Le ministre de la Justice tombe : un limogeage et des interrogations

brahmi justice
Slimane Brahmi, le ministre limogé. D. R.

Par Mounir Serraï – Le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, limoge le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Slimane Brahmi. Le communiqué de la présidence de la République, répercuté par l’agence APS, ne donne aucune indication sur les raisons de ce limogeage, bien que celui-ci soit contesté par la rue comme tous les membres du gouvernement et le chef de l’Etat lui-même. C’est Belkacem Zeghmati, procureur général de la Cour d’Alger qui le remplace, précise le communiqué.

Ce limogeage d’un ministre dans un gouvernement contesté constitue-t-il un prélude au changement de l’Exécutif  pour répondre aux exigences du mouvement populaire pacifique qui manifeste tous les vendredis depuis le 22 février ?

L’ascension de Belkacem Zeghmati reste énigmatique dans la mesure où il revient de loin. Après avoir été écarté en 2013 suite au fameux mandat d’arrêt international qu’il avait lancé contre l’ancien ministre Chakib Khelil, Belkacem Zeghmati est revenu par la grande porte en récupérant le poste duquel il avait été écarté en 2013. Et voilà qu’aujourd’hui, il occupe carrément le ministère de la Justice.

Le limogeage de l’actuel ministre de la Justice est-il lié aux affaires de corruption en cours ? A-t-il un lien avec les détenus du hirak, maintenus en détention provisoire pour avoir brandi l’étendard amazigh ? Autant de questions qui ne trouvent pas de réponse.

L’agence APS, qui a donné cette information, a publié ensuite un article qui interroge le code de procédures pénales sur le volet relatif à la détention provisoire. Est-ce que le chef de l’Etat va se contenter de ce changement ou prendra-t-il d’autres décisions afin de débloquer la situation politique ? On le saura bientôt…

M. S.

Comment (31)

    TABTABOU
    3 août 2019 - 15 h 59 min

    DÉSOLÉ AUPRÈS DE TOUS LES AMIS!!! LE TITRE DE CET ARTICLE AURAIT DÛ ÊTRE :
    LE MINISTRE DE L’INJUSTICE DE LA RÉPUBLIQUE.
    EXCUSEZ MON INTRUSION DANS LE DÉBAT !!!!

    Anonyme
    2 août 2019 - 3 h 59 min

    On va passer aux plus gros gros dossiers. Khalifa et Sonatrach de Chakib.

    Mus
    1 août 2019 - 21 h 02 min

    Tout ce mélodrame au sommet de ce qui reste de l’Etat algérien ne nous surprend guère et ne nous intéresse pas. Que si flen parte d’un poste de responsabilité pour être remplacé par son sosie sans que le Peuple ne soit ni consulté et encore moins informé, est devenue la règle et synonyme de non gouvernance et d’incompétence au plus haut point de la hiérarchie du système qui nous gouverne. Mais le le malheur des malheurs est: que devient la Constitution dont se prévalent les tenants du pouvoir qui passent outre à leur guise comme au »bon vieux temps » de Bouteflika? A travers le limogeage du ministre de la justice, les « tenants’ du pouvoir viennent de procéder à un remaniement ministériel anticonstitutionnel!!!! Où en est l’article 104 de cette pauvre Constitution dont se prévalent les « tenants du pouvoir »? Que reste il de cette pauvre constitution avec l’annulation des élections d’avril et de juillet 2019? et du remplacement à la tète du Conseil Constitutionnel d’un président du tiers présidentiel, comme l’exige la Constitution, par un autre membre…élu? Et que devient le maintien du Président intérimaire au-delà de la période de 90 jours, sans un jour de plus, au mépris de la Constitution, notamment son article 102? et que signifie cette valse de démissions-nominations à la tète des plus hautes instances et structures de l’Etat par un président intérimaire dont le mandat s’est achevé le 9 juillet? Et que signifie le maintien d’un gouvernement et d’un Chef de Gouvernement nommés par Bouteflika? Que signifie le discours dur et sec du Chef d’état-major, un militaire, face au Chef de l’Etat, à la classe politique et surtout au Peuple qui bat les pavés dans les circonstances que l’on sait, depuis le 22 février pour demander son droit à choisir ses dirigeants comme à les refuser souverainement?
    Sommes nous condamnés à vivre avec les régimes autoritaires au mépris de la volonté souveraine d’un Peuple magnifique qui a démontré son civisme, son patriotisme, son sens politique élevé et surtout son pacifisme exemplaire qui a stupéfié la terre entière? Ce Peuple demande un Etat de Droit, civil et démocratique, pas la lune! Alors, Dieu le Tout Puissant, puisse-t-il doter ces dirigeants actuels de bon sens et de patriotisme pour qu’ils suivent leur Peuple dans le droit chemin, dans l’intérêt du pays?

    mahboul
    1 août 2019 - 18 h 51 min

    si quelqu un merite les lauriers pour le mandat d arret international c c’est le juge d instruction et non le procureur general donc sauf si c’est de la chitta le merite du mandat ne revient pas au pg mais tu juge d instruction.merci pour ce rappel des regles de droi

    mahboul
    1 août 2019 - 17 h 51 min

    en droit le procureur de la république et non le procureur general demande au juge d d’instructions de decerner un mandat d arret national ou international.le p.g ne fait que superviser le travail du procureur de la république.com a moins que ce soit de la brosse je ne comprend pas pas pourquoi vous distribuez des lauriers qui reviennent au p.g minustre de la justice a d autre. merci pour ce rappel des règles du code de procédure penale.com.com.com.com

      TATA
      2 août 2019 - 3 h 54 min

      Le PG est l’executant de l’exécutif au niveau de la justice… Celui qui oriente et dirige les enquêtes…. L’indépendance du juge d’instruction est une façade du droit français… Homme qui détient un pouvoir exceptionnel… Puisqu’il émet une ordonnance plus forte d’un Président de la république…

    EL KHOU
    1 août 2019 - 16 h 05 min

    Très important : Un communiqué de la « chefferie de l’ Etat » et non de la présidence de la république.

    Anonyme
    1 août 2019 - 15 h 46 min

    Ainsi donc il a voulu protéger selon les media, les Belkecir (le mari et la femme) et Louh en cachant des dossiers compromettants. Son limogeage ne suffit pas, sa place ainsi que celle de ses comparses est avec Ould Abbes, Sellal et Ouyahia, non pas à el Harrach, mais plutôt à faire des travaux d’utilité publique ( faire fleurir le désert en y plantant des arbres et autres végétaux ) au Sahara pour le restant de ses jours avec au petit déjeuner un bon verre de thé, à midi un plat de lentille et une poignée de dattes, au soir un bon bol de riz avec un pot de yaourt.

    EL HACK
    1 août 2019 - 13 h 11 min

    Ce ministre il devrait etre jugé pour complicité et trahison a la nation;c’est l’ami intime du clan d’Oujda;dans un pays de droit,le premier Ministre doit démissionné

    ABDEL1
    1 août 2019 - 12 h 00 min

    MR HAPPY,s’installe petit a petit non pas comme chef de l’etat par interim,mais comme président illegitime…il déplace des prefets,nomme des ministres et tout ça en connivence avec GS!! le clan bouteflika aprés avoir mis le pays dans une situation de blocage constitutionnelle par vengeance,il a fait perdurer un systeme hai par tous les algeriens qui sont invités a passer leur chemin,le futur du pays ne les concernant pas,et comme d’habittude une poignéé d’individus qui ont ruiné le pays,livré au pillage des produits subventionnés, alimentant les populations des pays voisins ,, se donnent le droit,une fois de plus, de décider a la place du peuple souverain !!

      Mouloud
      1 août 2019 - 17 h 29 min

      Et le general belkesir c est bien bensalah sui l a limoge..ou jeme trompe..en principe il releve du mdn..et les nouvelles nominations c est bensalah qui les a faites..non?..priere a ceux sui savent d exlairer le terrain..merci

        MELLO
        3 août 2019 - 15 h 02 min

        Effectivement , malgré ses prerogatives limitées par leur constitution , il se trouve que cette constitution n’est faite que pour nous enchainer, nous le petit peuple.
        On ne rappelle du 26 Mars 2019 , lorsque les Bouteflika allaient mettre fin aux fonctions de Gaid Salah, mais une reunion du haut commandement de l’armée, avait décidée du contraire , car , anticonstitutionnellement , mot le plus long de la langue française, c’est le vice ministre de la Défense qui met fin aux fonctions du ministre de la défense , qu’est le président, c’est le monde a l’envers. Et maintenant , ils font semblant de nous rabâcher cette constitution .
        Pour revenir au sujet , le traitement du Panel, pour le dialogue, a fait ressortir des fractures entre Bensalah , qui acceptent les conditions du dialogue , et Gaid Salah qui refusent tout. Les prochaines heures seront porteuses d’un changement au sein de ce sommet.

    Lghoul
    1 août 2019 - 9 h 32 min

    Ma proposition est la suivante: Si Bensalah est vraiment le chef de l’état, même illégitime depuis le 9 juillet, pourra-t-il continuer a limoger ceux qui agissent en dehors des « lois » de la république, ceux qui ne connaissent ni leur position ni leur fonction. Ainsi, le bilan de sa fin de vie aura peut être changé du négatif au positif. Qu’a-t-il a perdre au juste ?
    En tant que chef de l’état transitoire, il pourra remettre le pouvoir au peuple et demandera des excuses que le peuple notera positivement. Les tartuffes vont alors se faire démasquer d’eux mêmes. Le pays ira immediatement rentrer dans l’ordre car pour s’organiser en masses composées de millions d’algériennes et d’algériens, sans aucun incident de leur part, depuis le 22 février est une caractéristique d’un grand peuple qui sait s’ordonner, se discipliner et s’organiser. Cette preuve confirmera que grace au peuple l’Algérie se relèvera, d’un bond de sursaut populaire en un court lapse de temps et lèvera de nouveau la tête parmi les grandes nations du monde. Elle a les femmes, les hommes et les ressources necesaires pour devenir une grande nation.

      Khalouta
      2 août 2019 - 3 h 48 min

      Ministre désigné par l’intérim après validation des Tagarins… Et parler de l’indépendance de la justice… Dossier en instance d’un clan qui veut chasser un autre… Alors votre guerre de clans ne nous intéresse pas.. Dégagez vous et votre panel de merdé.

    2ème république
    1 août 2019 - 8 h 40 min

     Article 104 de la constitution  » le Gouvernement en fonction au moment de l’empêchement, du décès ou de la démission du Président de la République, ne peut être démis ou remanié jusqu’à l’entrée en fonction  du nouveau Président de la République » non Seulement Bensalah n’est plis président depuis le 9 juillet et en plus il viole de nouveau cette constitution!! C’est un véritable cirque!!

    Excellente initiative
    1 août 2019 - 1 h 36 min

    Un mandat d’arrêt contre Chakib Khelil pour la prison de reganne.

    Observateur
    31 juillet 2019 - 20 h 44 min

    La maison Algérie a été salée par les pratiques mafieuses de certains tenants du pouvoir depuis 1962. Beaucoup de corruption et d’injustice ont été commis…Il est temps de faire le grand manage, c’est une question vitale pour la survie de la nation. C’est le role de la justice. Personne (quelque soit son age, son range social, son pouvoir ou son argent) ne doit échapper, tot au tard tout corrompu et traitre doit rendre compte de ses acts devant la justice..

    LE HOMARD DZ
    31 juillet 2019 - 19 h 19 min

    Encore un ministre de l’injustice limogé;soit il a manger avec les traitres;soit il a été fortement récompensé par les traitres corrompus,dans une vraie république c’est le chef qui est responsable de son équipe;apparemment Mr Louh est pour quelques chose,au suivant

    Anonimaoui
    31 juillet 2019 - 18 h 25 min

    Bensalah hors constitution limoge un ministre d’un gouvernement illégitime. Mais où va l’Algérie depuis le 9 juillet. Toutes les décisions prises sont nulles et sans effet. Un jour où l’autre les responsables de ce chaos politico-légal paieront cher les conséquences de leurs actes.

      Anonyme
      31 juillet 2019 - 18 h 47 min

      Selon leur constitution Bensalah en tant que président de la république, il est ministre de la défense et chef suprême des armées,mais là il est sous les ordres de son vice ministre de la défense.

    Mouloud
    31 juillet 2019 - 17 h 49 min

    Un chef de gouvernement post periode transitoire conteste.illegal qui prend des decisions d envergure..ca .c est vraiment hallucinant!!le meme chef du gouvernement confere avec le president francais a huis clos..demonsrration on ne peut plus parfaite de l implication de la france..avant et pendant le hirak.
    Ensuite on fait de ces drapeaux un crime de haute travison..et tout le monde fonce droit da ns le panneau…et depuis que le peuple reclame un etat civil..nous en arrivons aux combines..aux menaces..et autres ..un panel?..voila que ca croule et que ca coule..des elections?..code trafique..conseil constitutionnel illegal..et nul candidat ..alors?unchef d etat va etre designe d office..entoure de beni ouioui….et retour a la case depart..sous les applaudissements de la france et des emirs enturbannes..sauf que il y a un hic..depuis 1962 le pouvoir s est appute sur les masses rurales..apolitiques.illettrees..du fait du colonialisme..et votant a tour de bras..meme pour une constitution don t ils ignorent co ntenu et teneur..maintenant on a affaire a 70 p 100 de jeunes..majoritairement universitaires..avec d autres facons de concevoir l algerie..l ere de l assassinat de tout ce qui pense est revolue..ni discours..ni main etrangere..ni penuries de patates.rien ne peut entraver la marche de s jeunes..a moins de mettre l algerie en prison..et il y aura des evasions..comme celle de be boulaid..et cette fois en brisant les murs..quelques soient les moyens.employes..c est toujours le peuple qui triomphe.. ..le reste c est juste..des soubressajts..et des rales

    Abou Stroff
    31 juillet 2019 - 17 h 41 min

    « Le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, limoge le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Slimane Brahmi. » avance M. S..
    et dire que certains hurluberlus malintentionnés ne cessent de raconter que bensalah n’ aucun pouvoir et qu’il ne fait que ce que lui dit de faire le démiurge du moment, c’est à dire gaïd!
    moralité de l’histoire: un train peut toujours en cacher un autre.

    TocToc
    31 juillet 2019 - 17 h 19 min

    Bensalah peut limoger toute l’Algérie, sauf Gaid Salah.
    On a compris.

    Felfel Har
    31 juillet 2019 - 16 h 49 min

    Quand on sait qu’il est un fidèle exécuteur des basses besognes de Louh et de Belkecir, cette décision ne surprend pas. La toile d’araignée mafieuse que Bouteflika a mis en place pour s’assurer un contrôle total sur le pays, s’effiloche. Ils s’en vont un à un et ils ne sortent pas par la grande porte.
    The wheels of justice grind, but they grind slowly (les roues de la justice tournent-ou broient- mais elles tournent lentement). Personne n’y échappera, ce n’est qu’une question de temps. Le Hirak ne s’est pas trompé « yetnahou ga3 »!

    SaidZ
    31 juillet 2019 - 16 h 33 min

    une démission ou un limogeage normalement est suivi d’une conférence de presse pour donner les raisons et écarter toute spéculation, mais bon, chez-nous ça se passe autrement!
    est-ce qu’il a été limogé à cause du panel? à t-il essayé de protéger louh et belkcir? à t-il essayé d’ouvrir le dossier des enfants de gs? toutes les questions sont permises!
    sas oublier bien^sur comment on devient juge, procureur et ou chef d’entreprise étatique chez nous!
    à quand un ministre de la justice de la trompe de Bouchachi, Ait-Larbi, etc.?

      MELLO
      31 juillet 2019 - 17 h 15 min

      Toutes ces questions sont permises et acceptables .
      Pour ma part , je suis d’avis que sous la deuxième République, le ministère de la Justice soit supprimé et remplacé par un haut conseil a la magistrature dont le president sera élu par ses pairs. Ce qui scellera définitivement la separation avec l’exécutif . Ce qui s’appliquera aussi au ministère des moudjahidines dont l’organe supreme sera l’ONM qui aura a gérer son propre budget , de même pour le ministère des affaires religieuses qui sera remplacé par un haut conseil .

      Patriote
      31 juillet 2019 - 18 h 10 min

      Il est mieux que Bouchachi et Ait larbi comme ministre de la justice, ils étaient où tes préférer en 2013 quand il a eu le courage de poursuivre et de lancer un mandat international contre l’un des plus proche de bouteflika, peut-être tu as d’autres critères !!!!!!!!!!

        MELLO
        1 août 2019 - 15 h 32 min

        Pour voir Maitre Bouchachi , il est aisé car le Vendredi il est a la place Audin avec le hirak , sinon son bureau est au deuxième étage de… la rue Didouche Mourad , ouvert toute la semaine.
        Militant honnête , engagé, tres explicite, ses paroles sélectionnées et pertinentes , une capacité apaisante. Quoi de plus pour un si grand homme.

        Anonyme
        1 août 2019 - 18 h 28 min

        Ta haine anti-amazigh t’aveugle. Bouchaci et Aït Larbi sont avocats, pas juges, ils ne pouvaient pas poursuivre Khelil en justice.

    Anonyme
    31 juillet 2019 - 16 h 30 min

    Voila comment on noie le poisson dans l eau Wait and see

    MELLO
    31 juillet 2019 - 15 h 29 min

    L’accord ,apparent , entre le chef de l’Etat et le Chef d’Etat Major vient de donner des signes de fractures . D’abord sur le traitement du dossier du Panel , autant le premier a saisi et a donné des garanties sur les préalables du dialogue , autant le Chef d’Etat Major a refusé toute concession. Sans pour autant refuser , catégoriquement, le Chef d’Etat Major donne quitus a la justice de décider de certaines mesures. Et Maitre Belkacem Zeghmati est le mieux placé pour prendre des décisions en accord avec la suite des événements. Lui , le procureur qui avait lancé des mandats d’arrêt contre Chakib Khalil et sa famille , ce qui lui couta un limogeage de la part de Bouteflika en 2015. Par un concours de circonstances , Chakib a quittee le territoire , lorsque ce Belkacem Zeghmati fut designee procureur general de la cour d’Alger. Maintenant qu’il est garde des sceaux , de nouvelles mesures , de detentes, sont attendues dans les prochains jours.

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