Après avoir placé les islamistes en Tunisie, en Libye et en Egypte, le Qatar mise sur Abdelhamid Brahimi en Algérie

Deux informations se sont succédé ces dernières quarante-huit heures, remettant au goût du jour l’ancien chef du gouvernement sous Chadli, Abdelhamid Brahimi. La première fait état du retour imminent en Algérie de celui que la rue algérienne appelle ironiquement «Abdelhamid la science» et la seconde est relative à une ancienne interview de l’opposant exilé, rediffusée pour la circonstance par la chaîne qatarie Al Jazeera. La maladie du président Bouteflika et les échos contradictoires qui s’échappent de temps à autre de l’hôpital militaire parisien du Val-de-Grâce agitent plusieurs anciens responsables politiques écartés ou ayant choisi délibérément de divorcer momentanément d’avec le système. Outre Ahmed Benbitour et Ali Benflis, dont on dit que des comités de soutien à la présidentielle de 2014 se sont déjà mis en branle depuis plusieurs semaines, c’est au tour de Abdelhamid Brahimi de sortir de sa tanière, après plusieurs années d’hibernation sous le ciel londonien, où les mouvements salafistes et le lobby sioniste cohabitent en bonne intelligence, par l’entremise du bienveillant MI5, le service des renseignements militaires britannique. Abdelhamid Brahimi est un habitué des plateaux d’Al Jazeera, qui a planté le décor en se faisant le relais de cet enfant du système qui s’est découvert un penchant islamiste sur le tard, non pas par conviction mais par vengeance contre ceux qui l’ont chassé du pouvoir après qu’il eut disloqué le tissu industriel national et dilapidé 14 milliards de dollars.
Qui est Abdelhamid Brahimi ?
Durant la guerre de Libération, racontent des moudjahidine de la base de l’Est, Abdelhamid Brahimi «passait du bon temps dans les vergers, derrière les frontières tunisiennes». «Parti trois ans à Alep, en Syrie, pour suivre une formation militaire, ce dernier accompagnait les nouveaux éléments de l’ALN recrutés parmi les réfugiés jusqu’à la frontière mais jamais il n’a demandé à traverser [avec nous] la ligne électrifiée, préférant retourner dans son paisible jardin, jusqu’à nouvel ordre», témoignent ces anciens soldats que Brahimi était censé rejoindre pour participer au combat. L’ancien protégé de Ali Mendjeli s’est vu confier, au cessez-le-feu, le commandement d’une des unités qui devaient se diriger vers la capitale. «Mais, rapportent les moudjahidine, il préféra s’enfuir, abandonnant ses hommes dès qu’il eut écho de la crise entre le GPRA et l’état-major général.» Au lendemain de l’indépendance, Brahimi sollicita auprès de Ali Mendjeli, alors vice-président de l’Assemblée constituante, un poste de responsabilité. Ce dernier le fera nommer wali à Annaba. Par la suite, il sollicita deux bourses d’études aux Etats-Unis, pour lui et sa femme. Après un séjour de sept ans dans ce pays lointain, il retourne en Algérie, mais son diplôme ne sera pas validé par le ministère de l’Enseignement supérieur qui lui exigea le baccalauréat pour lui accorder l’équivalence. Blasé, il se tourne vers le secrétaire général du ministère de la Défense nationale auprès de qui il déposa une «demande d’emploi» et obtint le poste de conseiller économique. Une fonction fictive, affirment d’anciens officiers supérieurs de l’ANP. Sa nomination à la tête du ministère du Plan puis du gouvernement, sous Chadli, sonnera le glas de l’économie nationale et préludera les catastrophes qui s’ensuivirent. Dans le cadre du fameux plan anti-pénurie, Brahimi a gaspillé toutes les économies du pays, obligeant son successeur, Mouloud Hamrouche, à hypothéquer l’or pour pouvoir importer les produits de première nécessité. «Il parle de 26 milliards détournés alors que c’est plutôt lui qui a vidé les caisses de l’Etat, jeté l’argent du peuple par les fenêtres et conduit le pays vers l’impasse dont nous continuons malheureusement à subir les conséquences dramatiques, jusqu’à nos jours», a estimé un ancien responsable politique, aujourd’hui à la retraite, qui reproche au candidat potentiel ou soutien d’un éventuel candidat proche de l’ex-FIS à la prochaine présidentielle, de «passer son temps à dénigrer son pays à partir de Londres, Rabat et Doha».
M. Aït Amara


 

Comment (49)

    NASSER
    12 juin 2013 - 11 h 20 min

    JE VOIS les mêmes têtes qui
    JE VOIS les mêmes têtes qui dirigent maintenant ou qui veulent revenir que celles que je voyais lorsque j’étais étudiant à l’Université alors que je suis en retraite actuellement!!!




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    Horizon
    6 juin 2013 - 21 h 20 min

    Ce Monsieur Abdelhamid
    Ce Monsieur Abdelhamid Brahimi a gouverner a son époque l’Algérie.
    Allah seul sait quelle était les moyen don il disposait et les hommes qui l’entourait et lui donnaient les directives.
    l’Algérie était en train de se construire et elle apprenait de ses erreurs .
    Pour ce qui me concerne , je ne l’accuse de rien , ni en mal ,ni en bien car je ne suis pas dans les secret de polichinelle ou de l’invisible.
    Je ne miniscierais pas dans les affaires d’Allah , d’autant plus que ce Monsieur est âgée et qu’il me fait plutôt pitié que envie de vengeance.
    Que celui qui n’a jamais fauté lève le doigt……
    Il ni a pas plus grand miséricordieux , et clément que Allah.




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    Rachid
    6 juin 2013 - 12 h 23 min

    C’est à cause de ce Brahimi
    C’est à cause de ce Brahimi alors chef ud gouvernement en Algérie vers la fin des années 80, que le pauvre peuple se levait à 4 h du matin, oui je dis bien à 4h du matin,pour faire la queue et au souk El fellah acheter, un morceau de savon, un bidon d’huile, du beurre etc… ce connard était chef du gouvernement, le peule s’est révolté en 1988 contre lui parce qu’il n’a pas pu gérer le pays comme il faut, c’est un bras cassé, aujourd’hui il veut se faire un virginité, on sera tous là pour l’empêcher de revenir au pays où il compte marcher sur les martyrs que son FIS ait liquidé durant les années 90, on répétera le même scénario qu’on a fait avec le criminel Anouar Haddam, lorsqu’il voulu revenir au pays, les parents de 135 victime qu’il a tué par la bombe du boulevard amiroucue, ont juré d’aller à l’aéroport d’Alger, pour le pourchasser et lui cracher sur le visage. Brahimi, ce coco peureux, félon, n’a pas de place dans le pays des martyrs. Alors que d’autres pays font élire des jeunes présidents, voila que Brahim dépassant les 70 ans veut revenir, on va lancer une grand compagne par facebook, pour lui dire de rester là où il est et de continue à distiller son venin sur l’Algérie.




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    AnonymeKELAM
    6 juin 2013 - 12 h 00 min

    salam a tous ,que les rayons
    salam a tous ,que les rayons de l’avenir soient sur nous pour mieux regarder l’ALGERIE quand aime :car qui aime l’ALGERIE est ALGERIEN, celui qui est né de la cuisse de jupiter c’est son affaire.
    le racisme primaire , secondaire ou tertiaire :ne fera pas évolué ce pays qu’on aime tous :sortir de ce labyrinthe que le colonialisme nous a mit pour resté pauvre d’esprit/ combien de juif d’espagnol de russe d’hollandé sont devenue président de la france: pas de complexe ;;:nous on regarde en 2013 qu’il est né a OUJDA: savez vous que oujda a été créer par des ALGERIENS :pas par chauvinisme ,par fiérté, car l’avenir est le grand maghreb: entre temps les corrompue et les voleurs de millard de dollards continue et l’ALGERIE s’appauvri chaque jour encore plus a cause de vos connerie de mesquinerie:




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    bilal
    5 juin 2013 - 15 h 51 min

    Ait [email protected]
    Je suis

    Ait [email protected]

    Je suis d’accord avec vous et c’est un constat de cette maladie algérienne de dénigrer voir nier l’algerianité des patriotes. Pour certain si tu n’es pas un Berbère de souche véritable, tu n’es pas algérien, pour d’autre si tu es né à l’Étranger également. Mais bon, cela se soigne. Ils ont gagné à diviser le pays, ils font le boulot de la France.
    Il suffit de se promener dans la rue de Paris parfois et entendre certain parler du drapeau algérien et la lune qui fait partie de l’emblème national qu’ils dénomment « la lune des chameaux » qui veut tout dire Lamentable




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    Algérien
    5 juin 2013 - 14 h 20 min

    Personne même les partisans
    Personne même les partisans de Boutelika et de son clan ne réussiront à nous tromper sur les origines de Bouteflika et celle des membres de son clan.

    http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-double-trahison-des-marocains-42736




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    K. Ait Messaoud
    4 juin 2013 - 21 h 31 min

    Je suis de Nedroma et je
    Je suis de Nedroma et je confirme: la famille Bouteflika est algérienne elle est connue, l’origine de son nom d’etat civil el fliqa = al matrag, refléte la profession de son aïeul garde frontière, car il a des origines a moitie turques (kouloughli).
    Sa famille n’a rien de marocain, pas du tout même.

    Arrêtez vos fantasmes. Pendant la colonisation et la guerre, toutes les familles algériennes nationalistes qui vivaient pas loin de la frontière est ou ouest ont eu des membres de la famille établis de l’autre coté.

    Oujda est une ville ou les algériens possédaient tout avant l’indépendance, les marocains rien du tout. C’était une base arrière importante pour l’ALN, comme Tunis ou Sekhiet Sidi Youssef, etc..

    C’est normal que certains soient pour ou contre Bouteflika.
    C’est votre droit.

    Mais il faut arrêter ces conneries d’accusations de ne pas être algériens.

    Si vous avez des reproches a lui faire argumentez, ce n’est pas les raisons qui manquent (gabegie, corruption, guerre a nos frontières, hospitalisation dans un HÔPITAL MILITAIRE FRANÇAIS YA RAB). Il y a des choses positives aussi depuis 1999.

    Mais on peut parler de son bilan y compris en le critiquant sans avoir a raconter des bobards sur ses origines.

    Basta.




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    chemlal
    4 juin 2013 - 19 h 27 min

    Brahimi la grande gueule,
    Brahimi la grande gueule, doit d’abord avoir le courage de nous donner les noms de ceux qu’il accuse d’avoir détourné 25 milliards de dollars et pourquoi il a pris la poudre d’escampette, pour aller se réfugier en Angleterre et non pas dans un pays arabe et avec quel argent il se l’a coulé douce pendant trois décennies. S’il revient il risque la prison pour vol ou pour diffamation.




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    RAMO
    4 juin 2013 - 17 h 55 min

    pour saadielbachir
    Qatar c

    pour saadielbachir
    Qatar c est pas Dubaï.
    POUR LA SUITE BEAUCOUP DE BRUIT POUR RIEN.




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    saadielbachir
    4 juin 2013 - 13 h 55 min

    pourtant Dubaï est parmi les
    pourtant Dubaï est parmi les villes les plus modernes de la planète ,il n’ y a ni l’arabisme ni l’islamisme.la langue anglaise seuls leurs chameaux ne la pratiquent pas au quotidien,la modernité dans les relations sociales ,professionnelles m^me humaines et vestimentaire est de rigueur donc la médiocrité et la régression islamique et arabique et l’état de non intelligence ,ne sont bons que bonne que pour les sociétés d’Afrique du nord




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    Algérien
    4 juin 2013 - 13 h 03 min

    À ceux qui doutent des
    À ceux qui doutent des origines de Bouteflika, voici un infos bien crédible. Bouteflika et son clan ne sont pas algériens mais des voleurs de l’identité algérienne pour prendre le pouvoir en Algérie.

    http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-double-trahison-des-marocains-42736




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    Algérien
    4 juin 2013 - 12 h 28 min

    Horizon tes infos sont pas
    Horizon tes infos sont pas crédibles, elles proviennent d’un journal Slate Afrique anti algérien et pro marocain. Sache que personne en Algérie, du moins les personnes bien informées, ne croit que Boutef a des origines algériennes, c’est impossible, aucun algérien digne de ce nom n’aurait mené le pays dans l’état de délabrement dans lequel il est depuis 1999, aucun algérien patriote digne de ce nom ne se vend à la France comme s’est vendu Bouteflika et son clan, ils ont aussi vendu l’Algérie et empêcher son développement. Il faut ne pas essayer de travestir la vérité pour donner une légitimité algérienne à dictateur qui a détruit et trahi le pays. Il faut t’instruire sur l’histoire avant l’indépendance de l’Algérie, tu apprendras que Degaule a placé le marocain Benbella à la tête du pays en Algérie à son indépendance pour saboter le pays. Bouteflika n’est pas de Tlemcen, ni les membres de son clan, ce sont des marocains qui détruisent le pays depuis 1962, ce sont des imposteurs.




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    beldi36
    4 juin 2013 - 12 h 22 min

    Brahimi est le Talleyrand, le
    Brahimi est le Talleyrand, le diable boiteux de CHADLI. C’est lui qui lui a soufflé toutes les mauvaises décisions comme le démantelement des grandes sociétés nationales. Maintenant qu’il soit le jocker des bédoins pécheurs de perles n’étonne personne. IL NE RESTERA QUE CE QU’IL EST: UN VALET.




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    ammel
    4 juin 2013 - 11 h 46 min

    ton ben bella le voleur et
    ton ben bella le voleur et protege de la France !!!!!ton boutef n est pas ne a nedroma mais bien a oujda BOUDIAF ??IL EST OU L ARGENT ET L OR RECOLTE PAR LE PEUPLE ALGERIEN ???????? pure produit du makzhen grace a boumedienne sinon ce nain ne gourvernera jamais l algerie tous ces traitres de l ouest marocos de surcroit !!!!les vrais hommes sont mort les mains de ces traitres a la nation algerien :ABANE RAMDAMNE AMIROUCHE CHAABANI ET TANT D AUTRES ….ET CE ENERGUMENE POINTE SA TETE DE SERPENT QU IL VIENT ON VA FAIRE SA FETE A L ENVERS !!!!




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    Amar Bouzouar
    4 juin 2013 - 11 h 43 min

    Cet homme est la source de
    Cet homme est la source de l.effondrement de l’économie algérienne. C’est ce  »sauveur de l’algerie » qui est derrière la destruction de Sonatrach, bien avant le Chkib Khalil




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    Amar Bouzouar
    4 juin 2013 - 11 h 41 min

    Cet homme est la source de
    Cet homme est la source de l.effondrement de l’économie algérienne. C’est ce  »sauveur de l’algerie » qui est derrière la destruction de Sonatrach, bien avant le Chkib Khalil




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    Anonyme mehdi assem
    4 juin 2013 - 11 h 34 min

    Pour éviter ces punitions
    Pour éviter ces punitions d’ALLAH ces inondations en Europe et ces tornades en Usa et les forts séismes en Algérie au pouvoir algérien et les généraux d’appliquer la charia islamique maintenant toufane Nouh machikoussraa aux marionnettes de satan Qaida aqmi de poser leurs armes




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    syriano
    4 juin 2013 - 0 h 12 min

    @Horizon
    Effectivement

    @Horizon
    Effectivement akhi,de plus le père de Bouteflika est née a Nedroma dans la wilaya de Tlemcen.Tous les tlemceniens et particulierement ceux qui habitent a Nedroma connaissent bien la généalogie de Bouteflika 100% algérienne.
    Etant moi meme de Tlemcen,ma famille est un exemple vivant
    Effectivement j’ai eu mon grand pere,alah y rahmou, qui a vécu a Nedroma et bien qu’il n’a pas connu les membres de la famille Bouteflika,l’origine,la généalogie de sa famille est connu par ceux qui vivent a Nedroma.
    Il y a des musiques connu par les vieux a Tlemcen en général sur Ben Bella et quelque un sur Bouteflika.
    La soeur de ma grand mere,qui etait la voisine de Ben Bella,avait tres souvent l’habitude de chanter des chansons en l’honneur de ce dernier.Des musiques sur quand il a été incarcéré par les colons et qu’il a réussit a s’échapper.
    Alah y rahma elle(Aouicha) est morte a 91ans il ya 2ans.
    Je n’aime pas me revendiquer de Tlemcen,je le suis simplement,car je déteste tout régionalisme qui n’a pour but que de diviser.Nous sommes tous algériens
    De plus contrairement a certain,les tlemceniens n’ont pas de complexe d’infériorité,ils connaissent leurs valeurs,leurs histoires et leurs traditions.
    Et ils se revendiquent avant tout ALGERIEN musulman.Notre patriotisme a notre patrie l’Algerie est historique.
    Nos chouhada puisant leurs ressources dans l’islam et la terre sacrée algérienne donné par Dieu(swt) ne nous ferons jamais oublier leur combats historiques et mémorial qui inspire dignité et honneur pour les générations futurs
    Qu’Allah(swt)protege notre mere patrie.




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    amyne
    3 juin 2013 - 21 h 45 min

    Du temps ou mr la science
    Du temps ou mr la science était au ministère du plan ou …. au plans ;il exigait un bouquet de fleurs CHAQUE JOUR A MIDI POUR ACCOMPAGNER SON DEJEUNET OU POUR CASSER SA CROUTE…DANS … son bureau

    S IL OSES ENCORE REVENIR…..




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    Krimou
    3 juin 2013 - 20 h 23 min

    El Jazeera, chaine des
    El Jazeera, chaine des fascistes wahabo-salafistes, ne donnent la parole qu’aux algériens arabistes, intégristes et obscurantistes, je n’ai jamais vu un algérien non islamiste intervenir sur El Jazeera, genre Louisa Hanoune ou Aït Ahmed……allez savoir pourquoi!!!!!




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    Horizon
    3 juin 2013 - 19 h 41 min

    SlateAfrique
    mis à jour le

    SlateAfrique
    mis à jour le 11/04/2012 à 19:12
    LE MYSTERE DES ORIGINES DE BOUTIFLIKA

    Le lieu de naissance du Président algérien est un curieux tabou. Les raisons? Abdelaziz Bouteflika est né à Oujda, au Maroc, ville d’un pays à la fois frère et ennemi.

    Mise à jour du 11 avril 2012: Le premier président algérien Ahmed Benbella est décédé aujourd’hui à Alger des suites d’une longue maladie, rapporte Dernières Nouvelles d’Algérie de sources proches de sa famille. Ahmed Benbella, 96 ans, a été président de la république algérienne de 1962 à 1965 avant d’être renversé par un coup d’Etat militaire. Des rumeurs avaient fait état de son décès en février dernier avant d’être démenties par sa famille.

    *****

    Oujda est une ville marocaine, frontalière de l’Algérie, à quelques 15 km de Maghnia, une ville algérienne qui lui fait face tout en lui tournant le dos. Cette cité est connue pour ses hôtels vidés après la fermeture des frontières en 1994, ses comptoirs pour les contrebandiers et par son histoire très algérienne.

    Oujda est en effet l’une des rares villes étrangères qui a donné son nom à une équipe qui s’est emparé du pouvoir en Algérie en 1962 et qui l’a repris en 1999. On y retrouve donc des psychotropes algériens, de l’essence par milliers de litres, les fameux Hallaba (passeurs de carburant algériens), des proches d’algériens, des restes de l’histoire de la guerre de Libération algérienne et même la maison où a grandi le Président algérien, Abdelaziz Bouteflika.

    Pour l’étranger humble et curieux qui veut comprendre, voici un rappel de l’histoire locale. Durant la période de la guerre d’Indépendance est née l’Armée de libération nationale. Mal équipée, cette organisation va au fur et à mesure se moderniser. Avec le temps, et pour mieux préserver ses forces et son avenir politique, elle se divise en deux: un front interne qui sera disséminé par la France de 1954 à 1959 et deux fronts externes, des armées des frontières, en Tunisie à l’est et au Maroc à l’ouest.

    Dans ce dernier pays, la capitale de l’armée algérienne de l’époque était Oujda. C’est ce qui donnera le nom de «clan de Oujda» à l’une des familles guerrières de l’indépendance. Celle du Général Boussouf, père des «renseignements» algériens et des polices politiques, qui naîtront plus tard sur son héritage. Celle de Benbella le premier Président algérien et celle de Houari Boumediene, l’auteur du premier coup d’Etat algérien.

    A Oujda naissent, grandissent, se nourrissent et s’entraînent donc, des officiers algériens qui seront par la suite célèbres, illustres et puissants. Pour faire simple, à l’indépendance, en 62, la France s’en va et se pose la question de savoir qui va prendre le pouvoir: les rescapés du front interne malmenés et désarmés ou les puissants colonels des armées des frontières, mieux équipés, plus organisés et plus puissants? Une guerre fratricide en décidera.

    C’est la fameuse crise de l’été 1962 qui oppose un gouvernement provisoire et un Etat-major armé. Le 4 septembre 62, Ahmed Benbella (natif de Maghnia, juste en face de Oujda), en doublure de Houari Boumediene, entre finalement en conquérant à Alger. C’est le fameux clan de Oujda qui sort vainqueur avec une singularité : Boumediene est un Chaoui (NDLR: un groupe ethnique berbère) de l’est, mais sa famille idéologique est de l’ouest, de Oujda.

    Le clan cette ville marocaine est donc puissant, fort et souverain à l’indépendance et même cinquante ans après celle-ci. En face, selon les algéro-sceptiques, il existe un clan kabyle, composé par le Patron des patrons du renseignement et par Ahmed Ouyahia ancien Premier ministre, ainsi qu’un clan chaouï supposé être affaiblit par la «démission» de Liamine Zeroual, Président-général de l’Algérie durant les années 90. Selon le mythe, la présidence est plus ou moins cyclique et tournante entre ces familles. Depuis 1999, c’est en tout cas Bouteflika qui est à la tête du pays.
    Le Clan de Oujda II

    Il existe un clan numéro 2 de Oujda. C’est ce que pensent, disent et affirment des, ou les Algériens amateurs de l’explication tribale. Bouteflika est en effet né à Oujda, c’est un enfant spirituel de Boumediene et l’un des officiers qui a attendu la libération pour prendre le pouvoir en 1962.

    Le clan de Oujda II n’est cependant pas composé aujourd’hui d’officiers supérieurs putschistes, mais de ministres, de très hauts cadres et de conseillers ou préfets. Jusqu’à une récente date, la moitié du gouvernement et les deux tiers des corps des préfets étaient prétendument né à M’sirda, un hameau de légende dans la région de Tlemcen, tout près de la frontière marocaine. «The Kingdom of Tlemcen», disent les acerbes.

    L’ex-puissant ministre de l’Intérieur, Nourredine Zerhouni est né à Tunis, mais il passé sa jeunesse à Meknès et Fès au Maroc, tout en étant aussi originaire de Tlemcen. L’actuel ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a vu le jour à Tlemcen, tandis que l’ancien ministre algérien du pétrole, Chakib Khellil est né à Oujda et est lui-aussi originaire de Tlemcen. De quoi accréditer la thèse de l’existence d’un Olympe algérien.

    Le clan de Oujda compte aussi dans ses rangs des membres du pouvoir algérien ayant des liens avec la région: le Directeur général de la police, le ministre de la Justice, celui du Travail ou encore ceux de la Santé, de l’Investissement ou de l’Intérieur.
    Régionalisme bis?

    Du coup, si l’Algérie compte 48 préfectures, dites wilayas, on y parle encore, parfois avec sérieux ou parfois pour s’amuser, de la réalité de seulement six wilayas. Celles dites historiques de l’époque de la guerre d’indépendance. A savoir, est, ouest, sud, algérois etc…

    Cette géographie, symbolique désormais, pèse encore dans les alliances, les parentés, les manuels d’histoire, les reconnaissances, les nominations, la politique et les choix pour le Sénat et l’Assemblée nationale. Le tabou pèse aussi sur les choix d’investissements et ceux des hommes d’affaires. Cela n’a pas donné une bonne régionalisation en gouvernance, mais un bon régionalisme en politique.

    Il existe cependant une singularité. Le régionalisme d’un clan au pouvoir ne rapporte généralement rien à la région d’origine. C’est un régionalisme à sens unique, expliquera un sociologue à l’auteur. La région sert de tremplin, mais dès que le bonhomme est à Alger, il refusera plus que les autres de recevoir les gens de sa région, pour bien marquer son indépendance et son esprit anti-régionaliste. Les pourvoyeurs de fonds de la première campagne électorale de Bouteflika en 1999, à l’ouest, en savent quelque chose.
    Mais où est né Bouteflika?

    Cette question est sans réponse sur le site officiel de la Présidence. On y lit: «Né le 2 mars 1937, Abdelaziz Bouteflika milite très tôt pour la cause nationale». Mais où? Au Maroc, selon les témoins. A Tlemcen, selon la version semi-officielle.

    Un câble émis le 19 août 2005 par l’ambassade américaine à Alger et révélé par l’ange Wikileaks, révèle que Bouteflika a clairement expliqué à une délégation des Etats-Unis qu’il est né à Oujda, au Maroc. Ce pays où son père a trouvé refuge et où certains s’en rappellent même aujourd’hui, selon des journaux, évoquant «un jeune garçon toujours élégant, poli et charmeur».

    Le tabou est devenu amusant et revient dans l’actualité lors des cycliques polémiques sur la marocanité des dirigeants algériens officiellement les plus anti-marocains. Il y a quelques mois, Ahmed Benbella, l’un des présidents algériens a révélé sa marocanité lors d’un long entretien avec l’envoyé spécial de l’hebdomadaire Jeune Afrique. «Même si je suis né en Algérie, même si j’y ai vécu, même si j’ai été le chef de la révolution algérienne, ma mère et mon père étaient tous deux marocains» , a-t-il dit.

    C’est «le pavé dans la mare identitaire», titre Chawki Amari l’un des chroniqueurs d’El Watan. Le sujet est en effet souvent de retour quand l’Algérie a mal, s’ennui, hésite à ouvrir les frontières avec le Maroc ou se cherche des Algériens plus Algériens que les Algériens. Passons donc.
    Pourquoi en reparler aujourd’hui?

    Parce que Bouteflika a mal, justement. Un Président qui souffre de la frontière. Le 23 janvier 2012, le tout frais ministre marocain des Affaires étrangères, Saâdeddine El Othmani, débarque à Alger pour un premier pas de bonne volonté après l’élection d’un gouvernement islamiste au royaume de Mohammed VI.

    Bouteflika est heureux et, en infraction par rapport aux usages protocolaires, il reçoit le ministre marocain pendant trois heures et l’invite même à déjeuner. De quoi ont discuté les deux hommes? Selon les confidences de Saâdeddine El Othmani aux journalistes marocains, Bouteflika lui a demandé des nouvelles de gens qu’il a connu là-bas et lui a apparu comme nostalgique. Oujda est une ville où il «n’est pas né» officiellement, mais qui lui manque terriblement, officieusement.
    Pourquoi cache-t-il qu’il est né à Oujda?

    Parce que. Les réponses sont du domaine de la psychologie, celle de l’individu ou des foules. Du domaine de la politique et de la pureté de la naissance «nationale», aussi. D’abord dans le cadre de l’ultranationalisme algérien, on est algérien par généalogie et la nationalité impose la condition du lieu de naissance et celle de la nationalité des géniteurs.

    Ensuite, il s’agit d’histoires personnelles au plus haut sommet de l’Etat: le Maroc est un frère ennemi assis, on ne peut pas à la fois fermer les frontières, lui faire (ou en subir) deux ou trois guerres de sables, lui tourner le dos pendant qu’il vous tourne le dos, l’accuser de monarchisme par des révolutionnaires vieillis et lui supposer une adversité constante tout en étant né au Maroc.

    Cela gène un peu la pureté du nationalisme de souche, alimente la bouche des adversaires politiques nés en Algérie, suppose une sorte de trahison passive à la naissance ou une tiédeur du nationalisme génétique. On ne sait pas. On ne sait plus. L’essentiel est donc dans la manie: cacher être né à Oujda, au Maroc. C’est un droit souverain et rare que celui de pouvoir changer de lieu de naissance, même 70 ans après les faits.

    Kamel Daoud

    Explications pour les mauvaises langues bien pendus………




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    Horizon
    3 juin 2013 - 19 h 26 min

    Salem alaykoum
    Sourate: Al

    Salem alaykoum
    Sourate: Al baqara

    2.1. Alif – Lâm – Mîm.
    2.2. Voici le Livre qui n’est sujet à aucun doute. C’est un guide pour ceux qui craignent le Seigneur ,
    2.3. ceux qui croient à l’invisible, qui s’acquittent de la salât et qui effectuent des œuvres charitables sur les biens que Nous leur avons accordés ,
    2.4. ceux qui tiennent pour vrai ce qui a été révélé à toi et à tes prédécesseurs et qui croient fermement à la vie future.
    2.5. Ce sont ceux-là qui suivent la voie tracée par le Seigneur , ce sont ceux-là qui connaîtront le vrai bonheur.
    2.6. Quant aux infidèles, il leur est égal que tu les avertisses ou que tu ne les avertisses pas. Ils sont rebelles à toute croyance,
    2.7. et Dieu a scellé leur cœur et leur entendement. De même qu’un voile leur barre la vue, et ils sont voués à un terrible châtiment.
    2.8. D’aucuns parmi les hommes disent : «Nous croyons en Dieu et au Jour dernier», alors qu’ils ne sont pas croyants.
    2.9. Ils cherchent seulement à tromper Dieu et les véritables croyants, mais en réalité ils ne trompent qu’eux-mêmes, sans en avoir conscience.
    2.10. Ces gens-là ont le cœur rongé par un mal profond que Dieu laisse s’aggraver , de même qu’un châtiment douloureux leur sera infligé, pour prix de leur mensonge,
    2.11. car lorsqu’on leur dit : «Ne faites pas de mal sur la Terre !», ils répliquent : «Nous ne sommes que des réformateurs.»
    2.12. Qu’y faire? Ce sont des êtres malfaisants, mais ils n’en ont pas conscience.
    2.13. Et lorsqu’on les invite à croire en Dieu, à l’exemple des vrais croyants, ils s’écrient : «Quoi ! Vous voulez que nous croyions, comme croient ces insensés?» Hélas ! Ce sont eux les insensés, mais ils n’en ont pas conscience.
    2.14. Cependant, lorsqu’ils rencontrent des croyants, ils leur disent : «Nous sommes des vôtres» , mais, dès qu’ils se retrouvent avec leurs démons, ils se déclarent des leurs en disant : «Nous sommes avec vous. Nous ne faisions que plaisanter, rien de plus.»
    2.15. C’est Dieu qui les tournera en dérision le moment venu mais, en attendant, Il les laisse divaguer dans leur égarement.
    2.16. N’ont-ils pas troqué la Vérité contre l’erreur? Ne se sont-ils pas fourvoyés en faisant ce marché de dupes?




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    salim Anonymous
    3 juin 2013 - 19 h 26 min

    Brahimi nous jeunes algeriens
    Brahimi nous jeunes algeriens allons te remplacer tes lunettes pas des lentilles de contact high resolution pour que tu puisses trouver facilement la fausse sceptique là ou tu finiras tes vieux jours




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    ISSAM
    3 juin 2013 - 19 h 18 min

    Des islamistes en apparences
    Des islamistes en apparences ,pour cacher que ce sont des libéraux vendus aux multinational comme gannouchi le tunisien .




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