L’Algérie se lance dans la production d’aliments de poissons

poissons
Pisciculture en mer. D. R.

L’aquaculture marine algérienne dépend entièrement des importations en matière d’équipements, d’alevins et de nourriture pour poissons. Néanmoins des projets de production d’aliments du poisson commencent à se mettre en place pour autonomiser cette activité, ont annoncé des responsables.

Le problème ne se pose pas pour ce qui concerne la pisciculture d’eau douce, les poissons étant nourris par des aliments à base végétale dont la fabrication est maitrisée par des opérateurs nationaux. C’est l’alimentation des poissons d’élevage marin, carnassiers (des poissons qui se nourrissent de poissons) pour la majorité, qui pose problème, a-t-on expliqué.

Les prémisses d’une industrie spécialisée dans la fabrication des aliments des carnassiers d’élevage commencent à se dessiner avec notamment le projet que compte lancer l’Onab. L’entreprise nationale publique Onab Nutri Trade, spécialisée dans la production de l’aliment de bétail, compte se lancer dans celle destinée aux poissons, avec une usine qu’elle implantera à Oued Tlélat, à Oran, a indiqué à l’APS son PDG, Bedouhene Adlane, en marge du 7e Salon international de la pêche et de l’aquaculture (Sipa 2017), qui se tient au Centre des conventions d’Oran.

L’usine, dont la réalisation sera lancée prochainement, devrait entrer en production à la mi-2018, a affirmé M. Bedouhane, ajoutant que «la capacité de production n’a pas encore été définie et devra suivre la demande».

Le secteur de l’élevage aquacole compte 40 projets, 24 dans l’aquaculture marine et 16 dans la pisciculture d’eau douce tandis que 250 dossiers de projets aquacoles sont à l’étude au niveau du ministère.

Mettant en exergue l’évolution rapide de ce secteur, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdelkader Bouazgui, a affirmé lors de l’ouverture du Sipa 2017, que la production de la pêche et de l’aquaculture devrait doubler à moyen terme.

Les investissements dans le domaine de l’aquaculture bénéficient d’un ensemble de facilitations et mesures incitatives pour attirer les investisseurs, a expliqué M. Hamouche, soulignant toutefois que l’autonomisation de l’activité de production des aliments des poissons carnassiers se fera progressivement. Dans un premier temps, les producteurs importeront les composantes de base des aliments, notamment les farines de poisson qu’elles utiliseront pour la fabrication des aliments selon des formules définies. La fabrication locale de la farine de poissons, qui peut se faire à bases de restes de poissons issus de la transformation des produits halieutiques, est une autre étape, qui devra drainer d’autres investisseurs, a-t-on encore souligné.

R. E.

Comment (2)

    zaatar
    14 novembre 2017 - 10 h 13 min

    Tout s’implante à Oued Tlélat, de l’usine automobile à l’usine de nourriture pour poisson, en passant par diverses autres industries. La prochaine raffinerie de sonatrach sera certainement implantée également à Oued Tlélat…




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    Kahina
    13 novembre 2017 - 19 h 29 min

    Je suis contre cette industrie. C’est une question de temps, elle finira par disparaitre dans les pays développés…Le consommateur devient exigent , les normes aussi.
    Le Naturel-Bio est l’avenir…Soyez futuristes …




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