Le Hirak expliqué aux nuls

Mouv Hirak
Lors d'une marche à Alger-Centre. PPAgency

Par Youcef Benzatat – Le Hirak ne se limite pas à l’occupation de la rue tous les vendredis et mardis et les autres jours de la semaine il prend congé. Il n’est ni temporel ni spatial. Les jours choisis pour sa manifestation sont conjoncturels et ne sont pas le fait d’une planification. Les lieux de son déroulement ne sont pas désignés non plus, il se manifeste dans son espace vital, en s’efforçant de franchir tous les obstacles qui se dressent sur son chemin, comme un torrent de boue dévalant une pente sans possibilité d’inverser sa trajectoire.

Ceux qui ne manifestent pas ne sont pas forcément en dehors du Hirak. Le Hirak n’est pas quantifiable en nombre statistique de vendredi à vendredi ou de mardi à mardi, ni localisable en centres urbains ou ruraux. Son surgissement découle d’un refoulé collectif ayant pris place dans les consciences individuelles en tout temps et en tout lieu. Il n’est pas mu par une volonté partisane, ni idéologique mais entraîne toute la société dans sa complexité dans son sillage. Il n’est pas non plus mu par un projet tangible, ni politique ni idéologique. Le Hirak est un mouvement insaisissable, que l’on ne peut neutraliser. Il ne peut connaître d’échec, ni d’extinction parce qu’il réside dans l’imaginaire et aucune instance extérieure ne peut venir y mettre fin.

Le surgissement de ce refoulé cherche à se frayer un chemin vers un manque, ressenti individuellement par chacun des hirakistes, qui semble être à l’origine d’une dépossession de soi-même pour retrouver sa plénitude. Son orientation tend vers le possible. Un possible qui soit la propre œuvre des hirakistes et par laquelle ils comptent renouer avec soi-même. Vouloir atteindre ce manque est une quête existentielle dont le politique n’est qu’une voie d’accès.

Le Hirak cherche à dépasser le soi et le remplacer par un être nouveau dont les contours sont indécis, débarrassés des pesanteurs qui l’ont figé dans un réduit existentiel. Même s’il voudrait se structurer ou s’organiser, il ne le pourra pas, parce qu’il ne connaît pas les limites vers lesquelles il tend. Le Hirak est comme la graine qui a migré d’un champ lointain à un autre champ indécis. D’un champ stérile vers un champ fécond. Le 22 février n’était en vérité que le moment où la graine s’était mise en mouvement. Personne ne peut en remonter la genèse.

Pendant les manifestations des vendredis et des mardis, les slogans et les portraits brandis renvoyaient tantôt à la Guerre de libération coloniale, tantôt à l’émergence du mouvement national durant le XXe siècle, voire jusqu’aux résistances les plus reculées dans le temps, remontant jusqu’à l’antiquité, jusqu’à la résistance du royaume numide aux convoitises romaines, en passant par la résistance à la pénétration arabo-musulmane. L’être nouveau vers lequel il tend dépend certainement des conditions de l’avènement du Hirak et la nature de sa manifestation, des acteurs et de leur rapport au monde et aux autres. La complexité de la société algérienne et celle des référents structurels qui la constituent ne lui rendront certainement pas la tâche facile pour un dénouement rapproché dans le temps.

Le Hirak est un mouvement universel qui se manifeste périodiquement dans l’histoire pour faire basculer l’humanité vers de nouveaux paradigmes du vivre-ensemble. Chaque mouvement de cette nature possède son originalité liée aux conditions de son avènement et la nature de sa manifestation. La Révolution française avait fait un bond considérable à l’Humanité en la dotant de la liberté de conscience, des droits de l’Homme, de la démocratie et du suffrage universel, mais elle a trébuché sur le respect des droits des autres peuples à disposer d’eux-mêmes par la colonisation et n’a rétabli les droits politiques des femmes que longtemps après.

Même la laïcité n’est pas acquise à ce jour dans toutes ces régions, par la survivance du concordat. Elle trébuche encore en matière de justice sociale, nationale et internationale. Elle trébuche également sur l’abolition des discriminations des populations qu’elle a intégrées dans la nation dont elle s’est dotée, longtemps après le déclenchement de son processus révolutionnaire. Elle a trébuché parce qu’une Révolution est indéfinie. Elle est toujours en gestation. Elle est en permanence perfectible. Depuis la nuit des temps, les révolutions humaines se sont succédé les unes aux autres et se sont relayées comme différentes couches de sédimentation pour faire avancer l’humanité vers un progrès indéfini.

L’opportunité offerte aujourd’hui au Hirak algérien, qui manifeste toutes les caractéristiques d’un tel mouvement universel, par sa durée, sa constance, son impassibilité devant une adversité brutale et féroce, par ses slogans en phase avec la contemporanéité du monde dans tout ce qu’elle propose comme positivité, pourra lui faire jouer ce rôle d’exemplarité d’un nouveau paradigme du vivre-ensemble à l’échelle de l’Humanité entière, en perfectionnant l’addition des révolutions advenues à ce jour. Notamment en dépassant au préalable ses propres clivages sexuels, identitaires et religieux et en jetant les bases d’une justice sociale irréprochable.

Certes, la société algérienne dans sa majorité est profondément aliénée dans les structures mentales patriarcales et l’imaginaire mythologique religieux pour lui rendre cette tâche facile. Mais n’est-ce pas le propre d’une telle ambition révolutionnaire avec la volonté d’y parvenir dans la durée. Il suffit aux élites émancipées d’y croire et de l’accompagner aussi longtemps que nécessaire. Tout en se consacrant en parallèle à la lutte pour la justice internationale, par l’abolition de toutes les manifestations des dominations néocoloniales, notamment par la lutte contre la corruption internationale, en jetant les bases d’une législation sans faille. Ce n’est ni une utopie ni une ambition démesurée.

Les hommes de Novembre avaient moins de moyens et de potentiel, mais ils avaient réussi à faire basculer l’humanité de l’âge colonial à celui du postcolonial. La jeune génération d’aujourd’hui possède une profonde mémoire active de cette épopée glorieuse de leurs aînés et n’ont cessé de le démontrer lors des manifestations du Hirak, en brandissant les portraits de ses chefs historiques. Ils ont le potentiel de faire passer, à leur tour, l’humanité de l’âge néocolonial à celui de la justice internationale.

Y. B.

 

Comment (28)

    Youcef Benzatat
    24 janvier 2020 - 1 h 24 min

    Souk Ahras
    Je me suis permis de publier votre commentaire sur ma page Facebook ! Merci pour ce lumineux texte.

    Alfa
    21 janvier 2020 - 19 h 58 min

    « Les jours choisis pour sa manifestation sont conjoncturels et ne sont pas le fait d’une planification. Les lieux de son déroulement ne sont pas désignés non plus, »…..
    C’est ce que l’on appelle de l’improvisation pure et simple Ya si Y. Benzatat.
    Quand on a rien à offrir de concret on laisse aller notre imagination débordante sans le savoir vraiment.
    Ça me fait rappeler la fable de la Fontaine, Le renard ne pouvant pas s’introduire dans le poulailler fait remuer sa queue aux abord du poulailler pour empêcher les poule de dormir.
    Sa devise est; si je ne peut pas rentrer dans le poulailler pour manger les poules je vais remuer ma queue pour les empêcher poules de dormir.
    Moralité: À malin, malin et demi.

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    Moskosdz
    21 janvier 2020 - 19 h 30 min

    Salem L’Khawa,
    Le président de la république doit mettre ses propositions sur la table pour sortir de la pagaille
    afin que nos ennemies de la France sioniste qui a acheté le roi mimi6 et ses esclaves du Makhzen
    pour bloquer l’Algérie dans son avancement et développement !
    La chose qu’ils ont oublier c’est que notre Noble armée seul héritière de la guerre
    de libération nationale veille au grain et que l’Algérie est grande par la fierté de notre dignité et que nous laisserons aucune chance à nos ennemies !

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      Ashtough
      21 janvier 2020 - 20 h 01 min

      [email protected] l’ami très bien, Mr Tebboune va s’occuper de tout les parasites qui contamines le pays, le président Tebboune est un élève de Mr Bouteflika celui qui a sauvé le pays d’une guerre civile

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        Moskosdz
        21 janvier 2020 - 20 h 47 min

        @Ashtough 20 h 01 min//Ce n’est pas moi qui est commenté ici,c’est un faux qui cherche surement à semer le doute.

      Moskodz
      21 janvier 2020 - 20 h 41 min

      @Le Faux Moskosdz//Hormis les fautes d’orthographe qui te trahissent,tu ne peux pas être moi.

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    Mounir Sari
    21 janvier 2020 - 17 h 57 min

    En 2020 vingt nouvelles taxes ont vues le jour. Après avoir pillé notre pays et avoir vidé les caisses de l’état, les tenants du pouvoir toute honte bue se sont mis à imprimer des billets et même à quémander de l’argent chez les islamistes de l’Arabie Saoudite et des émirats arabes unis. Le hirak doit trouver d’autres formes de lutte en parallèle avec les manifestations du mardi et du vendredi.Je propose à tous les hirakistes de ne s’acquitter d’aucune taxe pour faire fléchir le régime des généraux. Le pouvoir n’a qu’à récupérer l’argent volé qui se trouve à l’intérieur et à l’extérieur de notre pays. Le non paiement de ces taxes fera chuter le pouvoir illégitime et corrompu et n’aura aucun choix pour revoir sa copie en quittant le pouvoir parce qu’il ne saura plus acheter la paix sociale comme le faisait Bouteflika en distribuant des milliards non pas aux pauvres mais aux riches!!!!

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    Zaatar
    21 janvier 2020 - 17 h 52 min

    Le hirak, le troupeau, le champ, la graine, un torrent de boue, non quantifiable, non mu par un projet tangible ni idéologique encore moins politique, mouvement insaisissable non neutralisable, ne peut s’éteindre et personne ne peut y mettre fin, il ne peut pas se structurer ni s’organiser, il ne connaît pas les limites vers lesquelles il tend…mais c’est un brouhaha ce hirak que nous décrit YB, c’est une mixture de singularités de société, c’est une cohue rapportée au 18ème siècle, c’est du n’importe quoi…mais tout cela on le savait, je me demande juste où sont les nuls.

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      Zaatar
      21 janvier 2020 - 18 h 45 min

      Yaw ce n’est pas moi qui le dit c’est YB, je me demande toujours où sont les nuls….

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    lhadi
    21 janvier 2020 - 17 h 38 min

    Ceux qui n’ont pas d’âme, pas le sens de l’orgueil national et aucun idéal au nom duquel ils pourraient se battre, ceux-là ne peuvent pas s’appuyer sur une culture nationale, n’ont pas de mission sacrée, ils ne peuvent devenir ni des martyrs ni des héros.

    L’honneur appartient à ceux qui jamais ne s’éloignent de la vérité, même dans l’obscurité et la difficulté, ceux qui essayent toujours et qui ne se laissent pas décourager par les insultes, l’humiliation ou même la défaite.

    La nouvelle société algérienne ne sera pas construite par ceux qui restent à l’écart les bras croisés, mais par ceux qui sont dans l’arène, les vêtements réduits en haillon par la tempête et le corps mutilé par les événements.

    Malgré les opinions qui peuvent diverger sur presque tout, nous sommes une famille qui a déjà surmonté bien des épreuves. Si nous avons l’oreille à l’unisson, nous réussiront comme toujours à régler les problèmes et à aller de l’avant.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])

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    Souk-Ahras
    21 janvier 2020 - 16 h 46 min

    Le Hirak va s’éteindre…
    Il est mort…
    Il est est enterré…
    Il ne durera pas…
    Il est en échec…
    Il est folklorique…
    Il doit s’organiser…
    IL doit s’auto-organiser…
    Il doit désigner ses représentants…
    Il doit ceci…
    Il doit cela…

    On dit tout de lui…

    Mais pas un mot de ses victoires, de ses réussites, comme, par exemple, la mise « aux arrêts » de grands prévaricateurs et souteneurs de la corruption étatisée – il en reste encore – ; réussites dont la plus grande est celle d’avoir fait apparaître au grand jour la réalité – longtemps occultée par les artefacts déployés par la « légitimité historique » sous couvert de constitutionnalité variable – du pouvoir militaire à visage découvert.
    Avant le 22 février 2019, personne ne croyait en la possibilité d’un réveil du peuple algérien, encore moins la sphère militaire mafieuse affairiste.
    Ainsi fait, les généraux mafieux et véreux, choqués par tant de soudaineté à laquelle ils ne s’étaient jamais préparés, se découvrent, malgré eux, inexpiables et projetés dans un champ de bataille qui n’est pas le leur, drapés de la nudité exécrable de leurs intérêts prédateurs. N’est-ce-pas là une grande victoire sur le concile militaire qui s’autoproclama dès 1957 propriétaire exclusif de l’Algérie et des algériens décrits comme étant des « accessoires » liés à la propriété.

    Ni une seule allusion aux bouleversements induits par son effet depuis son apparition, car, il faut pourtant bien l’admettre, rien ne sera comme avant, l’œil Hirakien y veillera.
    Cependant, nombreux sont les « claviéristes » dissonants, médisants, les intellectuels passifs déconnectés de la réalité, les analystes donneurs d’avis dont la neutralité n’a d’égale que leur hypocrisie, les loosers en mal d’échec, et tous ceux qui oublient honteusement de se rappeler de ce qu’ils étaient, ce qu’ils représentaient, ce qu’ils pensaient, avant le désormais historique 22 février 2019, lorsque l’ex président-cadre s’avisait de pérenniser son règne monarchique absolu aidé pour cela par la horde affairiste rentière et les cercles ultra-réactionnaires fascisants dont font partie les généraux véreux.

    Ni la moindre évocation du plus grand de ses succès qui a pour nom Unité du peuple que n’ont pu réaliser les propriétaires indus et illégitimes de l’Algérie depuis le coup d’état mené contre le GPRA un certain été 1962.

    Le Hirak est-il un parti politique ? Non.
    Est-il muni d’une feuille de route lui indiquant les directions et les axes à suivre ? Non.
    A-t-il fait des promesses qu’il n’a pas tenues ? Non
    Concoure-t-il à une « gradation » l’obligeant de produire des résultats positifs pour y être éligible ? Non.
    Est-il une association instituée ? Non.
    Est-il un groupement d’ordre idéologique ou doctrinaire ? Non.
    S’est-il proclamé représentant exclusif du peuple ? Non.
    S’inscrit-il dans une démarche anarchisante ? Non.

    Pourquoi prédit-on, depuis des mois, qui son décès, qui sa disparition, qui son essoufflement, qui son effritement, alors qu’il est, à l’aube de son premier anniversaire, toujours présent, en mouvement, démontrant à chacune de ses sorties son infatigable volonté de faire entendre, des cercles décideurs les revendications légitimes d’un peuple spolié de sa souveraineté depuis de très longues années ?
    Vouloir l’organiser, ou le structurer, ou, comme le proposent des « intellectualités » poussives tapies dans une posture indigne « d’auto-stoppeurs », le hiérarchiser à travers un leadership, revient à lui ôter une partie de sa force originelle néee de la soudaineté, à encombrer son inertie potentielle en créant inévitablement des frictions dans sa mécanique interne, à briser, en fin de compte, son caractère d’être insaisissable.
    Le Hirak ne se dompte pas, ni ne peut rentrer dans un quelconque « rang » désigné par une main directrice. C’est un immense cri jailli du plus profond des entrailles d’une douleur longuement accumulée ; une matrice, un creuset de la fondation sociétale nouvelle; une onde porteuse qui se propage dans l’espace forte de sa seule substance libératrice ; une force motrice ; une locomotive qui roule sur les voies de la lumière, tractant les wagons de l’espoir, de la dignité et de l’unité.
    Le Hirak est ce fleuve tranquille qui fraie seul, son chemin à travers des « gorges profondes et escarpées » qui s’ouvrent à son passage ; il ne peut être enterré ni enseveli car il ne mourra pas de la façon dont beaucoup s’égosillent vainement à le prédire ; il s’arrêtera, oui, un jour à venir, mais naturellement, comme il l’a fait de son apparition, de lui-même, et seulement quand il jugera le moment venu pour le faire, humblement conscient de son aide apportée à la réalisation des revendications légitimes du peuple duquel il est issu.
    Yetnahaw gâ3 n’est pas une revendication au sens propre du mot, c’est un esprit d’unité et de justice au nom d’une citoyenneté naissante, un vecteur déterminant dans l’écriture de l’Algérie nouvelle qui se profile dans un horizon proche.
    « La dignité est dans la lutte, elle n’est pas dans l’issue du combat.»
    Le Hirak généreux et grandiose vaincra.

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      Ashtough
      21 janvier 2020 - 20 h 05 min

      Ton Hirak il a pour deux mois après on entend plus parler de lui grâce à notre grand président Tebboune, élu avec 58%de suffrages

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        Lghoul
        22 janvier 2020 - 14 h 20 min

        Il est le Hirak to TOUS les algériens épris de justice indépendante et de bonne gouvernance. Pour ce qui est de sa durée « limitée », tu peux toujours attendre, comme ton pharaon a attendu … Pour vos statistiques des fameux « 58% », on n’a ni vu qui ont voté faire la chaine dans les bureaux de vote, ni vu les urnes, ni vu les gens compter les votes, ni vu d’observateurs étrangers – d’ailleurs interdits – ni rien. Vous avez pondu un chiffre de 58% pour halaiser le pickpoketisme et le fait accompli, qui n’est en fait que 8% de l’éléctorat que vous avez trafiqué pour ne pas perdre la face en additionnant les militaires obligés de voter 5 fois par personne dans les caserns, les cachiristes qui ont voté avec 1000 voix par personne et les morts que vous avez déterré par milliers. Sinon, vous ne pourrez jamais effacer votre ILLEGITIMITE que toute la planete a reconnue. Mais connaissant vos pratiques, on sait que vous ne comprenez pas ce que dire « honte ».

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    Existentialiste YB
    21 janvier 2020 - 16 h 31 min

    YB a peur de citer un certain Eric Zemmour lui-meme citant quelqu’un d’autre (Rousseau, Hugo, …). De memoire biensur: « Ainsi sont les nombres. Petits c’est des quantite’s mais a partir d’une certaine echelle, c’est des Qualite’s. » – Je suis d’accord avec YB, pas par une quelconque analyse complexe, mais par simple decryptage de la formule « Salmiya ». Cela veut dire quoi comme message envers le regime(structure qui detient le pouvoir) ? Nous ne remettons pas ton autorite’ en cause, c.a.d. nous ne voulons pas le pouvoir. Juste nuir !!!

    En d’autres termes, etre et avoir au/le pouvoir est une responsabilite’, que nous refusons, car conscients que nous en sommes incapables(d’assumer sous-enttendu). C’est un peu comme les mouvements de greve qui reclament egalite’ de salaires entre ouvrier et ingenieur meme pas inventeur mais juste organisateur de l’application des inventions des autres… souvent algeriens partis ailleurs.

    Je ne mets pas de croix sur le papier de YB pour la simple raison que je le rejoins dans le sens que cette mouvance n’a pas de destination pre-etablie, et ne devrait pas en avoir non-plus. Peut-etre une escale, mais tout arret qui implique repos, finira en sieste et stagnation prolonge’e voir permanente. Son style existentialiste est adequat dans le sens ou, c’est l’existence de l’Algerie comme pays souverain qui est en jeu, situation vue de 10000 pieds. La conference et la situation en Lybie, en est la preuve parfaite, a commencer de sa genese en 2011. Le Gadafi aurait garde’ les pieds sur terre, le sarko se serait occupe’ des egoux de Paris et les autres chacun de ses brebis, particulierement Sissi et ses Khawteks.

    Enfin, le snobisme qu’a sans le moindre doute vecu Tebboune a Berlin, j’espere lui fera comprendre qu’il n’y a pas de chaise, encore moins de fauteuil pour les INDUS.

    Cela dit, cela ne me convient pas personnellement. J’aimerais voir ce mouvement prendre de l’agressivite’, non pas dans ses rencontres avec les forces d’insecurite’, mais en la prise de controle des assemble’es locales partout, c.a.d. la prise de parole de tout un chacun et partout. Car tout ce qui se passe dans les rues se passe ailleurs aussi dans le monde – meme ici aux usa – a la difference des facons et les lieux. Des emicycles, radios, tele’s et journaux – debattant vigoureusement.

    Une APN legitime aurait dans tout le comfort du monde, car faut reconnaitre que le Climat Algerois est des plus merveilleux au monde. Mais, helas, meme une telle APN serait-elle, pourrait-elle debattre… cela revient du domaine de la culture… Enfin, j’espere que les Algeriens sauront se projeter dans le futur et arreter de se rabacher les passe’s, des uns et des autres – qui en sont responsables de ce present.

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    Mokrane
    21 janvier 2020 - 14 h 06 min

    Reponce des Nuls . Il ny auras jamais de démocratie en algerie tand L’ARTICLE 2 de la constitutions n’es pas supprimé .

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    Vérité
    21 janvier 2020 - 13 h 26 min

    Même pendant la guerre de libération beaucoup de personnes ont qualifiés la révolution comme suicidaire est irréalisable, résultat on a eu note liberté mais aussi tôt confisqué par nos traîtres et ont même falsifié notre histoire, Haram allikoum

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    Karamazov
    21 janvier 2020 - 13 h 18 min

    Iben , une fois n’est pas coutume , moua je pense que le titre est bien choisi : « le Hirak pour les nuls ».

    Si j’avais écrit un tiers de cette divagation, on aurait crié au blasphème mais à YB qui parlant du Hirak écrit texto, ou presque , je cite de mémoire de poisson rouge ; « le Hirak lem yalid wa lem youled wa laissa lahou koufou ène ahadou » on lui laisse passer.  

    Tout le monde n’est pas jacques de Beauregard et tout le monde n’est pas Personne. Mais chacun peut méditer cette maxime du zoizo tombé dans la m …

    « Ce n’est pas toujours ceux qui vous mette dans la m… qui vous veulent du mal , mais ce n’est pas toujours ceux qui veulent vous en sortir qui vous veulent du bien. »

    YB ne veut pas faire affronter la Horde sauvage à son Hirak , alors il l’extrait de la réalité et le sublime pour l’abstraire afin de se livrer à des qualificatifs pompeux et grandiloquents.

    Le Hirak n’est plus ce troupeau de tubes digestifs ambulants poussé par son impulsivité à réagir à l’aberration et l’humiliation du cinquième mandat qui aurait offusqué même les morts , les pierres et les agneaux les plus consentants.

    Le seul moyen dont dispose YB pour sauver le Hirak c’est de l’extraire de sa misérable condition et de sa triste vainitude pour carrément le déifier . Et quand le Hirak sera mort et enterré il nous dira que ourtoufi3a .

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    Il y a "démocratie" et "démocratie" !!!
    21 janvier 2020 - 12 h 56 min

    Monsieur Benzatat , est-ce que vous avez l’immanence divine pour dire et décréter que le Hirak : « même s’il voudrait se structurer ou s’organiser, il ne le pourra pas » . C’est quoi cette suffisance ! Ya akhi, je vous apprends, vous qui êtes pourtant un fin observateur, que la mouvance dite démocratique du hirak (PAD, un partie de la société civile, les ligues des droits de l’homme , les organisations estudiantines, de travailleurs etc.. etc. ) est en train de s’organiser et prévoit même des assises et des rencontres entre eux et au sommet ! Aussi, attendez d’abord de voir avant de vous aventurer et de vous lancer dans des supputations, des sentences. Avec çà vous ne prenez même pas la précaution de prendre avec vous un GPS ou une boussole quand vous foncez .. droit devant ! C’est incroyable ce que certains intellectuels dits « démocrates » font tout pour décourager l’auto organisation du hirak ? Je n’y comprends rien, de rien. Je ne vois pas quels sont leurs mobiles, leurs arrière pensées , alors que chercher à organiser le hirak n’est pas la fin du monde ni pour le hirak, ni pour le pays.

    Maintenant , ya si Benzatat si vous prenez en compte les islamistes, évidement qu’il ne peut y avoir d’organisation avec eux et le reste du hirak. Car , lui, le hirak il cherche à construire un pays authentiquement démocratique, avec toutes les déclinaisons des libertés au sens universel des mots. Les islamistes, eux, ce qu’il cherche ce n’est pas une feuille de route il n’en ont pas besoin car la leur est en phase directe avec celle du pouvoir si on prend en compte l’idéologie arabo-islamiste déjà assez prégnante dans notre pays. Le seul objectif de la mouvance islamiste c’est la « démocratie représentative élective » qui peut juste leur permettra d’accéder au commande, partager le pouvoir et çà c’est possible encore ! Et donc peuvent se contenter d’une démocratie au 1/4 pour partager le pouvoir, et en balayant les 3/4 restant de cette démocratie et ce, sans aucun souci ni état d’âme.
    Mes respects.

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    Un passant
    21 janvier 2020 - 11 h 35 min

    Benzatat donne l’impression d’avoir coupé le nombril du hirak.

    A trop donner de qualificatif et de péjoratif que cet article devient douteux !!!

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    Anonyme
    21 janvier 2020 - 10 h 43 min

    Bien dit « Le Hirak n’est pas quantifiable en nombre statistique » c’est ce que ne veulent pas comprendre les cachiristes. Qu’il y ait 10, 20% ou plus de la population qui manifeste ne change pas grand chose. Les raisons qui on fait sortir des millions de gens dans la rue et qui ont incité 24 sur 25 millions de personnes à ne pas voter sont toujours là. L’emprisonnement de Haddad ou de Kouninef ne change rien car ce même système va fabriquer d’autres Haddad (c’est toujours les mêmes personnes qui tiennent la justice, la cour des comptes, les banques etc…). Comme on dit « les mêmes causes produisent les mêmes effets » le Hirak peut s’essouffler sous cette forme mais le mécontentement et la contestation seront toujours là et prendront d’autres formes…

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    Amaschaho
    21 janvier 2020 - 10 h 13 min

    L’erreur pour nous Algériens est de comprendre le Hirak comme étant une cassure dans notre trame historique alors qu’il se doit d’être pris comme une césure.

    Le plus efficace des vaccins antiviraux et le virus lui même.

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    Ashtough
    21 janvier 2020 - 10 h 11 min

    Le Hirak doit rentré à la maison, le film est terminé, nous n’avons un président élu démocratiquement, une constitution, une Assemblée, un sénat, le reste est illégale,

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      Anonyme
      21 janvier 2020 - 13 h 38 min

      C’est du second degré??

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        Le Temps
        21 janvier 2020 - 20 h 24 min

        il ne sait pas ce que c est le second degré

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      Ashtough
      21 janvier 2020 - 14 h 30 min

      Les traitres aboient et le président Tebboune passe et repasse

      5
      38
        Rac
        21 janvier 2020 - 17 h 10 min

        Les traîtres … ne sont plus nombreux, depuis le 12/12, ils ne se limitent qu’a Une seule région. Bientôt il y seront même me minoritaires.

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          Anonyme
          22 janvier 2020 - 0 h 07 min

          C’est vrai que 24 millions c’est une minorité à côté de 1 million de votants…

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        Zombretto
        21 janvier 2020 - 20 h 08 min

        Tu as raison, il « repasse » les uniformes et les costumes des généraux qui l’ont mis là.

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