Face au cumul des problèmes : Bedoui expédie les affaires par des ukases

Bedoui travailleurs
Nourredine Bedoui. PPAgency

Par Saïd N. Absent de la scène depuis des semaines, le Premier ministre, Noureddine Bedoui, a fait son come-back à la réunion du Conseil des ministres, qui s’est tenue hier mercredi, en annonçant une série de mesures urgentes dans certains secteurs aussi vitaux et sensibles que la distribution de l’eau potable et des logements sociaux qui, dans plusieurs régions du pays, alimentent la colère des citoyens et provoquent parfois des émeutes.

Ainsi, face aux pénuries d’eau, le Premier ministre n’a d’autre solution à préconiser dans l’urgence que de menacer de limogeage «immédiatement» tout responsable, «à quelque niveau que ce soit» qui se serait rendu coupable de la moindre défaillance dans le domaine de l’approvisionnement en eau potable. Il faut dire que Bedoui ne déroge pas à la règle : limoger au quart de tour, censé séduire la population, est devenu l’unique mode de gouvernance depuis quelques mois.

Même ton martial affiché par le Premier ministre concernant le problème du logement. Il a donné des «instructions fermes» au ministre de l’Habitat ainsi qu’aux walis pour accélérer les opérations de distribution des logements, toutes formules confondues, (sociaux, locatifs ou promotionnels, AADL 1, AADL 2…). Là aussi, les autorités devraient exercer des pressions sur les différents promoteurs et responsables locaux pour les mettre en demeure de finaliser les projets en cours dans les délais, tout en les tenant responsables d’éventuels troubles.

Effrayé par le spectre d’une explosion sociale à la rentrée sociale, le gouvernement, mal préparé puisqu’il a normalement été désigné pour expédier les affaires courantes, semble incapable d’y faire face dans un contexte quais insurrectionnel qui entrave sérieusement tout déploiement des ministres dans les différentes wilayas du pays. Le dernier à avoir essuyé les foudres de la foule en colère est le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Salah-Eddine Dahmoune, en visite à Djanet, où il a été, comme d’autres collègues à lui, chassé par les citoyens sous le cri traditionnel du mouvement de protestation : «Dégage !»

S. N.

Comment (8)

    Vangelis
    23 août 2019 - 4 h 50 min

    Mais non, Bedoui n’a aucune prise sur les décisions tant politiques, qu’économiques ou encore sociales. Il fait de la figuration  » civile  » puisqu’il est actionné par les militaires qui dirigent le pays.

    Je ne vais pas encore développer cette idée, maintes fois soutenue, mais tout le monde sait que c’est l’E.M qui dit, qui instruit et qui désigne tout ce beau monde du régime.

    Un exemple, voyez donc la photo, Bédoui est entouré d’une brochette de hauts gradés. Que font-ils donc à cette tribune ? Toutes les manifestations, séminaires, réunions ou encore attribution de logements, de diplômes et tutti quanti, ils sont là et bien visibles. Même G.S assiste aux conseils des ministres, pour mieux orienter et vérifier les directives de l’E.M.

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    Bibi
    22 août 2019 - 23 h 50 min

    Il a l’air triste car il avait été promu Premier Ministre. Il pensait qu’il était performant mais au final rien de bon. S’agissant de la drogue fléau national, il faut savoir que beaucoup de garçons volent leurs parents, cambriolent des maisons, des appartements et des magasins, agressent au couteau des particuliers pour trouver de l’argent dans le but de s’acheter de la drogue. C’est très grave. Il y a aussi beaucoup de morts, de blessés graves sur les routes à cause des fumeurs de chichon. Enfin, quand vous fumez de la drogue, vous devenez cardiaque à la longue et votre cerveau se détruit (cellules) en devenant comme une girouette. Le Maroc a une grande responsabilité et laisser faire ce pays comme bon lui semble dénote un manque de respect car le gouvernement Bouteflika n’était préoccupé qu’à voler son peuple du matin au soir.

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    LE DUC D'ALGER
    22 août 2019 - 11 h 27 min

    A ma connaissance Mr Bédoui était un très proche collaborateur et homme de confiance de la famille Bouteflika;alors qu’attendez vous de lui; une nouvelle catastrophe ou bradé le pays aux Marocains

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    Brahms
    22 août 2019 - 9 h 55 min

    Hier à Tlemcen plus de 400 kilos de drogue venant du Maroc voir la chaîne Ennahar alors que le Maroc touche 07 milliards de mètres cubes de gaz et ce, chaque année (gratuitement). En retour, voilà le remerciement. Que fait donc ce Ministre de l’Intérieur, rien, même pas une réclamation auprès de l’Ambassadeur du Maroc pour que cesse ces convois de drogue ? Comment se fait – il que la Police ou gendarmerie Marocaine n’arrête personne entre le Rif Marocain et la frontière Oujda alors qu’il y a une très longue distance entre ces 02 points ?

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      KamalDZ
      22 août 2019 - 12 h 26 min

      Cher Brahms, tu nages à contre courant. Dans tous tes commentaires sur les différents articles, tu défends l’indéfendable et tu essaies de créer une diversion. Tu ne trompes personne. Il y a des priorités pour faire face à la situation de crise que traverse le pays. Chaque chose en son temps.

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      Anonyme
      22 août 2019 - 12 h 39 min

      @Brahms:Ce sont des questions qui reste sans réponse et qui resteront sans réponse coté Marocain voir quand les mouches porteront des bretelles .La seule solution pour mettre un terme à tout les trafics illicite qui transite par nos frontière depuis le Maroc c’est d’ériger un mur tout le long de cette frontière avec une surveillance high tech appuyé par radars et des drones 24h/24h.

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      Elephant Man
      22 août 2019 - 13 h 18 min

      @Brahms
      Les 3/4 de l’économie makhNazi la drogue le reste tourisme pédophile et sexuel.
      Comme toujours À Qui Profite Le Crime…

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    DZZZZ
    22 août 2019 - 7 h 09 min

    Bedoui n’est pas l’homme de la situation. Il est lui même noyé dans la difficulté de la situation.

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