FFS : les listes des candidatures sèment la discorde

La tension monte au Front des forces sociales (FFS). La validation des listes de candidature par la commission nationale chargée des élections n’a pas fait que des heureux. Au contraire, de nombreux cadres militants ont été déçus par le choix de la commission. Bien que non rendues publiques, ces listes sont en effet loin de faire l’unanimité au sein de ce vieux parti d’opposition. Ainsi, à quelques jours de la date butoir du dépôt des candidatures, les tractations se poursuivent et les recours pleuvent, conséquence du grand mécontentement des cadres militants dont les candidatures n’ont pas été retenues. Les listes qui semblent susciter plus de critiques sont celles d’Alger, Tizi Ouzou et Béjaïa, trois wilayas où le parti est fortement ancré. Etre tête de liste dans l’une de ces wilayas, c’est décrocher le ticket pour l’Assemblée populaire nationale (APN). D’où la féroce bataille entre les candidats. Le choix est fait, mais dans bien des cas contesté. A Béjaïa, des élus de l’APW ne cachent guère leur déception de voir des fervents militants du parti écartés, comme le président de l’APW, Hamid Ferhat, très engagé et connu dans la région. «C’est une carte gagnante qu’aurait pu utiliser le parti dans cette importante wilaya qui dispose de 12 sièges», regrette un élu qui a requis l’anonymat. D’autres noms comme Mohamed Bettache (ex-P/APW) et Nacer Toutou se retrouvent également hors-jeu. La stratégie de la direction du parti d’écarter les figures de proue et les militants les plus connus est vivement critiquée. La seule candidature retenue des membres de l’actuelle APW est celle d’une femme, Baya Djenane, d’ailleurs peu connue des militants de la région. Le fait d’avoir écarté des élus FFS de l’actuelle APW est-il une manière pour le parti de se démarquer de «leur bilan» qui serait peu reluisant ? Difficile de répondre. Une chose est désormais sûre, la liste de Béjaïa sera conduite par Arezki Derguini, un militant de Souk El-Tenine qui enseigne à l’université de Sétif. Il sera secondé par l’actuel chargé de la communication du parti, Chafaâ Bouiche. A la troisième place figure le nom de Souad Ichalamène, une ancienne élue. Rachid Chabati, ancien maire de Béjaïa, occupe la quatrième place. Khaled Tazaghart, militant très actif et populaire dans la région, qui se voyait en première place, se retrouve finalement au milieu du tableau. Ses nombreux soutiens se disent surpris et déçus. A Tizi Ouzou, la volonté des anciens de revenir en force en présentant leurs candidatures n’a finalement rien donné. C’est Rachid Hallet, médecin et «conseiller» de Aït Ahmed qui conduira finalement la liste, secondé par l’ancien premier secrétaire Karim Tabbou. Un choix qui est contesté. Ces deux jeunes cadres du parti surclassent ainsi l’ancien président de l’APW, M’hamed Sarni, l’ancien fédéral Rabah Brahimi et l’ancien P/APC de Tizi Ouzou, Mustapha Si Salah.A Alger, c’est l’avocat Mustapha Bouchachi, président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme, qui est choisi comme tête de liste, alors que l’ancien premier secrétaire, Ahmed Djeddaï, est écarté. Me Bouchachi sera secondé par Karim Bahloul. Un choix difficile à digérer pour les nombreux anciens cadres revenus en force. La partie semble ainsi mal commencée et ces choix risquent de se répercuter négativement sur les résultats du parti lors des prochaines élections.

Sofiane B.

Commentaires

    Anonyme
    23 mars 2012 - 5 h 37 min

    vive si el hocine, vive
    vive si el hocine, vive l’algerie et vive le ffs. tahya el jazair ,ellah yarham chouhada.chaqu’un de nous reste un fidele pour notre parti,et pour ce grand leader du ffs,ce monument de l’histoire de l’algerie sans qu’il soit elu, notre devise est la resistance pour une algerie meilleure.




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