La Tunisie fait face à une escalade pernicieuse de la violence salafiste

Un deuxième salafiste a été tué ce mercredi dans le gouvernorat de Manouba en Tunisie, après la mort d'un salafiste qui a succombé à ses blessures à la suite d'affrontements ayant opposé les forces de sécurité à des groupes islamistes radicaux qui avaient tenté d'attaquer un poste de sécurité. Selon une source officielle, un salafiste a été tué et 3 agents de la Garde nationale ont été blessés suite aux affrontements de mardi entre les forces de l'ordre et les salafistes. Des renforts de l'armée et des forces de sécurité ont été déployés dans la région. Près de 600 agents de sécurité ont été victimes, durant les trois derniers mois, d’agressions, soit aux cocktails Molotov, soit à l'arme blanche. Le gouvernorat de Manouba vit depuis samedi dernier une situation de tension ponctuée d'affrontements entre marchands de boissons alcoolisées et des groupuscules de salafistes au terme desquels un commandant des forces de sécurité a été grièvement blessé par les extrémistes. Le ministère tunisien de l'Intérieur a exprimé sa «détermination à réagir à tous les dépassements» commis par les groupes salafistes «qui tentent de se substituer à l'Etat» et ne ménagera aucun effort pour poursuivre les agresseurs des cadres et agents des forces de sécurité. Le syndicat des forces de l'ordre a saisi l'occasion pour dénoncer l'agression dont a été victime le commandant Wissam Ben Slimane, la qualifiant «de crime contre un agent de sécurité», soulignant que «les extrémistes tentent de s'ériger en police parallèle». Ce même syndicat envisage, selon un communiqué, d'organiser un rassemblement de protestation ce jeudi devant le siège du ministère de l'Intérieur «comme première étape, pour réagir au laxisme des autorités dans leur riposte contre des agressions qui ciblent directement les forces de l'ordre et leurs familles». D'autre part, une source officielle a indiqué que des instructions «claires et strictes» ont été données aux forces de sécurité pour «défendre avec force» les postes de police en cas d'attaques ou de tentatives de subtilisation d'armes». Le gouvernement provisoire tunisien dirigé par le mouvement Ennahda fait l'objet de critiques de la part des partis de l'opposition et de la société civile pour avoir «sous-estimé» la violence salafiste et exigent de lui «une position claire et rigoureuse» vis-à-vis des attaques salafistes contre les intellectuels, les artistes et les personnalités politiques opposées à ce courant.
Sarah L. avec agence

Comment (2)

    Ezzine
    2 novembre 2012 - 14 h 47 min

    Cela veut dire tout
    Cela veut dire tout simplement que le danger frappe à la porte de l’Algérie. Les évènements qui se sont déroulés ou qui se déroulent encore à nos frontières ne présagent rien de bon.

    La nouvelle coalition à la « pax americana », entre d’une part la CIA et d’autre part les terroristes, les wahhabites et les mercenaires venus de tous les coins du monde qui sévissent en Syrie sous l’administration américaine, en dit long et cache beaucoup de surprises malveillantes.

    Madame Clinton cache mal sa façon de se disculper de ses responsabilités dans sa dernière déclaration à propos des évènements en Syrie. Les américains sont impliqués jusqu’au cou dans les crimes perpétrés au moyen orient. C’est trop tard pour reculer alors jouons à la comédie politique.

    La lutte anti-terroriste est devenue donc après cette jonction contre nature, une affaire totalement américaine. Mais tant que cette lutte anti-terroriste serve leurs intérêts, ces américains continueront de jouer aux comédies macabres. Peu leur importe si tous les citoyens du monde périront sur l’autel de la grande Amérique.




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    Karim
    1 novembre 2012 - 13 h 19 min

    Les tunisiens mangeront leur
    Les tunisiens mangeront leur pain noir ce n’est que le debut! à quand l’engagement salutaire qui va épargner ce petit pays de la dérive integriste




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