Coupures d’eau : le ministre des Ressources en eau réussira-t-il à sauver sa tête ?

ministre Ressources en eau Arezki Berraki
Arezki Berraki, ministre des Ressources en eau. PPAgency

Par Mounir Serraï – Le ministre des Ressources en eau, Arezki Berraki, a été convoqué par le président Abdelamdjid Tebboune sur l’affaire des coupures d’eau qui pénalisent de nombreux citoyens. Le chef de l’Etat avait ordonné lors du Conseil des ministres du 23 août la prise en charge définitive de ce récurrent problème. Le ministre des Ressources en eau, auquel a été donnée une semaine pour régler définitivement les problèmes d’alimentation en eau potable, devra en effet présenter ce mercredi 2 septembre les résultats de son action au chef de l’Etat.

Ayant essuyé beaucoup de critiques depuis sa nomination il y a plus de huit mois, le ministre des Ressources en eau aura beaucoup à faire pour convaincre le président Tebboune de la maîtrise de la situation. Les coupures d’eau ont été d’une fréquence soutenue durant tout l’été, laissant de nombreux citoyens sans eau pendant la fête de l’Aïd El-Adha. Des populations sont même sorties dans la rue pour protester contre l’arrêt brutal et persistant de l’alimentation en eau potable de leurs quartiers.

Si des experts ont alerté sur l’insuffisance des réseaux en eau potable, le ministère des Ressources en eau a opté pour un discours rassurant dès janvier dernier. Un discours réitéré durant le printemps malgré l’absence de pluies et la baisse des réserves d’eau au niveau des barrages par rapport aux stocks enregistrés l’année dernière. Le ministre chargé des Energies renouvelables, Chemseddine Chitour, a reconnu, le 23 juillet dernier, que l’Algérie vit un stress hydrique et que la ressource disponible reste insuffisante et doit être rationnée et distribuée équitablement entre les citoyens.

Mis sous pression, le ministre des Ressources en eau a procédé, la semaine dernière, au limogeage du directeur général de la Seaal et de 26 autres responsables d’unités de l’Algérienne des eaux.

Liés à la fameuse enquête sur les pannes récurrentes de la station de dessalement de Fouka, ces limogeages suffiront-ils pour apaiser le citoyen qui souffre toujours de l’indisponibilité de l’eau dans le robinet ? Le ministre sortira-t-il indemne de cette affaire ? On le saura bientôt.

M. S.

Comment (7)

    Heureusement que le ministère n’existe pas..
    5 septembre 2020 - 16 h 06 min

    Ministère de L’air qu’on respire…sinon ce serait les coupures sans arrêt et l’asphyxie generale..Meme si.je ne veux pas leur donner l’idee vu comment ils considèrent le peuple Algérien ….Ghachi, tubes digestifs et j’en passe.
    Suffit pas d’aimer l’Algerie il faut Surtout aimer le Peuple Algérien, tout les Algériens, oui Tous !

    anonyme
    2 septembre 2020 - 16 h 25 min

    Ces coupures d’eau, manque de liquidités et autres misères sont le fait des résidus de la issaba et ils sont partout , ils craignent pour leurs privilèges et font tout pour discréditer la nouvelle république
    Sauf que le train est en marche et rien ne l’arrêtera

    Zina
    2 septembre 2020 - 12 h 13 min

    Avec des bras cassés, des corrompus et des vautours, il n’y aura ni eau, ni pain et ni lait. Aucune infrastructure (malgré des milliards gaspillés et volés) dans le pays sauf celle de leurs comptes en banque.

    Anonyme
    2 septembre 2020 - 9 h 40 min

    S’il y vait de l’eau, pourquoi la couper ?

    صحراوي
    2 septembre 2020 - 7 h 33 min

    مجرد تساؤل:ـ
    هل سياسة راقدة وتمنجي انتهت!!!؟؟؟
    مسئولينا ألفوا أن المسؤولية تشريف، ألفوا النوم على مصالح المواطنين والسهر على مصالحهم ومصالح ذويهم. ألفوا سياسة اللاعقاب واللاحساب.ـ
    ألفوا الخلود في المسؤوليات على جميع المستويات من الغفير إلى الوزير. أمنوا العقوبة فساءت أفعالهم.بدليل تنافسهم عن المسؤلية والمناصب ولو بالمكائد وشراء الذمم والتزوير.ـ
    أتمنى أن لا تكون هذه الحملة إنتقامية ومرحلية، بل دورية، يقيم فيها كل مسئول عن قطاعه، من أحسن فله الحسنى وزيادة، ومن عجز يعود لبيته، ومن أساء يحال على المحاكمة..ـ

    LML
    2 septembre 2020 - 7 h 25 min

    Les Mauvaises Langues disent qu il y a peut être des résidus mécontents essayent de saboter le nouveau regime ,,va savoir !?!

      Hssissen
      2 septembre 2020 - 11 h 19 min

      Je rejoins LML dans ses soupçons. Il reste encore des résidus néfastes de l’ancien régime qui bloquent toute initiative et amélioration de la situation des citoyens. Ils sont encore actifs dans des secteurs stratégiques. Ceux qui disent qu’il y a un complot contre l’Algérie n’ont pas tort à mon avis.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.