Belkhadem face à la contestation : «Je suis lâché !»

Ça a chauffé aujourd’hui au siège national du FLN. Le mot d’ordre lancé par Boudjemaâ Haïchour à investir les lieux pour tenir une session extraordinaire du comité central du parti a été largement suivi. Des militants, qui ont afflué de différentes wilayas, encadrés par les meneurs du mouvement des redresseurs, ont tenté d’occuper le siège tout en scandant des slogans hostiles à Belkhadem et aux membres du bureau politique. Vu la tournure prise par les événements, des policiers ont été dépêchés sur les lieux pour contenir la foule de militants qui ne cessait de grossir et assurer la sécurité de Belkhadem qui s’est retrouvé bloqué à l’intérieur du bâtiment. On pouvait reconnaître à la tête de ce rassemblement Boudjemaâ Haïchour qui ne cessait de galvaniser les foules.
Les frondeurs réclamaient le départ immédiat de Belkhadem de la tête du FLN et la tenue d’une session extraordinaire du comité central. Des banderoles brandies par les contestataires, accrochées à même les murs du siège, montraient leur détermination.
Pour faire valoir leurs revendications, les redresseurs ont rendu public un communiqué dans lequel ils dressent un sévère réquisitoire à l’encontre de l’actuel secrétaire général du FLN, lui endossant la responsabilité de l’état de déliquescence du l’ex-parti unique. Ce communiqué est considéré comme un dernier avertissement à Abdelaziz Belkhadem, dès lors que les choses sont arrivées à un point de non-retour et qu’aucune conciliation n’est envisageable.
Dans cet ordre d’idées, «algériepatriotique.com» a appris de proches d’Abdelaziz Belkhadem que ce dernier ne s’attendait pas à ce que le mouvement de contestation prenne une telle ampleur. De plus, selon eux, Belkhadem était sûr que cette action allait connaître un échec cuisant alors qu’il croyait avoir noyauté le mouvement des redresseurs.
Grande était sa stupéfaction en constatant l’importance des troupes qui se massaient devant l’entrée du siège du parti. C’est à ce moment que Belkhadem a su que sa marge de manœuvre est devenue très réduite. «Je suis lâché !» a-t-il déploré.
Adel Hakimi


 

Pas de commentaires! Soyez le premier.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.