La famille royale saoudienne interdit le film «Omar Al-Faroûq»

La série religieuse Omar Al-Faroûq, qui retrace la vie et le parcours d’Omar Ibn Al-Khattab, un des célèbres compagnons du Prophète Mohamed, devra être déprogrammée en Arabie Saoudite. La décision a été prise après plusieurs jours de critiques acerbes sur la Toile et les journaux saoudiens. Des critiques qui ont contraint un membre de la famille royale à intervenir pour faire arrêter la programmation de cette série qui devait être diffusée par une chaîne de Télévision nationale au cours du mois sacré du Ramadhan. Cette série, qui n’en finit pas de faire scandale en Arabie Saoudite, met en scène, outre Omar Ibn Al-Khattab, plusieurs autres illustres compagnons du Prophète. «Je jure devant Dieu que je me démarque du travail de MBC, en particulier pour sa série Omar Al-Faroûq. Je ferai de mon mieux pour arrêter cette série. Le Qatar (qui a financé le tournage) doit accepter la volonté de Dieu, autrement nous irons devant les tribunaux», avait déclaré la semaine dernière le prince Abdul Aziz Ibn Fahd, fils du défunt roi Fahd Ibn Abdul Aziz, dans plusieurs journaux saoudiens. La sortie médiatique du prince saoudien a été suivie de celle du mufti d'Arabie Saoudite, Abdul Aziz Ibn Abdullah Al-Cheikh, qui avait déclaré lors du prêche de vendredi dernier, que «ceux qui sont derrière cette série ont commis une grave erreur et un crime en dépensant leur argent sur la production de cette série pour la télévision». A cela s’ajoutent deux fetwas, la première émise par la prestigieuse institution Al-Azhar et la seconde par le comité de recherche Dar Al-Iftâ’, qui affirmaient le caractère illicite de ces représentations. A son corps défendant, le groupe MBC a affirmé, de son côté, s’être appuyée sur les fetwas du très controversé Al-Qaradawi qui a autorisé cette diffusion car financée par le Qatar, où il mène une vie fastueuse. Financée conjointement par Qatar Television et MBC (Middle East Broadcast Corporation), cette série controversée composée de 31 épisodes est actuellement diffusée dans d’autres pays arabes et en Turquie.
Sonia B.
 

Commentaires

    Anonyme
    25 juillet 2012 - 10 h 10 min

    que dire de omar el hak:alors
    que dire de omar el hak:alors l’intolérance,d’une oeuvre cinématographique est piétinée,
    il cri au viole, alors qu’il ne mérite pas cette terre sainte.




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