«On est les fils d’Amirouche», «Ali, ils ont trahi !» : les martyrs en sauveurs

Ali martyrs
L'âme des martyrs plane sur la Révolution du 22 Février. PPAgency

Par Abdelkader S. – Plus les semaines passent, plus les citoyens se réapproprient l’histoire de la Guerre de libération nationale et invoquent les martyrs de la victorieuse Révolution de Novembre. «Ce retour au passé glorieux de l’Algérie trouve ses origines dans deux raisons principales», notent des sources informées. «Les discours belliqueux du chef d’état-major ont provoqué chez les millions de citoyens, qui manifestent depuis près de neuf mois pour l’éradication du système actuel, une réaction logique qui a consisté à rendre à Gaïd-Salah la monnaie de sa pièce, en l’accusant de trahison envers les martyrs», relèvent ces sources. «Par ailleurs, ajoutent nos sources, les citoyens ne se contentent plus de lutter pour le changement du système mais ont décidé de se réapproprier leur histoire usurpée et falsifiée par le pouvoir depuis 1962».

«Les étudiants ont été les premiers à brandir les portraits du martyr Taleb Abderrahmane. Ils ont été suivis par l’ensemble des manifestants les vendredis, et cette tendance est allée crescendo jusqu’à ce que le pouvoir illégitime incarné par Gaïd-Salah décidât de faire emprisonner arbitrairement l’ancien commandant de la Wilaya IV historique. Depuis cette date, la revendication politique a débordé sur la remembrance historique», expliquent nos sources.

Des scansions invoquant Ali La Pointe se sont élevées le jour de la présentation de la loi sur les hydrocarbures devant le Parlement croupion par le gouvernement illégitime. Les manifestants en appelaient à la mémoire du martyr tombé à La Casbah pour se plaindre auprès de son âme de ce que les dirigeants politiques ont «vendu le pays» pour lequel il a sacrifié sa vie. Un message fort auquel s’ajoutent d’autres slogans et d’autres portraits de héros de la Guerre de libération nationale brandis par les manifestants chaque mardi et vendredi aux côtés de celui de Lakhdar Bouregâa.

«Nous sommes les fils d’Amirouche !» entend-on encore à travers plusieurs régions du pays, en hommage au lion du Djurdjura tombé dans une embuscade dont certains considèrent qu’elle lui a été tendue suite à une trahison. «C’est ce parallèle que les manifestants suggèrent en ravivant le souvenir de l’ancien commandant de la Wilaya III historique tombé au champ d’honneur aux côtés du colonel Si El-Haouès», soulignent nos sources.

A. S.

Comment (22)

    Zaatar
    14 novembre 2019 - 4 h 24 min

    Maintenant on fustige. On a trahi les martyrs. Pourquoi? On a déjà enterré le hirak? Yakhi il sort encore tous les vendredi après la prière et même les mardi. Sauf si c’est pour faire la fête et .. les flics qui eux ne s’e.. pas. Yaw laissez Amirouche et les martyrs en paix. Tout le monde a compris dans le fond ou va ce hirak mais on joue à garder la droiture dans ses bottes. Simplement voilà neuf mois que ça dure, et il n’a accouché de rien. Je crains pour sa césarienne alors.

    4
    6
    Farid
    13 novembre 2019 - 22 h 04 min

    Nous assistons depuis plusieurs mois à un face à face entre la population et le pouvoir profond où le rôle du Chef d’État-major semble décisif. Ce n’est pas une surprise. Le papier publié en 2014 (le-complot-de-sid-kaci-06-avril-2014.html), soit bien avant la chute des prix du pétrole comprend des paragraphes prophétiques: la baisse des prix du pétrole, les futurs rôles de certains acteurs. Ce papier soutenait qu’il existe un complot visant à détruire la nation algérienne. Tout est dit dès le premier paragraphe : «A mon avis, l’objectif de ceux qui nous dirigent est de terminer leur mission qui consiste à détruire la nation algérienne».
    En 2016, un autre article a précisé que le 5eme mandat n’était pas le véritable enjeu (ce-que-prepare-chakib-khelil-ii.html): « Il faut comprendre que malgré les apparences, l’enjeu actuel n’est pas la succession, c’est le maintien de l’exécution de la feuille de route avec, à la clef, la privatisation du secteur des hydrocarbures. »
    A cet effet, le retour de Chakib Khelil (le-retour-annonce-de-chakib-khelil-iv.html) pour relancer le projet de loi sur les hydrocarbures était incontournable. Mais finalement, craignant les conséquences d’une très forte aversion populaire pour cet américain, le système a opté pour son lieutenant Ould Kaddour. Le régime n’a pris aucun gant pour le nommer à la tête de Sonatrach. Ould Kaddour a accompli sa mission. La loi sur les hydrocarbures est sur le point d’être votée. Après Chakib Khelil, c’est au tour d’Ould Kaddour d’être ex filtré après avoir dilapidé plusieurs milliards de dollars en moins de deux ans, alors que de jeunes porteurs de drapeaux sont mis en prison.

    Le pouvoir profond ne se sent pas menacé par la perspective d’effondrement à moyen terme des réserves de change. Pour lui, la menace du chaos poussera tous les acteurs à adhérer au projet de la loi sur les hydrocarbures qui prévoit le développement des ressources de gaz de schiste. Mais le temps presse car la baisse des prix du pétrole est venue créer une situation nouvelle qui bouscule à la fois le financement de la campagne d’endormissement du peuple et la rémunération des agents d’exécution du régime.
    Plusieurs personnalités estiment que ce n’est pas le moment de lancer un débat et une réflexion sur le modèle énergétique algérien. Malti s’interroge (https://algeria-watch.org/?p=72689) sur le timing du vote concernant le projet de loi sur les hydrocarbures dont les retombées portent sur le long terme. Il écrit : « Ils veulent donner l’illusion au peuple – et probablement à eux-mêmes – que le pays va bien, que l’argent (va) rentrer dans les caisses de l’État ».
    Cette explication semble plausible au premier regard. A travers son adhésion au projet de loi sur les hydrocarbures rédigé à Washington, le pouvoir de l’ombre confirme son allégeance à la feuille de route de ses parrains étrangers. Il attend deux retombées principales du vote de cette loi : (i) le soutien des puissances occidentales après des élections présidentielles truquées (ii) l’octroi d’un financement qui assurera la paix sociale pendant quelques années et fera croire au peuple que la menace de la faillite financière sera repoussée jusqu’en 2030 avec l’arrivée du gaz de schiste et pourquoi pas, la privatisation de Sonatrach.
    Par ailleurs, le pouvoir délivre deux importants messages d’allégeance du vassal à son suzerain : il n’inquiète ni Chakib Khelil, ni Ould Kaddour et il siffle la fin de la récréation pour les oligarques algériens. Seules les grosses firmes privées étrangères accompagnées de leurs banques seront autorisées sur le marché de l’import-import.
    Et dire que sous le règne de Bouteflika, l’Algérie avait les moyens d’asseoir les piliers d’un nouveau modèle économique en mesure d’assurer une transition énergétique cohérente et une diversification de l’économie qui aurait pu donner la priorité à la promotion d’une politique agricole vertueuse. On aurait pu aspirer à une croissance économique durable au lieu et place d’un PIB indexé sur les revenus des hydrocarbures. Mais, hélas, on est dans une conjoncture plus grave que celle d’octobre 1988 car ce n’est plus une affaire de baisse de prix du pétrole. L’Algérie va subir dans les dix prochaines années les retombées d’une situation planifiée de « Peak Gas » qui pourrait réduire en peau de chagrin les exportations d’hydrocarbures.
    En fait, la situation actuelle est le résultat de plus de vingt ans de manœuvres politiques, de clientélisme et d’alliances contre nature qui ont permis de saboter toute l’économie du pays. Le régime maffieux a finalement réussi à construire un système politique propice au développement d’une économie de bazar. Le système est convaincu qu’il pourra garder le pouvoir en méprisant son peuple et en privant la femme algérienne des droits qui lui permettront de participer de manière active et responsable à la croissance de l’économie algérienne.

    Dans ce papier consacré au sabordage de notre pays, il est important de citer Benbouzid et les frères Hadjar, ces baathistes à qui le pouvoir de l’ombre a confié une mission essentielle, celle d’effacer l’identité berbère ancestrale et de saboter le système éducatif. On retrouve aujourd’hui, sans surprise, cette constance au niveau de la lutte contre notre identité berbère. Au lieu de développer l’enseignement des langues pour perpétuer notre culture et accéder au savoir universel, ces baathistes, qui envoient leurs enfants étudier à l’étranger avec des bourses d’état, ont tout fait pour dégrader le niveau de l’école et de l’université algériennes. Tahar Hadjar, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a récemment déclaré : « En quoi ça m’avance moi, si on a un prix Nobel issu de l’Université d’Alger? ». Faut-il en déduire que le régime a nommé cet âne pour couler l’université algérienne, une approche que l’on retrouve d’ailleurs dans plusieurs secteurs qu’on cherche à démanteler?

    Les conséquences du sabotage de l’éducation et de la mauvaise formation de notre jeunesse sont dévastatrices. La jeunesse algérienne diplômée ou non, avec ou sans expérience, est confrontée au chômage. Au lieu de créer des emplois, les milliards de dollars injectés dans des mégaprojets ont drainé des milliers d’ouvriers étrangers, notamment des chinois. Se sentant trahis par leurs aînés, de jeunes algériens désespérés optent pour la barque suicidaire ou l’immolation par le feu.
    Avant l’avènement du Hirak, le pouvoir algérien de l’ombre était convaincu qu’il a réussi à s’affranchir de la peur des émeutes. Dans les moments de rentes abondantes, l’Etat rentier a eu le loisir et les moyens financiers permettant de coopter les différents segments de la société à l’approche des élections. Les jeunes ont eu droit à travers l’Ansej à des crédits à des taux bonifiés. Cette politique a provoqué une floraison de micro-entreprises très précaires. Quand la manne des hydrocarbures a commencé à se tarir, le régime a raréfié les crédits destinés aux jeunes et s’est mis à réclamer le remboursement des prêts.
    Les jeunes n’ont connu que les quatre mandats de Bouteflika. Beaucoup ne l’ont jamais entendu parler et gardent de lui l’image d’un homme très malade, incapable de diriger un pays. L’annonce de sa candidature à un cinquième mandat a créé un déclic salutaire au niveau de cette jeunesse qui exprimait depuis 2016 sa colère dans les stades et au niveau des réseaux sociaux (https://www.youtube.com/watch?v=9yBIj7c-p58&feature=youtu.be).

    La crise financière représente aujourd’hui une menace pour l’omerta dans la mesure où elle fragilise la discipline au sein des rangs des exécutants mafieux. On assiste à une guéguerre autour du partage du gâteau de l’import-import. Des enjeux importants semblent menacés puisque des chefs de gouvernement, des ministres, des oligarques et des généraux sont incarcérés. C’est une situation inédite en Algérie.
    Les masques sont tombés. Il est devenu clair, pour les parrains du régime, que la feuille de route initiale n’est plus applicable et qu’un passage en force, avec violence si nécessaire, est devenu incontournable. Terreur, provocation, humiliation et propagande sont devenues les outils préférés d’une cabale dont les tentacules ont investi massivement tous les moyens modernes d’endoctrinement et de contrôle de l’opinion publique. Les lois sont bafouées quotidiennement par un appareil judiciaire majoritairement à la botte de l’exécutif. Les postes sont attribués à des personnes sans mérites, voire même à des repris de justice, une autre forme de provocation pour humilier les citoyens. Qu’ils soient artistes, journalistes, blogueurs, écrivains, civils ou militaires, tous ceux qui lèvent la tête et rejettent le discours officiel sont embastillés sans jugement.

    Bouteflika très malade ne peut pas terminer la mission qui lui a été confiée par ses parrains. Il est inquiétant de constater que ceux qui ont investi pendant vingt ans pour liquider la nation algérienne ne vont pas renoncer alors qu’ils sont si près du but. Ils vont nous sortir un nouveau président non-élu et faire croire au peuple algérien qu’il va combattre les maux de l’Algérie.
    Les invariants de la feuille de route exécutée par le pouvoir profond reflète une stratégie de long terme développée par des groupes d’intérêts étrangers visant à mettre la main sur le domaine minier algérien. Ces groupes semblent privilégier un passage en force avec un mépris manifeste pour le peuple. Ils ont pris les commandes opérationnelles en Algérie à travers quelques exécutants galonnés rémunérés par la corruption. Ces « galonnés » qui composent la « Issaba » exécutent un plan extrêmement sophistiqué et bénéficient de moyens de renseignement très importants. Il faut se demander si le futur de l’Algérie n’est pas déjà écrit dans le cadre de l’initiative du «Grand Moyen Orient » divulgué en 2003.

    S’il est clair qu’il existe un complot contre l’Algérie et qu’on prépare la privatisation du secteur des hydrocarbures, Il ne faut pas perdre de vue que cet objectif a d’autres conséquences:
    • La sécurisation militaire par les forces de l’OTAN des futurs investissements de BP, Total et EXXON en Algérie. Rappelons qu’Ould Kaddour en tant que PDG de BRC, société algéro-américaine, a construit la première base militaire US.
    • L’installation au pouvoir d’un régime qui va poursuivre l’œuvre de dégradation et d’asservissement de la société algérienne, à travers notamment la destruction de l’école et de l’université.

    La mission des traîtres qui exécutent cette feuille de route est pratiquement achevée. Après les élections, le régime achètera la paix sociale pour encore deux à cinq ans, jusqu’à l’endettement profond de l’Algérie.
    Que restera-t-il de l’Algérie après l’épuisement des réserves de change et le transfert des réserves d’hydrocarbures à des parrains étrangers ? Un pays avec un peuple docile qui accepte les conditions du FMI (thèses de Chakib Khelil) ou un pays livré au pillage et à une guerre civile qui justifiera l’intervention militaire des nations de l’OTAN qui ont déjà pris position autour de nos frontières (Tunisie, Libye, Tchad, Mali, Maroc..).
    N’est-il pas trop tard pour offrir les services de la base de Mers El kébir à la flotte russe en espérant bénéficier en retour-comme en Syrie- du parapluie russe face à l’encerclement militaire à nos frontières terrestres ?

    Que peut-on faire ?
    Le défi majeur de l’Algérie, c’est l’instauration d’une démocratie véritable et le recours à un modèle économique qui nous permettrait de gérer l’après-pétrole. C’est l’œuvre d’au moins une génération. Les recommandations en ce sens relèvent du bon sens: il faut récupérer l’école et former des ressources humaines compétentes, rétablir la justice, promouvoir notre potentiel agricole, encourager le développement d’industries stratégiques et des services créateurs d’emplois et de valeurs ajoutées et surtout, redonner l’espoir à nos jeunes. Mais pour que tout cela se réalise sans violence, il y a un prix à payer que le peuple va exiger avant d’accepter de se serrer la ceinture: il faut lui rendre justice en faisant la lumière sur tous les scandales et les actes de corruption et de trahison du clan au pouvoir et de leurs complices. Les crimes de corruption sont imprescriptibles et régis par des accords internationaux. Il faudra juger et condamner ces criminels pour pouvoir saisir leurs biens.
    Je recommande de créer un tribunal révolutionnaire dont la mission serait d’enquêter sur les crimes économiques, d’identifier les traîtres à la nation et de récupérer les milliards de dollars qui ont été détournés. C’est la seule et unique recette pour éviter dans 2 ou 3 ans la guerre civile programmée par la feuille de route du GMEI dont l’objectif reste « la sécurisation militaire » des futures installations d’EXXON, BP et TOTAL.

    95
    3
      Chaoui
      14 novembre 2019 - 4 h 40 min

      A « Farid » :
      Je te félicite pour ton exposé. Il est aussi exact que j’y souscris.
      Puisse nombre de nos concitoyens le parcourir et y méditer.
      Nous sommes en effet dans de beaux draps…
      Il reste – et c’est heureux – que les hommes passent tandis que le pays lui leur survit.
      Si j’étais « Président », je retirerais notre pays de cette ligue de juda arabe (que nous n’avons JAMAIS été) et éjecterais sur le champ d’Algérie TOUTES leurs représentations diplomatiques. Idem de celles des Us/GB/France.

      32
      4
      anonyme
      14 novembre 2019 - 23 h 45 min

      Enfiin un commentaire censé
      Sauf qu’ils ont déjà commencé à acheter des voix au sud et aux hauts plateaux avec l’octroi des milliers de lots de terrain en plus de 70 millions de centimes le tout gratuitement aux frais de la princesse
      le peuple est aussi complice de cette mascarade
      Tant que la rente est entre leurs mains ils seront encore
      aux commandes et le pays sombrera tot ou un peu tard dans le chaos
      Tant que le peuple se complaît dans cette médiocrité ou les 3/4 ont trouvé leurs comptes sans rien faire le changement ne sera pas pour demain ou apres demain

    Felfel Har
    13 novembre 2019 - 21 h 18 min

    Le combat que livre le Hirak est, dans son essence, similaire au combat que menaient nos parents pour se libérer du joug de l’administration coloniale française. Les damnés de la terre que nous sommes refusent de se soumettre à un régime pourri et vermoulu qui nous opprime depuis 1962 et qui prétend avoir participé à notre glorieuse révolution. Oui, mais à quel titre? Certainement celui de supplétif de l’armée coloniale.
    Notre présent ennemi n’est pas venu d’outre-mer, il est sorti de nos rangs et s’est insidieusement inséré dans les rouages des institutions de l’État (armée et gouvernement) pour concentrer entre les mains d’une minorité, pouvoir et richesse.
    Que cet ennemi du peuple ne se fasse aucune illusion, nous combattrons avec la même vigueur ceux qui tentent d’entraver notre chemin vers un avenir meilleur! Nous avons longtemps attendu et nous ne cèderons sur rien, sauf la destruction du systême et le départ de tous ceux qui l’ont servi aveuglément, éhontément et méchamment. Encore une fois, notre but est de nous libérer, de retrouver notre liberté et notre souveraineté.
    La victoire, rien que la victoire et toute la victoire.
    J’ai la chair de poule en entonnant ce chant patriotique « ♫ Ikhwani la tensaw chouhada akoum ♪ li dhahaou fi sabil el istiqlal♫ had tnin… »

    42
    3
      Sniper
      14 novembre 2019 - 14 h 04 min

      J’aimerais compléter ce chant en ajoutant les paroles significatives finales. « itihad 3ounouanouna, el djihad chou3arouna, el houria ghayatouna… yahia el watan ».
      Que dire alors de cet appel venu de nos montagnes et de nos villes et villages. « Min djibalina tala3a saout toualhrar younadina lilistiqlal… listiqlal liwatnina. »
      En reprenant ces chants lors de nos marches, nous ferons la démonstration que c’est nous, le peuple, qui continuons le combat que nos parents ont entamé pour se libérer de l’oppression d’où qu’elle vienne.

      30
    Ali+
    13 novembre 2019 - 19 h 54 min

    Ali, il a fait ce qu’il fallait faire, il a accompli son devoir de mourir pour que ses frères et sœurs puissent vivre librement, s’est produit le contraire, nous avons sacrifier nos meilleurs enfants pour qui des nouveaux Harkis reprennent les commandes, des Harkis avec BAC+et des hauts gradé et pour de l’argent, ils ont vendu le pays et le reste de la population, voilà la récompense faite à nos Libérateurs

    37
    2
    lhadi
    13 novembre 2019 - 13 h 26 min

    L’opportunisme qui se refuse à la transformation de la société ou du moins l’envisage en dehors de toute réalité est une infirmité grave qu’il faut combattre avec vigueur.

    L’instabilité de ce révolutionnarisme de circonstance, sa stabilité, la propriété qu’il a de se changer rapidement en soumission, en apathie, en vaine fantaisie, et même en engouement « enragé » pour telle ou telle tendance « à la mode ». Tout cela est de notoriété publique. Mais la reconnaissance théorique, abstraite de ces vérités ne préserve aucunement des vieilles erreurs qui reparaissent toujours à l’improviste sous une forme un peu nouvelle, sous un aspect ou dans un décor qu’on ne leur connaissait pas encore, dans une ambiance singulière, plus ou moins originale.

    L’analyse de la situation politique exige que l’on parte de la réalité telle qu’elle est, non pas pour s’en accommoder, mais pour la comprendre et mieux oeuvrer à la modifier dans la pratique. La politique ne saurait être une science sans cela. Toute théorie et toute action politique, qui au lieu de se fonder sur les réalités de la vie sociale, sur le rapport réel des forces politiques à un moment donné dans un pays donné, part des propres désirs de l’observateur, individuel ou collesctif, n’est que fantaisie vaine ou utopie mortelle.

    Or, les génies qui savent la réponse avant la question ignorent ou sous-estiment les réalités du moment. Ils font passer les désirs, les volontés d’un groupe d’hommes avant les données d’une situation concrète. Avec des mots, ils pensent pouvoir modifier les faits. Avec des actes i individuels, ou en petits groupes, ils ont l’illusion de créer une situation révolutionnaire même s’il n’en existe pas les prémisses objectives. C’est en cela un utopismed’un autre âge.

    Prendre ses désirs pour la réalité, cela mène à substituer l’aventure à la révolution.

    Cela conduit à nier la nécessité des étapes dans le combat pour le changement, à ignorer l’interdépendance de la lutte à caractère économique et de la lutte politique, à méconnaitre la liaison existant entre la lutte pour une justice sociale et le combat pour la démocratie, à affecter le mépris pour la politique d’alliance de la classe ouvrière avec d’autres couches sociales victimes elles aussi de la politique actuelle.

    La démagogie est la négation de l’esprit révolutionnaire dont l’unité de pensée et d’action est basée sur les principes du centralisme démocratique, ce qui implique le débat avant toute décision, mais exclu la fraction.

    Le pouvoir ne redoute pas un mouvement émietté en dizaine de sectes et de fractions. Il y voit au contraire un moyen d’affaiblir la véritable organisation Son pire ennemi est le mouvement organisé.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])

    10
    48
      Anonyme
      13 novembre 2019 - 20 h 27 min

      Rouh khtina ya si el’hadi….va disserter ailleurs stp.

      22
      2
    DZA
    13 novembre 2019 - 11 h 55 min

    Le 22/02/2019 le flambeaux de novembre de 1954 s’est réanimé. Le peuple a compris qu’il est indépendant, mais qu’il n’est pas libre, il a compris que la lutte commencée en novembre 1954 doit aboutir et donner au peuple sa souveraineté, sa dignité.
    Le peuple interpelle ses Héros parce qu’il se sent interpellé par ses Chouhadas trahis et avilis par des imposteurs sans scrupules. La guerre de libération nationale, est la meilleure référence et source d’inspiration pour porter à terme une révolution tronquée en 1962.

    « Chaque génération choisit son parcours. La génération de la Révolution a choisi de libérer la terre et les jeunes du Hirak ont choisi de libérer la patrie. » lakhdar Boureg3a, 1er novembre 2019.

    49
    9
    Karamazov
    13 novembre 2019 - 10 h 18 min

    Et que devrait-on comprendre à ces chants du cygne ? Cet appel aux morts semble comme un râle. Même pas la mort du loup, mais l’agonie de l’agneau. Tout ce que je lis ces derniers jours ressemble à une vaine tentative de sortir le Hirak par le haut . Et ce qui devrait apparaître comme le signe d’une capitulation ou à peine comme le dernier coup du perdant asséné au vainqueur et interprété comme un coup de grâce.

    Dès le début de ce Hirak, alors que les théologiens et les hagiographes de tout poil s’étaient mis à lui faire une mythologie et à le sanctifier moua dans mes modestes mais non moins lumineuses contributions je l’avais qualifié  »de mouvement messianique incantatoire » non pas parce que le qualificatif de  »troupeau de tubes digestifs ambulants qui déferlent dans les rues tous les vendredis ba3d t’hour » ne lui allait pas mais pour faire pendant à tous ceux qui l’avaient accueilli comme une révolution.

    Pourtant on voyait dès les début ce que ce mouvement avait charrié comme épaves de l’opposition qui avait échoué dans ses propres tentatives à renverser ce Pouvoir et notamment les résidus du FIS qu’il a ragaillardis et à qui il a fait une très grande place. Mais il n’y avait pas que ceux-là. Il y avait aussi tout les zombies qui de leur retraite regardaient le train passer et qui avaient été tirés de leur léthargie par le brouhaha de ce mouvement.

    Neuf mois ont passés et ni les incantations ni l’acharnement de ce mouvement n’ont réussi à faire bouger les lignes même si les règlement de comptes entre clans lui ont fait croire qu’il en était non pas un facteur déclenchant mais le véritable acteur.

    Or, aujourd’hui tous ses laudateurs d’hier qui le soutenaient dans sa marche vers la débâcle commencent à lui faire une oraison sous prétexte de le sauver d’un échec retentissant tout en s’accrochant à ses basques, comme Si Qeddour et Y.B qui ont perdu leur marques parce que largués par les errements de ce mouvement et qui ne savent plus où donner du neurone.

    Et s’ils sont largués c’est parce qu’ils rechignent à suivre ce mouvement dans ses implorations outre-tombe pour réveiller les morts parce que les vivants ne peuvent plus rien pour lui.

    Mais ni Si Qeddour et Y.B ni ce mouvement ne veulent accepter l’idée que tout cela est le signe que ce Hirak a épuisé ses ressources et qu’il s’achemine vers son épuisement.

    En attendant , chaque jour qui passe et qui nous rapproche de la date fatidique du 12 décembre , attise les derniers soubresauts du Hirak pendant que ses théologiens et bigots fustigent le Pouvoir et lui reproche de lui asséner des mauvais coups et de l’empêcher de gagner.

    Demain Si Qeddour et Y.B écriront en guise d’épitaphe: ci-gît le Hirak à qui de féroces adversaires ont ravi la victoire.

    13
    45
      Momo
      13 novembre 2019 - 11 h 20 min

      L’apothéose de la mesquinerie!
      Et si le hirak venait à gagner alors, nous t’enverrons une couronne tressée avec comme épitaphe : ‘quoiqu’on fasse, on ne peut faire de l’or à partir du zinc’

      43
      11
        Karamazov
        13 novembre 2019 - 11 h 57 min

        Et pourquoi « et si », Vous avez commencé à avoir des doutes ?

        Et:  » on ne peut faire de l’or avec du zinc » c’est une excuse? Ou c’est juste pour me paraphraser quand je vous disais qu’on a beau couver un caillou avec tendresse en lui chantant de douces berceuses pendant des années il n’en sortira jamais un poussin, ou quand je disais aussi plus poétiquement à mes moment où j’étais mieux inspiré : vous pouvez touiller la m… comme vous voudrez vous n’en tirerez jamais du beurre !

        Si le Hirak gagne je rentre chez les moines silencieux!

        15
        33
          Momo
          13 novembre 2019 - 13 h 00 min

          N’oublie pas …. et surtout de laisser tomber l’onanisme neuronique pour te consacrer à la méditation intemporelle.
          Les évènements de notre époque échappent à ta perception étiolée par le temps qui passe. Inexorablement!
          Chateaubriand disait:  »La vieillesse est un naufrage ». Il n’avait pas tort!

          39
          15
        Karamazov
        13 novembre 2019 - 17 h 21 min

        Mais non , le temps ne fait rien à l’affaire ! Quant à moua, j’ai le pied marin et je pratique depuis un bail la « méditation sans conscience  » . Fluctuat nec mergitur !

        Voila pour ta gouverne :

        Quand ils sont tout neufs
        Qu’ils sortent de l’œuf
        Du cocon
        Tous les jeunes blancs-becs
        Prennent les vieux mecs
        Pour des c…
        Quand ils sont d’venus
        Des têtes chenues
        Des grisons
        Tous les vieux fourneaux
        Prennent les jeunots
        Pour des c…
        Moi, qui balance entre deux âges
        J’leur adresse à tous un message
        Le temps ne fait rien à l’affaire
        Quand on est c.., on est c…
        Qu’on ait vingt ans, qu’on soit grand-père
        Quand on est c… on est c…

        23
        10
          Momo
          13 novembre 2019 - 18 h 59 min

          Pour une fois tu as raison. Quand on est c… on est c…

          17
          6
      Anonyme
      13 novembre 2019 - 12 h 06 min

      Ce sont les aventureux, et les audacieux qui nous ont porté à l’indépendance, contrairement aux résignés et aux fatalistes.

      43
      13
      Mon opinion
      13 novembre 2019 - 12 h 55 min

      Salam,
      Ce n’est pas un appel aux morts, c’est l’année du souvenir et du réaccaparement par le peuple des symboles de la révolution spoliés par les harkis de la France.
      Amirouche Allah I rahmo le martyr par excellence dont la dépouille a été sequéstrée pendant des décénnies dans les sous-sols d’une caserne de gendarmerie à Alger en est un exemple frappant.
      Pourquoi un mort fait-il autant peur au point d’avoir essayé de le faire oublier dans la conscience collective de millions de gens au même titre que la langue Amazigh?
      Ce n’est pas un appel mais un rappel comme vous, vous vous rappelez de vos morts du 11 novembre.
      C’est un rappel pour ne jamais oublier ce génocide que vous cautionnez par votre sikence.
      Ce rappel est salvateur afin de ne jamais oublier le combat de ces grands hommes qui ont façonné et forgé par leur courage la conscience de ce peuple magnifique.
      L’échec est dans votre tête et l’espoir est dans les notres.
      Vous finissez votre commentaire par une épitaphe comme vous l’avez débuté par le champ du cigne.
      Vous pariez sur le futur?
      Qui vivra verra, Dieu en est témoin.

      78
      10
        Karamazov
        13 novembre 2019 - 17 h 49 min

        Sartre disait apipri : il n’y a pas de mauvais père , c’est le lien de paternité qui pourrit la relation. Le problème ce n’est pas les martyres , mais le lien que vous vous faites à eux , le droit de préemption que vous vous autorisez.

        Vous confondez hommage et fromage ! Respect et nécrolâtrie.

        4
        16
    ABOU NOUASS
    13 novembre 2019 - 9 h 21 min

    Ce n’est pas une prétention , c’est bien une vraie dénonciation , sinon comment rameuter toute la flotte aérienne de la région d’Alger pour cela alors que lorsque ce ne sont que des rencontres -surprise les escarmouches se passent bien de l’aviation.
    Et les délateurs sont connus ……………………………………………….!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Et maintenant s’ils voyaient cette deuxième trahison ils se retourneraient dans leur tombe,…..
    La trahison, la prédation, l’ordre et le fait accompli sont leur pain quotidien.

    52
    9
    Mounir Sari
    13 novembre 2019 - 8 h 42 min

    Gaid Salah le dictateur sanguinaire a trahi tous les martyrs de notre révolution de 1954 et en 2019 il a trahi tous les combattants de la révolution du sourire!!!

    60
    14
    Fellag
    13 novembre 2019 - 8 h 24 min

    Ils ont trahi nos parents par le passé et ils trahissent à nouveau une population innocente, c’est les oublies de la colonisations Française

    57
    9

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.