemble du peuple algérien et aux intérêts les plus élevés de la nation algérienne.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])


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      pôvre de toi
      4 janvier 2019 - 13 h 46 min

      ça ne coûte rien de balancer des voeux pieux quand nous n’avons pas les capacités intellectuelles nécessaires à la compréhension d’une réalité!
      en effet, il suffit de balancer des « il faut » par et « il faut » par là et nous nous donnons l’impression de participer au débat.

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    Tredouane
    4 janvier 2019 - 12 h 25 min

    La légitimité Historique est sans fin,car elle n’incarne pas les personnes historique mais des idées ,notre approche de notre devenir par fois, est certainement abordé de façons non objectif à mon sens,des politiques de façade qui trop souvent son loin d’incarné les aspirations vers la construction d’un État fort et non pas un État de force .
    Je pense que notre défis est la construction d’institutions ,un équilibre des pouvoirs,une économie génératrice de richesses ,et surtout l’implication et la contribution de professionnels.

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    Vroum Vroum 😤..
    4 janvier 2019 - 12 h 07 min

    Après une lutte de Libération Nationale , le patriotisme est Roi et plus on s’éloigne de ce moment , l’esprit Patriote change au sein des Dirigeants successifs dans le temps…souvent cela est dû à l’oubli historique ou l’intérêt Personel ou Économique ou Géopolitique le fait d’entrer dans une Entité UMA ou UE ou CCG..ouverture des Frontières , abolition des Visas ..la Mondialisation..Après l’indépendance grâce à nos Dirigeants l’Algérie est resté l’Algérie indépendante esprit ALN..nous arrivons à L’époque charnière de l’après derniers liens ALN..de nouveaux Dirigeants flottants se pointent et où le danger déviant est le plus menaçant et je pense que C’est encore l’Anp qui sauvera le Cap et maintiendra l’orientation 1962 à nos jours et après… Surtout rejeter l’exemple Français qui après avoir gardé le Cap Souveraineté nationale et Indépendance nationale après La Libération et Suivie par De Gaule s’est effriter dans le temps jusqu’à disparaître et se vassaliser au profit de Usa..ET celà dans une intervalle de 40/50 ans..!!! .. à méditer et je pense que l’ANP sera toujours le gardien du Cap esprit ALN de l’Etat Algérien..donc attention au Vendus Islamistes ou Pro-Usa ou les deux…Ni Usa ni Chine mais un Savant dosage intelligent sans compromission.. Et jusque-là l’Algérie est un modèle à suivre… et l’exemple laissé par nos Parents sera suivi..à l’image du Président Bouteflika , Gal Gaid Sallah , Gal Mediene et ANP….ex ALN.. .Rester ce que nous sommes..

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    Fellag
    4 janvier 2019 - 10 h 21 min

    Y’a ceux qui font la révolution et rd’autres qui profitent, certains sont nés pour êtres utiles Aux autres, et d’autres pour êtres nuisibles,a chaqu’un son époque et son héro

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    Re-Med
    4 janvier 2019 - 10 h 11 min

    Un commentaire que j’ai posté il y a quelques jours et qui, je pense, est encore d’actualité.
    -« Notre ANP, à laquelle on doit le salut de notre pays face à la menace islamiste – j’ajouterai aussi les patriotes- provient, comme chacun le sait, de notre glorieuse ALN. Dans les sociétés musulmanes le pouvoir réel a été et est, depuis l’époque du prophète jusqu’à nos jours, toujours entre les mains des militaires et se confond souvent avec le pouvoir civil (Algérie, Tunisie etc.), avec le pouvoir religieux ou avec les deux (Arabie Saoudite, Maroc etc.). Le principe de la « primauté du politique sur le militaire » n’a pas fonctionné en Algérie pour des raisons historiques. La structure de notre société découle de la structure familiale algérienne qui est de type communautaire autoritaire et très souvent endogame. Les principes qui régissent cette structure familiale de type autoritaire, sont transposés, d’une part dans le système basé sur la rente pétrolière et d’autre part dans les institutions de l’État voire même au sein des partis politiques (gouvernement et opposition). C’est le verrouillage total. Le conflit entre le Pouvoir et Rabrab en est une illustration, en d’autres termes le fils qui veut s’émanciper de l’autorité paternelle. Le système de la rente ne fait que pérenniser cette logique ».-
    J’ajouterai que ce système continuera à fonctionner, tant que la rente sera au rendez-vous. Dans quelques temps le discours sur le gaz de schiste refera son apparition. On n’est pas encore sorti de l’auberge!

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    Rabah
    4 janvier 2019 - 9 h 44 min

    Il y a un de trop !
    Lequel ?

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      Cheikh Hamdane
      4 janvier 2019 - 18 h 54 min

      Le peuple zawali

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      2
      Anonyme
      5 janvier 2019 - 0 h 35 min

      Deux de trop plutôt

    Djeha Dz.
    4 janvier 2019 - 9 h 36 min

    Continuité ou rupture ?
    Si tout ceux qui ont eu à présider aux destinées de l’Algérie indépendante, avient eu une vision d’une nation moderne et émancipée, s’ils avaient su transcender leur ego et amour du pouvoir, s’ils avaient respecté les sacrifices du peuple et celui de leurs compagnons morts pour la liberté du pays, s’ils avaient fait de la détermination de la guerre de libération un pont qui aurait mené l’Algérie indépendante et son peuple vers le développement et le bien-être.
    Si,si,si, etc. La liste des malheurs qui nous ont affectés, est très longue.

    Les présidents de l’Algérie indépendante, excepté Zeroual et Boudiaf, se sont tous préoccupés d’eux-mêmes, et de leurs courtisans.
    Tout compte fait, la légitimité historique, pervertie, aura été un instrument pour barrer la route aux uns, renforcer et engraisser d’autres dans ce qui est devenu le système politique des présidents et leur suite. Le résultat est là.

    Les fils de l’Algérie indépendante, ont droit à l’égalité des chances. La rupture sera dure et inévitable.

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    Hibeche
    4 janvier 2019 - 9 h 26 min

    Bouteflika, un fin connaisseur de Machiavel, a construit un système où il règne en maître absolu. Point de place à la contestation, à l’intérieur ou à l’extérieur du système. Il a « castré  » tout le monde. Qui par la menace, qui par la corruption. Il a fait le vide autour de lui. Il a atomisé toute tentative d’opposition politique sérieuse. À quoi sert-elle ? se disait-il. Puisque fakhamatihi est là, omniprésent, omnipotent, nul n’a le droit de le contester, ni faire de la politique. Vision du 19, et début du 20ème siècle. Maintenant qu’ il arrive au crépuscule de sa vie, quand bien même on lui « prolonge » la vie avec un 5ème mandat, l’Algérie aura perdu d’avoir une vie politique normale, un régime aimé soutenu par le peuple , un avenir stable et serein, un pays uni et fort. Et ce ne sont pas Ouyahia, Ghoul, Amara, Makri, Hanoun, Salhi, Haddad, Sidi Saïd, Bouchareb, Ben Salah,….., et consorts, qui vont rétablir la confiance des algériens, et le redressement de leur pays. Avant, il n’y avait que les jeunes désoeuvrés qui prenaient « le radeau de la méduse « , maintenant, il y’a même des âgés, des femmes, des enfants et…..des universitaires.

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      Anonyme
      4 janvier 2019 - 9 h 37 min

      Vous rigolez? Machiavelli est tout autre qu’une simple dictature cynique. bouteflika est à l’image du régime monarchique arabe qui se superpose au peuple Berbère. Une création Francaise pour s’en servir dans l’immonde arabe. Il n y a aucune intelligence politique dedans.

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    Abou Stroff
    4 janvier 2019 - 8 h 39 min

    « Le système est d’abord dû au fait que c’est l’ALN qui a créé l’Etat et non l’inverse. » souligne B. M..
    en effet, l’armée des frontières (seule structure organisée de l’époque) qui n’a quasiment pas participé à la guerre d’indépendance est rentrée en algérie et a créé des structures (l’administration contrôlée en général par des cadres du MALG et un porte-drapeau, l’appareil du fln, en l’occurrence, pour faire office de façade politique) pour encadrer la population.
    à son tour, grâce au monopole qu’il exerce sur la distribution de la rente (produit du travail d’autrui), l’état (ou plutôt l’administration) a créé la société algérienne où la rente est le rapport social dominant et où le travail est une valeur totalement étrangère à l’essence de cette dernière.
    moralité de l’histoire: si nous admettons que la formation sociale algérienne se reconduit, essentiellement, grâce à la distribution de la rente (et sur la prédation), alors, il nous faut admettre que la disparition des deux derniers membres de l’ALN en poste n’aura aucune influence sur le devenir d »une formation sociale qui se reconduit grâce à la distribution de la rente si les deux derniers membres de l’ALN en poste auront eu le temps, avant de disparaitre, d’assurer la continuité du système en nommant leurs « héritiers » au postes clés (les postes qui contrôlent le robinet de la rente).
    PS: je persiste et signe: le système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation ne génère pas les conditions internes de son propre dépassement. par conséquent, la disparition de bouteflika et de gaïd n’aura aucune incidence palpable sur la logique de reconduction du système tant que la rente demeurera le rapport social dominant autour duquel gravitent toutes les couches sociales indigènes.

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    MEKTOUB
    4 janvier 2019 - 7 h 39 min

    Les aînés libèrent et soignent l’image, et les derniers pillent et salissent cette belle image, autant de Sacrifices et de souffrance pour en arriver là où n’est à ce moment

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