Qui veut pousser l’armée algérienne à entrer au Mali ?

Des sources concordantes croient savoir que les tentatives algériennes de libérer les sept otages algériens détenus par les terroristes du Mujao, au nord du Mali, sont constamment court-circuitées par des services secrets étrangers qui veulent faire durer la crise «à des fins bien précises». Ces sources s’appuient sur plusieurs indices, dont les raisons réelles pour lesquelles les diplomates ont été enlevés, alors que les groupes terroristes savent pertinemment que l’Algérie ne cédera jamais à leur chantage. «L’enlèvement des diplomates algériens ne semble pas répondre à une logique de rançonnement, mais vise plutôt à provoquer la colère de l’Algérie qui pourrait être amenée à intervenir directement au Mali pour faire payer aux groupes armés cet affront», indiquent ces sources. Les autorités algériennes ont, depuis le début de la crise, fait preuve de retenue, privilégiant le dialogue et préférant ne pas trop braquer les médias sur les contacts entrepris avec les différentes parties concernées, pour éviter tout dérapage qui mettrait en danger la vie des otages. Des informations sûres ont fait état de la mobilisation de quelque trois mille commandos de l’ANP aux frontières avec la Mali qui se tiennent prêt à intervenir «le cas échéant». L’Algérie, qui, jusque-là, a toujours refusé toute intervention armée dans un pays souverain, ne se démarque pas de sa position de principe, mais des frappes chirurgicales à l’intérieur des territoires maliens ne seraient pas à exclure si jamais il arrivait malheur aux diplomates algériens, conjecturent ces même sources. Parallèlement à cela, Alger s’engagerait à apporter un soutien logistique, technique voire financier aux nouvelles autorités de Bamako pour intensifier la guerre contre les nombreux groupes islamistes armés qui sévissent dans le nord du pays et menacent la sécurité de toute la région du Sahel. Cette démarche de l’Algérie lui permettra d’intervenir directement dans la lutte antiterroriste hors de ses frontières, tout en s’en tenant strictement à son double principe immuable de non-ingérence et d’insoumission au diktat des terroristes.
M. Aït Amara

Comment (3)

    Anonyme
    6 juin 2012 - 12 h 49 min

    Tant q’il y aura des
    Tant q’il y aura des hommes!!!




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    Kheireddine El Djazairi
    4 juin 2012 - 22 h 08 min

    Notre patience pourrait
    Notre patience pourrait supporter le poids des montagnes, mais notre colère nous ferais paraître tels des djinns sans pitié ni clémence. Interrogez l’Histoire et vous saurez la réponse. A bon entendeur, salut!




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    SAOULI ALI
    3 juin 2012 - 15 h 09 min

    ON NE JOUE PAS AVEC L ALGERIE
    ON NE JOUE PAS AVEC L ALGERIE ET EN PLUS QUE SES DES DOPLOMATES .MOI JE PREVIENS NOUS EN NE CREER PAS DE PROBLEMES MAIS SI ON NOUS CREER DES PROBLEMES LE MONDE EST TEMOINS ATTENTION AUX REGRETS.




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