Zoubida Assoul : «Aller vers un 5e mandat, c’est pousser le pays vers l’abîme»

Mouwatana Assoul
Mme Zoubida Assoul. D. R.

Par Hani Abdi Pour la porte-parole du mouvement citoyen Mouwatana, Zoubida Assoul, un cinquième mandat pour le président Bouteflika hypothéquera à jamais les chances qu’a encore le pays pour se relever de la grave crise qui l’affecte. Mme Assoul, à la tête de l’Union pour le changement et le progrès, considère que ceux qui tentent encore de faire passer le «projet» du 5e mandat veulent «pousser le pays vers l’abîme». Un tel «projet» est, selon elle, «destructeur» et «ravageur d’un pays suffisamment éprouvé par les vingt années de règne de Bouteflika».

La porte-parole du mouvement Mouwatana, qui s’est exprimée au Forum de Liberté, à l’hôtel Sofitel, relève néanmoins une lueur d’espoir avec la baisse de la promotion du 5e mandat ces dernières semaines. Mais elle craint une «nouvelle transgression de la Constitution», considérant que «la tentation du report de la présidentielle n’est pas totalement évacuée».  Mme Zoubida Assoul estime qu’il est impératif que l’élection présidentielle se tienne dans les délais car il y va du peu de crédibilité qui reste à l’Etat algérien. Zoubida Assoul se dit convaincue que «le citoyen algérien finira par se révolter pour reprendre ses droits, en refusant la continuité de ce qui est à l’origine de ses malheurs».

La porte-parole du mouvement Mouwatana affirme que l’année 2019 sera «celle de la rupture avec le système de gouvernance qui a rendu l’Algérie malade». Elle estime que son mouvement est porteur d’un projet à même de rendre la parole et le pouvoir au peuple, en instaurant une République démocratique et sociale.

Le pays, selon elle, n’est pas condamné. Il y a des portes de sortie à la crise dans laquelle il patauge depuis des décennies et qui s’est exacerbée avec la chute vertigineuse des revenus pétroliers.

H. A.

Comment (37)

    Anonyme
    15 janvier 2019 - 10 h 27 min

    A vous lire ce n’est étrange que Bouteflika a passe tout ce temps avec ses massacres.Il y a toujours et dans chaque pays des homme et des femmes honnêtes.

    La Réalité
    15 janvier 2019 - 7 h 30 min

    Soyons juste et sans démagogie, laquelle personne capable qui peut dirigé la nation Algérienne après vingt ans de destruction massive, tout les hommes ou presque ont les mains sales par l’enrichissement illégale, reste les femmes en général sont moins gourmande et très économe, aussi moins corumpue,alors pourquoi ne pas opter pour cette Dame qu’elle n’a pas froid aux yeux,et aussi montré où monde que l’Algérie n’est pas un pays intégriste,et surtout un bras d’honneur aux intégristes qui mangent avec les loups et pleurent avec les bergers,a mon avis on a pas d’autres solutions soit elle ou une autre femme avec des mains propres

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      Lghoul
      15 janvier 2019 - 15 h 16 min

      Au moins il faudrait d’abord enfermer les destructeurs ensuite n’importe quel improvisateur qu’on trouvera fera mieux qu’eux.

    Anonyme
    15 janvier 2019 - 4 h 43 min

    Madame vous venez de sortir d’un long sommeil ( De 20 ans ) Le mal est fait les caisses sont vides, le pays est en crise économique, les responsables ont vidés le pays de ses ressources en leurs faveur, en investissant dans des pays européens, et ces responsables ont choisis d’autres nationalités.
    Les gens capables de remonter ce pays sont mis a la touche. Notre pays prendra la pente avec des élus honnêtes, éduqués, et le plus important des responsables PATRIOTIQUES
    Vive l’Algeria
    God bless Algeria

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    Zaatar
    14 janvier 2019 - 22 h 13 min

    L’abime, le trou sans fond. Le precipice, le ravin sans fin…mais on y est deja, on n’a pas besoin d’un cinquieme mandat. On n’a pas besoin de mandat du tout. On n’a meme plus besoin d’elections presidentielles. Elles servent a quoi d’ailleurs. Les coreens ont exporte pour 600 milliards de dollars de richesses creees de leurs propres bras. Nous on exporte la parlote. D’ailleurs il y en a qui font de la philosophie, et ils parlent meme de la misere du peuple, mais pas celle de h’mida… celui qui organise les elections. Tiens, pour cette fois ci il a commande des sandwichs, une bonne part est pour gontran…vous connaissez, le goinfre ami de popeye….

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      Lghoul
      15 janvier 2019 - 15 h 18 min

      On vient juste d’importer 100.000 corans en tamazight d’arabie saoudite a disribuer a tizi ouzou. Allez comprendre le sens de cette importation précieuse.

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    Flicha
    14 janvier 2019 - 21 h 23 min

    Une femme autant intelligente que pourvue de classe.
    Je lui dois mon profond respect.

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    Ohé, ohé , ohé où est-vous ??
    14 janvier 2019 - 21 h 23 min

    Y a-t-il un membre de El Moutawana ou un membre des partis dits d’opposition (les vrais) pour nous dire s’il y a des rapprochements entre eux pour discuter d’une candidature commune et comment ils vont faire contre la machine de guerre du pouvoir. Est-ce que les partis politiques d’opposition vont aller en rang dispersée mais au minima avec une « stratégie commune » pour exiger du pouvoir la garantie et la crédibilité des urnes ? Où en est la situation sur ces deux importants sujets car on est déjà presque à la veille de l’élection présidentielle ??? Il ne reste pas beaucoup de temps ! Pourquoi attendre que Bouteflika se déclare (ou pas) pour décider de choses importantes sur le plan politique qui engagent l’avenir du pays !

    Anonyme
    14 janvier 2019 - 20 h 06 min

    Il y est déjà.En donnant le pouvoir a boutef le pays a signe son arrêt de mort

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    Hibeche
    14 janvier 2019 - 20 h 01 min

    Assoul présidente, moi je vote, sans hésitation. Intelligente, cultivée, éloquente, élégante, elle a une vision.Ça fait classe, ça fait moderne.

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    OEDOR
    14 janvier 2019 - 19 h 06 min

    On ne peut pas et on ne doit pas faire confiance à des décideurs qui décident de créer une machine administrative qui combat la corruption pour tout de suite après la mettre en veilleuse tout en s’appliquant à déférer en justice les dénonciateurs de corruption. c’est ce qui se passe chez nous en Dézedie comme dit Hakim.

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    Liberté
    14 janvier 2019 - 18 h 54 min

    Enfin ! Une Algérienne pure souche, qui ne craint pas les destructeurs de son pays, pas le cas d’une majorité d’hommes,ils sont homme juste parce que c’est mentionné sûr leur acte de naissance ou sinon rien d’autres a part entrains de ciré les Babouches de leurs maîtres du clan ou pouvoir, l’image de l’Algerien est sali même ridiculisée, jusqu’à quand cette soumission, cette Lâcheté, bientôt vous n’auriez plus de pays

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    Anonyme
    14 janvier 2019 - 16 h 14 min

    c est une femme courageuse qui est capable de sortir l Algérie du sous-développement politique ! alors hommes soyez femmes et votez zoubid assoul !

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    Rachid Tazoulti
    14 janvier 2019 - 16 h 02 min

    Les mêmes histoires, les mêmes mots, les mêmes perspectives, les mêmes programmes…

    Aucun changement de paradigmes, aucune idée nouvelle, aucun bilan ni aucun audit des politiques mises en oeuvres par le gouvernement et le régime et ça veut diriger un pays comme l’Algérie et un population comme celle des Algériens !?

    Si, demain, Ouyahia, Ouyaha pas un autre, lui propose le ministère de la Justice elle sauter à pieds joints.

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    co5
    14 janvier 2019 - 15 h 42 min

    « «le citoyen algérien finira par se révolter pour reprendre ses droits, en refusant la continuité de ce qui est à l’origine de ses malheurs» » les madames « soleil » ,il y en a des tas dans le pays. le bonheur du peuple algérien est le dernier des soucis de ces « corbeaux » de malheur qui n’ont pas le courage et le charisme de se présenter devant le peuple ,ignorant le 5ème ou 20ème mandat.

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    Suicide politique
    14 janvier 2019 - 14 h 03 min

    J’ai un immense respect envers Mme Zoubida Assoul et aussi pour le mouvement El Mouwatana mais je ne comprends leur attitude politique qui privilégient le respect de la date de l’élection président avec refus d’un 5 ème mandat Bouteflika ! En dehors de ces points certes importants, aucune autre proposition de poids n’apparaît dans leur vision ! Ok, c’est très bien que la Constitution soit respectée mais pourquoi aller à l’élection présidentielle en ordre dispersé. Les vrais partis d’opposition qui sont pour le changement ont-ils conscience de ce grave défaut ? Pourquoi il n’y a pas chez elle et chez El Mouwatana l’idée de proposer un candidat unique de l’opposition avec une feuille de route consensuelle qui consisterait à aller, en cas de victoire, vers une transition démocratique et un vrai changement de système politique et de gouvernance ! Même si le candidat proposé n’est pas élu, pourquoi ne pas garder ce cap politique commun, cette solidarité politique et cette lutte politique commune après l’élection tout en laissant bien sûr aux différents partis l’exercice de leur combat politique et militant en accord avec leur propre ligne politique partisane.

    Est-ce que le respect de la date de l’élection, c’est çà qui va sauver l’Algérie ? Est-ce que aller en ordre dispersé n’est pas un coup de pouce au pouvoir en place pour briguer encore un mandat vu la puissance de sa machine administrative et financière , et vu sa manière « d’organiser » les élections ? Est-ce que se n’est pas quelque part une attitude suicidaire politiquement parlant ? Beaucoup de questions auxquelles je n’ai pas trouver de réponses, hélas !

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    Anonyme
    14 janvier 2019 - 12 h 49 min

    Mme Zoubida Assoul est le seul « Homme » politique en Algerie d une envergure de veritable Femme d Etat…Elle parle pour dire la verite,et s engage a ne jamais trahir ses engagements,le mouvement citoyen Mouwatana nous inspire enormement de confiance…ce mouvement citoyen est tres loin de la langue de bois et dit tout haut ce que pensent la majorite ecrasante des citoyens Algeriens…. A mon avis personnel le mouvement citoyen Mouwatana doit opter pour une coalition politique progressiste et nationaliste avec des partis dont les programmes et projets politiques lui sont proches afin de creer une veritable force politique populaire pour imposer le veritable changement tant attendu et souhaiter par la majorite ecrasante du peuple Algerien…Un programme clair et bien detaille consu par des experts pour entamer la campagne electorale..Oui Mme Zoubida Assoul presente toutes les references exigees pour un homme ou femme politique…qui veut reellement servir sa Patrie …Plusieurs de nos citoyens sont decides a la soutenir pour une eventuelle candidature que nous esperons fermement.

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    Anonyme
    14 janvier 2019 - 12 h 32 min

    Mme Assoul est parmi les seules personnes intègres et compétentes pouvant prétendre à la haute magistrature,je la vois bien présidente de la république c est une politique avec de grandes compétences juridiques,courageuse son face à face avec un islamiste repenti montre ces capacités de dialogue sans langue de bois,elle veut le bien du pays et on la sent convaincue.
    Pourquoi ne se présente t elle pas ?je suis sûr qu elle sera élue et ça sera un pied de nez à tous ceux qui critiquent l Algérie…
    Allez y Madame je voterai pour vous comme des millions d algériens,on a besoin de gens comme vous….

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    Mnaouer
    14 janvier 2019 - 12 h 10 min

    Vous avez parfaitement raison madame. Mais le pouvoir ne veut écouter personne. Dans tous les cas de figure c’est le peuple qui le paiera, surement très cher. C’est notre destin.

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    Karamazov
    14 janvier 2019 - 12 h 01 min

    Dois-je comprendre que toutes les autres solutions sont bonnes ? Eh, bien moi j’objecte qu’au contraire , un cinquième mandat , un de plus ne nous précipitera pas plus vite vers l’abîme que les quatre mandats qui l’ont précédé ainsi que tous ceux d’avant . Je rappelle à Madame que nous étions déjà devant un précipice et que nous avions fait un pas en avant , comme disait Kaid Ahmed, et cela ne nous a pas fait tomber dedans.

    Je pense au contraire , que c’est un non-cinquième mandat qui nous conduirait vers l’incertitude. alors qu’un cinquième mandat ne fera que reconduire la marche inéluctable vers un horizon inquiétant. Mais l’horizon n’est-il pas cette ligne imaginaire qui recule quand on avance vers elle ?

    Cette focalisation sur le cinquième mandat me paraît obsessionnelle, Car nous venant de passer un quatrième mandat , comme sur des roulette, alors qu’on nous le prédisait des plus pires.

    Depuis qu’on nous annonce que les foudres du ciel s’abattront sur nous si on faisait un pas de plus vers le cinquième mandat ou si on tentait de l’enjamber pour passer de l’autre coté , les Cassandre n’arrêtent pas on de nous saper un moral qu’on avait déjà dans les chaussettes en essayant de nous fixer notre regard sur un cinquième mandat qui n’a aucune pertinence.

    Non Madame, cinquième mandat ou sixième, ou pas , ces élections n’auront aucune incidence sur notre sort , ni même sur la configuration politique actuelle.

    Tant que la rente sera là  et que le prix du barmil subviendra à nos besoins physiologiques primaires!

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    Souhila
    14 janvier 2019 - 11 h 55 min

    «Aller vers 5e mandat, c’est pousser le pays vers l’abîme»…
    Mais c’est ce qu’ILS veulent. Précipiter le pays vers le désastre après s’être remplis plein les poches. « ILS » ont assuré l’avenir de leur progéniture et de leur décendance pour plusieurs décennies. LA HONTE !!!
    Perso, ce qui m’intrigue le plus chez cette Zoubida, c’est qu’elle se réveille juste maintenant… POURQUOI ? Car il ne faut pas oublier qu’elle a toujours été dans les rouages du SYSTÈME depuis fort longtemps sinon depuis toujours. Bizarre tout de même…..
    Mme. Zoubida, le peuple et tout citoyen lambda qui le compose savons pertinemment que les « partis » ne représentent ABSOLUMENT RIEN à nos yeux vu que vous n’êtes que des instruments polueurs de la société civile aux mains de ceux-là mêmes qui vous ont créés….. Alors, vous repasserez, chère Dame ! En fait, vous n’êtes qu’entrain de jouer la partition musicale que vos maîtres vous ont ordonné de jouer en « U » majeur.

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    lhadi
    14 janvier 2019 - 10 h 56 min

    Dans une de mes interventions sur A.P, j’avais objecté sur la limite du marxisme qui, outre son « prophétisme », tient à l’absence d’une théorie pertinente de l’Etat moderne : Marx a posé la question « Qui doit gouverner ? », et non pas celle, décisive, « Comment doit-on gouverner ? ».

    Ainsi la dictature du prolétariat a légitimé un régime d’oppression sur le prolétariat pire que le capitalisme.

    A méditer !!!

    Fraternellemet lhadi
    ([email protected])

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      Engels
      14 janvier 2019 - 12 h 26 min

      Ya SI L’HADI… ALLAH YEHDIK ! C’est ce qui m’a toujours opposé à mon cher Ami MARX (pas Groucho…). Je lui ai toujours dit qu’il eût été mieux de réunir les DEUX conditions. A savoir :
      QUI DOIT GOUVERNER ? (Le peuple lui dis-je…) doit toujours être adjoint à :
      COMMENT DOIT-ON GOUVERNER ?
      Mais, Allah ghaleb ! Rassou kh’chine…!
      Une vraie tête de mule.
      Alors, je lui réponds : MISÈRE DE LA PHILOSOPHIE !
      Ce à quoi il me répond à son tour : PHILOSOPHIE DE LA MISÈRE !
      ROUH EFHAM YA KHOUYA HADA L’AÂBD !!! CH’KOUNE LI SALAK HA MAÂ….. GHIR L’INSPECTEUR TAHAR DIALNA !
      ALLAH YERAHMOU BI RAHMATI ALLAH…!!!

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        Abou Langi
        14 janvier 2019 - 14 h 21 min

        Dizouli ya Si Engels, mais « philophie de la misère » n’est pas de vous: mais de Proudhon!

        Quant à la limite du marxisme dont Sarte disait qu’elle était une philosophie indépassable, mais apparemment pas pour l’immense Lhadi , Marx n’a jamais dit qu’elle étaient achevée ou qu’elle était intemporelle.

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          Engels
          14 janvier 2019 - 15 h 19 min

          Redizouli ya si Abou Khorti Horeira Langui (de quoi ?). Reprends tes classiques ya si Abou Laguitni….. Car c’est bien Engels qui a dit (écrit) cela…. Donc, c’est de MOI ! Et… MOA SEUL !!! Comme dirait le défunt Ould Abbes el meskine…..
          Car la pensée est infinie comme l’Univers sans limites passant de moins l’infini à… plus l’infini tout en avalant votre CIPHER (zéro) ya akhi Abou Horeira Laguitni…

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          Abou Sroff
          14 janvier 2019 - 15 h 25 min

          Mister Abou Langi, je vous salue! je crois que nous devons lire et relire toutes les interventions de l’immense lhadi (à commencer par ses interventions ô combien pertinentes sur el watan,, avant que ce dernier ne se lasse des élucubrations de …………. lhadi)).
          car, il nous faut reconnaitre que lhadi vient juste de contredire Sartre en avançant que le petit Marx n’a rien compris à l’histoire.
          moralité de l’histoire: « il arrive aux aigles de descendre plus bas que les poules mais jamais les poules ne pourront s’élever aussi haut que les aigles. » (V.I. Oulianov)

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          Abou Stroff
          14 janvier 2019 - 15 h 41 min

          apparemment, le sieur lhadi est incontournable quand il s’agit de pensée abstraite, mais je viens de découvrir qu’un certain engel qui n’a apparemment jamais entendu de Proudhon semble, lui aussi, exceller dans la pensée abstraite.
          je comprends clairement pourquoi certains ridicules abou se sentent si ridicules devant ces éminents benseurs.

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          Abou Langi
          14 janvier 2019 - 17 h 06 min

          Eh oui, Si Abou Stroff. Que peuvent nos faibles lueurs devant les lumières aveuglantes de Lhadi et de ses apôtres ?

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          Engels
          14 janvier 2019 - 17 h 13 min

          @Abou Stroff – 15 h 41 mn. Mais bien évidemment que je n’ai point entendu ou disons….. JAMAIS entendu parler de
          Pierre-Joseph Proudhon ni encore moins ses écrits tel que « Qu’est-ce que la Propriété ? » entre autres…..et qu’il était le père de l’autogestion, du fédéralisme et de l’anarchisme ce qui l’opposait fondamentalement au collectivisme autoritaire de Marx.
          Mais, comme de bien entendu, tu es la connaissance parfaite voire suprême qui écrase le ghachi que nous sommes. Quelle modestie… peu chère ? Tous les mêmes ces bédouins imbus de leur misérable « personnalité » si insignifiante au demeurant !

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        Blakel
        15 janvier 2019 - 3 h 23 min

        Sans vouloir vous offenser monsieur (Friedrich ?) ENGELS, « Misère de la philosophie » (1847) est bien le titre d’un essai que Karl MARX a écrit en réaction à « Philosophie de la misère » (1846), de Pierre-Joseph PROUDHON. Je suppose que vos propos étaient à prendre au second degré, vu que vous sembliez faire preuve d’ironie, mais cela peut induire en erreur certains, d’où mon intervention.
        PS : Je pense qu’Abou Stroff et Abou Langi ne sont pas ce que vous croyez.

          Abou Stroff
          15 janvier 2019 - 14 h 29 min

          bonjour! celui qui traite ses contradicteurs de « bédoins », n’a toujours pas reconnu qu’il s’est gouré en attribuant un pamphlet de proudhon à engels.
          ceci dit, je trouve que le hadi, malgré sa faconde (qui est souvent ennuyeuse), n’a pas compris grand chose à Marx.
          en effet, en lisant ses propos, on découvre facilement que ses connaissances sont d’une superficialité remarquables.

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      lhadi
      15 janvier 2019 - 9 h 39 min

      Marx restait sous une forte influence hégélienne et je ne trouve pas ses écrits philosophiques très éclairants pour comprendre le monde contemporain. Son oeuvre économique est ancrée dans son temps et dans sa théorie de la valeur, qu’il n’a pas inventée mais qui était à ses yeux un élément essentiel. Or cette théorie est un instrument problématique. Pour moi, Marx qui était à la fois économiste, philosophe, sociologue, politiste, c’est Marx le sociologue qui reste le plus contemporain, avec la centralité de son analyse des classes sociales.

      On connait la phrase célèbre de Marx : « Moi, je ne suis pas marxiste. » Il voulait dire par là qu’il ne participait pas d’une doctrine qui avait reçu la vérité révélée mais qu’il s’interrogeait sur le monde, la société et son fonctionnement.

      En me confrontant aux problèmes d’aujourd’hui. je persiste à dire que Marx a décrit les réalités de l’époque sans penser qu’elles sont transitoires et qu’elles pourraient évoluer. Marx n’a pas vu que les institutions de la démocratie « bourgeoises » pouvaient être utilisées par les ouvriers pour leur émancipation.

      Ceci étant dit, il importe, à mon sens de se focaliser sur les différentes idéologies qui, se revendiquant du marxisme, ont généré des antagonistes réels et nourri des controverses homériques. En leur nom furent justifiés bien des exclusions, arrestations, violences physiques emprisonnements, déportations et assassinats de masse.

      Ces idéologies, nées de la pensée originelle de l’auteur du Manifeste du parti communiste (1848) ont engendré une exégèse aussi considérable, donnant naissance à des régimes politiques si nombreux, et structurer un siècle de la vie politique de nombreux pays du globe. Plusieurs points communs unissent ces doctrines : le monopole du Parti communiste sur le pouvoir, le principe du centralisme démocratique, la nationalisation par l’Etat des moyens de production, une économie planifiée et non pas orientée vers le marché, l’appartenance à un mouvement communiste international et l’aspiration du moins en principe, à la marche vers une société communiste sans Etats, sans classes et sans propriété privé. Mais au delà de ces convergences propres au marxisme-léninisme, stalinisme, trotskisme, maoïsme, titisme et castrisme constituent autant d’avatars qui ont suscité en leur temps adhésions frénétiques et haines incommensurables. Les remettre au gout du jour, c’est exhumer un passé, faire revivre les morts, réentendre des voix autrefois illustres par leur influence et aujourd’hui partiellement tombée dans l’oubli.

      Selon Marx, la dictature du prolétariat doit se traduire par la suppression de la propriété privé des moyens de productions, et donc par la mise en place du collectivisme économique via un processus de socialisation qui doit conduire ensuite à un dépérissement naturel de l’Etat et au passage à une société sans classes qui correspond au communisme proprement dit. Cette dictature « pensée » par Marx comme temporaire, est radicalisée par Lenine – qui n’en précise pas la durée – et présentée comme incompatible avec la démocratie parlementaire jugée « bourgeoise. A ce titre, le marxisme-léninisme se caractérise par un refus de penser l’organisation du pouvoir après la révolution et par une incapacité à anticiper le risque de bureaucratisation du régime. Il évince surtout la question de la démocratie et des libertés. S’appuyant sur Engels qui évoquait le ridicule de combiner les termes d’Etat et de liberté, il affirme : « Tandis que l’Etat existe, pas de liberté ; quand régnera la liberté, il n’y aura plus d’Etat ». Quant au stalinisme, il est caractérisé par l’emploi de la force et de la terreur comme mode de gouvernement, un système généralisé de la délation, un culte frénétique de la personnalisation est la subordination de l’internationale communiste aux intérêt de l’Union soviétique.

      La plus part des pays qui s’étaient engagés dans la construction d’une société communiste y renoncent. En URSS Mikhael Gorbatchev lance en 1985 de rénovation qui aboutira à la fin de l’ère soviétique. En chine, Deng Xiaping initie dés 1981 une immense réforme du système économique, ouvrant la voie à un capitalisme sous contrôle de l’Etat. En novembre 1989, l’effondrement du mur de Berlin, qui symbolisait la division Est-Ouest, incarne celui du mouvement communiste international. Celui-ci est dès lors balayé de tous les anciens pays satellites de l’URSS sans exception. De l’ex planète communiste, seuls, subsistent à ce jour la Corée du Nord, Cuba et, très formellement, la chine et le Vietnam, deux pays où le développement capitaliste bat son plein

      Il ne faut pas perdre de vue que dès 1962 l’Algérie va rejoindre l’aire d’influence de Moscou idéologiquement et surtout par intérêt géopolitique. Elle calque son économie, sa politique , sa gouvernance même à ce jour sur le modèle soviétique.

      L’idéologie du système algérien n’a pas changé d’un iota alors que le monde se mue, avance, bouge. Cette problématique doit être mise sur la table car les hommes passent ; le système perdure.

      Fraternellement lhadi
      ([email protected]

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    moad
    14 janvier 2019 - 10 h 20 min

    Elle a raison.

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    Chaâbi
    14 janvier 2019 - 9 h 49 min

    Mme Zoubida quand vous parlez du changement tout le monde est d’accord mais quand vous parlez de révolte vous exagerez un peu le peuple n’est pas dupe il sait très bien que les partis n’ont aucun programme pouvant sortir le pays de cette soit disant crise qui n’existe que chez certains predateurs qui sèment la peur avant de sauter sur leur proie qu’est ce qui a changé ? le président est malade tout le monde le sait ( Ellah ychafih )et nous ne sommes pas a la veille des élections où va-t-on avec cette mentalité ?madame on a besoin de calme de stabilité ces partis de pour et de contre et aucun programme nous mèneront a notre perte c’est sûr Appelez au calme sa Ellah yahfad

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    Karim
    14 janvier 2019 - 9 h 30 min

    Ceux qui veulent promouvoir le 5ème mandat poussent le pays vers l’abîme, exactement comme vous le dites si bien. C’est écrit dans le dernier testament que le pouvoir absolu revient à cette nomenklatura de père en fils et c’est un héritage absolument oligarchique sécurisé par des milliers de comptes en banques à travers le monde. Une sorte de gangrène à laquelle fait face le peuple, il y a grand risque pour une intervention chirurgicale douloureuse vers un dérapage si jamais ne trouve-t-il pas de thérapie dans ces moments difficiles.

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    anonyme
    14 janvier 2019 - 8 h 25 min

    « Union pour le changement et le progrès ». Le changement de quoi ? Des institutions, du système de production ? Le progrès en quoi ? Les partis politiques doivent prévoir un programme économique chiffré et solvable. Sinon, qu’ils se taisent et nous laissent mourir à petit feu dans le néant de ce FLN du 19 mars 62.

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    anonyme
    14 janvier 2019 - 8 h 24 min

    cette Zoubida Assoul est le seul « homme » au bled

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