Me Mokhtari se dessaisit de l’affaire Merah et attaque l’AFP en justice

Algeriepatriotique : Les déclarations rapportées par l’AFP aujourd’hui, lesquelles affirment que Mohamed Ben-Allal Merah vous aurait retiré l’affaire, sont-elles vraies ?

Algeriepatriotique : Les déclarations rapportées par l’AFP aujourd’hui, lesquelles affirment que Mohamed Ben-Allal Merah vous aurait retiré l’affaire, sont-elles vraies ?
Me Zahia Mokhtari : L’information de la journaliste de l’AFP qui rapporte que le père de Mohamed Merah m’aurait retiré l’affaire est une information mensongère. D’ailleurs, je compte l’ester pour diffamation à mon encontre. Jusqu’à présent, la procuration qu’il m’a établie est toujours valable et je n’ai reçu aucune correspondance officielle de sa part indiquant qu’il me retirait l’affaire. L’AFP a menti. Mes déclarations à la journaliste de l’AFP sont enregistrées et ont été faites devant témoins. Pour vous résumer l’entretien que j’ai eu avec elle, je lui ai bien signifié que c’est moi qui me suis désistée. D’ailleurs, cette information a fait le tour de la Toile et reprise par France 24.
Expliquez-nous votre décision de vous dessaisir après des mois de combat dans cette affaire qui a défrayé la chronique…
Avant de répondre à cette question, je voudrais dire, d’abord, que ma décision de me dessaisir de l’affaire n’a pas été facile. Bien au contraire. Cela me désole au plus profond de moi-même, non pas par rapport à la famille de Mohamed Merah, mais pour d’autres raisons que j’évoquerai plus tard. Si j’ai décidé de me dessaisir de cette affaire, c’est parce que les conditions ne permettent plus à la défense de faire son travail en toute liberté et dans un climat de confiance. Mohamed Ben-Allal est la cause principale de mon désistement parce qu’au lieu de m’apporter son soutien moral et financier, il est devenu un élément entravant dans cette affaire.
Comment ?
D’abord, il a demandé à être accompagné par des personnes étrangères à l’affaire. Une de ces personnes qui étaient venues avec lui chez moi prétendait travailler à la présidence de la République, mais elle n’a pas voulu décliner son identité. Ensuite, au début, j’avais vent qu’il négociait avec la partie adverse. Je n’y croyais pas trop, pensant que c’était une ruse pour me perturber. Mais quand je me suis rendue en France dernièrement, j’ai découvert l’existence de vidéos en possession de la partie française dans lesquelles le père de Merah négocie deux minutes d’enregistrement pour la bagatelle de 25 000 euros. J’ai donc préféré me retirer. De plus, l’affaire de Mohamed Merah a pris une tournure politique, ce qui veut dire que la justice française est sortie de son cadre et est en train de subir des pressions. La justice devait nous rendre une réponse au plus tard trois mois après le dépôt de la plainte, mais nous n’avons rien reçu. Je considère cela comme un refus implicite. Cela ne fait que confirmer ces pressions politiques. Suite à ces lenteurs et ces atermoiements, je me suis déplacée en France pour introduire une nouvelle procédure dans laquelle la défense se constitue comme partie civile et demande une enquête sur les dépassements. L’autre raison qui m’a poussé à me dessaisir de cette affaire, ce sont les honoraires dont nous n’avons pas encore discuté avec le client. Mon ex-client rechignait à payer jusqu’à mes frais de déplacement. S’agissant de ma consœur française, Me Isabelle Coutant Peyre, elle a refusé d’entamer la nouvelle procédure avant de recevoir une avance sur ses honoraires estimés à 10 000 euros. Quand nous l’avons contacté, Me Isabelle Coutant Peyre et moi-même, pour lui parler de la nouvelle procédure, il nous a répondu qu’il ne voulait plus «attaquer la France en justice» et a refusé de nous verser nos honoraires. Tout ceci a été enregistré parce que nous savons qu’il fait des déclarations à l’emporte-pièce qu’il nie tout de suite après. Avec la procuration que je détiens, je pouvais lui retirer l’affaire suite à ses nombreux mensonges débités à mon encontre, mais j’ai préféré me retirer car il m’est tout simplement impossible de travailler avec un homme de cet acabit. J’ai été destinataire de sérieuses menaces de mort qui ne m’ont pas ébranlée. Mais là, c’est mon propre client qui me poignarde dans le dos.
Quelles procédures allez-vous entamer à présent ?
Mon client m’a accusée de négocier avec les Français et plus précisément avec les services secrets de ce pays, alors que ces derniers savent que je suis intègre, si bien que le jour où ils ont su que je m’étais dessaisie de l’affaire, ils ont laissé s’échapper un soupire de soulagement car, pour eux, celle-ci est désormais bouclée. Puisque mon client me diffame, j’ai donc décidé, à partir de demain, d’intenter un procès contre Mohamed Ben-Allal Merah qui m’accuse de «trahison», alors que je détiens la preuve que c’est bel et bien lui qui trahit sa propre famille. Me Coutant Peyre et moi-même allons lui adresser une mise en demeure par voie d’huissier de justice pour qu’il s’acquitte de ses dettes envers nous. Ceci, dans un premier temps. Au cas où il refuserait, d’autres actions suivraient. Je suis navrée d’en arriver là, mais M. Merah n’a pas seulement porté atteinte à ma personne mais à toute la communauté algérienne à l’étranger.
Quel sentiment tout cela suscite-t-il chez vous ?
Je vais vous faire une confidence : j’ai pleuré, non que cette affaire ne m’ait rien rapporté. J’étais consciente, depuis le début, de l’énorme tâche qui m’attendait, des dangers que j’encourais et des entraves que j’allais rencontrer. J’ai même confié toutes mes affaires en cours à mes collègues pour me consacrer pleinement à celle-ci. Je tiens à saluer la communauté algérienne de France, notamment les jeunes qui ont soutenu cette affaire pour que la vérité éclate et que le monde sache que les musulmans en général et les Arabes en particulier ne sont pas des terroristes comme certains veulent le faire croire. Un de ces jeunes, qui m’a énormément ému, m’a demandé pourquoi j’avais pris cette décision et je lui ai répondu que j’avais agi ainsi pour préserver la dignité du Barreau algérien car je représente tous les avocats algériens. Ce qui m’a encore fait mal, c’est que je voulais arriver à la vérité en coordonnant avec les familles des victimes pour faire la lumière sur la mort de leurs proches. Malheureusement, je n’ai pas pu réaliser cela à cause du comportement honteux de mon client.
Propos recueillis par Mohamed El-Ghazi

Voir clip dans lequel le père de Merah déclare mettre fin à la procédure dans Galerie vidéo et la note de frais de l'avocate française dans la rubrique Documents.


 

Comment (4)

    Anonyme
    6 décembre 2012 - 23 h 29 min

    Au final, dans toute cette
    Au final, dans toute cette affaire, le bouffon et le perdant c’est l’arabe…une fois de plus. Cette avocate fait pitié à parler de vidéos, de preuves qu’elle détient et qu’elle n’a jamais révélés. Elle n’a pas été à la hauteur, elle a été mauvaise. Si elle savait que le père de Merah était à ce point un déchet humain, elle aurait pris ses dispositions pour se faire payer à l’avance au lieu de pleurnicher comme une ménagère qui s’est bagarré avec sa voisine de pallier. Wellahl3adhim….




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    Anonyme
    5 décembre 2012 - 21 h 54 min

    Un père crapule, un fils
    Un père crapule, un fils assassin, une avocate marron et la boucle est bouclée. Faire des affaires sur un cadavre…




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    Tripode
    5 décembre 2012 - 20 h 11 min

    En vérité, M Merah est le
    En vérité, M Merah est le premier responsable de ce qu’est devenu son fils:criminel, qu’il ait été manipulé nous importe peu. Il n’est que le produit d’un père absent ou négligent. Il n’a qu’à s’en vouloir à lui même.Cette avocate par contre s’est mise en avant pour se mettre sous le feu des projecteurs dans une affaire qui est trop grosse pour elle et ses supposées compétences. Elle a trop parlé dit beaucoup de choses qui ont fini par faire Pschittt… Un as du barreau ne communique pas comme elle l’a fait . Inquisitions , accusations, racismes et fierté arabe et musulmane victimisante sans effet de nouveau nous disons Pschitt… Cette histoire d’honoraires n’est que du vent.




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    kada
    5 décembre 2012 - 17 h 54 min

    c’est dommage pour toi madame
    c’est dommage pour toi madame l’avocate vous avez rater une affaire pour se faire un nom reviens sur terre et occupe toi de tes petites affaires de divorce,des vols a la tire.




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