Une folle rumeur s’est propagée en Tunisie : Essebsi a-t-il été empoisonné ?

Décès Essebsi
Lors de la levée du corps du président Béji Caïd Essebsi. D. R.

Par Karim B. – La rumeur – ou l’information – s’est propagée comme une traînée de poudre au lendemain de l’enterrement du président tunisien. Les commentateurs sur les réseaux sociaux s’interrogent, en effet, si Béji Caïd Essebsi n’aurait pas été empoisonné.

Des médecins sont intervenus dans le débat pour évoquer une probable septicémie, d’autres parlent d’intoxication médicamenteuse, tout en s’interrogeant sur la maladie dont souffrait le défunt Président. Des internautes pensent, quant à eux, que la confusion viendrait du mot «intoxication» dont la traduction en arabe a la même signification qu’empoisonnement (tassamoum).

Le président Essebsi avait été transféré d’urgence à l’hôpital militaire de Tunis une première fois suite à un malaise. Les autorités tunisiennes avaient tenu à communiquer sur l’état de santé du chef de l’Etat nonagénaire, en assurant qu’elles n’avaient rien à cacher à l’opinion publique tunisienne et en voulant pour preuve le fait qu’Essebsi ait été dirigé vers un établissement hospitalier tunisien et n’ait pas été envoyé dans un pays étranger.

C’est que la maladie puis le décès du président tunisien interviennent dans un contexte politique sensible. Premier Président élu démocratiquement, l’ancien ministre de Bourguiba était sur le point de se retirer de la vie politique après les élections législatives et présidentielle prévues avant la fin de l’année en cours. Une échéance électorale qui revêt une importance capitale dans un pays qui se remet difficilement d’une série d’attentats terroristes dont le but est d’entraver le processus démocratique.

Les Tunisiens qui suspectent un empoisonnement de Béji Caïd Essebsi n’accusent cependant pas une partie précise d’en être le commanditaire. Mais le défunt Président avait des ennemis déclarés parmi les extrémistes religieux qui ne lui pardonnent pas ses réformes sociales courageuses, parfois perçues comme une atteinte aux préceptes de l’islam.

Des intégristes algériens proches du FIS l’avaient, d’ailleurs, déclaré apostat et avaient appelé les Tunisiens à ne pas l’enterrer dans un cimetière musulman.

K. B.

Comment (13)

    "إنا لله وإنا إليه راجعون"
    29 juillet 2019 - 23 h 07 min

    بسم الله الرحمن الرحيم
    « إنا لله وإنا إليه راجعون »
    « Nous sommes à Allah et à lui nous retournerons »

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    Aucune comparaison
    29 juillet 2019 - 21 h 20 min

    Nôtre valeureux HOUARI BOUMÉDIÈNE ALLAH YARHAMOU à été assassiné.
    Car lui fonctionnait à contre courant du Hizb França .
    L’Algérie ne devait pas devenir un pays émergent et moderne surgent l’échiquier mondial .
    Les deux hommes ne sont pas comparables.
    Allah est le meilleur des connaisseurs rien ne lui échappe.

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    Ano6
    29 juillet 2019 - 18 h 40 min

    La théorie du complot, comme toujours.

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    Nord-Africain
    29 juillet 2019 - 11 h 58 min

    Le défunt n a fait de quoi être empoisonné par une main étrangère seule capable d arriver à sa table de nuit par des médicaments ou par un gaz toxique.Le défunt a été menacé et démoralisé par le premier malaise,le second l emporté!Que Dieu ait son âme!

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    daro
    29 juillet 2019 - 11 h 00 min

    A 92 ans , il est normal que l’on meure!!! ça s’appelle la vieillesse !!!!!

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    ABOU NOUASS
    29 juillet 2019 - 7 h 20 min

    Dès qu’un président arabe meurt, hop ! il est empoisonné.
    C’est de la paranoïa .
    L’autopsie déterminera les causes et la rue se calmera.
    Je ne vois pas la raison pour laquelle ce nonagénaire , Allah irahmou , serait empoisonné alors que lui même a déjà annoncé qu’il allait se retirer après les législatives prochainement.

    Arrêtons d’amalgamer et laissons ses proches faire leur deuil.

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      harissa
      29 juillet 2019 - 9 h 02 min

      Le Président Essebsi a été hospitalisé à 3 reprises ces dernières semaines ,il allait sur ses 93 ans ,il lui restait 3 mois 1/2 avant les présidentielles et son départ pour une retraite bien méritée . Mais c’est comme cela dans les pays arabes utilisant le téléphone du même nom ,tous les dirigeants sont empoisonnés ,bientôt on parlera de complot ,car il y a toujours un complot ,des officines qui s’activent dans l’obscurité ,la main de l’étranger ,enfin rien que le discours habituel .

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    Hary S,A
    29 juillet 2019 - 7 h 14 min

    Dans lehrissâ ça ne sent pas , le poison du scorpion des dunes des sables du désert

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    karimdz
    29 juillet 2019 - 7 h 13 min

    Difficile à dire, mais l’âge et la maladie étaient là. Paix à son âme.

    Esperons que le nouveau président puisse apporter des réponses aux attentes du peuple tunisien et demeure comme feu Essebsi distant à l égard du grand bordel de sa médiocrité mimi 6.

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    Kahina-DZ
    29 juillet 2019 - 6 h 17 min

    Il est très facile de le confirmer ou de le démentir avec des analyses au laboratoire.
    À part si on veut faire un héros imaginaire.

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    BabElOuedAchiuhadas
    29 juillet 2019 - 5 h 56 min

    L’histoire retiendra que ce 1er Président de la Tunisie à avoir été élu démocratiquement a refusé durant son mandat (2014-2019) de se rendre au Maroc malgré les trois invitations officielles que lui avait fait parvenir le Régime MakhNazi.

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    Mouloud
    29 juillet 2019 - 5 h 50 min

    Et les autopsies ca sert a quoi?…ca evite les rumeurs aussi!!

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    Mouloud
    29 juillet 2019 - 5 h 44 min

    Allah yerhamou!l empoisonnement est devenu une mode..de boumedienne..a arafat..en passant par beji..le coupable est vite designe..le sionisme!..arretons ces .. ..koulchi mektoub..et soyons serieux..maintenant s il y a des preuves..qu on les devoile!..les autopsies ca sert a quoi?

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