Eviter que le Hirak soit détourné par les dépravés de la politique politicienne

Hirak anniversaire
Une foule immense a marché aujourd'hui pour exiger le départ du système. D. R.

Par Ferid Chikhi – Dans une précédente réflexion[1] sur les causes et les effets, ainsi que le devenir du Hirak, j’avais souligné, entre autres, qu’un système ne disparaissait pas mais se transformait. Cependant, personne n’ignore que celui de la République algérienne s’organise, mobilise ses commis et ses relais, s’agite pour, non pas seulement encadrer mais aussi l’infiltrer et le vider de sa quintessence. L’opposition n’est plus partisane mais populaire. Les partis étant disqualifiés, ils arrivent à peine à s’organiser pour rapidement se désunifier. Ils ne pensent même pas à se convertir ou se métamorphoser alors que les activistes du mouvement citoyen poursuivent leurs actions dans l’unité au grand désespoir des premiers et des seconds. Mais, attention, les cupides, les traitres, les rapaces sont aux aguets et savent y faire pour se replacer.

Les défis sont nombreux pour les deux prochaines années

Le pire qui puisse arriver serait que les dépravés de la politique politicienne, les sans foi ni loi de tous bords se mettent de l’avant pour encore détourner le fleuve tranquille d’un peuple à la recherche de ses repères. La vigilance est plus que jamais de rigueur. L’unité d’action qui fédère le mouvement tente d’éviter la récupération par les forces du mal. Leur tour de force est de poursuivre l’éviction d’une grande partie des auteurs des dérives qu’a connues le pays depuis plus de 30 ans. Un Président impotent, trois Premiers ministres et gouvernements, des corrupteurs et des corrompus et même des militaires tout-puissants qui ont gangréné une armée populaire que le Hirak veut avec lui au nom de «chaâb djeïch khawa khawa !».

Sur le plan institutionnel, l’ouverture de la Constitution par le nouveau Président fait partie des enjeux majeurs des prochaines décennies. Son contenu devra être républicain, citoyen et institutionnel avec de vraies références historiques et sociétales. Les carcans doivent être dégagés et seul l’intérêt du peuple et de l’Etat algériens devront conduire sa rénovation et sa mise à niveau.

Le Hirak doit prendre la juste mesure des nouveaux contours de la gouvernance nationale. Les équilibres politiques sont en voie d’être adaptés et les changements majeurs qui interviendront devront viser la pérennité en considérant les revendications de la majorité des citoyens.

Une feuille de route avec des objectifs collectifs

Le pouvoir en place a désigné un nouveau gouvernement et a établi sa feuille de route. Soumise à un Parlement illégitime qui l’a approuvée, on peut être d’accord et y consentir ou ne pas l’être et contester. Autrement dit, des questions de suivi se posent : le Hirak a-t-il pris connaissance des résultats de cette pseudo-approbation ? Si ce n’est pas fait, a-t-il au moins pris connaissance de son contenu et l’a-t-il validé pour savoir s’il répond à ses attentes ? Si ce n’est pas le cas, l’accepte-t-il ou la remet-elle en question ? Des rassemblements, des réunions, des regroupements se tiennent régulièrement un peu partout dans le pays et là où se trouvent des Algériens expatriés. Ces rencontres servent-elles la cause ? Si ce n’est pas le cas, une des actions premières à initier n’est-elle pas de regarder de près ce programme gouvernemental et entériner ce qui est pour le mieux ou dénoncer tout ou partie de son contenu ?

Dans la réflexion[2] précitée, j’avais souligné que les hommes du nouveau régime n’étaient pas si nouveaux qu’on pourrait le penser et pour cause. Ils font partie des troisième et quatrième cercles du pouvoir. Par conséquent, ils ne peuvent se défaire en un tour de main de leurs habitudes et leurs attitudes héritées d’une ère révolue. Ils continuent, non pas d’agir mais de gouverner comme leurs prédécesseurs, avec les mêmes travers, en appliquant des méthodes de résolution de problèmes sans états des lieux ni diagnostic appropriés. Nous avons eu quelques exemples de ces dérives citées par des ministres nouvellement installés.

Le rôle des élites

Alors, se pose une question essentielle : que font les élites de l’Algérie nouvelle ? A quelques exceptions près, elles restent cloitrées dans un silence incompréhensible. Les professeurs des universités, ceux qui enseignent les sciences politiques, la sociologie, la psychosociologie, l’économie, le droit, le management, etc., ne disent rien du Hirak. Si cela arrive dans certains cas, ils s’enferment dans des cadres de références limités à des lectures d’auteurs et collègues ayant publié quelques écrits, restés lettre morte. Pourtant, les thèmes du Hirak sont nombreux, depuis l’unité nationale en passant par la mobilisation, la composante sociale, la diversité ethnique, les catégories intergénérationnelles, les multiples revendications, les attentes et les espoirs des uns et des autres, etc. Ils constituent, à n’en point douter, une diversité d’agrégats qui font rêver des dizaines de chercheurs des universités et des académies à l’étranger.

Comme bien d’autres observateurs du mouvement citoyen qui fascine le monde par sa quiétude, son calme, sa détermination et son intelligence collective, je comprends l’hésitation de ces «élites». Mais l’inhibition imposée par la langue de bois, la pensée unique, la référence à un régime et un pouvoir sans partage ne sont pas faciles à évacuer. Serait-elle la seule en cause ? La réponse se trouve dans les initiatives que peuvent prendre les uns et les autres pour anticiper l’avenir et canaliser les forces vives vers le chemin critique qui aidera à l’atteinte des objectifs sociétaux tant attendus depuis des décennies. C’est l’heure pour elles, pour ces élites, de se libérer et de prendre part, avant qu’il ne soit trop tard, à cette mutation singulière d’un peuple porté par sa jeunesse.

Novembre 1954, Février 2019 : deux actes de naissance

A 65 ans de distance, comme leurs aînés qui ont déclenché la Révolution de novembre 1954 et qui se sont sacrifiés pour l’indépendance de l’Algérie, ceux des années 1990 qui ont été décimés par les hordes islamistes, l’apport des élites devient une exigence historique. Elles doivent s’exprimer, non seulement pour contribuer à formuler convenablement les désidératas du peuple, qu’il soit celui des grandes villes du nord ou celui de l’Algérie profonde, non pas sous forme de slogans mais par une pensée nouvelle qui accompagne le «yetnahaw gaâ», elles doivent considérer les incertitudes et les dangers qui guettent l’Algérie au plan international.

Le peuple est en attente d’une traduction de ses rêves, de ses exigences, de ses attentes par des réflexions que seuls les plus éclairés, les justes, les probes peuvent lui fournir. Que ces gens sortent de l’ombre et osent loin des craintes, des inquiétudes, des appréhensions imposées par des cadres de référence dépassés et pour beaucoup obsolètes. Si elles ne le font pas maintenant, elles ne le feront jamais et elles seront pour toujours les révoquées de l’histoire.

Il ne faut pas oublier que nos élites ne sont pas seulement celles qui se trouvent à l’étranger, mais elles sont aussi et surtout en Algérie. Elles se trouvent en première ligne d’une révolution citoyenne unique et admirée partout dans le monde. Amener les élites à se compromettre est un acte légitime montrant la loyauté envers la patrie. Ils éviteront par leurs idées et leurs pensées l’intrusion des forces étrangères qui n’attendent que leur heure pour s’approprier les effets du Hirak. Le Hirak, ce grand mouvement citoyen, s’inscrit dans la droite ligne des mouvements populaires qui soulèvent les grandes nations. Il brise les tabous. Les lignes de démarcation ont été franchies et le succès est juste en avant. Rester derrière ces lignes, c’est admettre malgré soi qu’elles protègent celles et ceux qui veulent interdire toute action positive, toute critique constructive et maintenir les ornières qui empêchent le discernement.

Pour conclure, rappelons-nous que la perte de sens, l’inculture, le détournement des concepts par des arrivistes qui n’ont jamais pensé et réfléchi aux biens de tous forment ce mur bâti par des mégalomanes tenaces et revanchards. Il faut l’abattre pour avancer sans peur ni crainte aucune vers le progrès et la modernité. La Révolution de Novembre 1954 a sonné le glas du colonialisme et des jeunes Algériennes et Algériens se sont sacrifiés pour atteindre l’objectif assigné, celui de l’Indépendance. Le Hirak sonne celui du totalitarisme, de la dictature, de l’hégémonie de quelques oligarques contre le citoyen. C’est un mouvement de jeunes qui veulent libérer la nation et ses citoyens de l’emprise des prédateurs de tout bord. Le Hirak doit rester ferme dans sa forme et diplomatique dans ses actions et il doit se structurer si ses animateurs ne veulent pas tout perdre.

F. R.

Consultant, membre du groupe d’analyse et de réflexion Afrique du Nord/Amérique du Nord

[1] http://www.convergencesplurielles.com/2020/02/un-numide-en-amerique-du-nord-254.html

[2] http://www.convergencesplurielles.com/2020/02/un-numide-en-amerique-du-nord-254.html

 

Comment (42)

    Anonyme
    23 février 2020 - 19 h 14 min

    Ces derniers temps la majorité des analyses , études , avis et commentaires parus sur AP convergent vers un constat amer concernant la situation politique du pays , particulièrement le mouvement populaire du 22 février , lequel hirak est traversé de courants déstabilisateurs contradictoires. Ces courants conduits par le pouvoir et des partis politiques vont faire imploser le hirak si ce dernier n’arrive pas à s’organiser et à se doter d’un organe représentatif pour affronter la contre-révolutionnaire. À bon entendeur salut.

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      Auto organisation
      24 février 2020 - 14 h 59 min

      @Anonyme 23 février 2020 – 19 h 14 min , ce que tu préconise (auto organisation du hirak) est une urgence ! On a trop perdu de temps. C’est une condition pour sa pérennité, son avenir et la concrétisation de ses revendications à imposer au pouvoir.

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    Anonymement
    23 février 2020 - 13 h 08 min

    Tant que l’algerien a besoin d’un “giniral” 50% pour monter une affaire, tant qu’on a encore des generaux du sucre, du cafe, du ble, du medicament, etc, qui s’entourent de civils leur servant de fusibles, tant que l’armee se mele de la politique, de l’economie et des finance du pays, tant que l’armee ne nettoie pas ses ecuries d’augiat et ne s’occupe exclusivement que des frontieres du pays, chose qu’elle fait tres bien d’ailleurs, notre pays continuera a tourner en rond et en rond.

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    thamourth
    23 février 2020 - 9 h 18 min

    A la seule vue du drapeau des bénenistes, on imagine ce qu’est le « hirak » maintenant: Des enjeux politiques, des tiraillements entre groupes idéologiques usant, abusant et manipulant la culture, devenue génétique, des slogans à la gloire du colon, sous couvert de démocratie, des mots d’ordre sortis directement des officines que l’on ose pas nommer sans quoi nous serons traiter de complotistes,….
    Ah, tiens, il n y a plus de distribution de bananes pour les makaks ??? Ils prennent pour des primates.

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      Farida
      23 février 2020 - 15 h 48 min

      Les vais colons sont a el moudadia.

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        Anonyme
        24 février 2020 - 5 h 40 min

        Oui en colonie de vacances.

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    Vroum Vroum 😤..
    23 février 2020 - 5 h 18 min

    Bon , le nouveau Président sera Après une insurection armée si possible , et effondrement de l’état Algérien , le nouveau Président Bouchachi , Premier ministre Ali Belhadj , Ministre de la Défense Zitout , Ministre des Affaires étrangères Ferhat Mehani , Ministre …y’en aura pour tout le monde , chacun aura sa part du gâteau…Voilà Le panel qui issu du Hirak dirigera l’Algérie…en précisant que l’économie au rouge vif est en panne , le Chômage de masse en augmentation constante , les Entreprises ferment une à une , attentats terroristes aux Frontières et intérieur , …. Voila c’est ce que veulent les « Jusqu’au boutistes  » une fleure à la main !.. Car le Hirak , ce qu’il en reste , est ainsi composé ..chaque partie veut sa part , les « Démocrates  » , les Islamistes  » Les Berberiste MAK séparatiste  » ,  » Les Oligarques  » …ainsi est le Hirak terminant ..Et puis y’a plus d’économie , réservé devise à Zéro, la rente pétrolière et gazière insuffisante pour gérer le Pays , les émeutes sont en vue… Le Président Bouchachi et son Gouvernement pluriel est face au Mur , . A son tour rejeté et chahuté par un Peuple en colère , qui veut du travail et à manger … malgré les promesses du Président Bouchachi et ces Ministre Ali Belhadj et Ferhat Mehani et Zitout , le Peuple est redescendu dans la Rue pour un nouveau Hirak encore plus importante que le premier , …le Président Bouchachi et son Gouvernement sont renversé , en fuite pour avoir menti au Peuple , pour leurs promesses non tenues… On est plus dans la Fiction , mais très proche de la réalité et ce lien en est le Sauvetage Économique du Pays , car sans Économie et Finance suffisantes , tout s’arrête tout devient aléatoire.. Même un Président Bouchachi ne fera rien …Même un Ferhat Mehani Président ne pourra rien… Alors foutez la paix au Président et nouveau Gouvernement actuel qui essaient de tout restructurer pour un sauvetage Économique du Pays , la dernière chance avant le mur et descente aux enfers économiques , et tout ce qu’il en suit…

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    Linda
    23 février 2020 - 3 h 32 min

    Le Hirak est maintenant uni parce que l’ennemi est bien indiqué: c’est le système. Mais qu’est ce qui va se passer une fois que ce système tombe? Ira t’on vers une république amazigh et nord-africaine? Ou arabo-islamique? ou une république Algérienne fédérale, en d’autres termes un retour aux six regions historiques? ou vers une guerre civile ou chacun essayera d’imposer son modèle de société par la force? Voila les vraies questions auxquelles il faudrait répondre des maintenant.

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      Lghoul
      23 février 2020 - 21 h 39 min

      Essayons d’abord de faire tomber le systeme. C’est la premiere etape. Le reste suivra automatiquement car cette fois tout se passera entre algeriens de souche comme durant le congre de la Soummam. De toute les facons, je te promets que l’Algerie ne serait jamais dans des conditions pires que celles qu’elle a vecu jusqu’a maintenant. Alors ne grillons pas des etapes et ne soyons jamais effrayes par le changement.

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        Zaatar
        24 février 2020 - 7 h 34 min

        Cela fait 58 ans qu’on essaie de faire tomber le système. Je sais, ce n’est pas en restant les bras croisés passifs qu’on y arrivera, mais déjà que plusieurs ont essayé depuis 58 ans rien ne dit qu’on y arrivera sous peu ou dans 50 ans. On peut toujours essayer cependant, rien ne nous empêche il faut juste mesurer ce que nous renvoie la réalité.

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          Lghoul
          24 février 2020 - 15 h 27 min

          Cette fois on ne va pas seulement essayer mais on va y arriver jusqu’a la victoire finale car c’est de la lutte d’indépendance qu’il s’agit. La prise de conscience d’un peuple uni pour la première fois de notre histoire ne trompe plus.

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    Anonyme
    23 février 2020 - 2 h 42 min

    Il y a une image qui vient de me troubler et j ai peur une fois de plus pour mon pays, Lakhdar Bouregaa que tout le monde encensé ( je ne parle pas de Bouchachi que j ai vu pleurer à chaudes larmes lors de l enterrement de Abassi Madani et dont je me suis fait déjà mon idée) avec Samir Benlarbi ont été à la rencontre de Ali Belhadj l un des principaux responsables de la décennie noire!!!!
    Que doit on comprendre de cette réunion ?
    Je sais que les trois énergumènes sont d anciens du FFS mais ont ils trahi la confiance de tous les algériens qui sortent depuis plus d un an pour un avenir meilleur sans les extrémistes de tout bord?
    Que veulent ils ?la réhabilitation d un parti le FIS qui a mis à feu et à sang l Algérie avec plus 200000 milles morts et des milliers d exilés ?
    Pour moi ces personnes sont devenues les ennemies du Hirak et doivent être chassées de toute les manifestations !!!
    On ne discute pas avec des assassins….
    Et quand je me rappelle de ceux qu ont fait ces monstres j ai les larmes aux yeux…..
    Lakhdar Bouregaa,Bouchachi,Samir Benlarbi à la poubelle comme les généraux de Bouteflika …

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      Anonyme
      23 février 2020 - 8 h 34 min

      C’est sûrement un coup de l’islamiste Samir Belarbi dont je me suis toujours méfié. Il a vu Bengrina et Djaballah et maintenant le terroriste Ali Belhadj. C’est sûrement une tentative de structuration du Hirak en voulant associer les islamistes. Le seul soucis c’est qu’un mouvement extrémiste ne pourra jamais jouer le jeu démocratique, il fera semblant pour s’infiltrer puis cherchera progressivement à en prendre le contrôle. Sans l’interdiction de l’utilisation de la religion (en politique et dans le milieu associatif) il n’y aura jamais de démocratie en Algérie.

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        Anonyme
        23 février 2020 - 10 h 15 min

        Mais aussi de Bouregaa et de Bouchachi!!!!
        ce n est pas des enfants de cœur qu il a traîné avec lui!!!!
        Être trahi ainsi par un ancien moudjahid que ,tous les hirakistes ont défendu ,est violent et décevant!!!!
        A qui faire confiance maintenant ??
        Je commence à comprendre les raisons de leur emprisonnement qui n a rien à voir avec le hirak mais
        plutôt avec des liens avérés avec les arabo islamistes…

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        Mazal el khiR.
        23 février 2020 - 19 h 32 min

        Avec le temps même albert vous lâchera,tu sais pourquoi?parceque vous n’êtes pas assez intelligents avec deux stupides parties politique.

      Les Suppots
      23 février 2020 - 12 h 41 min

      Commentaire interessant. Surtout, ce passage: « … Pour moi ces personnes sont devenues les ennemies du Hirak et doivent être chassées de toute les manifestations !!! … »

      Le bathisme c’est le triptic « jamahiria-arabia-islamiya ». Et bien, le tebboune, vient de lacher le morceau – il ne faut surtout pas toucher a ces « constantes ». Quand a tout le monde que vous citez, ils ont toujours ete’ les SUPPOTS et appareils, a travers lesquels, les societe’s(populations) Algeriennes, ont ete’ Zombi-ise’es !!!
      QUand a cette histoire d’Unite’ Nationale, il n’y aurait meme pas besoin d’y faire reference s’il y en avait une. C’est une construction artificielle, qui n’est pas une mauvaise idee’ comme telle, mais helas injuste et batie sur du faux. Une imposture ou tricherie, tout simplement. Elle n’existe que pour le besoin des revenus de la rente – sans laquelle, tout ce qui est arabo-islamique s’effrite automatiquement. La preuve est au moyen-orient, ou c’est la guerre en continue, pour et par la rente des hydro-carbures. C’est ce qui attire les vautours etrangers entre-autre, qui n’y apportent que les moyens de destruction, au point ou s’est devenu une industrie derive’e, en elle-meme. Pas plaisant, mais les faits sont la et de difference que dans les interpretations. Les differences, ne sont accentue’es que par les inttentions, esperances et projections des uns et des autres, qui elles-meme sont influence’es par les realite’s aussi varie’es.
      Exemple: Un des ministres le plus visible de ce nouveau gouvernement est Ferhat Ait-Ali. Dans ses differentes interventions, il lache que ce qu’il attend des operateurs etrangers, c’est l’apport financier et savoir-faire. Oubliant que la finance que ces etrangers mettent en marche/travail resulte et n’est expose’e que pour faire valoir et generer benefice, de leur savoir-faire. Ce savoir-faire est leur capital.
      Mais, je suppose, tout intelligeant et realiste qu’il est, qu’il evite le sujet reel et la poursuite de son raisonnement jusqu’au bout, c.a.d. a ce « savoir-faire » qui fait partie des interets recherche’s. Pour y aller honnetement et franchement, il y a lieu de traiter la question de « comment s’acquiert un savoir-faire? » mais surtout(l’epicentre), qu’est-ce que c’est? sinon qu’une culture, partant de l’usage et maitrise linguistique a la facon de voir et faire les choses… toutes les choses de la vie… La participation (moins que la presence) feminine dans ce mouvement est un bon signe, mais le vis dans la riposte des ideologue du regime, appele a mefience. Ces derniers, s’ils arrivent a survivre, c.a.d. non-accule’s jusqu’au bout, feront perdre beaucoup de temps, voir faire- perdre tout simplement, l’essentiel de cette ressurection salvatrice.
      Le regime a compris qu’il est dans une guerre d’ide’es, comme le demontre son interet a controller la presse, les communications et la circulations d’idees entre Algeriens. Son appel a la diaspora est axe’ a lui fournir de la devise, pour financer les outils(etrangers) de surveillance et de controle des moyens technologiques de communication.
      La reponse a ce questionnement, se trouve dans la suite qui sera donnee a ce commentaire-meme.
      Bon Dimanche.

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      Zaatar
      24 février 2020 - 7 h 53 min

      Ne t’inquiète pas tant l’ami anonyme. Tu en verra encore à ton étonnement. La grosse majorité de ceux qui soit disant conduisent le hirak ne sont que des opportunistes et des usurpateurs qui cherchent à s’approcher le plus possible du pouvoir. Or, quelle est l’entité unique capable de déstabiliser le pouvoir ? Il n y a pas d’autre parti que celui religieux…et le seul a pouvoir le faire c’est la vermine islamiste du FIS. Comme ces hirakistes sont tout autant égoïstes, opportunistes que tout le reste ils y ont vu un coup à jouer. Mais ce n’est pas le seul problème, tous ceux qui sont dans le hirak cherchent à améliorer leur quotidien. Et pour eux la seule façon d’y arriver c’est de grignoter de la rente et cela passe par le pouvoir. Et ceux qui sortent en sortie aérée chaque vendredi sont la pour l’animation des choses comme lorsqu’il y a un MCA-USMA, ou la victoire de notre équipe nationale.

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    Ces quelques partis d'infiltres
    23 février 2020 - 2 h 37 min

    On sait tous que le Hirak est infiltré par des partis obsolètes appartenant au passé et responsable aussi du passif comme le RCD, PT,… qui ont été créé par le système pour donner un semblant de démocratie. Mais on est pas né de la dernière plus.

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      Lghoul
      23 février 2020 - 15 h 54 min

      Quand ce n’est pas le DRS qui infiltre, ce sont les autres qui « infiltrent » – Continuez a croire votre imagination car on sait tres bien que dans certains cerveaux, le mesonge est devenu vérité et réciproquement. La seule vérité est que le peuple algérien est en train de lutter contre des forces néo-colonialistes qui sont soutenues par des forces étrangeres dont la france et les pays du golf. C’est tout cela la réalité. Oui l’Algérie est confrontée au vrai néo-colonialisme. La preuve ou est le SG du FLN, saidani ? A paris, chez ses commanditaires. Alors inutile de m’étendre sur quoi que ce soit.

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    Logique
    23 février 2020 - 2 h 27 min

    Ce Hirak doit être dissout !

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    Karamazov
    22 février 2020 - 23 h 12 min

    Iben moua je pense que ce sont ceux que vous accusez qui devraient se plaindre de vous.

    Eux étaient là depuis le début et ce sont eux qui l’ont maintenu pendant un ans . C’est plutôt vous qui vous êtes dévoyés chez eux et qui cherchiez par tout les moyens à saborder le Hirak par des tentatives aussi farfelues que son organisation ou sa structuration.

    Aujourd’hui vous feignez de les découvrir. Moua je n’ai entendu qu’eux depuis le début de ce mouvement et vous autres vous n’aviez fait que resquiller et tenter de le récupérer en vain.

    Reconnaissez que cette tentative à échoué.

    Reconnaissez donc que si vous ne réussissez pas à organiser ou à structurer le Hirak c’est vous qui auriez échoué.

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      Fairda
      23 février 2020 - 15 h 42 min

      « iban toi » – C’est ce que tu peux dire.

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      9
    Hmed hamou
    22 février 2020 - 22 h 38 min

    @ Karamazov
    Je voulais juste dire que mon précédent commentaire est destiné à Karamazov. Autrement, on comprendra pas le sens.

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    lhadi
    22 février 2020 - 22 h 06 min

    L »esprit de la haine du pays est avivé par les intégrismes. Il est alimenté par des forces obscures qui, sans cesse, oeuvrent à l’installation du chaos pour s’accaparer le pouvoir et les us de la république sans passer par les urnes.

    En la matière, rien n’est insignifiant, rien n’est banal, rien n’est dissociable. Les thèses révisionnistes, extrémistes, anarchistes, puisent aux mêmes sources.

    Sachons tirer les leçons de l’histoire pour donner vie à ce que la jeune nation algérienne a de meilleur. N’acceptons pas d’être les témoins passifs ou les complices de l’inacceptable.

    Au jour d’aujourd’hui, le peuple algérien a besoin, pour forger son unité, de se réconcilier avec son histoire. La cohésion de la nation, comme celle d’une famille, s’accommode mal de la haine, des divisions, des mensonges.

    C’est en s’imposant un devoir de lucidité vis-à-vis d’elle même que la nation algérienne peut non seulement éviter de retomber dans les mêmes erreurs, mais surtout se rassembler autour des véritables valeurs qui fondent l’identité algérienne.

    Exigence de vérité au service de la seule cause qui vaille : l’unité de l’Algérie condition sine qua non pour faire face aux défis et aux enjeux qui l’assaillent.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])

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      Anonyme
      23 février 2020 - 12 h 55 min

      Se reconcilier avec son histoire? Mais de quelle histoire parles tu ya si lhadi? La vraie, celle qui s’etend sur des millenaires, tu ne cesses de la renier.

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    hmed hamou
    22 février 2020 - 21 h 58 min

    Décidément, tu continues contre vents et marées à vouloir démontrer la vanité du hirak par la absurdité de garder espoir à arriver tôt au tard à traire un bœuf ! Mais, tu sembles oublier qu’il y avait un précédent en la matière ! Tu oubliés aussi que notre pays est un pays de miracles, et notre peuple en est très friand, en miracles et en surnaturel! Si on a bien réussi vers la fin des annéess 90 (96-97) à traire un bouc dans la région de bouira (mechdela si je ne me trompe) pourquoi on arriverait pas à traire un bœuf ? Certes, un bœuf est plus gros qu’un bouc ça prendra peut être plus de temps avant d’arriver à lui soutirer une goutte maisll’espoir n’est pas exclu ! Et comme on dit  » koul 3outla fiha kheir », le temps on a que ça à n’en savoir quoi en faire, la récompense n’en sera que meilleure et la la hauteur de l’attente et l’espoir ! Préparez les cruches et les jarres…vite le dernier n’aura rien ! Si tu me crois pas, au sujet du bouc béni, akelwach ittezag ahzzan athaghat, Ahmed hamou en a consacré une belle chanson l’été 97 !
    Quand la raison et le bon sens ont déserté la cité et on a fait et on fait tout pour qu’ils n’y remettent plus jamais les pieds, la nature ayant horreur du vide, la c… fleurit, et plus la c… est grosse mieux s’est !

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    Lghoul
    22 février 2020 - 21 h 45 min

    Personne ne pourra detourner le Hirak. On est en train de creer une tempete dans verre d’eau. 12 mois n’ont pas suffit pour convaincre ? L’autre preuve est que malgre 1000 et une ruses et de divisions venant du pouvoir, le Hirak tient toujours rt rst toujours uni. Alors que les cachiristes et les khommas du pouvoir sachent une chose: Le Hirak tient et tiendra toujours. Le Hirak ne vous laissera plus cette fois voler son pays une 2ie fois. 62 et 58 ans vous suffisent.

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      Anonyme
      22 février 2020 - 22 h 54 min

      Dit il depuis Paris..
      Les leaders autoproclamés du Hirak qui vivent à l’étranger sont parmi les plus grands dangers pour le Hirak…ils veulent aussi régler des comptes personnels..
      Et c’est incompatible avec l’élan du peuple algérien qui vit en Algérie…De quel droit on les harangue de l’étranger ?

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        Anonyme
        23 février 2020 - 8 h 16 min

        Toi aussi tu lui réponds depuis Paris, ne prends pas les gens pour des c..s…

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          Anonyme
          23 février 2020 - 12 h 01 min

          Mais moi contrairement à toi je n harangue personne et je ne pousse pas les gens au jusqu’au boutisme pour satisfaire mes envies et réparer mes frustrations..
          Vous voulez faire du hirak votre bras armé depuis Paris… Dégagez de la scène ! Fossoyeurs !

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          Lghoul
          23 février 2020 - 15 h 47 min

          Non je ne m;adresse pas de paris mais de dubai ou du panama ou vos chers amis ont déposé l’argent volé aux algériens dans des comptes en banque. Pour les « jusqu’au boutistes » – Je ne vois que ceux qui font la sourde oreille chaque vendredi et chaque mardi pour ces millions de citoyens qui les rejettent a haute voix et ceux qui ne font que truquer les elections et se contredisent dans tout ce qu’ils nous racontent.

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      Zaatar
      23 février 2020 - 7 h 35 min

      On peut voir le problème sous un autre angle. Une mobilisation de tout un peuple pendant 12 mois qui n’a pas pu renverser le pouvoir. Que ce dernier a usé de mille ruses pour ne pas se disloquer. Reste à savoir combien ce statu quo va durer. Pour moi pas longtemps.

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        Ammi Rabah
        23 février 2020 - 21 h 43 min

        On dirait que ca te derrange de voir le Hirak durer. Tu vex quoi au juste ? Les corrompus rester au pouvoir ?

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    Anonyme
    22 février 2020 - 21 h 23 min

    C’est beaucoup plus simple de s’unir pour démolir ( un régime par exemple ) ou un simple immeuble que de s’unir pour construire. Construire une nouvelle Algérie, et bien les difficultés commenceront avant même de poser la première pierre des fondations, elles commenceront au moment ou les planifications commenceront à se dessiner. Quand ont voit Al Magharibya la seule chose qui unit les participants c’est la haine du régime en place et ceux qui savent quelque chose en terme de construction et bien ils vous diront qu’on ne peut rien construire qui est fondé sur la haine. Si on pouvait construire quelque chose sur la haine le FLN et son régime aurait déjà surpassé Dubaï.

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    Anonyme
    22 février 2020 - 21 h 15 min

    Ceux qui détournent le Hirak ce sont les individus qui viennent polluer les manifes algériennes avec des drapeaux venant des terres situées à des milliers de km comme le drapeau Palestinien.

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    Anonyme
    22 février 2020 - 21 h 01 min

    Barbus et Fourchitistes sont les fossoyeurs du Hirak et de l’Algérie

    La seule différence de ses alliés de circonstances c’est que les Barbus, eux, n’insultent jamais les morts…

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    Amin99
    22 février 2020 - 20 h 06 min

    Après 1 an de manifestations, le Hirak nous a appris beaucoup de choses sur la réalité du pays, il nous a appris que le peuple Algerien est pacifique, qu’il sait se montrer patient et solidaire, qu’il aspire au changement pour une rupture avec le système hérité de 20 ans de Bouteflikisme, et dont il n’a connu que l’abus de pouvoir, la corruption, la rapine, l’enrichissement illicite, le népotisme, les atteintes aux droits et libertés, la régression sociale, l’économie de bazar, la spéculation de toute nature, la misère culturelle, l’abandon du secteur de la santé, le recule de l’éducation nationale, la réhabilitation des intégristes aux mains trempées de sang… mais pas que ça.
    Il nous a aussi montré la désorganisation de la société civile, l’absence de leaders politiques sur la seine nationale, le manque de maturité des parties politiques existants et l’incapacité de ses derniers à fédérer les Algériens.

    D’autre part, nous observons sur la Seine nationale la montée en puissance des extrémistes de tous bords, notamment régionalistes et islamistes du moins cachée mais réelle qui révèle une manipulation flagrante de la main étrangère dont le terrain de prédilection sont les médias électroniques et les réseaux sociaux. Ces extrémistes dont beaucoup agissent depuis l’étranger polluent le paysage médiatique et cherchent la rupture entre le peuple et son armée alors que jusque-là ce dernier a adopté une attitude plutôt solidaire avec son armée.
    Le temps est venu pour tirer des leçons de cette situation et partir du bon pied pour sortir le pays de ce marasme.
    Tout le monde est desormais conscient qu’il y’a un avant Hirak et un après Hirak, d’où l’intérêt d’entamer des réformes en profondeur pour préparer l’avenir de l’Algérie.
    Comme expliqué dans un autre post, l’action la plus rationnelle consiste à dialoguer avec le pouvoir actuel pour amorcer une transition democratique sans effusion de sang, seule solution pour le salut de l’Algérie.
    En temps qu’observateur, je constate que le changement a commencé à l’intérieur du pouvoir grâce à un courent réformateur constitué d’individus conscients des dangers qui guettent le pays et la nécessité d’entamer des reformes pour assainir le paysage politique et poser les briques d’une nouvelle république, il est donc fondamental d’amorcer un dialogue avec le pouvoir et avancer pas à pas, même si cela prendra du temps.

    A bon entendeur

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    58 ans
    22 février 2020 - 19 h 50 min

    quoique toyut bon bon conseil est bienvenu mais je croit que les hirakistes on fait leurs preuves et acquis une certaine expérience en matière de prudence vigilance et méfiance et je pense qu ils ne se laisserons pas dupé ou berner
    nous irons juqu’au bout nous ne lâcherons pas teboun n est rien du tout ,kif walou qu il abdique selon la volonté du peuple

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    Zaatar
    22 février 2020 - 19 h 36 min

    Monsieur Chikhi, on ne peut comparer les deux mouvements ou les deux révolutions, novembre 54 et février 2020. C’est tout simplement incomparable car dans le premier il y a tout un encadrement structuré et suivi par tout un peuple, et dans le second c’est juste une masse qui se balade en sortie aérée toute les semaines sans aucune organisation. D’ailleurs cette organisation est impossible au vu de ce que renvoi ce mouvement que tout le monde sait en plus infiltré de partout par les opportunistes comme à leur accoutumée.

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    El Vérité
    22 février 2020 - 19 h 19 min

    Le Hirak doit rester neutre, cet mouvement à ete créé par des citoyens qui n’appartiennent à aucun parti politique, il représente tout les mouvents représentatifs du pays où on trouve de tout du Fellah aux professeurs

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    Tolga
    22 février 2020 - 19 h 12 min

    Il faut construire un nouveau paysage politique avec des Femmes et des Hommes NOUVEAUX très compétents qui viendraient avec de NOUVELLES IDÉES et une NOUVELLE VISION pour construire une ALGÉRIE NOUVELLE.
    Les compétences existent et elles sont bien là avec nos jeunes du HIRAK. Il nous suffira juste de SAVOIR CHOISIR parmi eux. On ne peut pas faire du neuf avec du vieux… c’est IMPOSSIBLE ! Ce n’est pas avec des opportunistes qui veulent se recycler, en prenant le train en marche du HIRAK, que l’on va avancer. Ils doivent, enfin, comprendre que le PEUPLE leur a donné toutes les chances et suffisamment de temps durant 57 années pour construire le pays mais qui, hélas ! Ils ont fini par nous mener là où nous en sommes, aujourd’hui : LA GABEGIE !

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    Karamazov
    22 février 2020 - 18 h 23 min

    « Le Hirak doit rester ferme dans sa forme et diplomatique dans ses actions et il doit se structurer si ses animateurs ne veulent pas tout perdre. » 

    Oui et une fois dit on remballe et on rentre à la casa. Encore un qui prend la cause pour les effets. Nous on a beau leur expliquer que si le Hirak ne se structure pas c’est parce qu’il ne se structure pas tout simplement.

    Mais roh enta ya Mes3oud spliki lhoum we3lech l’eau chaude ne gèle pas quand on voit les meilleurs tribuns s’acharner à traire leur bœuf .

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