Zerguine : «De nouvelles mesures de sécurité pour les sites pétroliers»

La Société nationale des hydrocarbures, Sonatrach, se penche sur de nouvelles mesures de sécurisation des sites pétroliers et gaziers pour se prémunir de nouvelles attaques terroristes. Le PDG du Groupe, Abdelhamid Zerguine, affirme qu’«aujourd'hui, il y a une évaluation en cours au sein de Sonatrach qui sera certainement effectuée en collaboration avec les services de sécurité». S’exprimant ce matin sur les ondes de la chaîne III, le PDG de Sonatrach précise que le Groupe n’est actuellement qu’au stade d’évaluation de son système de sécurité. Mais d’ores et déjà, il considère, après l’attaque d’In Amenas, plus que nécessaire de revoir totalement ou partiellement le dispositif de sécurité des sites gaziers et pétroliers. «Il y aura probablement une révision des mesures pour soutenir cette activité vitale», a-t-il souligné. Selon lui, «Sonatrach n'est qu'un exécutant». Elle est soumise à une loi datant des années 1990 sur la sécurisation de ses installations et de celles de ses partenaires étrangers. Cette loi avait autorisé des sociétés de gardiennage privées à assurer la sécurité des sites pétroliers et gaziers. M. Zerguine soutient ainsi que Sonatrach ne pourra pas enfreindre cette loi et remettre en cause le travail des sociétés de gardiennage. Autrement dit, c’est à l’Etat de revoir cela s’il l'estime nécessaire, laisse-t-il entendre. Il y a également le casse-tête de la sécurisation des gazoducs qui s’étendent sur des milliers de kilomètres. Des gazoducs qui subissent des actes de sabotage. Depuis le début du terrorisme dans les années 1990, Sonatrach avait chargé des civils armés d’assurer la surveillance de ces canalisations.
Sonia B.

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