Le sursaut ou le chaos

Algérie conséquences
Il faut freiner la chute libre du pays et remettre l'Algérie sur les rails de la gouvernance. PPAgency

Par Rabah Toubal – Drôle de pays que le nôtre ! Si les conséquences de la situation extrêmement dangereuse, dans laquelle il se trouve actuellement, n’étaient pas si graves, voire dramatiques, on en aurait certainement souri, sans trop nous en inquiéter. Malheureusement, elles sont grosses de tous les risques pour sa cohésion, sa stabilité, sa sécurité et son unité.

Nous nous retrouvons avec, d’une part, un pouvoir prédateur qui a bradé et pillé les principales ressources naturelles non renouvelables du pays, dilapidé ses ressources financières, pour alimenter une corruption généralisée et forcé à l’exil ses compétences, de plus en plus rares. D’autre part, un peuple prisonnier d’un modèle économique et social obsolète, fondé quasi exclusivement sur l’assistanat, les subventions et le système D, qui favorisent l’économie parallèle et toutes sortes de trafics. Et, enfin, une classe politique et une société civile qui mangent majoritairement dans le râtelier du pouvoir qui les a façonnées à son image.

Un véritable cocktail explosif, que la crise multidimensionnelle qui s’installe durablement après la chance perdue des 1 000 milliards de dollars de la rente des hydrocarbures, semés à tous vents, depuis avril 1999, pourrait transformer en chaos ingérable.

L’urgence est donc à un réveil des forces saines du pays pour freiner la chute libre du pays essentiellement due à l’inconscience des uns et des autres et remettre l’Algérie sur les rails de la gouvernance politique et économique rationnelle, seule garante d’un redressement salutaire, à moyen terme.

R. T.

Comment (27)

    salim A
    13 avril 2019 - 18 h 08 min

    Au début de l’histoire, un besoin d’en finir avec un grand nombre de régimes récalcitrants à l’ordre mondial. Un bon nombre d’ONG furent investies de moyens conséquents pour obtenir ces changements de régimes. Une nouvelle terminologie fut mise en place et qu’on désigne communément par révolution colorée. Les noms et les stratégies sont adaptées à chaque pays.

    Dans le cas de l’Algérie, le premier essai fut en 2011 avec les émeutes du sucre. Cela se solda par un semi-échec mais des enseignements furent tirés de cette expérience.

    Entre temps, le régime au pouvoir n’en finissait pas d’avilir son peuple. Tous les moyens furent utilisés pour rendre la population amorphe dont l’encouragement à la prédation par tous les moyens possibles. Le sport national: la rapine, l’économie informelle, le détournement des prêts ANSEJ, CNAC et autres, atteignirent des sommets.

    Entre temps, des centaines de jeunes dont une majorité d’étudiants et étudiantes furent initié(e)s aux moyens de révolte pacifique. Tunis et d’autres villes accueillirent ces rencontres sous couvert de socialisation où les techniques modernes de subversion furent enseignées par ces mêmes ONG.

    Deuxième essai (phase) en Février 2019. Sentant que le moment était venu, une révolution colorée fut déclenchée avec le but avoué de faire tomber le régime HONNI par des millions de gens. Le but inavoué et que les millions de gens ne veulent pas en entendre parler, est de destabiliser de manière permanente ou au moins pour une longue période (au moins 20 ans) le pays, quitte peut être à morceller le pays en micro-états.

    Troisième phase: mettre en place une équipe conflictuelle qui ne sera pas entièrement reconnue par l’ensemble de la population, ce qui engendrera les blocages et conflits menant au désordre permanent. Pour s’en convaincre, voir ce qui se passe actuellement dans les pays touchés par les révolutions colorées. Est ce qu’un jour, un libyen de tripoli pensait qu’un autre libyen de benghazi allait mener une attaque aérienne contre tripoli?

    Est ce que vous pensez que c’est farfelu de penser qu’un jour prochain un Algérien d’une ville de l’est algérien aille bombarder une autre ville de l’ouest, du centre ou du sud algérien ou vice-versa. N’a t-on pas l’histoire récente de notre pays lorsque des algériens se faisaient égorger par centaines dans la même journée (Had Chekala et Bentalha) par d’autres algériens.

    Pour finir, est ce que depuis 1962 et jusqu’à aujourd’hui, y’ a t-il eu un seul candidat qui a étalé son projet de société dans lequel on peut avoir les détails de son programme: Économie, emplois, impots, éducation, etc…

    Ce que l’on entend maintenant, ce ne sont que des slogans importés ou imposés par ces ONG. La deuxième république ne sera pas le fruit d’une ONG, elle sera le fruit de l’intellect des algériens et des algériennes. Il est temps alors de commencer à rédiger des plans de sortie de crise CONCRETS . C’est bien beau de parler mais rien ne remplace l’action.

    Merci

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    Nasser
    11 avril 2019 - 23 h 46 min

    La Constitution est légitimée par le peuple suite à un référendum! Pour la changer il faut une proposition validée par un autre référendum! Toutes autres propositions sont illégales et illégitimes ! Les manifestations aussi majestueuses qu’elles soient ne sont que l’expression d’un refus d’une situation et non un référendum! Il est étonnant que ceux qui se sont toujours déclarés « légalistes » et « défenseurs du Droit » aujourd’hui appellent à « tordre » la Constitution! Ce seront sans aucun doute les mêmes qui fustigeront plus tard, avec fracas, ceux qui l’auront piétinée !

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      Hychem Zaidi
      12 avril 2019 - 19 h 00 min

      La constitution est l’œuvre d’un régime corrompu et par voie de conséquence illégitime. Le peuple est au dessus de cette pseudo-constitution. En outre, une constitution quelle qu’elle soit n’est pas le Coran. Donc, allez jouer votre tragi-comédie ailleurs. Il faut geler constitution et institutions pour refonder tout l’état et la nation algérienne. Vous-êtes un IGNARE CRIMINEL CORROMPU et INCULTE…le régime, sa constitution et ses institutions sont indéfendables !!!

    Nasser
    11 avril 2019 - 23 h 45 min

    Si certaines parties n’acceptent même pas 3 mois de transition (accompagnées par l’Armée) en poussant à rejeter TOUT, c’est qu’elles cherchent le désordre en se servant de nos enfants …jamais les leurs!

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      salim A
      13 avril 2019 - 22 h 03 min

      Mr Nasser, les gens sont actuellement survoltés. Ils préfèrent tout détruire que d’écouter la voix de la raison. Il y’a d’autres qui pensent pour eux et qui les guident vers le suicide collectif.

      Il faut laisser le temps faire son oeuvre. Lorsqu’un matin, on se réveille avec sa maison en feu, à ce moment là on va se dire mais bon dieu qu’est ce qu’on a fait?

      Entre temps, prenez soin de vos proches. Les temps vont être durs.

    Nasser
    11 avril 2019 - 23 h 43 min

    MEFIEZ- VOUS de ces opportunistes !
    ___
    Le « Hirak » est de plus en plus infiltré par des éléments qui veulent le casser !
    Ce sont certains partis et certaines personnalités revanchardes qui ne veulent que la violence en se gardant bien de protéger leurs familles ! (qui de la majorité des algériens les connaissent avant le « hirak »?)
    « prête-moi ton fils se faire tabasser à la place du mien »
    Les partisans du « système » doivent se frotter les mains !

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    Anonyme
    11 avril 2019 - 19 h 37 min

    Parlez-nous, SVP, de la Libye, avant et après.

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    Anonyme
    11 avril 2019 - 18 h 55 min

    Il manque, à mon avis, à cet article, du point de vue littéraire, très bien rédigé,un peu plus de profondeur. Il a été écrit d’une manière précipitée, poussé sans doute, par la fièvre actuelle ou l’élan du politiquement correct. En noir et blanc. On ne distingue pas les nuances de gris.

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    Anonyme
    11 avril 2019 - 16 h 07 min

    Mr le vice-ministre, Chef d´état Major! LE PEUPLE EST PLUS GRAND QUE VOUS! Soyez sage et, admettez-le enfin, pour le bien de l´Algérie!

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    El pueblo
    11 avril 2019 - 15 h 08 min

    TRES BON ET EXCELLENT ARTICLE
    C’EST CLAIR ET LIMPIDE

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    Abou Stroff
    11 avril 2019 - 15 h 06 min

    j’ai toujours soutenu que le système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation ne générait pas les conditions de son propre dépassement.
    j’ai donc avancé que le dépassement du système ne pouvait s’effectuer qu’à travers un choc externe (une baisse prolongée des prix des hydrocarbures, par exemple) ou grâce à l’émergence d’un HOMME D’ETAT de la trempe d’ATTATURK ou de MANDELA ou de BOURGUIBA.
    la première option n’étant pas à l’ordre du jour, je pense que GAÏD SALAH peut inscrire son nom dans l’histoire (au contraire de bouteflika qui mourra dans l’anonymat le plus total) en agissant en HOMME D’ETAT et en participant à la matérialisation de l’essence du « mouvement du 22 février » (ou hirak).
    ce mouvement, contrairement aux apparences et aux slogans multiples qu’il arbore, ne demande qu’une chose et une seule: « HALTE A LA PREDATION SOUS TOUTES SES FORMES ».
    moralité de l’histoire: puisque la justice semble avoir retrouvé sa liberté, n’est il pas temps pour les magistrats de s’occuper des diverses casseroles que trainent aussi bien nos augustes dirigeants que nos augustes « chefs d’entreprises » ?
    ….

      Zaatar
      11 avril 2019 - 18 h 52 min

      Cher Abou Stroff je vous salue,

      Je crois avec toutes les extrapolations possibles que je puisse faire, et sans vouloir vexer personne, que Gaid Salah inscrira son nom dans la décharge publique de la wilaya d’Alger. Si la justice a retrouvé un tant soit peu quelques airs de liberté il n’en demeure pas moins que ses principaux clients volent en plus grande liberté. J’ai eu échos que lesieur Khelil lekhla se marre de ce qui se trame dans le pays. Je ne connais cependant pas les raisons. Je ne peux deviner pourquoi également.

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      Abouloune
      12 avril 2019 - 1 h 52 min

      Abou strof,tu se trompes. Les juges sont toujours sous tutelle du pouvoir,car les textes et organisations sont tôt jours les mêmes : conseil supérieur de la magistrature , président bouteflika,vice président louh. No comment.
      Toi compris??

    MELLO
    11 avril 2019 - 11 h 31 min

    La corruption , les détournements , la prédation et la violence sont des facteurs de recul , de négation et d’ignorance de l’autre. L’autre , c’est le pacifisme , la dévotion en une patrie , -selmya- selmya/ khawa-khawa , slogans qui sont les vecteurs d’une base sereine et conviviale. Deux situations antagonistes qui s’affrontent , mais en vérité la sérénité est plus forte que la peur. La peur sème le chaos , mais l’amour de la patrie est plus fort que tout. Les clans cherchent la division de khawa-khawa dont les liens restent solides. Le peuple n’est plus ignorant, il a tout compris donc c’est n’est plus arabes-kabyles-chaouis-mozabites-wahrani-ksantini ou aanabi , mais c’est ALGÉRIENS . « LES ALGÉRIENS -LES ALGERIENS » reste l’un des slogans les plus usités.
    Le sursaut est là, le peuple est là et les élites sont là pour nous orienter et nous guider vers la victoire. Inchallah.

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      Jazayria
      11 avril 2019 - 18 h 09 min

      Merci Mello pour votre positivisme, inchallah la victoire pour notre pays !

    Karamazov
    11 avril 2019 - 10 h 30 min

    J’ai admiré votre soupir de sagesse et je me fais un malin plaisir à le citer.

    « Nous nous retrouvons avec, d’une part, un pouvoir prédateur qui a bradé et pillé les principales ressources naturelles non renouvelables du pays, dilapidé ses ressources financières, pour alimenter une corruption généralisée et forcé à l’exil ses compétences, de plus en plus rares. D’autre part, un peuple prisonnier d’un modèle économique et social obsolète, fondé quasi exclusivement sur l’assistanat, les subventions et le système D, qui favorisent l’économie parallèle et toutes sortes de trafics. Et, enfin, une classe politique et une société civile qui mangent majoritairement dans le râtelier du pouvoir qui les a façonnées à son image. »

    Vous ne faites que rappeler avec il est vrai un lyrisme inégalable ce que nous disons très modestement avec moins de liturgie et avec l’humilité qui a toujours caractérisé notre modestie à Moua , Zaatar et Abou Stroff .

    Quant à moua j’ai toujours dit que nous avons un problème de société et , avec mes deux autres compères , que cette société ne portait pas en elle-même les germes de son dépassement.

    Cette société ne peut pas se transformer en autre chose qu’en elle même. Alors à quoi bon !

    Aucun changement ne saurait se faire sans cataclysme ou comme vous l’appelez poétiquement: sans « implosion ».

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      Anonyme
      11 avril 2019 - 12 h 13 min

      Allons allons, ne soyons pas aussi pessimistes!
      Qui aurait pu croire que ce peuple endormi au biberon allait se soulever un jour contre le système qui l´humilie.
      Certainement ni vous, ni Zaater, ni Abou Stroff!
      Et pourtant ce brave peuple qu on qualifiait de « tubes digestifs ambulants » a bien pris son destin en main et est en train de balayer, la mafia au pouvoir et tous ceux qui gravitent autour!
      Le peuple est bien conscient qu´on lui a fait prendre de mauvaises habitudes et, il est aussi en train de s´en débarrasser.
      Il n´y a que les imbéciles qui n´apprennent rien!
      Dorénavant, le mot rationnel sera bien introduit dans le dictionnaire et les moeurs de l´Algérien!
      Les marches des vendredis ont fait beaucoup de bien aux Algeriens.
      Au delà du fait de se débarrasser de ses vampires, ce qui était l objectif visé, ces marches ont été très pedagogiques pour le peuple. Elles lui ont appris pas mal de choses, dont il ne se doutait meme pas lui-meme!
      Et ca continue, l´apprentissage!

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        Zaatar
        11 avril 2019 - 13 h 46 min

        Les marches auront bien fait apprendre beaucoup de choses au peuple. Elle ne l’auront jusqu’à présent pas débarassé de H’mida. Ce qui était et est l’objectif du peuple. Au rythme ou vont les choses et avec les clarifications qu’on observe, on en sera loin du compte, l’apprentissage continue effectivement, mais l’apprentissage de ce qu’est H’mida…forcément.

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          Anonyme
          11 avril 2019 - 15 h 13 min

          @Zaatar
          11 avril 2019 – 13 h 46 min

          beaucoup de hmida ont été balayés
          pour les autres ça arrivera inchallah
          Qui aurait pu croire que Hmimed fut et injecter (on attendant sa cmparution devant la justice) quand à Ali el goudronne il est à El harrach
          Qui aurait pu croire à tout ceci?

          Zaatar
          11 avril 2019 - 21 h 58 min

          Mon ami anonyme, vous croyez vraiment que Ali en goudroune va être jugé ? Si c’est le cas, je vous dirais que vous tetez encore votre pouce.

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        Karamazov
        11 avril 2019 - 13 h 51 min

        Connaissez vous la chanson d’Ahmed Saber et Nora : « on verra ça on verra ça » ? Sinon vous pouvez la trouver sur la toile.

        Je ne suis pas fataliste ou alors que ce genre de système ne saurait « historicomatériélement » durer et qu’il va finir « fatalement  » par tomber .

        C’est sûr qu’il tombera un jour, mais quand et comment ?

          Abou Stroff
          11 avril 2019 - 15 h 21 min

          messieurs KARAMAZOV et ZAATAR, je vous salue!
          je pense que quelle que soit l’issue de ce mouvement populaire que nous pouvons qualifier de miraculeux (bien que je ne sois guère enclin à croire aux miracles), il y a une leçon remarquable à retenir:
          nous assistons à un SAUT QUALITATIF impressionnant dans notre appréhension de la formation sociale algérienne.
          en effet, les algériens lambda, en général et les islamistes, en particulier ont enfin compris que la contradiction principale qui lie et oppose les diverses couches qui forment la formation sociale algérienne n’est pas celle qui opposerait de soi disant musulmans à de soi disant non musulmans mais que cette contradiction lie et oppose les rentiers du système à tous les marginalisés dans la distribution de le rente.
          cette nouvelle appréhension de la contradiction principale par les algériens lambda me semble ouvrir toutes les perspectives à un dépassement futur du système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation qui nous avilit et nous réduit à des moins que rien.
          dans le futur proche, nous (les algériens) serons TOUT et ils (les rentiers du système) seront rien.

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    Anonyme
    11 avril 2019 - 10 h 10 min

    si le peuple s´est soulevé contre cette maffia qui est au pouvoir, ce n´est pas pour abandonner un jour, sans
    s´etre débarrassé de tous ces parasites!
    C´est là que l´ANP doit jouer son role, celui de protéger le peuple de ses ennemis pas seulement extérieurs mais intérieurs aussi, puisque les autres institutions ne le font pas parce qu´étant elles memes au service de la maffia au pouvoir!
    Avec toutes les manipulations possibles, la situation actuelle risque de dégénérer vers l´ingérable, si l´ANP ne se range pas vraiment du coté du peuple pour mettre fin définitivement à ce système au pouvoir!
    Le plus tot sera le mieux!
    De son coté, le peuple doit choisir les personnes integres et honnetes pour le représenter, parce que, on ne pas parler avec la rue!

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    Anonyme
    11 avril 2019 - 9 h 30 min

    En guise de Forces Saines censées nous sortir de ce bourbier, nous avons Gaid Salah, Bensalah et Bedoui.
    La Dream Team pour nous préparer à affronter le 21e siècle !

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    Zaatar
    11 avril 2019 - 8 h 51 min

    Vous faites bien de dire Monsieur Toubal. On est en proie à un avenir incertain pour une raison évidente. Nous avons deux parties antagonistes qui ne se piffrent pas et qu’aucune des deux ne veut céder du terrain à l’autre et sont toutes les deux déterminées à aller à la confrontation. Le résultat ou la conséquence est par déduction évident. De deux choses l’une, ou bien l’une des deux parties céde et donc l’autre aura gagné, ou bien aucune des deux ne cédent et c’est le pays qui aura perdu…

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      Abou Langi
      11 avril 2019 - 9 h 50 min

      Ah non ! il ne faut pas faire semblant qu’on ne savait pas que c’est là qu’on allait. Je te rappelle ya Khouya Zaatar que toutes les élucubrations d’avant la candidature tournaient autour de l’obscure opacité de l’horizon qui s’épaississait au fur et à mesure qu’on s’y approchait. Mais en ces temps-là on savait au moins
      que c ‘est à cause du brouillard qu’on y voyait rien et pourquoi on ne pouvait rien y comprendre à ce qui se tramait de l’autre coté. C’était moins parce qu’on était aveugle que parce qu’on y voyait rien  et qu’on nous montrait pas ce qui s’y trafiquait.

      Ce n’est pas maintenant qu’on est dedans , je cause du brouillard bien entendu, et de ce à quoi vous avez pensé aussi, ih, qu’on va encore rejouer cette pièce ratée.

      Donc on savait qu’on ne savait pas où est-ce qu’on allait et on savait même que quand on y sera on ne comprendrait rien surtout que tous ceux qui viendront nous l’expliquer n’en sauront pas plus que nous et nous compliqueront encore plus la tâche en nous faisant oublier qu’on était plus heureux quand on ne savait rien.

      Mais maintenant non seulement on n’en sait toujours rien, mais encore pire , on ne comprend pas pourquoi.

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        Zaatar
        11 avril 2019 - 12 h 29 min

        En faisant l’analogie avec l’espace, on vient de prendre une photo, à l’aide d’une multitude de telescopes situés en plusieurs endroits de la planète, d’un trou noir situé à 54 millions d’années lumière. Pour être belle, la photo elle l’est, parole de zaatar qui en a vu beaucoup d’autres de photos de Hubble. La finalité est que cette photo a mis en évidence quasi exactement ce qui était prévu dans les simulations du trou noir de part les connaissances de nos scientifiques et de ce que nous a légué Albert Einstein. Pourtant le brouillard était tellement épais qu’on se demandait si vraiment on allait expliquer tout ce que l’on allait trouver.

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