Djamel Kaouane : «Pas de publicité d’Etat pour les journaux électroniques»

presse rente
Djamel Kaouane, ministre de la Communication. PPAgency

Par R. Mahmoudi – Le ministre de la Communication, Djamel Kaouane, a affirmé, samedi, la détermination, la volonté et l’engagement des pouvoirs publics d’accompagner et d’encadrer la presse électronique mais tout en prévenant que cela «ne lui garantirait pas une rente publicitaire». «Il est hors de question !» insiste-t-il. Il demande aux promoteurs de journaux électroniques de se débrouiller avec leurs propres moyens, en les invitant à réfléchir d’abord au «modèle économique» de leurs sites respectifs afin de faire face aux difficultés financières.

Le ministre explique que la presse électronique est récente et que la création d’un journal électronique est «plutôt facile» mais «il faut d’abord réfléchir au modèle et au cadre économique pour attirer d’éventuels sponsors et obtenir de la publicité».

Pour le ministre de la Communication, dans sa réponse à une question concernant les difficultés financières et les problèmes juridiques rencontrés par la presse électronique en Algérie, le problème ne se posait pas au niveau juridique car la loi organique sur les médias contient, selon lui, de nombreux alinéas régissant la presse électronique.

Renvoyant toujours la balle dans le camp des éditeurs de presse, le ministre résume la problématique en répétant cette sentence : «Le problème est que certains journaux électroniques ont été créés sans que leurs propriétaires aient les modèles économiques de leurs sites pour la collecte de publicité.»

R. M.

Comment (5)

    Alatriste
    13 janvier 2019 - 14 h 59 min

    De toute façon,sans la rente publicitaire étatique, la presse papier et audiovisuelle en Algérie aurait fait faillite depuis bien longtemps. La presse électronique est condamnée à survivre par ses propres moyens, car l’état algérien de par son essence jacobine, considère toute entité qu’il ne peut pas contrôler comme hostile. Je suggère à Algériepatritique de se mettre en mode Blog pour éviter les emmerdements à venir, car même sans financements participatifs de l’état, ce dernier de part sa nature, voudra fatalement opérer une prise de contrôle à défaut d’éradiquer la presse électronique. Il est vrai que c’est relativement facile de mettre en ligne un générateur de site WordPress ou Joomla – c’est gratuit. Un hébergement web coûte relativement pas cher. En revanche, c’est une autre paires de manche de monétiser un site et de pouvoir en vivre durablement. Personnellement, je pense que ça ne vaut pas le coup.

    Djeha Dz.
    13 janvier 2019 - 14 h 33 min

    La presse électronique, demande moins d’investissement que la presse écrite. Son développement et son audience sont en croissance.
    Dans un pays tel que le nôtre, qui bâillonne toutes les voix qui divergent du discours officiel. La presse électronique, complique et rend difficile le contrôle par les organismes de censure. Pas mieux, que le monopole de la publicité par l’État. Une arme redoutable contre la presse qui ne s’aligne pas sur la ligne éditoriale du pouvoir.
    Nous sommes dans un système totalitaire. Il fallait s’y attendre.

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    Anonyme
    13 janvier 2019 - 12 h 19 min

    Ce ministre par son l axisme Il est responsable de la prolifération et l invasion de chouyoukh wahabo salafistes dans l espace visuel algerien _ allez y voir les chaines de prosélytisme salafistes comme el hadef el bahia tv el ajwa …et foutez la paix aux gens qui travaille

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    Si Ahmed
    13 janvier 2019 - 10 h 09 min

    «ne lui garantirait pas une rente publicitaire». «Il est hors de question !» insiste-t-il. Alors pourquoi les pouvoirs publique viennent mettre leur nez pour encadrer la presse électronique. Pas de finances pas de droit de regard !

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    La Caste domestique la presse
    13 janvier 2019 - 8 h 23 min

    El moudjahid sans la mamelle étatique n’aurait jamais ouvert. La TV arabe autant. La rue vous échappe alors il faut creuser un faussé pour endiguer le peuple voilà la réponse du régime.Une presse doit etre libre mais sans financements, mais le régime n’aura plus de mégaphone.
    l faut etre sous la coupe du Baath fln et sa pepiniere et vous aurez le financement, alors que le pays ne saura pas comment payer les factures alimentaires en 2022

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