Sellal revient dans le détail sur l’attaque de Tiguentourine

Lors de la conférence de presse animée à la résidence El-Mithaq, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, n'a pas tari d'éloges sur l'intervention des forces spéciales de l'ANP contre les preneurs d'otages sur le site gazier de Tiguentourine, la qualifiant «d'intelligente» et estimant qu'elle participait d'un «grand professionnalisme». Sellal est revenu, en détail, sur l'attaque d'In Amenas par un groupe de trente-deux terroristes, de huit nationalités, dont trois Algériens. «Il y avait onze Tunisiens, un Mauritanien, deux Nigériens, des Canadiens d'origine arabe, des Maliens et des Egyptiens», a-t-il confirmé, en indiquant que l'opération «était planifiée depuis plus de deux mois». «Ces terroristes qui appartiennent au groupe de Belmokhtar ont longé les frontières algéro-maliennes, puis algéro-nigériennes et poursuivi sur la ligne algéro-libyenne pour arriver au site gazier», a-t-il expliqué. Il a dévoilé que ce groupe, dont le chef algérien se nomme Mohamed Lamine Boucheneb, épaulé par Abou Bakr El-Misri, avait deux objectifs : le premier était de prendre en otages les expatriés qui travaillaient sur le site gazier, pour d'éventuelles rançons, et le second de faire exploser le complexe tout entier. Il a expliqué que le bus qui contenait les étrangers, dont le directeur de BP, a été attaqué quand il s’est trouvé à 5 km de la base, mais, heureusement, les éléments de la gendarmerie ont vite réagi. Un Britannique a perdu la vie et d'autres personnes ont été blessées. A ce moment-là, a-t-il ajouté, les terroristes se sont divisés en deux groupes. L'un s'est dirigé vers la base de vie et l'autre vers le complexe. «Ils ont réussi à pénétrer dans le complexe, après avoir tué le garde, un Algérien, mais ce dernier, avant de mourir, a eu le réflexe de donner l'alerte. Les opérateurs ont arrêté le processus de production et c'est ce qui a sauvé le site», a-t-il révélé. «Les terroristes connaissaient tout du complexe et cela grâce au chauffeur de l'un des véhicules, un Nigérien du nom de Zaïd qui a travaillé dans cette base», a-t-il ajouté. Contrôlant tout, les terroristes ont miné l'endroit et forcé des étrangers à mettre des ceintures explosives. Conscients que les négociations étaient impossibles, les forces spéciales de l'ANP ont donné le premier assaut qui a permis, a-t-il poursuivi, la libération de beaucoup de travailleurs. Des terroristes ont voulu fuir à bord de leurs véhicules, en emmenant des étrangers avec eux, seulement, les troupes d'élite de l'ANP les en ont empêchés. Voyant qu'ils étaient encerclés, les terroristes ont voulu rejoindre leurs onze autres acolytes qui se trouvaient à l'intérieur du complexe, en utilisant les étrangers comme boucliers humains. Les forces de sécurité ont tiré sur les voitures, tuant plusieurs terroristes, dont le chef. La deuxième opération, a expliqué le Premier ministre, ciblait le complexe où se cachaient les onze terroristes, lesquels prévoyaient de faire exploser le site. D'ailleurs, continue Sellal, ils ont réussi à faire exploser une bombe, vendredi, mais, fort heureusement, l'incendie a été maîtrisé par les travailleurs et les services de sécurité. «Le second assaut était nécessaire. Les forces spéciales sont intervenues pour la libération des otages mais, malheureusement, les terroristes les avaient exécutés d’une balle dans la tête», a-t-il regretté. Le Premier ministre a donné le bilan de l'attaque du site gazier : parmi les 790 travailleurs algériens et 135 étrangers de 26 nationalités, dont 5 sont toujours portés disparus, on dénombre 36 victimes étrangères de 8 nationalités, un Algérien et 7 non encore identifiées. Du côté des terroristes, 29 ont été abattus et 3 autres capturés. Tout en exprimant sa tristesse pour les victimes de cette prise d'otages abominable, le Premier ministre a réitéré la position de l'Algérie vis-à-vis du terrorisme : «Le terrorisme ne passera jamais en Algérie», ajoutant : «Il fallait un signal clair et il a été donné. Maintenant, il faut être vigilant.»
Mohamed El-Ghazi

 

Comment (3)

    act
    22 janvier 2013 - 15 h 10 min

    @abid Ce ministre est le
    @abid Ce ministre est le premier ministre et personne t’oblige a l’écouter,en plus t’a phrase ne veut rien dire fait la en Arabe si tu a du mal à maitriser le Français.




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    Foralgerian
    22 janvier 2013 - 12 h 08 min

    @ Abid.. ministre n’est pas
    @ Abid.. ministre n’est pas nécessairement intellectuel, et le sujet ne concerne pas la langue Arabe qui est en elle même étrangère à l’Algérie autan que le Français. (…)




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    abid
    21 janvier 2013 - 23 h 03 min

    Ce ministre ne peut
    Ce ministre ne peut s’exprimer en arabe.Il ne sait pas que etre intulectuel c’est etre polyglote.




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