Articles 7 et 8

6e vendredi Constitution
Le peuple veut l'application stricte des articles 7 et 8. PPAgency

Par Kamel M. – Dans la Constitution héritée de Bouteflika, triturée à volonté, cousue et recousue de fil blanc, augmentée et escamotée au gré des conjonctures, seuls deux alinéas demeurent valables. Le peuple, qui manifeste pour que disparaissent à jamais de leur vue les symboles de mauvais augure qui perpétuent le régime honni des deux clans, ne reconnaît que les articles 7 et 8 de la Loi fondamentale qu’aucune main ne peut abolir.

Ce sont ces deux articles qui dérangent ceux qui, aujourd’hui, salivent sur le fauteuil d’El-Mouradia occupé par un chef d’Etat intérimaire fantomatique, dépossédé de toutes ses prérogatives et qui s’est lui-même mis sous la férule d’un vice-ministre dont il applique les ordres.

Si, au début, les millions de manifestants, dont la détermination va en grandissant – contrairement à ce qu’espérait le pouvoir en tentant l’arme de la division qui a fait pschitt, en mettant les chaînes de télévision privées à sa botte, en instrumentant la justice et en régentant les corps de «sécurité».

Les citoyens ont compris le complot, et leur revendication est désormais concentrée sur l’exigence de l’instauration d’un Etat civil et non militaire. Ce slogan est à lui seul significatif de la prise de conscience prompte du Mouvement de contestation populaire qui a compris que l’application de l’article 102 «ordonnée» par Gaïd-Salah ne répondait pas à la volonté du peuple mais participait d’une ruse qui visait à sauver les intérêts d’un clan au détriment de l’autre au sein du même système.

La solution à la crise politique qui s’enlise réside dans l’application immédiate des articles 7 et 8 de la Constitution. Or, c’est à ces deux articles que les tenants du pouvoir actuel refusent de s’astreindre tout en fondant toutes leurs actions illégitimes sur cette même Constitution dont ils auraient souhaité qu’elle en fût expurgée lors du dernier «lifting» approuvé par les deux chambres du Parlement, elles aussi toujours là…

K. M.

Comment (9)

    M.S
    13 août 2019 - 16 h 40 min

    Gaid Salah le Sissi Algérien ne veut pas comprendre qu’il y a 40 millions d’Algériens qui le rejettent et qui ne veulent pas en entendre parler d’un octogénaire et encore moins d’un dictateur militaire qui s’est auto proclamé président dans notre pays en violant la constitution.Laissons lui le choix pour lui faire plaisir d’organiser des élections présidentielles en se présentant tout seul devant les urnes.Il a partagé le pouvoir avec Bouteflika en défendant tous ses mandats bec et ongles et il n’a jamais rien trouvé à dire quand son ami Bouteflika a violé la constitution à plusieurs reprises.Quand Said Bouteflika complotait contre notre nation, Gaid Salah n’a jamais rien vu et entendu , idem quand la corruption se pratiquait en pleine journée il n’a jamais rien vu et entendu.Quand Said Bouteflika voulait l’ejecter, il l’a mis en prison pour complot contre l’armée.Les faits sont plus graves de comploter contre la nation que de comploter contre le petit soldat Gaid Salah.Depuis le 4 juillet, Bensalah n’est plus président, il nomme et il dégomme des ministres sans que la constitution ne le lui permette, là encore pour Gaid Salah tout est normal. En nous prenant pour des courges, il n’arrête pas de nous rabacher les oreilles qu’il veut à tout prix ne pas sortir du cadre constitutionnel pour organiser des élections dont personne ne veut y compris lui.C’est très ubuesque et très grotesque qu’il essaye de faire diversion et gagner du temps à tout prix pour mourir au pouvoir comme tous les dictateurs Arabes et Africains.Il est grand temps de prendre ta retraite et rentrer dans ta caserne mon général avant qu’il ne soit trop tard!!!!

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    DYHIA-DZ
    13 août 2019 - 14 h 43 min

    Une suggestion aux journalistes:

    Prenez votre micro et faites vos sondages…demandez au peuple ( de tout âge) c’est quoi la signification de l’article 7 et 8. Publiez les résultats SVP.

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    lhadi
    12 août 2019 - 18 h 06 min

    il y a une série d’ouvrages destinée à couvrir les principaux domaines de la science politique. Outils de travail et de réflexion pour les étudiants, ils concernent aussi tous ceux qui souhaitent découvrir en ce domaine un état de la recherche à la fois accessible et à jour. Ces ouvrages éclairent l’esprit et mettent échec et mat toute aptitude à l’arrogance qui sert de paravent à l’incapacité de se remettre en question et à se dépasser pour continuer à avancer.

    La notion de souveraineté appartient plus particulièrement à l’univers du débat philosophique et politique tel qu’il a été conduit par exemple en France. Au moment de la révolution, se sont affrontées les conceptions antagonistes de la souveraineté nationale et de la souveraineté populaire. L’enjeu était de savoir si les dirigeants devaient rendre des comptes simplement à la nation, c’est-à-dire à une fiction juridique dont ils faisaient eux-mêmes partie, ou bien au peuple qui constitue à la fois une fiction symbolique et une réalité physique. A l’époque, celui-ci se manifestait souvent dans la rue (les « journées révolutionnaires »), voire dans l’enceinte même des assemblées parlementaires, avant que l’expression de sa volonté ne se trouve institutionnaliser par le droit de suffrage pour tous. L’enjeu du débat sur la souveraineté était donc l’assujettissement de la représentation nationale à un mandant.

    Avec ou sans le recours à la notion de souveraineté populaire, poser le principe selon lequel « tout pouvoir émane du Peuple » confronte le problème de l’exercice du pouvoir effectif. Pour des raisons pratiques de dimension des Etats et de complexité des affaires, il a fallu envisager des mécanismes de délégation. Dès lors, s’impose à peu près partout la notion de démocratie représentative. Les dirigeants sont des mandataires. Ils ont donc des compétences circonscrites en principe par un texte constitutionnel.

    La solution ne réside pas dans la transition qui est une illusion de peuples repus et vieillissants qui s’enferrent dans de fausses certitudes. Elle est dans l’application de la loi fondamentale de la république dans laquelle chaque opinion compte et a droit de cité dans ces nouvelles steppes de la liberté.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])

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    MELLO
    12 août 2019 - 14 h 16 min

    Qui de Mouanis ou de Abou Stroff ne fait pas parti de ces tubes digestifs ambulants decerebres ? Nuance , les amis , il existe bel et bien des hommes que ce tube digestif n’inonde pas, des hommes de bonnes graces intellectuelles sans commune mesure avec ces panses ( tubes digestifs) qui ne cessent de broyer et d’avaler la matière grise pour en faire des tubes digestifs. Mais , en fait , pourquoi ce conflit , qui dure depuis plus de cinquante ans , ne veut pas avoir une fin ? . Malheureusement , les tubes digestifs sont , plutôt, du coté de ceux qui ne cessent de s’alimenter au travers de ces pipes lines .
    Au delà des dispositions de la Constitution , la caractéristique essentielle du champ politique , en Algérie , c’est cette dynamique militaire , issue de sa légitimité révolutionnaire , qui lui a permis de se constituer en source de pouvoir , cooptant des elites civiles pour réaliser les programmes d’alimentation de ces tubes digestifs. La seule règle appliquée , c’est la primauté du militaire sur le civil , ce qui permet au système de se reproduire , sans fin . Mais comme tout a une fin , ce système arrive a terme , grace aux militants dont le cerveau est bien en place.

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    Anonyme
    12 août 2019 - 13 h 57 min

    7 et 8 = élections, pas désobéissance civile.

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    Mouanis
    12 août 2019 - 12 h 59 min

    Le mépris est un bien mauvais outil d’analyse. Les « tubes digestifs ambulants décérébrés » ont fait davantage en 6 mois que les pseudo-analystes qui pontifient au moyen de concepts qui méritent, à tout le moins, d’être maniés avec prudence, n’en ont fait en 20 ans. Ce qui confirme la forte maxime qu’un con qui marche va plus loin qu’un intellectuel qui vaticine.

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    Abou Stroff
    12 août 2019 - 10 h 07 min

    je pense qu’il faut éviter de vivre dans un monde où l’illusion fait office de réalité.
    en effet, les articles 7 et 8 parlent de souveraineté du « peuple » par ci et de souveraineté du peuple par là. or, qui et où est le peuple dont on parle?
    au risque de déplaire à certains, je me permettrai d’avancer que, dans les faits, le « peuple » algérien, dans sa configuration actuelle, est, en majorité composé de tubes digestifs ambulants décérébrés (à supposer qu’un tube digestif ambulant ait pu, un jour, posséder un cerveau).
    en effet, dans un système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation, la position du « peuple » est celle d’un client sollicitant des miettes de rente de la part des couches dominantes qui contrôlent la distribution de cette dernière.
    ainsi, « la lutte des classes », en algérie se résume (en caricaturant un petit chwiya), en luttes de clans, au sein des couches dominantes, dont l’objectif se résume en des remises en cause du partage du moment de la rente (d’où les soubresauts qu’a connus la scène algérienne depuis l’indépendance).
    moralité de l’histoire: si Le pouvoir algérien risque d’imploser et de mettre en danger la nation, il me parait hasardeux de faire appel au « peuple » (ensemble de tubes digestifs ambulants amorphes et incapables de prendre leur destin en main) pour éviter l’implosion et la mise en danger de la nation.
    en clair, l’armée, seule entité répondant aux critères d’une institution moderne, semble être l’unique rempart à la dislocation du pays.
    en d’autres termes, l’armée, quoi qu’on en dise, possède la clé de notre futur.
    PS: lorsque j’avance que l’armée possède la clé de notre futur, je ne pense pas, un seul instant, aux officiers bedonnants qui ont servi, avec zèle et jusqu’à la dernière seconde, le fakhamatouhou déchu et qui se sont métamorphosés, par miracle, en républicains zélés

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      Anonyme
      13 août 2019 - 9 h 26 min

      Ne méprisez pas le tube digestif Mello, car lorsque vous étudiez l’activité du nerf qui relie l’intestin et le cerveau, le nerf vague, vous constatez que 90 % des informations vont du tube digestif au cerveau et pas l’inverse.
      De surcroît, les tubes digestifs atteints d’une maladie inflammatoire chronique, ont un risque plus élevé de souffrir d’anxiété ou d’être sujettes à un état dépressif que dans le cas d’autres maladies chroniques. Donc, en bon médecin M. Mello, il serait bon de tenir compte de l’état mental de notre société: le moral est au plus bas malgré l’espoir de changer les choses.
      En biologie du développement, nous constatons aussi que le système nerveux du tube digestif est la première étape pour développer le système nerveux dans le cerveau humain… pardon je voulais dire des dirigeants.

      Pour ma part, je ne vous cache pas, qu’après chaque discours de GaÏd, j’ai « une boule au ventre »et « des nœuds à l’estomac ». Mais que voulez-vous j’aime bien manger… et comme il faut rester dans le domaine de la digestion, disons comme le penseur que « la liberté se nourrit de l’égalité. L’égalité s’allaite de la fraternité. Et la fraternité stimule la liberté ».
      Salutations fraternelles.

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        DYHIA_DZ
        13 août 2019 - 14 h 38 min

        Mais il ne faut pas oublier que 80 % du système immunitaire se trouve dans l’intestin.
        Les tubes digestifs doivent savoir comment éviter à l’Algérie un chaos sans fin. Il ne faut pas qu’ils s’enfoncent dans le trou noir sans retour

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