L’Algérie inflexible

Les pressions que subit notre pays par des événements se déroulant directement à nos frontières (Mali) ou dans le monde arabe (Syrie) mettent à rude épreuve la diplomatie algérienne qui reste, toutefois, inflexible sur les positions de principe qui guident la politique extérieure de l’Algérie. On vient d’en avoir la preuve avec l’affaire du Mali mais aussi pour la Syrie. Sur la première, notre pays n’a pas hésité à hausser le ton face au bruit de bottes qui a commencé à se faire entendre : «L'Algérie anticipera toutes les évolutions possibles au niveau de la région du Sahel et elle prendra, en conséquence, et souverainement, les mesures appropriées pour assurer la défense de ses intérêts et la protection maximale de ses frontières.» Sans doute que les choses sont allées trop loin dans l’affaire malienne pour que la diplomatie algérienne use – pour la première fois depuis que ce conflit a éclaté – du langage sévère de la mise en garde. Un message reçu, semble-t-il, 5/5 par la France qui vient de faire savoir par la voix de son président, François Hollande, qu’elle n'interviendra en aucun cas au Mali. Sur la crise en Syrie, même intransigeance de l’Algérie qui a indiqué, dès le début, que sa politique extérieure répondait au principe cardinal de non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays et surtout qu’elle n’était pas dictée à partir d’une capitale étrangère. A propos de la tentative d’imposer à l’Algérie, au nom de l’appartenance à la Ligue arabe, la reconnaissance de la nouvelle coalition de l’opposition syrienne, la réponse a été sans surprise : «En matière de reconnaissance, il appartient à chaque Etat de décider souverainement.» Sur deux dossiers sensibles, voire «explosifs», portant sur deux conflits à la nature quasiment identique, l’Algérie défend avec détermination des positions de principe solidement ancrées dans sa politique extérieure malgré les pressions indirectes et subtiles de ses adversaires.
Cherif Brahmi
 

Comment (2)

    Ras elkhit
    15 novembre 2012 - 12 h 09 min

    La France impériale n’a
    La France impériale n’a jamais abandonné l’idée de recoloniser l’Afrique comme elle l’a fait au 17ème 18ème et 19ème Siècles.Que la presse française apporte tout son soutient aux véléités expansioniste de la France impériale quoi d’étonnant mais ce quie je n’arrive pas à comprenbdre c’est une certaine presse »Algérienne » démocratique qui défends becs et ongles les intêrrêtes français au détriment des interrêts algériens Serait-ce encore le complexe du colonisé ? ou bien nous n’arrivons pas encore à comprendre ou se trouvent nos interrêts et ceux des autres ???




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    Docteur Farouk HAMZA
    14 novembre 2012 - 22 h 44 min

    L’approche de Hollande
    L’approche de Hollande concernant le conflit syrien n’est pas la bonne et elle est vouée totalement à l’échec. Le conflit interne de la Syrie ne se dénouera qu’avec l’aval de la Russie. Il faut négocier avec les russes au lieu d’aller vite en besogne et reconnaître la coalition de l’opposition syrienne qui est un produit « produit made en USA ». Cela ne marchera pas même en intervenant militairement avec l’infanterie française.

    Quant à celui (conflit) du Mali, la France a une visée néocolonialiste sur la région et en particulier sur le Sahara. Elle est décidé en manipulant certains états d’Afrique à s’introduire durablement dans cette région où les ressources pétrolifères sont importantes pour assurer son avenir énergétique comme l’ont fait les USA.

    L’Algérie est mise dans une mauvaise situation par cette ingérence directe de la France et dire que Monsieur F. Hollande prétend réconcilier les deux nations et construire un meilleur avenir d’échanges fructueux pour les deux pays. Permettez moi d’en douter.




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