Le tribunal de Sidi M’hamed condamne des manifestants du Hirak à des peines de prison ferme

Sidi M'hamed manifestants
La justice du téléphone a encore frappé. PPAgency

Par Mounir S. – Le verdict est tombé tel un couperet. Une dizaine de manifestants arrêtés lors des marches de vendredi pour le changement du système politique ont écopé de peines de prison allant de deux à six mois ferme. Des peines assorties d’amendes de 20 000 DA.

L’étudiante Nour El-Houda Dahmani a été condamnée à 6 mois de prison dont 2 mois ferme. C’est la seule qui a quitté la prison. Six prévenus étaient sous contrôle judiciaire. Ils doivent faire appel au risque de se retrouver à la prison d’El-Harrach. Ces manifestants sont poursuivis pour avoir brandi le drapeau amazigh, participé à des sit-in ou pour avoir vendu des pin’s. Leur procès s’est tenu sans les avocats de la défense. En effet, après la condamnation il y a une quinzaine de jours d’un premier groupe de détenus à 6 mois de prison ferme pour le port de l’emblème amazigh, les avocats de la défense ont changé de stratégie, déposant ainsi une requête au niveau de la Cour suprême récusant le juge en charge de cette affaire au tribunal de Sidi M’hamed. Malgré le boycott des avocats, qui ont quitté l’audience qui s’est tenue la semaine dernière, le juge a maintenu le procès.

Au tribunal de Baïnem,  Yacine El-Ouareth et Toufik Karfa ont été condamnés à un an de prison ferme, en comparution directe. Ils ont été poursuivis pour incitation à attroupement et attroupement non armé.

Ces condamnations interviennent dans un contexte marqué par des arrestations massives de manifestants qui protestent contre l’élection présidentielle du 12 décembre prochain.

M. S.

Comment (12)

    Anouar
    26 novembre 2019 - 14 h 47 min

    Le tyran AGS et ses compères multiplient les provocations pour amener le Hirak à être violent. Ils sont même capables de déclencher une guerre avec un des pays voisins dans le cas où les élections n’auront pas lieu où se transformeront en fiasco. Ce qui est fort probable. L’objectif serait de justifier la mise en place de l’état d’urgence et de décréter la loi martiale. Sinon ils seraient jugés et renvoyés à El Harrach.Alors autant entraîner tout le monde vers le chaos.

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    mokrane
    26 novembre 2019 - 7 h 18 min

    Gaid l’ usurpateur du titre de moudjahid est dans son rôle et le hirak aussi. Dans une guerre ( même pacifique) il en est ainsi. Le hirak vaincra inshallah mes frères. Un indice qui vous fera réflechir sur la nature des vrais magouilleurs marginales : naima salhi et khettal sont teleguidés par des anti gaid qui soutiennent soit disant ces jeunes détenus et en même temps, ils leur dictent d’ être des pro gaid et faire dans l’ anti Amazighité… Ne soyez pas dupe, allah sait et voit tout.

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      ANONYME-MAN
      26 novembre 2019 - 11 h 47 min

      @MOKHRA
      DÉGAGE DE CE SITE FRERO

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    Momo
    25 novembre 2019 - 22 h 55 min

    Syadhoum aldjadarmia yadarbouhoum bessqali ouhouma yahagrou fi echaab eddaiif. Ils mettent des jeunes filles et des jeunes hommes en prison pour les briser et mettre leur avenir entre parenthèses. Rien que pour ça, ils vont regretter le jour où ils sont venus au monde.

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    Nacera Marouf
    25 novembre 2019 - 22 h 23 min

    Je me demande si le juge qui a prononcé les sentences aura sa conscience tranquille. Il ne peut se soustraire sous aucun prétexte qu’il soit, et j’ai le sentiment que cet abus le poursuivra toute sa vie. Dans les circonstances particulières que traverse l’Algérie, un juge consciencieux a la possibilité de rendre un verdict selon son appréciation personnelle. Un manque de discernement conduit à mal le juger.

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      Momo
      26 novembre 2019 - 13 h 05 min

      Encore faut-il qu’il ait une conscience. Tu demandes à un serpent à sonnettes de réfléchir, il mord. C’est tout ce qu’il sait faire.

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    Zaatar
    25 novembre 2019 - 19 h 32 min

    Pas vraiment belles toutes ces condamnations et elles n’augurent vraiment rien de bon pour la suite.

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    azul
    25 novembre 2019 - 19 h 17 min

    Mieux vaut mourir en combattant pour la liberté plutôt que d’être prisonnier tous les jours de sa vie.

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    azul
    25 novembre 2019 - 19 h 15 min

    Un homme qui prive un autre homme de sa liberté est prisonnier de la haine, des préjugés et de l’étroitesse d’esprit.

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      ZORO
      26 novembre 2019 - 17 h 02 min

      Nous l avons dit et nous cesserons jamais de le repeter, en Algerie il n a oas d hommes plus libres que les autres (Amazigh ) nous sommes tous des Algeriens egaux face au droit et au devoir ,l essentiel de notre culture decoule de l islam que nos ancetres ont adopté il y a plusieurs siecles , notre peuple et nos chouhaddas ont combattu la France en brandissant l embleme vert blanc et rouge avec son croissant qui signifie islam et l etoile qui rapelle les cinq piliers de notre religion ,nous n avons connu autre drapeau que celui la et nous ne reconnaitrons aucun autre intrus dont l objectif ne serait de diviser ce pays au profit de beni sahyoun.
      SigneZORO. ..Z….

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        MohAkli
        27 novembre 2019 - 7 h 56 min

        ZORO
        26 novembre 2019 – 17 h 02 min
        On apprend bien des choses auprès de toi.Ainsi la lune et les étoiles n’ont apparu dans le ciel qu’après l’avènement de l’islam.

        Explique nous comment tu ne reconnais que le drapeau conçu par la femme de celui qui a crée le MNA qui a combattu et tué les martyrs que fais semblant de vénérer?
        Ne parle pas la bouche pleine de cachir,pauvre « Badissi »! …

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    Momo
    25 novembre 2019 - 18 h 01 min

    Les magistrats de Sidi M’Hamed ont démontré, à maintes reprises, qu’ils sont contre le peuple et contre son émancipation. Ils doivent s’attendre à de sévères représailles lorsque ce régime tombera. Nul doute que le peuple les considérera comme des harkis et les traitera comme tels.

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