Lancement d’un programme de développement de l’énergie renouvelable au sud du pays

énergie durable
L'Algérie veut renforcer sa production d'énergie solaire et éolienne. D. R.

Un programme visant à réduire la dépendance vis-à-vis de l’énergie fossile (gaz naturel et gasoil) dans la perspective de passer aux énergies renouvelables a été lancé dans le Sud algérien, a révélé Chahar Boulakhras, dimanche à l’APS, le président-directeur général de la société SKTM (Sharikat Kahraba wa Takat moutajadida), filiale du Groupe Sonelgaz, chargée des énergies renouvelables.

Pour ce faire, l’entreprise s’emploie à poursuivre sa dynamique de développement par le renforcement des moyens de production dans plus d’une trentaine de localités du Grand Sud et le lancement de nouveaux projets de valorisation énergétique solaire et éolien, a affirmé Chahar Boulakhras, en marge d’une cérémonie de remise de distinctions aux meilleurs travailleurs de la SKTM à l’occasion de la fête du 1er mai.

Pour réduire la dépendance des énergies fossiles dans le Sud pour la production d’électricité, l’Algérie s’est lancée dans un vaste programme de production d’énergies électriques selon une technologie qui associe énergies renouvelables (solaire et éolienne) et combustible fossile (gasoil), a expliqué le PDG de SKTM .

Une production de 50 mégawatts selon la technologie hybride qui associe les énergies renouvelables et le combustible fossile sera lancée en juillet prochain, a indiqué Boulakhras précisant que cette production vise à réduire la dépendance des centrales électriques du Sud de l’énergie fossile et le coût du transport de cette énergie fossile vers les centrales. La réduction de la consommation du gasoil des turbines et générateurs de production d’électricité conventionnelle permet, en outre, de diminuer l’émission de gaz à effets de serre et la pollution, a-t-il ajouté.

L’entreprise SKTM compte renforcer la production énergétique substantielle au niveau d’une trentaine de localités du Sud par une production de 300 mégawatts, afin d’améliorer la qualité de service dans ces localités.

Actuellement, la production énergétique en Algérie provient de 70% des centrales alimentées par les combustibles fossiles (Gaz et Gasoil) et 30 % de production d’énergies propres et renouvelables. L’Algérie s’est fixée pour objectif de réduire et renverser graduellement cette tendance par des actions concrètes, basées sur le développement à grande échelle des énergies renouvelables et le renforcement de l’efficacité énergétique, a-t-il poursuivi.

La société SKTM, dont le siégé social est à Ghardaïa, a été créée en 2012 pour prendre en charge la production d’électricité conventionnelle pour les réseaux isolés du Sud et des énergies renouvelables pour le territoire national. Elle gère actuellement 80 centrales de productions d’énergie électrique.

R. E.

Comment (8)

    Anonyme
    9 mai 2019 - 10 h 34 min

    « Actuellement, la production énergétique en Algérie provient de 70% des centrales alimentées par les combustibles fossiles (Gaz et Gasoil) et 30 % de production d’énergies propres et renouvelables »
    d´où sortez vous ca? meme les pays pioniers. énergies renouvelables avec tout leur know how et toute leur volonté politique n arrivent pas à ces chiffres.
    Chez nous il n y avait aucune volonté politique à aller vers les énergies renouvelables, bien que notre pays soit logiquement et potentiellemnt le mieux prédisposé pour ces énergies raisonnables.
    Peut etre qu´il n y avait aucune dividende à tirer pour les profiteurs au pouvoir.
    Les énergies renouvelables devraient etre l´un des premiers chantiers à diligenter par le gouvernment issu du hirak!

    El fakir ila Allah
    8 mai 2019 - 16 h 33 min

    Bonjours. Malheureusement que du pipo. Vous avez oublié le plus grand projet de tous les temps avec les allemands pour l’alimentation Electric de tous l Europe (les panneaux solaires) malheureusement les traître avec la France vous connaissez la suite

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    Mme CH
    8 mai 2019 - 1 h 44 min

    Sans rentrer dans la bataille des chiffres erronés, il est temps de réaliser le programme de la production d’électricité à partir des filières photovoltaïques et éoliennes pour booster le domaine socio-économique d’une part, et préserver les ressources
    énergétiques d’origine fossile, d’autre part….! C’est pourquoi, il faut procéder à un changement au niveau de toutes les entreprises/sociétés/organisations et mettre des personnes compétentes et intègres à leur tête….!!!

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      Zaatar
      8 mai 2019 - 10 h 51 min

      il faut procéder à un changement au niveau de toutes les entreprises/sociétés/organisations et mettre des personnes compétentes et intègres à leur tête….!!! Vérité de la palisse, et pour que ça se réalise il faut étêter H’mida, c’est aussi simple que ça. Et pour étêter H’mida, depuis le 22 février on n ‘y arriva pas encore, il faudra se lever tous les jours à 3h du matin pendant près d’un siècle et peut être que…

    Anonimaoui
    7 mai 2019 - 23 h 13 min

    Du n’importe quoi. Comme ça par enchantement et dans une indifférence totale l’Algérie est à 30% d’énergie électrique hors centrales a gaz ou gasoil. Nous avons dépassé l’Allemagne sans le savoir alors que ce pays a une stratégie efficace pour réduire sa dépendance des énergies conventionnelles qu’il mène depuis des décennies.
    Sonelgaz est un groupe très mal géré qui n’arrive même pas à maîtriser ni la production ni la distribution de l’énergie électrique conventionnelle qui nécessite d’être restructuré profondément avant de se lancer dans des projets d’avenir qui dépassent de loin des capacités managériales, techniques et humaines.

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    Zaatar
    6 mai 2019 - 9 h 00 min

    Moi je n’oublie pas le programme de Mme Zerouati confirmé par Mr Guitouni à l’époque ministre de l’énergie. Ce programme prévoit la production de 27% de notre production nationale électrique en renouvelables d’ici 2030. Autrement dit quelque chose qui se chiffre en GW (Gigawatts, 1 GW = 1000 MW). Qu’on m’explique comment cette société chargée du renouvelable (de part son PDG) parle d’un développement de l’ordre de la centaine de MW, 300 tout au plus, alors que le programme nationale vise une dizaine peut être plus de GW?
    On reconnait d’abord le manque de coordination, le cafouillage et le non sérieux de nos responsables. C’est pour cette raison qu’ils doivent tous partir.

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      Requiem
      7 mai 2019 - 3 h 56 min

      Ils doivent tous partir comme Toufik !

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    anonyme
    5 mai 2019 - 12 h 57 min

    70% alimenter par energie fossile et 30% par energie propre et renouvelable a bon !!
    d ou vous les sorter ces chiffres farfelues
    ca serais pluto 95% fossile 5% renouvelable

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