Le pouvoir sait quel itinéraire emprunter

Bouteflika politique
Abdelaziz Bouteflika. PPAgency

Par Bachir Medjahed – Sur le plan politique, serait-il erroné d’affirmer que les variables sont maîtrisées et que les pouvoirs publics ont déjà défini, même unilatéralement, les éléments constitutifs du nouvel ordre national interne à instaurer pour longtemps encore, y compris les nouveaux repères qui devraient baliser les mutations politiques, économiques et même sociologiques pour une société dont des couches entières ont paru n’avoir pas eu le même vécu culturel ?

Peut-on imaginer un seul instant que les pouvoirs publics, ou plutôt ceux qui décident de ce qui se fera, n’ont pas une vision de long terme, ne savent pas ce qu’ils devront faire, alors que la continuité des politiques étatiques, sur le plan politique, est bien évidente, quelle que soit l’équipe qui succède à l’autre, car les successions se font toujours au sein du même système politique ?

Ce n’est pas au niveau de l’alliance – ou de la cohabitation ? – au sommet entre les politiques et les détenteurs des moyens de force que pourrait s’appliquer la navigation à vue. On ne gouverne pas par l’improvisation et, à ce niveau, on ne se paie pas le luxe d’avancer à petits pas dans le champ des incertitudes.

Une recherche par tâtonnement de solutions à une équation politique ? Le pouvoir aurait perdu le «pouvoir» depuis bien longtemps et il y aurait eu implosion du système comme suite logique.

Non pas qu’à ce niveau on puisse dire que le pouvoir politique sait très bien ce qu’il fait ou ce qu’il doit faire, mais il sait quel itinéraire emprunter pour y parvenir. Un itinéraire balisé par des repères et à faire emprunter de force par ceux qui veulent y résister par les moyens de la politique, c’est-à-dire de façon pacifique.

Il serait normal, bien sûr, que l’on se demande quel nouvel ordre interne à instaurer quand il est affirmé que le moment n’est pas encore venu pour ouvrir le champ politique, pour ouvrir les médias au privé, pour légaliser de nouveaux partis, même si ceux-ci déclarent leur amour pour le pouvoir.

Quand tous les présidents successifs font dans la contradiction en annonçant leur projet de construction de l’Etat de droit tout en annonçant que nous sommes dans un Etat de droit, cela pose problème. Quand on affirme qu’il faudrait mettre les juges à l’abri de la corruption en augmentant leurs rémunérations, il y a une reconnaissance du fait que la corruption existe dans le système judiciaire.

B. M.

Comment (8)

    Mohamed
    15 janvier 2019 - 21 h 56 min

    La seule inconnue c’est la sante de Bouteflika ( dispartion ) !
    Du palais du Mouradia au cimetiere d’ El Alya !
    Il faut vraiment etre de mauvaise foi pour affirmer qu’il ya autre chose !

    OEDOR
    13 janvier 2019 - 19 h 00 min

    Le pouvoir sait quel itinéraire emprunter ? oui certainement l’avion est toujours prét au décollage

      Le Berbère
      15 janvier 2019 - 22 h 55 min

      Je dirais même que le pouvoir sait par quel itinéraire se barrer en cas ou les choses tournent mal pour eux . Une chose est sûre, c’est que lorsque ça tourne au vinaigre la smala de Tlemcen et leurs acolytes prendrons leurs petites valisettes bien garnis et ils prendrons la route vers fafa .

    Anonyme
    13 janvier 2019 - 18 h 25 min

    Le pouvoir sait quel itinéraire emprunter oui celui de l éducation Rapport de la LADDH / Le chauffage inexistant dans plus de 3200 écoles ,,,,,,,qui dit mieux

    Abou Langi
    13 janvier 2019 - 13 h 29 min

    Les démocraties ne sont pas des système achevés : le nec le pus ultra de ce qu’il puisse se faire. C’est juste comme il a dit lui le système le moins pire parmi les autres choix possibles. Et le droit lui même s’adapte aux aléas. La seule loi aujourd’hui disponible est celle du marché. Et le Marché est enfant de bohème, il n ‘a jamais connu de loi.

    Je vous avoue que je ne crois pas qu’il existe une meilleure politique que celle qui est appliquée pour une société qui ne vit que de la rente. Je dirais même que le régime politique actuel et le meilleur régime que notre société puisse espérer. Essyassatou elmounassiba li moudjtama3ou el mounassibou. Le régime actuel est loin d’être un anachronisme , mais au contraire il correspond à l’état de notre société.

    Moi, je dis et je le répéterai, que nous avons un problème de culture et de société qui est le produit de notre mode de production de la satisfaction de nos besoins.

    Et la religion qui régit tous nos rapports sociaux et qui est la superstructure idéologique idéale pour ce système rentier comme le système rentiers est lui même le mode de production idéal pour une société bigote et assistée.

    Sans révolution culturelle et sociale , il est inutile d’espérer. Je dirais même qu’aucun changement n’est souhaitable , car si changement il y avait il ne pourrait être que catastrophique , et ça nous le savons tous car nous avons essayé.

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    Kenza
    13 janvier 2019 - 13 h 10 min

    S’ils prédisent des troubles sociaux, c’est qu’ils les ont déjà préparés et qu’ils sont prêts à les sortir de leurs laboratoires pour les essaimer là où ils veulent que pousse le chaos. De toutes les façons, on n’est pas le premier pays concerné, il y a eu déjà le Venezuela, pour ne citer que ce pays…d’ailleurs, ils n’en ont pas encore fini avec ce pays: le maître américain et ses larbins de l’UE contestent le deuxième mandat de Maduro.
    En fait, en parlant de l’élection de Maduro au Venezuela, on peut tout de suite comprendre cette prédiction d’éventuels troubles sociaux et faire le lien avec la prochaine élection présidentielle chez-nous…

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    Imazighen
    13 janvier 2019 - 11 h 55 min

    Merci M. Benaïssa pour le courage de dire les vérités face à une institution qui a perdue toute crédibilité. Il est vrai que certaines ONG ont pour mission d’établir des rapports sur carte afin d’atteindre un objectif inavoué. Tel que établir des rapports exagérés, voir bien orienté, pour déstabiliser un pays qui refuse de se soumettre à un ordre international établit. Les musulmans, qui sont en majorité des Arabes, son la cible.Vrai que des pays arabes monarques ou républicains font face à une campagne voilente dew lobbyistes, athées ou juifs voir même des chrétiens. Objectif d’éliminer l’islame, chose impossible, ou instrumentalisée la masse musulmanes en grande partie inculte à travers des organisations terroristes et faire pressions sur leurs pays d’origines pour accepter l’ordre établit. En grande partie, les pays arabes ont été colonisés par des anciennes puissances qui gérent aujourd’hui des institutions mondiales. Un autre outil de »recolonisation » d’anciennes colonies qui aujourd’hui échappent à leurs volontés. Mais l’islam reste le seul obstacle contre l’ordre mondial et soustrait les humains de devenir des sujets, plus des objets, au détenteur de la force financière et mondial.

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    KIF KIF
    13 janvier 2019 - 10 h 38 min

    Soyons franc est appeler un chat un chat;l’Arabe n’est pas fait pour dirigé une démocratie;l’Arabe son domaine Monarque et la Monarchie est régner de la naissance jusqu’a la mort;on coupant les tètes a ceux qu’ils opposent a ses désirs;l’Arabe aime dépensé sans compter corrompre les plus puissant;et rackette les plus faibles;l’Arabe crois à son propre Dieu l’argent et la fortune sale; mais pas à celui de l’humanité entière,croyant en faisant un pèlerinage il est exempté de l’enfer,cela prouve que son esprit et son intelligence sont limités a ceux d’un moineau voir moins

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