Le Hirak à l’ère du confinement : entre responsabilité et solidarité citoyenne

Mouv Hirak
Le Hirak ne s'arrêtera jamais. C’est une prise de conscience citoyenne irrévocable. D. R.

Par Djamal Limane(*) – La résistance contre le système n’a pas aveuglé les millions d’Algériens qui se rassemblaient tous les mardis et vendredis depuis le 22 février : hors de question de mettre en danger la vie des citoyens ! La vie humaine n’a pas de prix, c’est l’essence même de notre combat pour la dignité et la responsabilité. C’est la position de tous les acteurs du Hirak qui ont appelé – unanimement – à suspendre les rassemblements pendant cette crise sanitaire et favoriser d’autres formes d’expression. Une décision sage, collégiale et soucieuse de la santé publique, qui a été prise à l’unanimité avant même la décision (officielle) du confinement. Les rassemblements sont donc suspendus jusqu’à nouvel ordre.

Pourtant, le Hirak est bel et bien présent sous d’autres aspects. Entre responsabilité et solidarité en ce contexte inédit de pandémie, le Hirak ne s’est jamais arrêté ! Si on le définit comme cette prise de conscience citoyenne irrévocable, il demeure alors présent dans les esprits et les consciences, avant de se manifester sous forme d’actions. Comme cet élan de solidarité à travers le territoire national et auprès de la diaspora pour venir en aide au personnel soignant et aux familles démunies en cette période exceptionnelle de confinement. A ce titre, plusieurs collectifs citoyens se sont mobilisés à travers le lancement de cagnottes en ligne pour contribuer à cette dimension solidaire que revêt le Hirak actuellement. Par ailleurs, le Hirak a continué également sous forme de Webinaires organisés par des experts pour débattre autour des thématiques de transitions économique, politique, environnementale, etc. Tout le monde voulait apporter sa pierre à l’édifice en (re)pensant la nouvelle Algérie.

Enfin, tout au long de cette crise sanitaire, les Algériens sont restés vigilants et ont suivi de très près la situation des militants détenus arbitrairement, et à travers plusieurs communiqués de partis d’opposition et de la société civile dont la coordination Free Algeria, nous avons appelé à leur libération immédiate et sans condition.

Covid-19, atteinte aux libertés et tentative désespérée d’une réforme de la Constitution

Le procès du prisonnier d’opinion Karim Tabbou est un exemple parmi tant d’autres. Militant politique et figure respectée du Hirak, Karim devait sortir de prison au mois de mars, après avoir été condamné injustement à six mois de prison ferme. Lors d’une audience non prévue et sans que sa défense en soit informée, il a écopé d’une peine d’un an de prison ferme !

Les reports successifs des procès, les jugements contradictoires d’un tribunal à un autre, ou la non-information de la défense sont des pratiques qui visent à anéantir la volonté des militants à continuer le combat pacifique pour la transition. Le pouvoir joue la carte de l’intimidation et reste insensible aux différents appels de la société civile pour exiger l’application des lois et traités internationaux, notamment ceux relatifs aux droits civils et politiques. Dans ce sens, Free Algeria, coordination des collectifs citoyens de la diaspora algérienne, a tenu à dénoncer fermement la violence qui s’abat sur le Hirak et demandé à maintes reprises la libération immédiate de tous les détenus d’opinion.

Tout au long de ce confinement, entre répression et promesse d’une nouvelle République, les Algériens ont compris qu’aucun changement n’est envisageable avec les mêmes acteurs du système. Ces derniers, toujours en place, ne peuvent être les acteurs du changement, du renouveau, de l’espoir et de la nouvelle Algérie.

A contre-sens de la volonté populaire, le pouvoir a toujours refusé de s’engager dans un processus transparent conduisant à un vrai changement. Il a décidé d’imposer son agenda électoral, en ordonnant l’organisation de l’élection présidentielle du 12 décembre 2019. Cette fausse solution a été rejetée par la quasi-totalité des citoyens. Pour preuve, la mobilisation populaire et pacifique s’est accentuée davantage après ces élections.

Débattre aujourd’hui des avancées quelconques de ce gouvernement ou du projet de réforme de la Constitution est purement un non-sens. L’expérience des changements de Constitution à l’arrivée de chaque nouveau Président nous a montré les limites de cette méthode pour apporter le moindre changement. Et puis, pourquoi nommer des experts lorsqu’il suffit d’écouter les revendications des Algériens depuis le 22 février pour élaborer une Constitution digne d’une Algérie moderne ?

Concrètement, qui peut croire encore aux promesses d’une «nouvelle République» alors que les médias libres sont muselés, les arrestations arbitraires s’enchaînent et les réunions de l’opposition et de la société civile sont interdites ? Exception faite aux partis proches de l’ancien système qui sont autorisés à tenir leurs congrès, histoire de préparer le terrain pour un retour (dés)espéré sur la scène politique.

Le Hirak, oui mais jusqu’à quand ?

La contradiction entre les discours officiels bénissant la révolution du Hirak et les pratiques répressives du régime est flagrante. C’est pourquoi, la volonté du peuple algérien à poursuivre sa mobilisation pacifique jusqu’à la réalisation des objectifs de la révolution demeure intacte, Dieu merci !

Cependant, la question à laquelle nous devons répondre aujourd’hui est la suivante : comment capitaliser cette révolution exceptionnelle pour construire cette nouvelle Algérie ? Il est clair que l’alternative ne peut commencer sans se défaire des pratiques anciennes héritées du système corrompu. Il revient donc au peuple algérien de se réapproprier le champ politique à travers un projet participatif et inclusif conduisant à un Etat de droit, fort de ses institutions républicaines.

Et comme la nature a horreur du vide, il est nécessaire de se faire confiance pour construire ensemble cette alternative tant attendue, car si notre Hirak se refuse de mettre en avant les femmes et les hommes de bonne volonté qui se sont engagés sincèrement et activement, celles et ceux qui, par leur intégrité et leurs compétences, ont vocation à guider et servir le peuple dans ses revendications légitimes, nous assisterons au retour progressif des anciens symboles du système mafieux qui n’hésiteraient pas à occuper la place qui ne leur revient pas (légitimement) !

Enfin, je pense qu’il est grand temps de mettre nos différences idéologiques de côté et d’assumer ce devoir national, en portant un projet commun issu d’un dialogue et d’un consensus national. La nation devra se construire à l’avantage général et sous la surveillance du peuple.

Pour conclure sur la question : le Hirak, jusqu’à quand ? La réponse est que le Hirak ne s’arrêtera jamais puisqu’il s’agit d’une prise de conscience citoyenne irrévocable. Il existera toujours dans nos esprits et nos consciences. A nous de le faire vivre dans nos rues, nos quartiers, nos villes, dans nos écoles, nos administrations et nos hôpitaux. Le Hirak continue.

D. L.

(*) Enseignant Université Côte d’Azur, membre de la coordination Free Algeria

Comment (23)

    Anonyme
    9 juin 2020 - 13 h 39 min

    @Anonyme 13h54…Tu n’a rien d’Algérien Patriote, tu mourra et l’Etat Algérien sera encore là.. Vos mots slogans « Junte » Yatnahaw Gaa  » Doula Salmya (islamya), Armée dans les Casernes » font pshiit !.. Votre langage absurde prouve votre isolement, et là où vous êtes intervenu avec l’Otan vous avez échoué, à part les Déstabilisations, Terrorisme, Destruction, Morts, qu’avez vous à proposer ? Vous avez sallit l’islam, vendus au Sionisme, que vous reste-t-il encore à faire ? Tel des Khawaridjs… Comment veux tu retrousser des manches que tu n’as pas ? Repentit toi et demande pardon pour le mal que tu as fait et fais encore à vouloir déstabiliser des Pays . Passe ta route y’a le Khawaridj.

      Anonyme
      9 juin 2020 - 20 h 00 min

      On en reparle dans un an quand il n’y aura plus de sous pour acheter les gens. Tu seras le premier à manifester quand tu ne seras plus payé pour troller…

    Vroum Vroum ..
    9 juin 2020 - 10 h 06 min

    @Anonyme 7h20…il est très faible ton argument face à des Documents et preuves.. Pour te prouver (…), je te conseil d’aller voir le Site Rachad Fis Dhina /Zitout, tu y trouveras le livre de Canvas sur les techniques pour les « Révolutions Colorées » par Popovitch (NED Cia).. Tu remarquera aussi que le EAJ son cinglé est un Poing serré, celui de Canvas, tu retrouve le Poing Serré dans les « Révolutions » Colorées au Kirghizstan, Égypte, Géorgie, Libye, Ukraine, Bolivie, Tunisie, Algérie… Liban.. C’c’est bizarre non ?.. Les Algériens se sont réveillés et ne seront pas trompé par Toi ou tes Commanditaires Anonyme.. (…)

    Et toi qu'attends-tu pour bouger ??
    7 juin 2020 - 19 h 25 min

    Cher compatriote @CofidisCornaroVerrue , pourquoi tu attends des autres qu’on parle que Mekkaz. Pourquoi tu ne fais pas en sorte de mobiliser du monde autour de toi, de mobiliser ses militants, les cadres de son parti pour que Nekkaz ait la même publicité que Tabbou , qui il faut le savoir est surtout faîte par ses propres militants,encore que lors des manifestations ils évoquent aussi Nekkaz et d’autres. Bougez-vous , vous aussi de vôtre côté ya kho !

    Thamourth
    7 juin 2020 - 11 h 56 min

    L’Algérie a besoin de ses enfants, de l’ensemble de ses enfants qui n’ont pas trahis la mémoire et l’histoire. Le hirak doit nettoyer les rues des déambulateurs et des manipulateurs berbéro-islamistes, pour faire projeter place aux énergies positives.
    Reproduire le vocabulaire des laboratoires néocoloniaux n’est qu’une façon de faire perdurer les incompétences et les ignorances.
    58 ans regrette le colonialisme, un nostalgique de l’ère indigène, Vroum, Vroum, nous donne les bonnes solutions: se retrousser les manches.

      Elephant Man
      7 juin 2020 - 13 h 48 min

      @Thamourth
      Free Algeria c’est financement la NED.
      Je réitère il est impossible que l’Algérie ne soit pas la cible des « exportateurs » de la démocratie Ahmed Bensada, et notamment son ouvrage « Qui sont ces ténors autoproclamés du Hirak Algérien ».
      Ce qui renvoie à Tabbou et ses accointances Lahouri Addi Dihina Zitout ex FIS …et pas que les al maghribiya…

      Anonyme
      7 juin 2020 - 13 h 54 min

      Je commencerai à me retrousser les manches une fois débarrassé de cette junte. Pas question de travailler une seconde sous les ordres d’un imposteur!!

      Anonyme
      7 juin 2020 - 14 h 03 min

      24 millions sur 25 n’ont pas voté pour ton parachuté. Qui est manipulé? Le petit million dont tu fais partie ou les 24 millions??? La vraie question est que tu dois remettre les clés au 24 millions pour qu’ils puissent voter pour leur président c’est tout!!!

    CofidisCornaroVerrue
    7 juin 2020 - 11 h 42 min

    Moi, je note encore une fois, que lorsqu’on cite le Hirak et le sort des détenus d’opinions, on fait systématiquement référence à Karim Tabbou mais jamais à celui qui nous a fait ouvrir les yeux sur le niveau de corruption du pays , à savoir Rachid Nekkaz.
    Pourtant ce dernier est malade , n’a pas bénéficié des « largesses «  du système en le libérant ne serait-ce que quelques jours.
    Bref, d’autant plus bizarre qu’il ne fait plus de doute qu’il est boycotté par bon nombre de médias pro Hirak.
    Mais chut, sujet tabou !!!!

      Belveder
      7 juin 2020 - 14 h 55 min

      Tu as raison Tabou k c est un People ca fait vendre

    le hirak coincé dans les rets du filet !
    7 juin 2020 - 10 h 57 min

    Si AP m’autorise, je souhaite reprendre ici un post que j’ai déjà posté suite à un autre article. Je dois d’abord avertir que je suis pro-Hirak invétéré et que je n’ai raté que quelques-unes de ces marches. Mais il serait bien qu’on se mette un jour en face d’un miroir et qu’on puisse se dire la vérité à soi-même et aux autres aussi.

    On a beau faire l’éloge du Hirak et il le mérité amplement, mais à mon avis, il est très en retard par rapport au pouvoir car il y a ces deux tendances contradictoires en son sein en terme de projet de société qui empoisonne les débats : d’un côté les islamistes ainsi que les conservateurs d’un côté, et de l’autre les démocrates progressistes modernistes. C’est ce qui fait que le Hirak n’arrive pas à s’auto-organiser, à dégager une feuille de route consensuelle à imposer au pouvoir, à former une seule et vraie force d’opposition unie. Et pourtant les deux camps ont le désir commun de voir partir les racailles et les crocodiles encore au pouvoir. Le hirak est donc coincé comme un rat dans les rets d’un filet, il s’agite, il se débat mais il ne peut pas s’en sortir.

    Le Hirak s’entrechoque dans des luttes inutiles et improductives (le documentaire « Algérie mon amour » en est un des révélateurs) car le vrai modèle de société à bâtir ne devrait reposer que sur la formation d’une NATION ALGERIENNE qui n’existe pas encore, une REPUBLIQUE ALGERIENNE démocratique, une et indivisible basée sur le respect de chaque citoyen quelque que soit sa culture,sa langue, ses croyances ou non croyance, sur le respect des libertés individuelles,la liberté de pensée, d’expression, de consciences, la justice sociale, l’indépendance de la justice, la séparation du politique et du religieux, et l’interdiction du régionalisme ! C’est çà en 2020, ce que devrait être un projet de société idoine.

    Si on ne réalise pas cette république là, il ne faut pas s’étonner qu’à l’avenir un parti politique religieux qui obtient la majorité par les urnes, il voudra nécessairement bâtir une république du type islamique basée sur la charia. Çà va être la khalouta encore une fois, car une république encadrée par le Coran, la Charia va s’imposer à tous et on ne sera plus dans un pays véritablement républicaine, démocratique et citoyen , mais une république similaire à celle d’aujourd’hui qui encadrée plus par les chars ! La compétition politique au moment voulu, donc plus tard, ne devrait porter que sur la manière de développer l’économie du pays, sur le modèle social, sur le modèle culturel etc etc. mais pas pour revenir à une forme d’autoritarisme religieux sur la société, une forme d’autocratie et ce au motif que le parti politique islamiste a eu la majorité des urnes ! La compétition politique ne sera donc saine que si les balises sont bien définies et établies au départ ! On est des citoyens et la république ,quelque soit le parti au pouvoir, se doit de nous respecter pour ce que nous sommes, pour nos croyances ou non croyance, pour nos libertés individuelles de toute nature etc.. etc… On peut très bien vivre notre islamité en toute liberté sans imposer quoique que se soit aux autres. Tant que le Hirak ne comprendra pas cela, on n’avancera pas alors que le pouvoir, lui, en profite pour prendre de l’avance.

      Ouvre les yeux et tes oreilles
      8 juin 2020 - 13 h 03 min

      La Nation Algérienne a marche sous tes fenêtres pendant plus d’une Année mais t’as toujours rien
      compris. Il n’y a pas pire Aveugle que celui qui ne veut pas voir.
      Tahya ElDjazair

    anonyme
    7 juin 2020 - 10 h 33 min

    « Enfin, je pense qu’il est grand temps de mettre nos différences idéologiques de côté et d’assumer ce devoir national, en portant un projet commun issu d’un dialogue et d’un consensus national. La nation devra se construire à l’avantage général et sous la surveillance du peuple. »
    Comment voulez-vous réunir des intérêts matériels divergents ? Le propriétaire foncier, le prolétaire et le banquier ne peuvent s’unir dans un élan patriotique. Car des trois, seul le prolétaire est concerné par son pays ! Vous voulez libérer l’Algérie (Free Algeria) ? Elle est libre de toute influence et de toute force, hormis la force du dollar … Pour se libérer du dollar, il n’existe qu’une seule solution : la mutualisation des biens de production (communisme) et l’autarcie !
    Tout le reste est voeu pieux …

    Vroum Vroum 😤..
    7 juin 2020 - 9 h 23 min

    Comme le dit l’article, le Hirak est dans les Cœurs, les Esprits et cela personne ne peut l’enlever, donc un retour en arrière est impossible, ce qui n’empêche pas d’être vigilants tout en participant, pour le Peuple à miser sur le Tourisme, tout mettre en œuvre pour attirer le Touriste et à ce niveau la balle est dans le camp du Peuple, des Villes et Villages qui n’attendent que d’être fleuris. C’c’est la seule solution rapide, le tourisme , sortir de la rente par le Tourisme, un bon début en attendant l’industrie…

    Elephant Man
    7 juin 2020 - 9 h 16 min

    Free Algeria, ONG qui n’ont de NON gouvernementales que le NOM, financement la NED (cf. CIA) [Free Europe, Radio Fee Asia, …Free tout ce qu’on veut..].
    Je renvoie à l’ouvrage d’Ahmed Bensaada « Qui sont ces tenors autoproclamés du Hirak Algérien ? » :
    L’enquête actuelle de Bensaada part d’une déclaration stupéfiante de Lahouari Addi, un activiste professionnel franco-algérien qui officie en France, professeur de sociologie à l’IEP de Lyon de son état, qui propose, sans autre forme de procès, ni consultation populaire démocratique quelconque, et sans même l’approbation des forces vives du Hirak, la prise du pouvoir par un triumvirat composé de Mustapha Bouchachi, Zoubida Assoul et Karim Tabbou. Rien d’un moins ! « Pourquoi le sociologue a-t-il proposé ces personnes en particulier et ce, très peu de temps après le début des manifestations ? Les connaissait-il personnellement ? Avait-il discuté avec elles et pris connaissance de leurs programmes respectifs ? Y avait-il une coalition sous-jacente au Hirak pour proposer une liste en particulier ? Quel était le fil conducteur qui reliait ces personnes au professeur lyonnais ? », se demande l’auteur.
    En suivant le docteur Bensaada dans ses investigations, le lecteur ne sera pas déçu. Ils ont tous été liés, d’une façon ou d’une autre, à des organismes américains d’exportation de la démocratie ! En plus de ces liaisons coupables avec des puissances étrangères, nos trois hirakistes, relève Bensaada, ont en commun leur accointance avec la nébuleuse islamiste, survivance du FIS interdit, qui a du sang algérien sur les mains, ou leurs soutiens basés à l’étranger qui jouissent de la protection des puissances dites démocratiques et anti-terroristes. L’arrestation de Karim Tabbou pour « atteinte à l’unité nationale » aura d’ailleurs été l’occasion rêvée pour la nébuleuse islamiste soutenue par le Qatar pour courir à son secours et dénigrer l’Algérie !

    L’enquête d’Ahmed Bensaada est une contribution majeure pour la compréhension des jeux et enjeux qui se cachent derrière les postures nihilistes des puissances étrangères vis-à-vis de l’Algérie par le biais de pantins locaux. Des puissances qui prêchent aux autres ce qu’elles ne font pas chez elles. C’est aussi un appel à un sursaut national pour sauver le Hirak de ses démons et de ses fossoyeurs. Sa conclusion ne supporte aucune ambiguïté sur ce point : « Le Hirak, conclut-il, qui a été un évènement unique et grandiose dans l’histoire de l’Algérie, se doit d’être intrinsèquement algéro-algérien et de ne permettre aucune collusion avec des intérêts étrangers. Ce sont ces conditions qui garantissent l’épanouissement de l’Algérie de demain, démocratique, prospère et juste… »

    Et aujourd’hui encore, la révolution algérienne demeure emblématique et centrale dans la vie et la mémoire des peuples, parce qu’elle incarne une victoire sans appel sur le fait colonial, renvoyant définitivement ce mode de gouvernance aux oubliettes de l’histoire. L’affirmation d’une Algérie nationale, souveraine et indépendante reste une menace et un défi pour les tenants et profiteurs des derniers colonialismes en acte et en puissance, au premier rang desquels l’entité sioniste, son « État juif » d’apartheid qui occupe, annexe, colonise et opprime les Territoires palestiniens.

    L’autre défi algérien – insupportable à tous les nostalgiques du colonialisme – c’est, bien-sûr une diplomatie de non-ingérence et de médiation à l’usage de l’auto-détermination des peuples de Palestine et du Sahara Occidental en passant par de multiplies théâtres africains et asiatiques. La diplomatie algérienne demeure l’un des grands vecteurs d’émancipation et de libération des peuples, parce que sa vraie révolution nationale ne peut être assimilable, sinon récupérée par quiconque.

    En résumé, encore une ÉNIÈME fois il est impossible que l’Algérie ne soit pas la cible des « exportateurs » de la démocratie Ahmed Bensaada.

      Anonyme
      7 juin 2020 - 20 h 16 min

      24 millions sur 25 n’ont pas voulu de ta dictature. On est 24 millions financés par le NED si ça peut te faire plaisir…(…)

    Belveder
    7 juin 2020 - 9 h 12 min

    Chér Mr contributeur «  » de La cote D’azur » je vous cite Le hirak ne s arrétera pas car il est une prise de conscience Colléctive…………..faux le hirak a été une idée belle et Novatrice au début avant de se transformer en SIMPLE marches on peut s étaler sur les raisons…infiltrations guerres de leader ship manip lassitudes ect ect.
    IL NE SUFFIT PAS de ramasser les ordures apres une MARCHE mais éviter de salir son quartier le reste de la semaine…arréter la triche l absenteisme au travail…et tellement de choses banales qu on a oublié en PASSANT Notre Temps a Tout mettre sur le Dos des Décideurs ….On est tres fort pour dénoncer le général et le politique qu on éstime corrompu parce qu on nous a «  » »guidé pour le dire » » » mais on ferme les yeux sur le commercant sale qui vous arnaque ou le voisin qui jette ses ordures par la fenétre ….

    Anonyme
    7 juin 2020 - 8 h 47 min

    Les Algériens ont déjà mis de côté leurs différences idéologiques et n’ont jamais été aussi proches depuis 62. Le pouvoir tente depuis plus d’un an de diviser, infiltrer et manipuler à coup de fakes news sans succès. Sa stratégie est la même qu’en 90 face au FIS. Il en a pas d’autre: faire croire que ceux qui veulent le déloger sont tous pro-islamistes ou séparatistes-Makistes. On le voit sur les réseaux il n’y a que ça. On est revenu au jeu du FLN qui jouait la stabilité face aux FIS et au « hizb frança » pour se maintenir. Cette stratégie pouvait marcher quand le FLN avait encore une minorité derrière lui. Ce n’est plus le cas!! Le pouvoir est dans une impasse, obligé de ressusciter le FLN et le RND. Aller vers des législatives avec ces 2 partis serait une catastrophe pour lui mais il n’a pas le choix. Il ne lui reste que l’usage de la force pour briser la contestation.

      Anonyme
      7 juin 2020 - 11 h 31 min

      Tant que le FLN a encore les clés de 38 000 locaux en général dans les centres villes de chacune des villes et ce dans toutes les wilayas, et bien il n y aura jamais de changement en Algérie. Un autre problème beaucoup plus grave, tant que des mecs nous chanter l’héroïsme de leur père et bientôt grand père pendant la guerre d’Algérie,pour justifier le fait qu’ils squattent les mairies et toutes les administration et institution de l’état sans avoir un minimum de compétences, il n y aura point d’espoir, C’est une guerre civile à grande échelle qui viendra à terme, à bout de de cette état voir même de la nation. Tu t’attaques au intégristes en mettant sans rire les MAKistes dans le même panier tu ne fais que proposer une troisième voie encore plus pourrie c’est celle du FLN – RND quant aux « Algériens qui sont unis » …. moi je préfère des algériens démocrates avec des idées très diverses qui s’opposent avec des arguments et de façon pacifiques. ceux qui veulent nous faire croire qu’ils sont « unis » sont au mieux des utopistes et au pire et c’est très certainement le cas, des ignorants.

    58 ans
    7 juin 2020 - 8 h 21 min

    Dans un article dans ce même quotidien j ai fait allusion a une reprise du hirak avec toutes les règles de sécurités qui s imposent (masque alcool distance) de crainte d un relâchement ou que le mouvement tombe dans l oubli et que le pouvoir profitant du confinement n a pas cesser de prendre de l influence
    Alors qu un de nos slogan trouhou ga3 (en anglais)est repris dans une ville des état unis au cour d une manif contre la police pour l assassinat de georges floyd
    ,Nous mettrons un genou a terre pour manifester notre solidarité et soutien au peuple noir américains qui je rappel n on pas demander a partir en Amérique et qu on continu a massacrer
    On peut dire que d une certaine façon le hirak est en train de se propager a travers le monde ,,sans la casse ça va de soi
    Je rappel aussi que notre mouvement est suivi a travers toute la planète , envier par beaucoup communautés craint par autan monarques et de gouvernement,, y compris le notre

    Vroum Vroum 😤..
    7 juin 2020 - 8 h 20 min

    L’article a tout dit… Et il est clair que un Hirak de 1 ans, puis 2 mois de Confinement, on peut affirmer de manière catégorique que l’économie en a pris un sacré coup alors qu’elle était avant Hirak pas très bien géré, alors une poursuite du Hirak finira par détruire l’économie, crise sociale sans fin… Cela est évident . Reprendre le Hirak multi têtes ou Hirak tout court serait suicidaire pour l’économie… Il est temps de retrousser les manches, penser travail, créer, réinvestir les Campagnes, travailler la Terre, une agriculture rurale, alors que les Villes sont surpeuplées, peut être que ça diminuerait le chômage, créé des entreprises de nettoyage, entretien pour Villes et Villages Fleuris, aceuillants, restauration à la hauteur, miser sur le Tourisme, attirer le Touriste… Peut être que ça diminuera le chômage.. Le Tourisme est créateur de Richesse, d’emplois, de développement.. Fleurissez vos villes et villages… Pensez Tourisme.. Belles plages.. Restaurants.. Hôtellerie.. Activités… Tout cela est possible, faisable rapidement… Manque la volonté et civisme des Villes et villages fleuris, tourisme et tout ce qu’il englobe… Peut-être que ça diminuerait le Chômage, au lieu de se plaindre et Hiraker alors que l’économie est malade.. Qu’est ce qui empêche de faire de vos Villes et Villages.. Fleuris, propres, entretien, attirer le Touriste , le Tourisme, chacun y trouvera son compte.

      Anonyme
      7 juin 2020 - 9 h 03 min

      Suicidaire pour l’économie!! Waouu!! De quelle économie tu parles?? La Sonatrach rapporte 98% de l’argent. Même si toute l’Algérie s’arrêtait de travailler on ne verrait pas la différence. Trouves autre chose comme argument pour arrêter le Hirak!!!

      Anonyme
      7 juin 2020 - 12 h 48 min

      Les gee êtes sortaient manifester contre les baggaras au pouvoir les vendredis donc un jour de repos et toi tu fais le con même si tu sais que tu es entrain de mentir. Incroyable Comment un cachiriste peut faire le con !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.