Ghoul lance officiellement son parti : la mouvance islamiste atomisée

Amar Ghoul, ancien ministre MSP chargé du secteur des travaux publics, a présidé aujourd’hui la première réunion publique de son parti Tadjamou amel Jazaïr (TAJ) ou Rassemblement de l'espoir de l'Algérie. A l’ordre du jour : faire le point avec les coordinateurs des 48 wilayas sur l’avancée des préparatifs du congrès constitutif qui devra se tenir à la mi-septembre. Cette réunion, tenue à l’hôtel Sheraton, a drainé beaucoup de monde, signe d’un succès d’un ancien ministre qui a eu la chance d’être à la tête d’un secteur en charge des grands chantiers lancés au cours de ces dix dernières années. Plus de vingt députés élus sur les listes MSP, comme Amar Ghoul d’ailleurs, ont rejoint ce nouveau parti qui semble bien parti pour bouleverser le paysage politique national. Amar Ghoul ne veut sans doute pas rater le rendez-vous des élections locales fixées au 29 novembre prochain. Très ambitieux, il vise à jouer les premiers rôles. Tendant la main aux dissidents de plusieurs partis dont le FFS, le RND et le FNA, Amar Ghoul risque surtout de «vider» son désormais ancien parti, le MSP, qui a déjà subi un premier coup avec la démission de Abdelmadjid Menasra qui a, lui aussi, créé son propre mouvement politique. L’arrivée de ce nouveau parti sur la scène politique va éparpiller davantage la mouvance islamiste, qui compte déjà plus de cinq formations (Ennahda de Fateh Rebaï, le MSP de Bouguerra Soltani, El-Islah de Hamlaoui Akouchi, le Front du changement de Abdelmadjid Menasra et le Front pour la justice et le développement d’Abdallah Djaballah). Bien qu’il soit issu d’un parti islamiste, Amar Ghoul semble passer mieux auprès des démocrates libéraux. S’il donne un nouveau visage à la mouvance islamiste, Amar Ghoul est loin de rompre avec les pratiques en vigueur. Il reste un fidèle parmi les fidèles du président Bouteflika. L’ex-ministre des Travaux publics a d’ailleurs longuement fait l’éloge du chef de l’Etat. Voulant se positionner au «juste milieu», Amar Ghoul tente de convaincre à la fois les nationalistes, les socio-démocrates et les islamistes. Autrement dit, il veut ratisser large dans un pays au paysage politique aussi saturé que ses… routes.
Sonia B.
 

Comment (3)

    Larbi
    27 août 2012 - 15 h 32 min

    Niveau politique il serait
    Niveau politique il serait temps que les jeunes(50 ans) se réveillent Bouteflika est très très vieux,il nous faut un vrai patriote intelligent capable de fédéré toutes les forces du pays(si possible quelqu’un de pas corrompu) et se lance dans la course.Je sais pas j’ai pas envie de me retrouvé avec ce marchand de pomme de terre qu’est Belhadem a la tête de l’état.Ce gars était pion dans un lycée,je crois rever




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    feriel
    26 août 2012 - 11 h 50 min

    Tant mieux pour nous, car
    Tant mieux pour nous, car l’émiettement de la mouvance islamiste va faire la force des autres forces progressistes de la Nation. L’islamisme ne peut contenir une once de progrès, il en est carrément l’inverse.




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    Anonymeghorab
    26 août 2012 - 10 h 18 min

    a la base c’est un islamiste
    a la base c’est un islamiste qui change de visage pour viser les présidentiels de 2014 donc on va vers l’Afghanistanisation sous une autre forme c’est les plans du vieux dictateur qui est toujours a la tête de cette pauvre Algérie (…)




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