Ça y est, ils s’en vont !

La classe politique algérienne n’avait jamais connu pareil fait : l’effacement en série de personnalités qui étaient devenues avec le temps ce que l’on appelle des dinosaures dans leurs partis respectifs mais aussi aux yeux de l’opinion publique en général. Des départs plus ou moins volontaires et qui ont à chaque fois suscité l’étonnement chez les analystes. D’abord, Saïd Sadi, on a failli l’oublier, qui, dès mars 2012, avait annoncé – à la grande surprise des observateurs qui ne s’y attendaient pas – qu’il quittait la présidence du RCD, qu’il avait lui-même fondé. «Je pense sincèrement, avait-il expliqué, que l'heure est désormais aux jeunes cadres du parti». Puis, en fin d’année, c’est Aït Ahmed qui décide d’abandonner la direction du FFS, qu’il a créé autour de sa personne au point où on ne pouvait imaginer ce vieux parti sans son leader historique à sa tête. «Pour passer le relais», avait-il lui aussi argumenté. Et, en ce tout début d’année, voilà qu’Ahmed Ouyahia annonce à son tour son retrait du poste de secrétaire général du RND, un parti que non seulement il n’a pas contribué à créer mais qu’il a dirigé visiblement «sur commande». «Pour sauver l’unité du parti», a-t-il dit, en tant que commis de l’Etat, pourrions-nous ajouter. Si dans le cas de Saïd Sadi et d’Aït Ahmed, il s’agit de décisions prises en toute liberté et indépendance vis-à-vis des cercles du pouvoir et sans subir aucune pression de l’intérieur de leurs formations politiques, on ne peut pas en dire autant de la «sortie» d’Ouyahia, comme si plus personne n’en voulait, ni les «sponsors» externes ni les «alliés» internes. La série va-t-elle continuer ? D’autres têtes sont réclamées par les redresseurs, comme Abdelaziz Belkhadem au FLN ou Moussa Touati au FNA, ou attendues par les observateurs politiques, comme Louisa Hanoune dont le parti qu’elle a créé, le PT, a fini par s’identifier à elle. Nul besoin de coup d’Etat scientifique pour dégommer les dinosaures. Ils partent d’eux-mêmes.
Lazhar Houari
 

Comment (5)

    Docteur Farouk HAMZA
    5 janvier 2013 - 18 h 49 min

     » Ça y est, ils s’en vont ! »
     » Ça y est, ils s’en vont ! » Etes-vous si naïf à ce point mon Cher Lazhar Houari ? C’est un changement d’emballage tout simplement. Le pouvoir est ailleurs et vous savez parfaitement bien. Tout simplement, des opération de marketing sont nécessaires de temps en temps pour leurrer les crédules et non le peuple algérien qui sait patienter mais pas pour longtemps car la vie devient invivable pour les jeunes et là c’est le véritable problème pour ceux qui ont les décisions entre les mains.




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    axelpanzer
    4 janvier 2013 - 19 h 52 min

    esperons que ce n’est pas le
    esperons que ce n’est pas le syndrome du rat qui quitte le navire……qui coule!!!!!




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    nacim
    4 janvier 2013 - 18 h 48 min

    Ils s’en vont,dites vous?
    Ils s’en vont,dites vous? Tous ceux que vous venez de citer sont les futurs lièvres de la prochaine présidentielle.Ceux sont tous des « commis » de l’état au service d’une équipe invisible et inconnue (pour nous, »lghachi »)qui distribue les cartes et les rôles.Autrement dit les « sponsors » comme vous dites veulent de nouvelles têtes pour changer de décors car les règles ont changé et d’autres acteurs ont émergé subitement mais le résultat est le même malheureusement!




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    Anonyme
    4 janvier 2013 - 18 h 16 min

    ‘IL Y A FORT A PARIER QUE
    ‘IL Y A FORT A PARIER QUE TOUS SE RETIRERONT SUR LA POINTE DES PIEDS SAUF UN SEUL ET QUE NOUS SERA REJOUEE LA SCENE METTANT EN JEU AMR IBN AL AAS ET ABOU MOUSSA AL ACHAARI….




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    Rab REM
    4 janvier 2013 - 15 h 28 min

    Les Algériens s’attendent
    Les Algériens s’attendent depuis la nuit des temps au départ de ceux qui tirent les ficelles dans les coulisses (…)




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