Abbas à la France : «Nous exigeons une reconnaissance franche»

Le ministre des Moudjahidine, Mohamed Cherif Abbas, a affirmé, aujourd'hui mardi à Alger, que les Algériens voulaient «une reconnaissance franche des crimes perpétrés à leur encontre par le colonialisme français». Dans un entretien à l'APS, la veille de la célébration du 58e anniversaire du déclenchement de la révolution du 1er novembre 1954, le ministre a indiqué qu'au «regard des crimes perpétrés par ce colonisateur contre un peuple sans défense et compte tenu de leur impact dans l'esprit même des générations qui n'ont pas vécu cette période, sachant que tout un chacun connaît les affres subies par notre peuple du fait de la torture, des mutilations et de la destruction, les Algériens veulent une reconnaissance franche des crimes perpétrés à leur encontre». Le ministre a estimé que la «reconnaissance des massacres du 17 octobre 1961 est d'abord politique vu la manière dont elle été conçue», considérant à cet égard que le message du président Bouteflika à son homologue français à l'occasion de la fête nationale de son pays était «noble dans son contenu, explicite et profond dans son approche», soulignant la nécessité de rester dans les termes de ce message qui laisse entendre en substance que «chaque partie a conscience de ce qu'elle attend de l'autre et de ce que l'autre attend d'elle» .
R. N.
 

Commentaires

    Khaled
    30 octobre 2012 - 20 h 34 min

    C’est bien parler( monsieur
    C’est bien parler( monsieur le ministre, c’est cela le patriotisme. Ceux qui gardent le mutisme, il nous semblaient par crainte de perdre ou de se faire dénoncer pour leur obtention de la nationalité française ce »s dernières années pour eux et pour leurs enfants. Gloire à nos martyrs et Tahia El Djazair.

    Remarque très importante: En 1994, nous avons déposés auprès du Conseil Européen, un dossier très volumineux concernant la demande de réparation et dédommagement des faits colonialistes durant 132 années d’occupation, et après l’indépendance. Les 7 millions d’Algériens recensés en 1962 le 3 juillet, ont toujours droit à une prise en charge médicale par la France …..A présent aucun responsable n’a cherché à comprendre les résultats de ce dépôt de dossier…




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