Le FLN mobilise ses troupes pour une contre-manifestation le 22 février

FLN
Meeting du 9 février 2019 à la Coupole Mohamed-Boudiaf. Anis Belghoul

Par Hani Abdi – Le FLN a décidé de contre-attaquer après l’appel des opposants au cinquième mandat à une marche le 22 février après la prière du vendredi. L’ancien parti unique, qui a installé les directeurs de campagne à travers le territoire national, mobilise sa base militante pour organiser une contre-manifestation le même jour. Il s’agit pour ce parti de rééditer l’exploit de son grand meeting organisé à la Coupole Mohamed-Boudiaf, le 9 février dernier, mais aussi pour ne pas laisser le terrain aux islamistes embusqués qui cherchent à réoccuper la rue, comme à l’époque du FIS.

L’appel anonyme à des marches le 22 février semble, pour de nombreux observateurs, porter la signature des résidus du FIS dissous, qui s’agitent depuis quelques semaines sur les réseaux sociaux et qui s’affichent avec des pancartes contre le cinquième mandat. D’ailleurs, de nombreux internautes s’interrogent sur les auteurs de cet appel à des marches après la prière du vendredi. Pour eux, seuls les islamistes peuvent être derrière ce genre d’appels à manifester juste à la fin de la prière, comme le faisaient les activistes du FIS au début des années 1990.

Embusqués depuis les révoltes arabes, les résidus du FIS attendent le bon moment pour entrer en action, eux qui n’ont jamais abandonné leur projet d’instauration d’un Etat théocratique. Aujourd’hui, ils surfent sur cette vague de contestation contre le cinquième mandat non pas pour aider à la mise en place d’un processus de démocratisation du pays, mais pour créer des troubles qui leur permettraient de «détruire» les ressorts de l’Etat républicain pour pouvoir instaurer leur califat.

La prudence affichée par la classe politique quant à ces appels anonymes à des marches rassure sur la conscience politique des Algériens qui semblent faire la part des choses et refusent de s’impliquer dans des plans échafaudés ailleurs pour faire basculer le pays à nouveau dans la violence.

Prenant au sérieux ces appels à des manifestations de rue contre le cinquième mandat, les autorités ont pris des mesures strictes pour éviter des débordements dans les villes où sont prévues ces actions de rue.

H. A.

Comment (58)

    Anonyme
    22 février 2019 - 19 h 15 min

    Pourquoi vous dites que c’est des résidus du FIS qui sont à l’origine de cette manifestation pacifique? On n’a pas à être un membre du FIS pour demander à avoir un président qui parle à son peuple, qui est en bonne condition physique et qui n’a pas plus de 80 ans !!!!!!

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