Les propriétaires des fusils de chasse réinvestissent la rue à Bouira

Plus d’une centaine de personnes sont sorties aujourd’hui dans la rue, à Bouira, réclamant, à nouveau, la restitution de leurs fusils de chasse saisis par l’Etat durant les années de braise. Les manifestants ont marché tout au long du boulevard principal de la ville avant d’observer un sit-in devant le siège de la wilaya. Le mouvement de protestation a duré quelques heures, sous une forte surveillance policière, mais sans le moindre incident. «Notre action est pacifique. Nous demandons que nos armes soient restituées. Elles ont beaucoup de valeur pour nous», souligne l’un des manifestants, regrettant que le wali n’ait pas daigné les recevoir. Les propriétaires des fusils de chasse ne sont pas à leur première action de protestation. Depuis quelques mois, ils multiplient des actions de ce genre à travers le territoire national, en vain. Les pouvoirs publics refusent d’accéder à leur revendication. Et ce refus ne fait qu’attiser la colère de ces propriétaires qui sont estimés à plus de 200 000. Ces personnes disent avoir volontairement répondu à l’appel du ministère de la Défense nationale en 1993, en déposant leurs armes librement au niveau des casernes et des brigades de la Gendarmerie nationale. Aujourd’hui, ils estiment qu’il est de leur droit de citoyen de récupérer ce qui leur appartient. En 2010, l’ancien ministre de l’Intérieur avait promis de restituer ces armes à leurs propriétaires. Une promesse qui, deux années plus tard, ne semble pas avoir été tenue. La non-restitution de ces fusils de chasse est vécue par les concernés comme une «profonde injustice» et «une sanction» qui ne dit pas son nom. «Nous nous sommes montrés compréhensifs et avons répondu sans rechigner à l’appel de l’institution militaire. Aujourd’hui, les conditions de sécurité se sont beaucoup améliorées, nous voulons, ainsi, les récupérer», explique un autre manifestant qui réclame le fusil de chasse de son grand-père décédé.
S. Benslimane
 

Commentaires

    Ibn Khaldoun
    20 février 2012 - 17 h 27 min

    Ces gens avaient remis leurs
    Ces gens avaient remis leurs propres armes aux services de sécurité, pour ne pas combattre le terrorisme. Personne ne les a forcé pouyr remettre et déposer les armes quant l’Algérie avait besoin de tous ses enfants pour combattre le terrorisme. Je suis tout à fait d’accord pour rendre les fusils uniquement à ceux qui ont été convoqué pour remettre leurs armes aux services de sécurité. Les autres ils ne sont même pas digne d’avoir un permis de chasse ou une autorisation du port d’arme. L’Algérie appartient aux vrais patriotes nationalistes. Ni partis ni organisations ni associations.




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