Boualem Bessaïh SG du FLN : une autre manœuvre ?

L’ancien président du Conseil constitutionnel Boualem Bessaih serait-il le nouveau SG du FLN ? Rien n’est moins sûr. Depuis mardi soir, une persistante rumeur fait état de son possible retour aux affaires du parti en tant que successeur à Abdelaziz Belkhadem évincé il y a moins d’un mois. Des responsables du FLN (des deux camps) affirment avoir eu vent de cette rumeur sans pouvoir, jusqu’à présent, la confirmer. Pourtant, les instigateurs de cette folle rumeur qui a fait le tour de la Toile, et reprise par quelques titres de la presse nationale, ont assuré qu’un consensus a été obtenu autour de cette personnalité à l’issue d’une réunion marathon mardi. Comment une réunion peut-elle se tenir sans que des acteurs majeurs dans le règlement de cette crise ne soient mis au courant ? Qui en est derrière ? Pourquoi veut-on ramener une personne aux capacités physiques réduites par l’âge et la maladie pour occuper le poste de secrétaire général du plus vieux parti de l’Algérie ? Selon des sources concordantes, il s’agit d’une manœuvre qui s’ajouterait à celle d’Amar Saâdani, car, statutairement, Bessaïh ne peut pas prétendre à ce poste. Il n’est, à l’heure actuelle, membre ni du comité central ni du bureau politique. Pour certains cadres du FLN, du haut de ses 83 ans, Boualem Bessaïh a le profil pour répondre à la situation de crise que vit le parti. Il peut constituer une solution provisoire à ce conflit, ayant eu déjà à présider le très tendu 8e congrès réunificateur en février 2005, sans couacs. Il est respecté par les différents courants du parti, ajoutent ces mêmes sources pour lesquelles le FLN n’étant pas un parti comme les autres, une entorse au règlement pourrait être tolérée pour remettre sur les rails ce parti qui s’enfonce dans une crise inédite. Homme très proche d’Abdelaziz Bouteflika qui lui a préfacé son livre L'Algérie belle et rebelle, de Jugurtha à Novembre, Bessaïh pourrait être sollicité, dans ce contexte d’impasse politique au sein du parti, pour remplacer momentanément Belkhadem. Mais cette option n’est pour le moment du moins qu’au stade de la simple rumeur. Les pourparlers se poursuivent entre les différentes parties sous la houlette d’Abderrahmane Belayat.
Sonia B.
 

Comment (5)

    Maysar
    2 mars 2013 - 15 h 34 min

    Un vieillard de 83 ans à la
    Un vieillard de 83 ans à la tête d’un parti encore plus vieux que l’état algérien y compris par sa composnte humaine pour gérer un pays dont l’ecrasante majorité de ses citoyens sont des jeunes ? Foutaise ! Pourquoi on ne mettrait pas au placard ce sigle propriété de tous les Algériens ?




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    axelpanzer
    2 mars 2013 - 8 h 47 min

    On dirait que ces deux
    On dirait que ces deux lascars sur la photo semblent assister à un enterrement!!!trop serieux pour etre honnetes!!




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    narimane
    28 février 2013 - 22 h 15 min

    Bessaïh est très ami avec
    Bessaïh est très ami avec Bouteflika comme vous le dites, s’il est désigné cela veut dire que c’est Bouteflika qui l’a ramené.
    car, au fond bessaïh dans son état actuel n’a plus aucune ambition, il veut juste terminer sa vie à la maison en douceur




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    ahmed
    28 février 2013 - 22 h 00 min

    Le FLN n’est pas un parti
    Le FLN n’est pas un parti c’est un appareil dont les vrais dirigeants se trouvent en dehors de ses structures; rien ne se décide en interne sans l’aval des vrais chefs, toute cette ratatouille est destinée à amuser la galerie, le successeur à Belkhadem sera coopté et les membres du CC se chargeront à le désigner majoritairement dans un semblant de démocratie; Bessaïh ou autre le fln sera toujours le même.




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    imane
    28 février 2013 - 21 h 46 min

    wach, à ce point le FLN est
    wach, à ce point le FLN est vide de cadres pour que son avenir se joue entre un drabki sans niveau et un vieillard qui est au crépuscule de sa vie. il n’y a plus aucune compétence parmi les centaines de milliers de militants que revendique ce parti pour qu’on aille puiser des caciques, ignorant de ce fait la jeunesse montante. Cela promet un avenir radieux à un parti qui est voué à disparaître;chaque jour qui passe, il confirme que sa place est plutôt au musée




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