Les islamistes en rangs dispersés face à l’APN

Le Mouvement de la société pour la paix (MSP) de Bouguerra Soltani ne participera pas au prochain gouvernement. Il quitte l’Exécutif dans lequel il était présent tout au long des 18 dernières années. La décision a été confirmée aujourd’hui à l’APN par les députés de ce parti qui n’arrivent toujours pas à digérer leur cuisante défaite lors des législatives. Ce parti, qui a fait de l’entrisme politique sa spécialité, estime qu’il a été «trahi» par ses anciens alliés au sein de l’Alliance présidentielle, en premier lieu le FLN, grand vainqueur du scrutin du 10 mai. Le divorce est donc consommé. Le MSP considère que la situation ne permet plus de marche arrière, confirmant ainsi son basculement dans l’opposition. Dans cette nouvelle bataille qu’il compte livrer «corps et âme», le parti de Bouguerra Soltani s’est déjà fait de nouveaux alliés au sein de l’Alliance de l’Algérie verte : El-Islah et Ennahda. Une alliance qui semble s’inscrire dans la durée, mais loin de fédérer tout le courant islamiste qui reste divisé et dispersé. Le Front pour la justice et le développement de Abdallah Djaballah préfère s’allier avec le Front du changement, autre formation islamiste créée par le dissident du MSP, Abdelmadjid Menasra. Ces deux partis ont mis en place «un front de refus» regroupant douze autres formations dont le FNA de Moussa Touati. Ils ont mis en place aujourd’hui ce qu’ils appellent «le parlement parallèle», pour marquer leurs distances avec la nouvelle assemblée qu’ils considèrent «illégitime». Le refus de Djaballah de rejoindre l’Alliance verte pour faire un bloc commun est dû au fait qu’El-Islah et Ennahda sont ses deux anciens partis desquels il a été éjecté. Menasra aussi ne peut pas faire l’impasse sur les divergences de fond avec Bouguerra Soltani et s’associer avec le MSP. Le leadership rend quasi-impossible la création d’une coalition islamiste. «Les considérations personnelles priment souvent sur l’intérêt général», souligne un fin connaisseur du mouvement islamiste algérien.
Sonia B.
 

Comment (2)

    Mansour
    27 mai 2012 - 8 h 52 min

    Cette idéologie du pire est à
    Cette idéologie du pire est à combattre par tous les moyens pacifiques alors qu’ils veulent s’imposer par la violence et la peur.Ces gens-là trompent les personnes vulnérables de la socièté et en font une force avec laquelle ils veulent s’imposer pour accéder au pouvoir car c’est tout ce qui les intéresse.Pour cela ils se servent de l’Islam comme escabeau mais ils n’ont jamais servi l’Islam et au contraire ils ont fait tellement de mal à cette religion qu’il faut être un débile mental pour ne pas s’en apercevoir.Et malheureusement des débiles mentaux et des psychopathes ils en forment à tour de bras servis pour cela par certaines institutions de l’Etat qu’il est grand temps d’assainir pour arrêter les dégâts.Les Belkhadem et autre Ghoulamallh en savent quelque chose eux qui font aussi de la politique avec la religion.




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    zizou
    26 mai 2012 - 17 h 28 min

    vous etes finis bandes
    vous etes finis bandes d’ignars et bientot ce sera le tour à l’autre barbu du fln et l’algerie ce n’est pas un pays ou des hommes et des femmes sont lorts pour que vous nous ecrasiez . allahla yredkoum




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