Retour sur le débat autour de Yennayer

Yennayer amazigh
Yennayer fêté à Beni Snous, dans l'extrême-ouest du pays. PPAgency

Contribution de Mourad Benachenhou – Yennayer est une fête populaire célébrée dans tout le Maghreb et dont l’origine n’a catégoriquement rien à voir avec les traditions et les pratiques religieuses introduites par l’islam depuis le VIIIe siècle. Pourquoi a-t-elle résisté au passage du temps comme aux changements culturels qu’a subis la région à travers les siècles passés ? C’est là une question intéressante à laquelle, sans aucun doute, les sociologues doivent avoir des réponses. Ici, l’objectif est seulement de se demander si on peut lier cette fête à un évènement historique précis. Quatre témoins précieux : Al-Maqrizi, Al-Anbari, Bel et Destaing nous ont laissé des descriptions précises des célébrations qui caractérisaient cette fête dans le passé.

Ainsi, Alfred Bel, directeur de la Médersa de Tlemcen, et auteur du premier guide illustré de l’ancienne capitale du Maghreb central, a donné des détails intéressants sur la façon dont les Tlemcéniens la célébraient au début du XXe siècle. Voici ce qu’il apprend au lecteur dans une longue étude sur les mœurs et coutumes de la population musulmane de Tlemcen, étude publiée dans un numéro de la Revue des études économiques et sociales (1908, p. 211).

«L’en-naïr tombe à Tlemcen le 12 janvier (1er janvier de l’année julienne). Deux nafqa ont lieu à l’en-naïr. Pour l’un des deux nafqas, on ne doit manger que des fruits, du pain, des œufs durs ; c’est la nafqet el-kermous, «nefqa des figues».

A ces détails, Destaing, auteur d’un lexique sur le dialecte berbère des Beni Snous, tribu berbérophone de la région de Tlemcen, ajoute, en marge de la traduction en français d’un document berbère écrit en caractères arabes, et publié dans la Revue africaine, («Fêtes et coutumes saisonnières chez Ies Beni Snous», Revue africaine, L, 1906, 244-260, 363-385′. XIII, 1900, 200-12, 308-34) et qui donne des détails sur la célébration de Yennayer dans la région des Beni Snous, que la durée des célébrations de cette fête à Tlemcen était de trois jours, chacun donnant lieu à des activités différentes.

Dans les deux écrits cités plus haut, accompagnés d’une bibliographie abondante et faisant même référence aux études du sociologue français Emile Doutté, les deux érudits français, qui avaient une connaissance approfondie tant de l’arabe que de la langue berbère, ont souligné l’origine lointaine de cette fête, qui, selon eux, n’était pas spécifique au Maghreb et était même célébrée… en Egypte. Destaing cite même deux auteurs arabes égyptiens : Al Maqrizi et El Anbari, qui témoignent de l’existence de cette pratique et la lient à l’imitation par les musulmans des célébrations des «Gens du livre», selon les termes de ces auteurs.

En-naïr, Yennayer et Januarius

Il ne fait pas de doute que l’étymologie des termes En-naïr et Yannayer provient du mot latin Januarius, qui, lui-même, est dérivé du nom du dieu romain Janus.

Ce Janus, auquel était dédié, à Rome, un temple, composé uniquement d’un portique équipé d’une porte à deux battants, était, selon un spécialiste de la mythologie antique, Ely Talfourd, «le dieu romain de la lumière et du commencement». Voici ce qu’il écrit sur ce dieu, «dieu du ciel et du soleil, comme Jana était la déesse de la lune» : «Le mois qui, après le jour le plus court, annonce de nouveau le retour de la lumière, était appelé en son honneur Januarius, et il porte son nom à ce jour. Afin, donc, que le début de la nouvelle année fût de bonne augure pour les jours à venir, les gens étaient désireux de se donner du bon temps, à travers toutes sortes de petits présents et d’actes de bonté –un usage qui a survécu jusqu’à notre période.

Parce qu’avec l’apparition de la lumière une nouvelle période commence, Janus fut graduellement traité comme le dieu du commencement.» (Dans : Olypmos : Histoires des dieux de la Grèce et de Rome, pp. 286-286). A à noter que le «j» se prononçait «y» chez les Romains, d’où Yennayer.

Ramsès III et les Amazighs

On a tenté de lier cette fête à un évènement qui serait survenu en 950 avant J.-C. et qui aurait vu la confrontation entre les Amazighs et les Egyptiens, conduits par Ramsès III, pharaon à l’époque.

Cette confrontation, qui aurait tourné à l’avantage de nos ancêtres amazighs, n’est mentionnée dans aucun des écrits surabondants que les pharaons ont laissé de leurs faits et gestes, écrits sur du papyrus ou sur les colonnes et les murs des temples ou sur des monuments commémoratifs dédiés à un évènement particulièrement important.

De plus, Ramsès III, appartenant à la XXe dynastie, selon Menatho, l’historien égyptien du IIIe siècle avant J.-C., était, à la date où ces évènements auraient eu lieu, mort, d’ailleurs assassiné à coup de dague – suivant l’autopsie faite sur sa momie – dans un coup d’Etat de palais, organisé par Tiye, une de ses trois épouses, depuis au moins deux siècles, car il aurait régné, selon différentes sources historiques, de 1087 à 1056 avant J.-C.

Les batailles menées entre les Amazighs et les troupes de ce pharaon ont, suivant un document écrit sur papyrus datant de la période, tourné en faveur des Egyptiens, qui ont capturé le chef amazigh de l’époque et ont forcé une partie de son peuple à s’installer sur le territoire égyptien.

Voici ce que rapporte un papyrus de l’époque sur cette bataille : «Quant à ceux qui ont atteint ma frontière, leur semence n’est plus et leur âme et leur cœur ont été effacés pour l’éternité.»

Ce papyrus, écrit en caractères hiéroglyphiques, se trouverait dans un musée de Turin, en Italie. L’histoire rapporte que Ramsès III, appelé «le dernier grand pharaon», construisit une muraille de 16 mètres de hauteur pour protéger l’Egypte contre les invasions amazighes.

Shishenk, Amazigh fondateur de la XXIIe dynastie

C’est un fait historique maintenant avéré qu’effectivement la XXIIe dynastie fut fondée par Shishenk (ou Shoshenq ou Chachnaq), un général de lointaine origine amazighe, qui profita du fait qu’il était le chef de l’armée égyptienne pour organiser un coup d’Etat contre le pharaon de l’époque et s’installer à sa place, confortant sa légitimité par son mariage avec la fille du pharaon qu’il avait renversé.

Ce général, bien qu’amazigh d’origine, appartenait à un groupe de mercenaires qui composaient une partie des forces militaires égyptiennes. Ces mercenaires, qui étaient cantonnés en Egypte depuis plus de cent ans, avaient, semble-t-il, totalement perdu leur culture et leur langue originale et adopté les mœurs, coutumes, traditions et la religion égyptiennes. Le père de ce général, lui-même, avait tenu à être enterré suivant les rites égyptiens.

Ce fondateur de la XXIIe dynastie, qui a gouverné l’Egypte de 945 à 712 avant J.-C., un Meshwash – sans doute déformation du terme Amazigh – a, entre autres, eu son nom rapporté par la Bible, qui lui impute la prise et le pillage de Jérusalem durant son règne (vers 943-922).

Donc, il n’y a aucune trace de cette bataille dans les abondantes annales égyptiennes, mais effectivement Chachnaq, et quelle que soit l’orthographe de son nom en caractères latins, a bien existé.

Il est à souligner que les Amazighs ont, à plusieurs reprises, joué un rôle central dans l’histoire de l’Egypte pharaonique, bien avant 950 avant J.-C., et également bien après, comme le rappelle avec moult détails Nessmenser (cf sa page http://www.temehu.com/Temehu.htm).

Il ne s’agit nullement donc ici de réduire le rôle de nos ancêtres amazighs dans l’histoire de l’Antiquité, et plus particulièrement dans l’histoire de la grande puissance de l’époque, mais seulement de la recadrer dans ses dimensions historiques, telles que rapportées par les écrits datant de l’époque, et parfois recoupés par les récits de la Bible, dont certains sont historiquement avérés, et d’autres les fruits d’une imagination sans frein destinée à donner créance et justification au génocide pour des motifs religieux.

En conclusion

Le Yennayer ou En-naïr est une fête populaire qui est célébrée dans tout le Maghreb, et jusqu’à l’Egypte. Différents érudits, tant Arabes qu’Européens, attestent de la célébration de cette fête.

Elle a sans aucun doute une origine romaine et constitue la simple continuation des célébrations que les Romains faisaient en l’honneur du dieu Janus, dieu de la lumière et du commencement, auquel le premier mois de l’année était consacré.

Il n’y a aucun fondement historique – tirant sa source d’écrits ou de monuments datant de 950 avant J.-C., et laissés par les Egyptiens ou d’autres peuples – à un événement marquant ayant donné lieu à des festivités particulières et donnant une date de départ d’une ère remémorée par un calendrier spécifique.

En fait, si l’on en croit les archives datant de Ramsès III, mort au moins deux siècles avant la défaite qu’il aurait subie des mains des Amazighs, il y avait une fête spéciale ordonnée par ce pharaon pour célébrer sa victoire sur les Amazighs.

Cependant, il faut rappeler qu’une dynastie – la XXIIe dynastie d’origine amazighe – a été fondée par le chef de l’armée égyptienne et beau-fils du pharaon qu’il a renversé pour prendre sa place.

Cependant, ce général, connu par un nom donné sous différentes orthographes, (Shishenk, Shoshenq ou Chachnaq) tirait son origine d’un groupe de mercenaires d’origine amazighe lointaine, qui étaient installés en Egypte depuis au moins un siècle, et avaient adopté les mœurs, coutumes, langue et religion égyptiennes ; même son père était général de l’armée pharaonique.

Le nom de ce pharaon, dont la famille a régné sur l’Egypte de 945 à 712 avant J.-C. est lié, dans la Bible, à la prise et au pillage de Jérusalem.

Y a-t-il des archives écrites ou des traces laissées par l’histoire du passé qui permettraient de mettre en doute tout ce que les savants de toutes disciplines –orientalistes, égyptologues, historiens, etc. – ont dit et écrits sur les évènements qui se sont passés en Egypte au cours de la XXe comme de la XXIIe dynasties qui pourraient donner créance à la tentative toute récente de réinterpréter Yennayer ? On ne peut qu’en douter très fortement, toutes les langues écrites de la période ayant été découvertes et déchiffrées dans les langues modernes connues, depuis plus d’un siècle.

Donc, donner comme origine à Yennayer la célébration d’une victoire militaire ou le début d’une ère n’a pas – et a peu de chance – de recevoir – dans le futur – la confirmation d’un fondement historique authentiquement et scientifiquement établi.

A souligner qu’en égyptien ancien le mois de janvier s’appelle «Thot».

On doit donc se contenter de la banale explication de la continuation de cette fête par le fait que, bien que d’origine païenne, elle a été intégrée dans la tradition des peuples de notre région, du Maroc à l’Egypte.

M. B.

Comment (43)

    Anonyme
    25 janvier 2021 - 16 h 38 min

    Le jour de l’an international (1er janvier) était à l’origine une fête païenne fêtée entre le 12 et Le 14 janvier du calendrier actuel, pratiquée dans de nombreux pays, et officialisée par Jules César. Rien ne prouve qu’elle soit d’origine romaine, les échanges culturels étant très important entre les civilisations à l’époque. Les Romains ont adopté de nombreuses croyances et divinités des autres civilisations qu’ils ont cotoyées. Le fait que la date correspondant à la fête agraire dénommée Yennayer ait pu être officialisée par les Romains ne signifie pas pour autant qu’elle était forcément d’origine romaine. Les Romains en tant que civilisation dominante du moment avaient naturellement tendance à romaniser pleins de choses. Tout comme les arabes profitant de l’essor de l’Islam ont eu tendance à arabiser tout les connaissances et cultures des territoires conquis.
    L’origine de Yennayer en tant que fête agraire doit remonter aux premières heures du neolithique.
    De même la date de Noël est à l’origine une fête païenne récupérée par la chrétienneté.

      Temlili Merouane
      26 janvier 2021 - 15 h 37 min

      Hypothése intéressante, mais ça reste une hypothèse. les divers historiens romains, Sallluste, Titelive, Pline le Jeune, Tacite, tout comme les poëtes latins Virgule et Horace donnent force détails sur la fête de Januarius, St Augustin en parle pour la condamner et tonne contre s célébration car elle est païenne et mène à des dépassements bacchiques. De l’autre côté, on n’a aucun document écrit datant de l’antiquité, sous quelque forme que ce soit, prouvant que cette fête faisait partie des traditions numides avant l’arrivée des Romains, Va-t-on découvrir, dans le tutur, une trace quelconque de cette fête la liant à une tradition « nationale? » En attendant cette preuve, on ne peut se baser que sur les écrits romains, d’autant plus que les écrits phéniciens ont été délibéremment détruits par Rome lors de l’incendie de Carthage, et que la bibliothèque des livres phéniciens ramassés par Micipsa le fils de Massinissa a disparu.

    Et Noël ?
    24 janvier 2021 - 19 h 29 min

    Il faudrait que l’on puisse fêter Noel le 25/12. Non? J’ai hâte de voir ce jour arrivé !

      LYes Ouarigh
      28 janvier 2021 - 22 h 07 min

      quand on veut faire la fête, quelle qu elle soit, on n a pas besoin d une autorisation officielle. on la célèbre et puis c est tout! De plus, Noël est une fête païenne integrée dans le calendrier chrétien justement pour qu elle soit fêtée comme chretienne . c est ce qu on appelle une accaparation d heritage . tous les écrits historiques, reconstituant la prriode d aprés les données rapportées par les Evangiles, fixent la date de naissance du Christ, s il a jamais existé, au mois d avril.

    Hmed hamou
    24 janvier 2021 - 15 h 29 min

    @ ZORO,

    Je suis entièrement d’accord avec toi.
    Aussi longtemps que je me souvienne,
    on a toujours fêté yennayer, comme fête agraire sans tambour ni trompettes. Tout le monde préparait un bon dîner, un peu spécial, mais jamais, en aucun cas, on a défilé dans les rues habillés ni en guerriers douteux ni dans d’autres accoutrements …et encore moins fait allusion ni à un quelconque fait historique ni à un roi chachnaq ou autre.
    Aussi, certains, à force de vouloir en faire trop ils finiront par complètement dévoyé cette fête ancestrale. Ils finiront par leur bêtise, de faire ce que ni le temps ni les siècles ni autres ennemi n’ont encore réussi à faire, faire disparaître cette fête et tout ce qui va avec! Une fête partagés par tous nos compatriotes depuis des siècles d’est en ouest, du nord au sud dans la joie et sans trop de tapage.

    Nb. On aurait pu tout simplement rendre cette fête éventuellement encore plus festive, plus collective, plus joyeuse, plus unificatrice, en se focalisant sur des points qui fédère le plus , …comme le nouvelle chinois, ou le nouvel an occidental (31 décembre) fêté dans le monde entier dans la joie et la bonne humeur, avec des feux d’artifices grandioses, de bon dîners familiaux,…sans aucune allusion ni religieuse , ni idéologique,…
    Mais, quand on laisse la culture, l’identité…entre les mains de gens inconscients, qui ne voient pas plus loin que leurs nez, souvent des gamins stupides,…qui mélangent tout sans penser aux conséquences, …le résultats ne peut pas être grandiose. Ça risque de faire office de répulsif définitif, de détourner les gens faute de les adhérer. Aulieu, à la rigueur, d’adapter avec intelligence (dans la manière de la fêter) cette fête et la rentrer dans le nouveau millénaire avec ses nouvelles technologies qui parlent plus aux jeunes, certains sont coincé dans l’âge de pierre ! Toujours, avec le meme cirque guerrier, des chevaux et des flèches. Comme si ce Chichonq ou Massinissa,…ou Alexandre le grand revenaient aujourd’hui ils « rouleraient » toujours sur des animaux, des chevaux, porteraient toujours des toges, des tongs, des flèches et des lances…
    Moi je pense plutôt qu’ils choisiraient des bolides derniers cri de marque italienne, allemande, anglaise,…et des costumes de haute couture et en matières hightec… Couscous Caviar,…raisins de sidi bel Abbess.

    Belveder
    24 janvier 2021 - 12 h 25 min

    On nous dit une féte qui a toujours été célébré en Algerie….du temps de Boumédienne chadli et les autres elle était célébrée??? ON FAISAIT tout ce boucon??? premiere nouvelle….Boutéflika l a instauré (d ailleurs on saura jamais si c est lui ..) quelques Mois avant son départ on sait tous pourquoi
    ca a commencé par un jour férié ca se finit en statue

      memona
      24 janvier 2021 - 13 h 12 min

      si cela a été toujours fêté en algérie même au temps des pénuries de boumédienne
      chez moi au sud de l’algérie il y avait le » berkoukes » avec un noyau de datte à l’intérieur et celui qui le trouvait cela lui portait bonheur
      il avait aussi des fruits secs
      alors il faut arrêter de faire tout un plat pour une tradition festive

    ZORO
    24 janvier 2021 - 11 h 15 min

    Je passerai le meme temoin que jai recu de mes parents et de mes aieux au sujet d enayer ,a mes enfants et petits enfants a savoir que c est une fete agraire ni plus ni moins et j insisterai qu elle ne soit en aucun cas liee a un quelconque des pharaons connus pour leur asservissement des hommes sur le dos desquels ils ont erige toutes leurs pyramides . La nostalgie de l esclavage refait surface chez nous , notre «  » AMAZIGHITÉ «  » (liberté) est en danger reel apres le retour de CHACHNOK au bercail .
    SigneZORO. ..Z…..

    Achen Hou?
    24 janvier 2021 - 8 h 22 min

    Yennayer !! Au lieu de chercher son éthymologie romaine que l’auteur attribue  » sans doute » à januarius , il aurait pu étudier les dialectes berbères pour retrouver quelque part la vraie éthymologie à savoir Yenn qui veut dire un en chaoui ou yiwen en kabyle, iggen en mozabite, ou meme Yan, qui veulent tous dire Un , premier et Yer, Yar, yur, ayur, qui veut dire mois de l’année, imensi useggas ( dîner de l’année). Mais comme toujours, on essaye de nous coller aux romains. Une abjection qui veut faire croire que nos ancêtres n’étaient que des cancres et suivistes des envahisseurs. Heureusement que l’archéologie, cette belle science qui remet les pendules à l’heure est entrain de fermer les gueules des pro-historiens des envahisseurs. On a tendance à oublier que les colonisateurs sont là pour instaurer l’amnésie des peuples à l’aide de leurs historiens qui ne sont là que pour cela.

      Rachid Halimi
      24 janvier 2021 - 14 h 20 min

      l étymologie est une science particulièrement complexe, qui demande une connaissance parfaite de la façon dont les sons des lettres varient d une langue á une autre, ou d une période á une autre pour la même langue. Ainsi le “j” en latin était seulement une autre écriture du son “i” . Pourtant la prononciation de ses dérivées différent d une langue latine à une autre : en français, ça a donné “ j “ comme dans “justice,” en espagnol ca a donné “khe” le “ jota” ( comme dans Khadijah) la population locale humide à gardé le son “ i” de la langue romaine. Mais parfois c est le “á” latin qui est devenu “i” en tamazight, comme “ager” champ en latin devenu “yiger” (autrefois écrit “iger” pluriel igran )tenter de ramener “ Yannayer” à des mots berbères est une cause perdue, car elle ne repose sur aucune base linguistiquement établie. Les habitants , du fait de leur langue, ont gardé la prononciation latine initiale, rien de plus c est à dire “ ianuarius” en laissant tomber la dernière syllabe non reconnue en tamazight.

        Bellemmou Hammou
        25 janvier 2021 - 8 h 02 min

        @rachid halimi, Laissons les spécialistes de la linguistique et autres chercheurs dans le domaine faire leur travail au lieu de te coller toi aussi à l’auteur de l’article. Yennayer exite avant meme les romains, donc avant tes barbares de latins. Ce qui est vraiment mesquin, c’est de tenter toujours de réduire les langues autochtones à des langues sans âmes. Juste une question: combien de langues dans le monde ont survécu comme la langue berbere avec tous ses dialectes, malgré les tentatives de la réduire à néant par les langues des envahisseurs comme le latin, le grec, l’arabe, le turc, le francais? Tu n’as qu’à apprendre le corps humain en berbere pour nous dire quelle partie du corps depuis les cheveux jusqu’aux ongles d’orteils ont un nom d’une autre langue ou un néologisme. Aucune absolument aucune partie n’a emprunté son nom à une langue d’envahisseurs, sa transmission oralement a fait qu’elle a résisté à toutes les tentatives de l’anéantir. La cause perdue c’est bien la votre finalement.

          Oulebsir Arezki
          25 janvier 2021 - 10 h 30 min

          Il faudrait alors interdire la vente et la publication des manuels de linguistique berbère , y compris la grammaire kabyle de Da Mouloud Mammeri et le manuel de linguistique berbère de Da Chaker( voir son manuel en deux tomes édité à Bouchene et Enag)et laisser chacun libre de fixer lui même les règles d évolution des sons de la langue kabyle sur la base de considérations politiquement correctes. Peut être Halimi est linguiste! Le choix est clair: ou on reste dans la fantaisie et on n arrivera pas à ses objectifs. Ou doit accepter que tamazight est une langue comme une autre et qu elle obéit à des règles parfois politiquement incorrectes, attention de ne pas glisser dans le nihilisme linguistique tout en se disant partisan pur et dur de l élimination de l arabe et du Français en Algérie et de l imposition de tamazight comme seule langue officielle ,avec évidemment l interdiction de vente des livres et autres publications dans ces deux langues, et en brûlant toutes les publications dans les bibliothèques et librairies autres que celles écrites en tifinagh et en kabyle.

    Anonyme
    24 janvier 2021 - 1 h 33 min

    Faux débat.
    Toute identité repose en partie sur des aspects mythologiques, et les pharaons avaient l’art de transformer les défaites en victoires (pour des raisons de prestige et de consolidation de leurs pouvoirs).
    Faux débat, parce que ceux qui ont fait référence à Shesnenk (Amar Neggadi notamment), l’ont fait n’ont pas pour justifier l’existence de Yennayer, mais pour donner un point de départ au calendrier amazigh. Ils ont choisi l’avènement au poste de pharaon d’un général d’origine amazigh, comme plus ancienne trace d’un fait historique concernant un amazigh.
    Cela n’a rien à voir avec la pratique de Yennayer que l’on ne cherche pas à attribuer à Shesnenk. Je n’ai jamais compris pourquoi tant de gens cherchent à expliquer qu’il n’ y a pas de lien entre Yennayer et Shenenk, alors que personne n’ a prétendu ça. Les berbéristes disent seulement que l’on fête Yennayer chez nous depuis au moins l’antiquité.
    Il y a une grande confusion sur ce sujet. On mélange deux sujets différents.

      Anonyme
      24 janvier 2021 - 8 h 23 min

      Le calendrier et les fêtes sont toujours liés quelle que soit la culture et la religion.
      Certains lient directement leur calendrier à leur croyance et on effacé les anciens cultes et commémorations d’autre pas. L’Iran islamique continue à fêter et commémorer des événements survenus bien avant l’islam (newrouz, zoroatrisme et lumière, …) sans aucun problème.
      Concernant la fête du 12 janvier, sa commémoration est celle d’un 1er jour de l’année. Dans ma famille d’une façon très ancienne) nous parlons de « rass el aam » et nous nous souhaitions la bonne année. Fête et mois de Yennar de la même façon que nous parlions de « Jambar » (décembre) et d’autres mois. Il est à remarquer que Yennayer correspond aussi au mois de janvier en arabe depuis longtemps, au Moyen-Orient, comme Janvier en Europe.
      Le folklore autour d’une référence amazighe est pour moi totalement fabriqué et ne parlons pas du lien avec ce pharaon égyptien.
      Le moyen de Yennar correspond totalement au mois de Janvier venant de Janus, il est pour moi, la survivance des fêtes « paiennes » romaines car dès le début, la christianisation (et le catholicisme) avait été rejetée par les peuples colonisés par Rome en Afrique du Nord. Ne pas oublier qu’avant les arabos-musulmans, il y avait les byzantins et non les romains en Afrique du Nord. Le nom lui-même de ce mois (et de la fête du 1er jour) militent pour l’absence de lien avec l’amazighité.

    karimdz
    23 janvier 2021 - 22 h 04 min

    Intéressante contribution de Mourad. La grande fête annuel, que beaucoup d’algériens connaissent, hormis celle de notre indépendance, c’est la célébration du printemps, yennayer je découvre depuis quelques années.

    Hmed hamou
    23 janvier 2021 - 21 h 41 min

    Depuis toujours, tous (enfin presque tous) les peuples glorifient leurs racines, leurs héros, leurs cultures, … Ils ne se gênent même pas à retoucher, édulcorer ou à enjoliver les faits les moins glorieux de leur histoire. Ils vont même jusqu’à s’en ‘inventer de plus belles de toute pièce ; ou s’attribuer, tels des butins de guerres, les attribus positifs, les mythes et les héros appartenant à d’autres peuples (même qu’ils viennent de VAINCRE , à l’instar des romains s’attribuant, romanisant, les divinités des peuples vaincus!! bizarre non ? en ont t-ils besoin?), …tout ça pour se donner plus de légitimité aux yeux du monde et le plus possible d’assise et de profondeur historique dans ce monde où les peuples (tout comme les individus ) ne valent que ce qu’ils exhibent ou peuvent exhiber comme richesse, force et pedigrees ! Les Étasuniens (usa) pourtant, et depuis un long moment déjà, sont et de loin l’empire le plus puissant que la planète n’ait jamais porté, avec leur puissance de feu, leurs avancées industrielles, culturelles , Scientifiques, techniques (les premiers et les derniers sur la lune) ,…ils peuvent même se permettre d’arrêter d’avancer, ils peuvent fermer leurs universités et leurs centres de recherches et il faudra un siècle pour leurs poursuivants immédiats (la Chine? ) pour les rattraper, sans parler des tiermondistes qui eux ne rattraperont les USA (à l’arrêt) même dans dix mille ans ! Pourtant tout puissants qu’ils sont ces « américains » ils ont besoin encore d’histoires (même à dormir debout), de mythes et de héros, même de héros fictifs, crées de toute pièce par les auteurs de bandes dessinées et la machine infernale de Hollywood (superman, spiderman, batman,…); ils fouillent la terre pour s’approprier la moindre toponymie expressive, la moindre gravure rupestre, la moindre éclat de silex, la moindre mythologie ,…autochtone, indiennes ou autres (qu’ils ont pourtant massacré, comme ils ont falli exterminer les bisons et les loups avant de se décider de les ramener à la vie et finalement dépenser sans compter pour les protéger, car ils savent que la grandeur d’un empire est aussi de corriger ses erreurs et montrer aux yeux du monde que comme il est capable d’anéantir il peut aussi « ressusciter », ce qui la détruit, avec brio ), parceque ils « savent » (vu le nombre de prix Nobel au mètre carré, c’est un peu normal yek ! ), donc ils savent qu’un peuple sans une histoire propre à lui, sans racines profondes, sans un imaginaire positif et puissant , …ils savent que, quand on ambitionne de rester à jamais le Big boss (légitime) du monde, la puissance matériele et scientifique seules ne suffiraient jamais devant notamment des peuples qui ne manquent pas aussi de l’ambition, qui ont des moyens de leur ambition et surtout une histoire glorieuse et plusieurs fois millénaires comme les chinois,…
    Pourtant ils (les USA) pouvaient aussi se dire britanniques, allemands , italiens (donc romains) ,…ce qui est vrai d’ailleurs, vu qu’ils sont en majorité originaires de pays européens et surtout que ces origines, du moins culturellement et civilisationnellement sont loin d’être insignifiantes !! Mais, Non, les américains ils veulent pour consolider leur indépendance vis à vis de la grande Bretagne notamment, de l’Europe en général et du reste du monde, ils veulent une histoire propre à eux; qu’ils veulent trouver ses ingredients sur leurs terres d’Amérique quite à les inventer de toute pièce s’il faut ! Aussi, ils passent leurs temps à fouiller la terre d’Amérique pour se chercher des racines chez les tribus indiennes, les « peaux rouges » (que naguère ils massacraient et meprisaient). Plutôt que de se dire britanniques, européens,… Tellement ils sont jaloux de leur indépendance qu’ils ont payé chèrement aux anglais, et tellement, avec le temps, ils se sont forgés un fort caractère et qu’ils cherchent à tramettre à leurs descendants cet heritage, cette fierté, cet esprit libre et surtout cette haute opinion, cette haute idée qu’ils ont d’eux même !

    Chez nous c’est l’inverse. Et c’est tout le paradoxe quand on se dit fier et jaloux de sa fierté. Nous, la moindre histoire, le moindre personnage, le moindre fait d’arme, la moindre broutille qu’on découvre sur nos terres on lui cherche des origines d’ailleurs, des origines étrangères ! Pour vous dire l’idée et toute l’estime qu’on se fait de nous même. Comme quoi on arrive même pas à s’imaginer capables de choses sans intervention extérieure! Même , si le monde entier, tous les experts, les sommités du monde entier nous disaient que cette chose, cet act est purement autochtone; eh ben non, on lui chercherait quand même une explication ailleurs, métaphysique, chez les djinns s’il faut.

    Moralité de l’histoire. Si seulement je savais que yennayer était d’origine romaine, je n’aurais jamais osé reprocher à notre historien docteur mohamed Amine Belghit d’avoir déclaré que [« c’est gamal abdel nasser qui a donné le feu vert à Benbella pour déclencher notre révolution »]! Car comment pourrait-il en être autrement. Docteur ou pas docteur, mr Belghit en est-il seulement capable d’imaginer un instant dans sa tête que ses compatriotes (qui ont importé même yennayer) aient pu un jour déclencher  » SEULS » une révolution, à fortiori une révolution réussie et grandiose de surcroît , sans l’intervention de la main de l’étranger, en l’occurrence celle de Nasser pour ne serait-ce que leur donner le feu vert!?
    Mea-culpa, mr Belghit.

      Belaili Ahmed
      24 janvier 2021 - 14 h 33 min

      Le fait historique de l origine romaine de Yannayer est incontestable et même St Augustin y fait référence. S il y a un écrit datant de la période antique et en quelque langue que ce soit qui démente cette étymologie, qu il soit rapidement révélé et mis en circulation dans les réseaux sociaux. Belghit fait dans la falsification historique et reprend la thèse coloniale française démentie par tous les faits, écrits, paroles, photos, personnes , documents, qui prouvent sans l ombre d un doute que la guerre de libération, dans sa conception, son déclenchement, son leadership, ses morts, etc etc était et reste spécifiquement algérienne. Au contraire Gamal Abdenasser a non seulement déclaré que l Algérie était française et qu elle ne serait jamais indépendante, avant de changer d Avis- I’ll faut le souligner- lorsque les choses sont devenues sérieuses, mais il a même essayé de prendre le contrôle de la guerre de libération avec l aide du colonel Lamouri, de la wilaya I ( cf mémoires de Tahar Zbiri). Ne pas confondre une tradition perdue dans la nuit des temps, mais ramenant à la période romaine, et une infinité de faits historiques prouvant l authenticité de l algerianité de la guerre de libération nationale.

    Tsoufik
    23 janvier 2021 - 20 h 50 min

    De toute mon existence, je n’ai jamais célébré cette « fête » païenne. C’est la stricte vérité et je ne m’en cache pas. Le fait de voir des compatriotes habillés de la sorte, en guenilles, me choque. Réveillez-moi, le cauchemar continue…

      MOI DZ
      23 janvier 2021 - 21 h 42 min

      [email protected]
      Si on veut polémiquer, Le pèlerinage a aussi existé avant l’islam.
      Quand on a un esprit malsain et manipulateur , tout ce qui est beau sera présenté comme des ténèbres
      Nous avons toujours célébré Yennayer comme une fête de partage entre villageois, voisins, riches et pauvres…C’est une fête de Gratitude et de baraka…
      De grâce , Garde ta mauvaise FOIE pour toi et tes manipulateurs.

      Merrikh
      23 janvier 2021 - 23 h 04 min

      Attention à la folklorisation récente de cette fête et le manipulations autour : nom, date, façons de célébrer.
      Cette fête « païenne » est un fête de ancêtres donc a une grande importance.
      Si vous ne la fêtez pas en famille c’est que vous êtes de la cote ou d’une grande ville qui à travers le temps s’est éloignée du reste de la culture algérienne.
      Dans l’est algérien (hauts plateaux, les Aurès, …) sauf certaines villes, nous fêtions « Yennar » le 12 janvier depuis toujours avec toujours un plat spécifique comme nous fêtions le printemps avec el braj … L’origine romaine est très probable …et pourquoui tous les pays arabes appellent Yennayer le moi de janvier ?
      Fêter cette journée (le 12) est un lien pas une division, lui calquer un calendrier et un pharaon est un absurdité.
      Pour ceux qui citent encore les islamistes, il faut qu’ils sachent que l’Iran a des fêtes nationales qui n’ont rien à voir avec l’Islam (newrouz par exemple, calendrier zoroastrien …) et que l’Iran islamique ne les a jamais interdites et même base son identité sur ces fêtes. Aurions-nous les islamistes les plus … du monde ? Certainement, mais il n’y a pas qu’eux !

      Anonyme
      24 janvier 2021 - 0 h 54 min

      Ce n est pas dans toutes les villes qu il y avait ces processions….dans notre ville ,toutes les familles faisaient un bon repas et plein de friandises étaient distribués aux enfants…
      On fêtait « RAS El Am «  ou Yennayer sans connaître la vraie origine,on disait c est une fête païenne pour célébrer la nouvelle année.
      Les chrétiens fêtaient le 01 et nous le 12 …point barre …

    Belveder
    23 janvier 2021 - 20 h 27 min

    OK donc au Final on a érigé la Statue d un Mercenaire…je ne sais pas si L APC l APW ou le Ministére connaissait cette version….parce qu on a eu une dizaine depuis ..
    Boutéflika a fait du bon boulot finalement…

    Lapsus?
    23 janvier 2021 - 20 h 00 min

    Quelle belle demi-phrase, la toute derniere de votre charmant papier. « … On doit donc se contenter de la banale explication de la continuation de cette fête par le fait que, bien que d’origine païenne, elle a été intégrée dans la tradition des peuples de notre région, du Maroc à l’Egypte.  »

    Remarquez que concernant la « region », vous dites bien et je suppose le plus naturellement du monde « …DES PEUPLES de notre region… » – Mais l’interieur de l’Algerie, vous ou du moins la majorite’ des Algeriens, nient cette realite’ – comme si la reconnaissance de cette richesse allait empecher la construction d’une Nation !!!
    Or, ce qui nuie aux nations et pays qu’elles forment, c’est le Nepotisme, le khorti politico-religieux (specialite’ islamique), corruption et tous les maux qui derivent de l’abus de fonctions de gestion opaque des biens et ressources publiques.
    Cela dit, les traductions des textes anciens, ont tellement ete’ trafiquote’s a differents temps, que je pense que c’est une perte de temps de s’y poncher. Mais, absence d’un reel projet d’avenir, les gens s’y accrochent comme par besoin de survie !

    Ben
    23 janvier 2021 - 19 h 05 min

    Meme les noms Allah, Ilahi, rab el kaaba, ilat, Hubel … étaient des noms d’idoles. Au Moyen-Orient ancien, les populations adoraient les pierres dont la Kaaba (dans sa forme architecturale est inspirée des temples sumériens). L’homme se prenait pour un Dieu (aujourd’hui aussi) et pour se justifier il s’inventa un Dieu même plusieurs Dieux. Toutes les nations du monde reposent sur la mythologie. En fait, sur de simple mot qui sonnent. Aujourd’hui rien n’a changé. Il y a seulement la dématérialisation du concept de Dieu.

      Tinhinane-DZ
      23 janvier 2021 - 20 h 51 min

      Rien de surprenant, car après la mort du prophète (SAWS) et les souhaba ( radia allahou 3anhoum), la tradition patriarcale Koreichie de bilad El-Hidjaz a remplacé le vrai islam.
      L’islam politique a remplacé la foi dans l’islam.

    Anonyme
    23 janvier 2021 - 18 h 41 min

    Youpiiii on va pouvoir construire des fusées, des satellites, des avions et même pêché du poisson.
    Honnêtement, cela nous fait une belle jambe votre Shishenk (ou Shoshenq ou Chachnaq). Vous voulez nous ligoter dans vos trous, alors que nous voulons nous évader. Vous roulez toujours en marche arrière, jusqu’à quand ?
    l’Algérie n’a pas besoin d’être otage de tribus de votre Chachnoukchikoua

      Anonyme
      23 janvier 2021 - 19 h 13 min

      Tu n’as rien compris du fonctionnement du nouveau monde.
      La culture est l’arme utilisée pour coloniser les peuples.
      Quand tu rentres dans un restaurant Juif Orthodoxe, tu sera surpris de trouver tout l’art culinaire palestinien, Libanais et syrien.
      À méditer.

    DYHIA-DZ
    23 janvier 2021 - 18 h 16 min

    NON NON, MERCI !!
    Le patrimoine historique et culturel Algérien est en danger, pourquoi ??
    Car, deux courants idéologiques se font la guerre (?), pour s’accaparer de notre patrimoine selon les orientations idéologiques de chacun…Le tube digestif et les objectifs personnels obligent !!
    Les intégristes et les mondialistes ( les makhreb united) se font la course dans la manipulation de tout ce qui est Algérien.
    En vérité ils ne se font pas la guerre, car le gourou et l’objectif sont les mêmes…Mais chaque idéologie veut avoir le mérite d’avoir déformé et détourné notre patrimoine = encore une fois, le tube digestif oblige !!

    À cet effet, notre patrimoine historique et culturel doit être sous la protection de l’ANP , c’est l’institutions la plus fiable et la plus crédible !
    L’Algérie n’a pas besoin des philosophes aux enchères, l’Algérie a besoin des patriotiques qui défendront son passé, son présent et son futur!!!

    CHAOUI-BAHBOUH
    23 janvier 2021 - 18 h 05 min

    Depuis le début de 1953, je me souvient très bien, notre regrété Mère, qui est décédée le 24 febrier 2000, je la voyait changer les 3 pierres dans notre cheminée, sur lesquelles reposé le tajine, ou la marmitte *BORMA » en terre glaise, cette tradition s’appelait YENAR, donc cette tradotion eyait chez les CHAOUIS des AURÉS une tradition qui remontait depuis de très nombreuses Années déjà, elle n’est de personne mais une tradition bien LOINTAINE, et voir même très AMAZIGH, BEAUCOUPS, DE PERSONNES, VEULENT NOUS FAIRE REMONTER LE TEMPS DE FAÇON D’UNE MARCHE ARRIÉRÉ ET POURTANT MA REGRETTÉE Mère, ne savait, ni lire ni écrire, MA Maman etait très illitrés, et elle a hérité cette tradition d’autres génération YENAYR les imposteur de toutes marques osent ecrire et accaparer l’histoire à eux et pour eux seules, et la prière accompagne cette tradition à quel temps ???, impossible de definir, ni le temps, ni ses Origines, mais beaucoups preferent nous couper nos racines pour jeter le doute et deyruore nos sources et notre identité AMAZIGH !!! CORDIALEMENT UN CHAOUI AMAZIGH !!!

    Kahina-DZ
    23 janvier 2021 - 17 h 44 min

    Quand on parle de Yennayer, parlons juste de l’Algérie…Le makhreb n’est pas l’Algérie. Aucun pays ne mentionne l’Algérie quand il s’agit de parler de son patrimoine culturel. RAS LE BOL des lèches babouches. BASTA!

    Nous, les Algériens, avons toujours fêté Yennayer en Famille sans qu’il y’ait de polémiques manipulatrices ou idéologiques. C’est la fête de la nouvelle années et de la récolte…En LANGAGE purement Algérien on a toujours dit, on célèbre Bab Jdid et bab El-3am = NOUVEL ANS !
    Que la victoire du roi Amazigh sur les pharaons soit liée à la fête de la nouvelle année n’est en aucun cas un signe de contraction ! L’être humain a toujours mémorisé et célébré ses victoires !!

    Trop de philosophie stérile et destructrice ! FOUTAISE !

    Anonyme
    23 janvier 2021 - 17 h 25 min

    Si on faisait un voyage dans le temps avec un seul Sukoï Su 57 (On en en a quelques-uns en Algérie), 1000 ans et 03 mois avant JC, le pacifique, celui qui disait aimez-vous les uns les autres, on détruirait tous les empires, romains, grecs etc. en 1 heure chrono. Aujourd’hui, un enfant avec sa Nintendo ou un drone, serait pris pour un Dieu, jadis, au temps des pharaons d’antan. Ramsès aurait bien échangé quelques pyramides, contre un seul Iphone ou un café Lavazza. Je pense que même Cléopâtre en serait tombée amoureuse. Maintenant, pensons présent, un seul instant, nous allons bientôt recevoir un vaccin venu d’ailleurs, ni arabe, ni berbère, qui va peut-être nous sauver la vie et celle, aussi des historiens, parce que sans vie, pas d’histoire, ni d’identité. Ah! l’ego et les couleurs…

    Anonyme
    23 janvier 2021 - 17 h 11 min

    Probablement un artéfact de l’ancienne civilisation romaine et qui a été emprunté par les Amazighs de l’époque lointaine égyptienne. C’est plausible.

    Anonyme
    23 janvier 2021 - 17 h 02 min

    C’est tout simplement un fête païene voilà tout !!!

    Lezarabe
    23 janvier 2021 - 16 h 59 min

    Il n’ya qu’en algerie ou on refuse les traditions et les symboles certains oulemas et intellos ce prend pr des prophetes.

    ALAOUI
    23 janvier 2021 - 16 h 12 min

    Excellent apport historique objectif et très documenté comme nous a souvent habitué monsieur M. Benachenhou que je salue.
    « Histoire contée abrège la montée » et nous éloigne des polémiques stériles.

      Ayweh
      23 janvier 2021 - 17 h 55 min

      Ce n’est pas par la haine et la stigmatisation que les nations avancent cher Simba petit Roi Lion. Les preuves historiques existent. Les preuves archéologiques existent. Les preuves génétiques existent. La réalité amazigh existe…. Donnez-vous juste la peine de lire et documenter au mieux un problème historique que vous venez de geler par votre ignorance.
      Le syndrome berbère fait d’eux une exception. C’est le seul peuple au monde qui se méprise lui-même. Il n’a pas besoin d’ennemi, il se le créé pour s’autodétruire. Simba vous êtes de cette catégorie de gens qui rejette ce que sa mémoire ne peut admettre. Vous avez le droit de refuser votre amizighité, mais laisser le droit à ceux qui bousculent l’histoire d’être ce qu’ils veulent.
      Changez de logiciel s’il vous plaît et mettez-vous à jour pour sortir de cette hibernation qui remonte à plus de cinq siècles.

    Simba
    23 janvier 2021 - 15 h 22 min

    L orsqu on a pas d histore on s invente une. Les amazighs n ont Jamais fait l histoire Mais plutot l ont subit. Il n ya aucune trace archeologique qui atteste DE l existence DE CE passe si glorieux.tous Les peuples qui ont envahit l algerie antique ont laisses leurs empreintes .

    Ayweh
    23 janvier 2021 - 14 h 07 min

    Les mêmes erreurs du passé sont malheureusement reprises ici par Monsieur Benachenhou. Il a repris les mêmes références bibliographiques pour expliquer un fait africain. Il se trouve que ceux qu’on appelle aujurd’hui Imazighenes étaient de tout te temps le combustible qui a fait tourner le moteur de l’histoire. Ces derniers ont rarement écrits leur histoire. On ne les connaît que parce que les autres ont pris le soin de les décrire et souvent de manière subjective.
    Il faut reprendre le travail à la base et regarder autrement les faits historiques. Les nord africains n’étaient pas des « importateurs de tout » depuis les débuts de l’histoire. Ils étaient l’histoire. Les mêmes faits se poursuivent malheureusement aujourd’hui sous un autre aspect.

    Nadir
    23 janvier 2021 - 12 h 14 min

    Votre hypothèse ne peut pas être juste et la preuve est que si vous pensez que Yennayer est d’origine romaine pourquoi que personne ne fête Yennayer en Italie ? et vous pouvez remonter aussi loin que vous voulez vous ne trouverai pas de fête qui s’appelle Yennayer le 12 janvier en Italie ou a Rome donc cette origine romaine de Yennayeer est qu’une histoire romantique imaginaine qui essai de lier Yennayer et Januarius que visiblement n’ont rien a voir entre eux.
    En ce qui consterne l’inexistence d’écrits qui raconte la défaite des pharaon dans des batailles contre les Amazigh, vous savez très bien que les peuples qui archivent honnêtement leur défaites sont rare surtout les pharaons qui souvent tourne une défaite en victoire, et avouer une défaite c’est mettre leur empire en danger, ça peut donner de mauvaises idées a leur ennemis.
    Les Amazigh ont bien gagné une guerre contre les pharaons surement pas une grande et écrasante victoire mais c’est une victoire quand même. En cette époque, gagner une bataille contre les pharaons même toute petite est énorme pour les petit peuple comme le peuple Amazigh, sachant que les Pharaon était la plus grande puissance au monde en ce temps la.

      AÏt Ali Mohand
      23 janvier 2021 - 18 h 10 min

      tout simplement parceque l’église catholique a mené en Italie une guerre sans merci contre tous les restes des croyances et fêtes paiennes qui ne tournaient pas autour de l’adoration du Christ et de sa mère Marie. AU 6ème siècle, l’empereur Constantin a fait fermer tous les temps paîens et a exilé les prêtres païens de tout l’empire romain.L’inquisition italienne a été aussi féroce contre toutes les pratiques paiennes que l’inquisition espagnole contre les pratiques musulmanes. Lire aussi les sermons de St Augustin contre les fêtes païennes dans l’Est de l’Algérie. Yannayer a survécu essentiellement dans les régions éloignées des autorités religieuses chrétiennes et situées en montagne. ensuite les gens ont oublié Janus et ont continué à fêter Yannayer. A partir du IV ème siècle, toute l’Algérie avait pratiquement échappé au controle romain central, ce qui fait que les réformes religieuses des empereurs et autorités de l’église romaines n’ont tout simplement pas été appliquées, et les gens ont continué à pratiquer les coutumes romaines anciennes, dont cette fête dédiée à Janus, alors que son portique à Rome avait été détruit depuis longtemps..

        Merrikh
        23 janvier 2021 - 23 h 27 min

        Peut-être rappeler que Saint-Augustin est à moitié berbère, qu’il a lutté contre les berbères rebelles, non chrétiens comme lui (les fameux « circoncellions »).

    Karamazov
    23 janvier 2021 - 12 h 07 min

    Si je comprends bien il faut que les pratiques soient historiquement avérées pour qu’elles aient une raison d’être.

    Iporta katavindizneuf porça de ceux qui fêtent Yennayer ignoraient l’origine de cette pratique. A Guezgata on ne dit pas yennayer mais « nayer » toukour. Mais il est vrai que chinou on ne parle que le kabyle vernaculaire et pas Tamazight qui elle est une langue académique.

    Pour le reste , bien que comme je vous l’ai dit j’ai eu à débattre avec A3mar Negadi à ce sujet qui n’a jamais réussi à me convaince de ses allégations à ce sujet, je ne vois absolument pas pourquoi j’irai croire Al-Maqrizi, Al-Anbari, Bel et Destaing , kanta l’origine originale lointaine de cette pratique et pas A3mar Negadi.

    Sinon il y a bien aussi le rituel de Anzar , un rite , soit dit en passant, complètement païen heureusement corrigé par une pratique profondément pieuse et musulmane : salate el istiqa.

    Ce rite est lié à un croyance profondément romantique où le Dieu de la pluie, Anzar chayllellah barakatouhou, dès fois qu’il existerait, est amoureux d’une belle jeune fille symbolisée par l’arc-en-ciel . Tislit bwAnzar. 3roussa ta3 Anzar.

    Anzar selon certains serait chez les brobros ce que Abou-Sidhoum est pour les romains ( Poséidon).

    Et je ne parle pas de la croyance d’autres en un Dieu démiurge , et cela sont des milliards. Mais bien sûr ceux-là ont une preuve .et des témoins : quand Jésus ressuscita Lazare, multiplia les pains et les poissons, Moïse qui a fendu les eaux, Moussa qui ghleb fer3oun fi allef lil ou lilla disait Sa3dawi Salah.

    Iwi, les mythes fondateurs d’une nation ! Moua je vous dis : heureusement que l’islam nous a débarrasser de tout ça . Il a zigouillé toutes les vielles idoles : un Seul Dieu , ipicitou. Quant aux pratiques : khemsou wadjibate en guise de pratiques, et que ça !

      Amar Abboud
      23 janvier 2021 - 19 h 27 min

      Ne pas confondre croyances religieuses, dont la Bible rapporte des exemples tout aussi incroyables les unes que les autres, (et dont St Thomas d Aquin a dit : Creo quia absurdum” j y crois parceque c est absurde,)et faits historiques qui doivent être vérifiables et obéir aux règles naturelles ou autres qui les définissent. Chachnaq fait partie des fait historiques indéniables et on ne peut pas lui attribuer plus que les traces de l histoire ont laissé de lui en son temps et dans son environnement religieux et civilisationnel. Il a entre autres ritualisé dans la religion égyptienne le caractère sacré des chats, pour lesquels il a construit un immense temple et réservé un cimetière dans sa capitale .Bousiris. Les chats de toute l Égypte étaient momifiés à leur mort et envoyés pour être enterrés dans ce cimetière. Cette pratique religieuse n a rien de maghrébine et on n en trouve aucune trace dans les traditions amazigh qui ont été influencée par d autres courants religieux que les cultes d Isis , d Osiris, et du chat. De plus le calendrier égyptien ne comportait aucun mot d origine romaine , pour la bonne raison que les Romains étaient alors historiquement inexistant. Finalement le calendrier egyptien était solaire, mais le calcul des années se faisait à partir de la date oú chaque pharaon était intronisé . On disait alors : en l an 5 du règne du Pharaon Chachnaq. Et la tradition a continué jusqu à l arrivée de César en Égypte au 1er siècle avant JC, avec l adoption du calendrier Julien, ancêtre de notre calendrier actuel. D oú total anachronisme et historiquement faux lorsqu on prétend que chachnak a inventé un nouveau système de comptage des années à partir d une année 1 liée à une victoire ou autre événement historique. Ça c est de l’histoire, pas une croyance religieuse!

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