A Bruxelles, les faucons l’ont emporté

Les ministres européens des Affaires étrangères ont peiné toute la journée à Bruxelles à trouver un consensus sur la question sensible de la fourniture d'armes aux rebelles syriens. La réunion, sous la présidence du chef de la diplomatie autrichienne, voyait se confronter les faucons, bons élèves de l’Otan – Français et Britanniques en pointe, soutenus par les Belges et les Néerlandais, soit le cœur du cheval de Troie atlantiste en Europe –, et les autres, menés par l’Autriche. Son ministre Michael Spindelegger, partisan d'un maintien de l'embargo, déplorait devant la presse l’attitude de la Grande-Bretagne et de la France, les deux pays les plus favorables à une levée de l'embargo sur les armes pour les forces de l'opposition dite «modérée» au gouvernement de Bachar Al-Assad. L’Autriche, qui a fait comprendre que les armes livrées par l’Europe pourraient bien se retrouver aux mains des «djihadistes». «L’Europe est une communauté de paix, a déclaré le chef de la diplomatie autrichienne, Michael Spindelegger, à son arrivée à la réunion. Envoyer des armes serait contraire à nos principes.» Cette décision va donc dans le sens de la Grande-Bretagne et de la France, les deux seuls pays de l'UE qui réclamaient depuis plusieurs mois la possibilité de fournir des armes aux forces de l'opposition «modérée» (sic). La décision a été prise au cours d'une réunion de douze heures, qui a duré bien plus longtemps que prévu en raison des «discussions difficiles» entre ministres, selon des diplomates. Plusieurs pays, dont l'Autriche et la République tchèque, étaient fortement opposés à une levée de l'embargo.
Un mauvais signal de l’UE
Catherine Ashton, la chef de la diplomatie de l'UE, totalement soumise à l’Otan et aux USA, pauvre petite prostituée diplomatico-politique agissant contre les intérêts véritables de la Grande-Europe, a souligné que la fourniture d'armes était «destinée à la protection des civils» (sic) et «soumise à un certain nombre de conditions, notamment en terme de contrôle sur leurs destinataires, afin qu'elles ne puissent tomber entre les mains de groupes radicaux» (resic). L'UE «réexaminera sa position avant le 1er août», à la lumière notamment des résultats de la conférence Genève II initiée par les Etats-Unis et la Russie. Le reste des sanctions, «qui vise des personnalités et des entités du régime» et comprend aussi une série de mesures commerciales et financières, a été prolongé pour une durée de douze mois, a précisé la baronne Ashton. Alors que le gouvernement de Damas, soutenu par les Russes, a annoncé sa «décision de principe» de participer à la nouvelle conférence de Genève II, l'opposition syrienne, réunie à Istanbul depuis jeudi, apparaissait profondément divisée et ne s'est pas encore prononcée. La décision de l’UE est, une fois de plus, un mauvais signal. Ladite «opposition» avait exhorté l'Union européenne à lever son embargo sur les armes.
L’UE n’est pas l’Europe
Cette fausse «Europe» de Bruxelles et de Strasbourg, prostituée à son maître yankee, soumise aux diktats de Washington, quand ce ne sont pas ceux de Tel-Aviv, via l’Otan, n’est pas la nôtre ! «L’Otan n’est pas le bouclier de l’UE, c’est son harnais», disait déjà Jean Thiriart en 1964. Rien n’a changé et la sujétion de la soi-disant «défense européenne» à l’Otan, exposée officiellement depuis le traité de Maastricht, est la faute originelle de l’UE. Aujourd’hui, l’UE, petite Europe croupion, n’est rien de plus que le bras politique de l’Otan. Et reste plus que jamais la première des colonies yankees. Et les politiciens corrompus de l’UE ne sont que les collabos de Washington, les Pétains et les Quislings de l’empire néo-carthaginois américain. Cela fait longtemps, depuis plus de trente ans, que nous avons proposé, choisi, appelé, une autre Europe. Celle que nous avons théorisée alors que l’URSS agonisait lentement. Celle qui se lève à l’est et s’organise autour de Moscou. Celle pour laquelle nous combattons : la Grande Europe, libre et unie, de Vladivostok à Reykjavik !
Luc Michel
 

Comment (2)

    Anonyme
    1 juin 2013 - 12 h 30 min

    La vérité est que depuis
    La vérité est que depuis belles lurettes la politique étrangère française est sous l’emprise de juifs pro-sionistes, ce qui permet de peaufiner toutes les décisions qui sont favorables à Israël. Actuellement, c’est d’autant plus aisé à faire puisqu’il n’existe aucune voix discordante de la part des pays arabes. Mieux, la majorité des décisions prises par les occidentaux à l’initiative de ces « représentants de la France » permet d’obtenir l’apport financier de quelques despotes de la région accentuant ainsi la supériorité militaire de cet Etat fantoche qui persiste dans son expansion et son arrogance, au point de devenir le plus grand danger au monde.




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    Anonyme
    28 mai 2013 - 21 h 07 min

    les faucons l’ont emporté, et
    les faucons l’ont emporté, et les vrai « cons » (quatar. arabie seaudite, jordanie) applaudissent une fois deplus la destruction d’un autre pays musulman. L’europe hypocrite qui soit disant a obtenu le prix nobel de la paix chez eux seulement, mais la guerre chez les autres surtout si ce sont des musulmans pour l,interet de leur maitre israel.




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