Succession de Medelci : pourquoi le président Bouteflika doit faire vite

Medelci constitutionnel
Le président Bouteflika au Conseil constitutionnel en 2014. New Press

Par R. Mahmoudi – Contrairement à certaines prévisions alarmistes, le décès du président du Conseil constitutionnel, Mourad Medelci, ne va pas entraver le processus électoral en cours, puisque la Constitution prévoit des dispositions claires devant aboutir à son remplacement par un autre président qui sera désigné par le président de la République.

Ainsi, conformément à ces dispositions, le Conseil constitutionnel devrait se réunir sous la présidence de son vice-président, Mohamed Habchi, pour prendre acte du décès de son président et informer le président de la République, conformément au règlement intérieur de cette institution.

En effet, l’article 81 du règlement intérieur du Conseil stipule qu’«en cas de décès ou de démission du président du Conseil constitutionnel, le Conseil se réunit sous la présidence du vice-président et en prend acte». Le même article énonce également que «le président de la République en est immédiatement informé».

Entretemps, le vice-président du Conseil, Mohamed Habchi, peut en assurer le fonctionnement avec toutes les prérogatives dues au président, pour une durée indéterminée.  Ce qui, selon des constitutionnalistes, lui permet de diriger cette institution pendant toute la période des élections.

Or, pour des raisons de crédibilité, le président de la République ne laisserait pas ce poste vacant dans une conjoncture aussi sensible et capitale, à plus forte raison s’il décide de briguer un nouveau mandat. Car, il sait que la moindre faille, politique ou institutionnelle, serait exploitée par ses opposants – opposants au cinquième mandat – et retournée contre lui. C’est pourquoi il faut s’attendre à ce que le chef de l’Etat nomme un successeur à feu Mourad Medelci au courant de cette semaine.

Les noms qui reviennent le plus souvent pour occuper ce poste à la fois symbolique et névralgique dans le système politique sont Tayeb Belaïz et Tayeb Louh, deux hommes qui semblent jouir de la confiance de la présidence de la République.

R. M.

Comment (16)

    Blakel
    30 janvier 2019 - 4 h 51 min

    Toujours les mêmes !

    Flytoxe
    29 janvier 2019 - 18 h 41 min

    Et voilà tayebet Al Hammam existe réellement.
    Tayeb L & Tayeb B et même Tayeb de Park Zoologique.

    Chaoui Ou Zien
    29 janvier 2019 - 18 h 30 min

    Toute hypocrisie mise a part, pourquoi le deces de Mourad Medelci devrait entraver le processus electoral? Un homme moyen, aux origines douteuses, a qui on a confie des taches administratives bien au dessus de ses capacites juste parcequ’il comptait parmi les fideles des fideles du seigneur du moment. Quant a ce seigneur du moment, le cas Medelci est une autre preuve qu’il a toujours fait passer ses interets personnels avant ceux de la nation qui lui a pourtant tout donne. Prions que dieu trouve chez Medelci les qualites que nous ses basses creatures n’avions pu reussir a lui trouver et lui accorde ainsi sa misericorde eternelle. Quant a ceux qui se sont bouscules au portillon du cimetiere pour voir et se faire voir, rappelons leur que dieu, pour ceux qui y croient, est defini comme celui qui sait tout et voit tout (« yaalamou ma beyna eydihoum ou ma khalfahoum »). Aujourdhui, c’est Medelci, demain ce sera votre tour. Al harba ouine. Sept tours de piste autour de la Kaaba el moukarama ne vous epargnera pas son courroux. Moi, j’aurai bien aime voir votre supplice commencer ici sur terre mais comme je ne me fais plus d’illusions avec ce systeme qui persiste, je me rabats sur le chatiment de dieu.

    Anonyme
    29 janvier 2019 - 14 h 44 min

    11 décembre 1960, soit huit jours avant l’assemblée générale des nations unies qui reconnait le droit du peuple algérien à la libre détermination et à l’indépendance.

    Anonyme
    29 janvier 2019 - 14 h 19 min

    Lorsque j’ai été au conseil constitutionnel le 11 décembre 2018 –mon nom est inscrit sur le registre- pour avoir plus d’information sur cette exception d’inconstitutionnalité exposé par Tayeb LOUH et destinée au ‘’renforcement de l’Etat de droit en accord avec les objectifs de développement durable qui invite à mettre en place des institutions efficaces, responsables et transparentes à tous les niveaux’’, comme le disait si pompeusement l’affiche du Pnud, l’atmosphère m’a paru si délétère qu’un garde républicain avait fini par me faire comprendre qu’il se passait des choses derrière la façade du mur de cette bâtisse du Bd 11 décembre 1962.

    Mhand
    29 janvier 2019 - 13 h 49 min

    Ce que je ne comprends pas, c’est que le président du Conseil constitutionnel L’Ah yerahmou était malade quand il a occupé ce poste jusqu’à sa mort. Cela signifie que ce poste peut être vacant pendant une longue période? Donc ce poste n’a aucune importance! d’ailleur c’est la meme chose avec le poste du president de la republique de charlot.

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    Merlan
    29 janvier 2019 - 13 h 24 min

    Le nouveau president du conseil constitutionnel sera originaire de la wilaya de Tlemcen. Comme le president du senat, comme 3/4 des minsitres, 3/4 des walis et 3/4 des generaux en activite. Conformement a la constitution, article non publiable. Mais pour faire politiquement correct, personne n’en parle ….

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      Anonyme
      29 janvier 2019 - 18 h 34 min

      Ils en parlaient pourtant du temps de Zeroual qui ‘omma quelques copains. Ils le diaboliserent teemet, qu’il démissionna pour laisser sa place à « quelqu’un qui devrait faire mieux ».
      Le Premier ministre de l’époque est le même que l’actuel. C’est bon pour la continuité. Où pour la continuation?

    Chibl
    29 janvier 2019 - 12 h 55 min

    La mort de Medelci est un signe, ils auront beau fabriquer des solutions, un grain de sable viendra enrayer leur machine a trafiquer et ils seront nus devant le peuple, j’en suis sure, la grande TBAHDILA du clan est toute proche.

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    HIISE etc...etc...
    29 janvier 2019 - 12 h 13 min

    On voit bien à travers cet article que le Conseil Constitutionnel n’est pas fait pour faire un travail constitutionnel mais pour servir et protéger le pouvoir en place. Comme beaucoup d’autre organisme, syndicats et institution.

    C’est dans cet ordre d’idée qu’il faut comprendre aussi la création de la Haute Instance Indépendante de Surveillance des Elections (HIISE) dont les membres ont tous été choisis et nommés par Bouteflika. Aussi, si certains internautes conseillent aux candidats en lice à la Présidentielle d’exiger la dissolution puis le renouvellement de cette instance par des personnalités vraiment indépendante, c’est qu’ils savent de quoi il en retourne !

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    Anonyme
    29 janvier 2019 - 8 h 35 min

    Il faut bien que quelqu’un atteste que Bouteflika est en bonne santé, le 5eme mandat oblige.

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    Rascasse
    29 janvier 2019 - 8 h 23 min

    Le pays se dirige vers un 5 eme mandat et nous sommes là à spéculer sur le conseil constitutionnel, du pain béni pour les labos

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    Hibeche
    29 janvier 2019 - 7 h 58 min

    Celui qui va être nommé, est celui qui validera le dossier de candidature de fakhamatihi même mort. Ne fera rien pour entraver le succès de Fakhamatouhoum jusqu’à la fin des temps, et à contrario, il fera tout pour « anéantir  » un probable prétendant à bousculer son excellence dans son sprint final .

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    Zaatar
    29 janvier 2019 - 7 h 51 min

    D’une certaine manière on nous assure que ça sera surement un Tayeb…

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    TOP 16
    29 janvier 2019 - 7 h 48 min

    Le meilleur des meilleurs pour le clan d’Oujda et leurs alliés,y’a pas mieux que grand Héro,le grand docteur,le magicien de la politique,et le plus soumis à la famille Bouteflika,Mr le Moudjahid de la blanque et des Histoires drôle Djamel Ould Abbes

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    Rabah
    29 janvier 2019 - 7 h 31 min

    Belaiz est fin prêt.

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