Programmes religieux à l’école : Mohamed Aïssa ne veut pas assumer

ministre journalistes
Mohamed Aïssa. D. R.

Par R. Mahmoudi – Encore une fois, le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs se dit victime d’une mauvaise interprétation de ses propos par les journalistes, cette fois-ci au sujet des programmes religieux dispensés aux lycéens. Mohamed Aïssa, selon des comptes-rendus de la presse, avait suggéré une révision de ces programmes parce que, selon lui, il engendrait des «takfiriste» et «des extrémistes sans même être des pratiquants». Sa déclaration a soulevé une vive polémique et fait réagir

Interrogé à ce sujet, lors d’une conférence de presse tenue hier samedi, le ministre a déclaré : «Je ne reviendrai pas dessus, car mes propos ont été déformés». Mais, à la même occasion, il a annoncé que son département et celui de l’Education nationale avaient commencé un travail de coordination pour «sélectionner les programmes les plus utiles pour la famille algérienne et les plus modérés, en accord avec l’esprit de modération dans les mosquées». Il explique que les conseils scientifiques ont répondu à la question posée précédemment, mais a été, selon, lui «déformé». Le ministre ne dit pas par qui sa question aurait été déformée, et à quel objectif.

Toujours vague dans ses propos, Mohamed Aïssa poursuit : «J’ai critiqué un programme bien défini. J’avais dit que j’ai le droit de demander aux secrétaires de programmes scientifiques tout ce que je désirais concernant la loi d’orientation». Là encore, il ne dit pas de quel programme il s’agit, ni quel est l’objet de sa critique».

R. M.

Comment (6)

    Hadj Brahim
    18 février 2019 - 2 h 07 min

    Il n’ya pas que ces « programmes religieux takfiristes » du secondaire, ya si el wazir ! C’est tout un envahissement sectaire de notre société algérienne plurielle, qui se trouve taraudée par cette vermine des sectes «ikhwano-salafo-wahabites» de réseaux multinationaux, et instrument de destruction d’Etats-nation progressistes aux mains d’officines coloniales occidentales.
    Si El-wazir se vantant un défenseur de la modération du culte musulman, ne voit pas, ou daigne de voir le ravage de ces idiologies sectaires, dans nos médias : presque la totalité de nos chaines TV (locales où privées offshores) diffusent ridiculement les appels à la prière, pourtant fonction exclusives des mosquées et dépendant strictement d’horaires et lieux fixes pour pratiquants locaux. Les prêches des chouyoukhs du wahabisme et du salafisme des tribus féodales de la péninsule arabique, ont envahi nos programmes, sans parler de nos charlatans locaux, infectés … prônant en outre la « roqia » d’exorcisme du djin ou la guérison par le « tibb ennabaoui », alors que nos médecins subissent le mépris et l’agression, et prennent le large.
    Avez-vous M. le wazir constaté le retour des « halakat el’îlm echaraî » d’endoctrinement sectaires de nos femmes dans les mosquées. Mêmes leurs progénitures n’y échappent pas ! Mosquées d’ailleurs transformées en accueil de la petite enfance – pourtant réglementée – parallèle en « école coranique » dissipant ni plus, ni moins la « talibanisation » de la société par le bigotisme religieux et l’abrutissement servil faisant d’eux des psychopathes, en préparant bon nombre à d’autres desseins « daechistes » du crime ! L’actualité de nos jours regorge de tragédies de ses sectes criminelles à visage de « daâwa ouel irchad », « el islah wal âdala », « el tanmia wa charia », « ennour wal asala », …
    Avez-vous les compétences à observer ces « maladies confessionnelles » ou bien vous en assurez tacitement la couverture ? Malheureusement l’Ecole républicaine a été leur première cible, dont les vingt années « Benbouzidiennes » l’ont plombée, au point d’en arriver à polémiquer au XXIème siècle sur ablutions dans les classes, comme jadis des « m’sallates » à l’intérieur des lieux de travail et du savoir, demain dans les restaurant, les jardins publics, les restaurants, les plages, les centres médicaux, etc … pour enfin finir à la séparations des mâles des femelles « el mou’minines » dans les bus et les trottoirs !! Malheureusement, c’est à un laxisme coupable des pouvoirs publics auquel nous assistons aujourd’hui, malgré votre réveil tardif ! …

    Anonyme
    17 février 2019 - 19 h 40 min

    Plus on abruti les gens avec la religion mieux c’est., Allah igawi etnou3a bech i 3ichou el feyguine

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    Anonyme
    17 février 2019 - 14 h 58 min

    Le jour où l’on supprimera ce ministère j aurai de l espoir pour mon pays!!!
    A quand la séparation de l école et de la mosquée ?
    L école doit former des citoyens,la mosquée des croyants,pourquoi mélangez les deux sinon pour encombrer les cerveaux de nos enfants dès le jeune âge en alourdissant les programmes au détriment d autres matières…

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    Abou Stroff
    17 février 2019 - 14 h 41 min

    « la critique de la religion est la condition préliminaire de toute critique » (K. M.). ceci dit, il me semble que tant que nous n’aurons pas généré une critique radicale de la vision religieuse du monde et des phénomènes, nous continuerons à confondre essences et apparences et nous ne cesserons guère de tourner en rond (d’où les cris hystériques en faveur d’un cinquième mandat?)

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    Anonyme
    17 février 2019 - 13 h 54 min

    Les enfants de beaucoup de dirigeants sont à l’étranger dans des écoles laïques. Laissez l’école tranquille, elle doit être neutre, stop à l’endoctrinement religieux qui sert des intérêts étrangers.

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    Pig pong
    17 février 2019 - 9 h 27 min

    Pendant que des pays inventent et produisent, nous on les regarde en faisant une prière pour mieux importer. Ainsi va la vie et c’est la faute à personne à moins que c’est la faute à mektoub.

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