Foncier industriel : baisse du nombre des dossiers acceptés

Le nombre de dossiers de demande liés au foncier industriel traités par le Comité d'assistance à la localisation et à la promotion des investissements et de la régulation du foncier (Calpiref) a connu une forte hausse durant le premier trimestre 2013, comparativement à la même période de 2012. Le bilan, qui a été publié ce samedi par l’Agence nationale d’intermédiation et de régulation foncière (Aniref), révèle une progression de pas moins de 81% du nombre de dossiers examinés au niveau des régions par rapport à la même période de 2012. Ainsi, les Calpiref ont traité, durant le 1er trimestre 2013, quelque 2 429 dossiers, contre 1 344 durant le 1er trimestre 2012. Mais les chiffres visiblement «positifs» présentés par l’agence peuvent cacher une situation qui ne l’est pas réellement. Et pour cause. Une lecture plus pointue des chiffres rendus publics révèlera que le nombre de dossiers acceptés est de 927, en augmentation de seulement 4% par rapport à 2012. Pas de quoi donc pavoiser. Si le nombre des dossiers traité a sensiblement augmenté, ce n’est pas le cas pour celui des dossiers acceptés. Pis, le taux d’acceptation a enregistré une baisse significative avec 38% contre 66% pour le 1er trimestre 2012. «Le taux de rejet peut dénoter parfois des situations de saturation des espaces», tente d’expliquer, sans trop convaincre, l’Aniref. C’est donc à un bilan plutôt mitigé que nous livre l’Aniref des activités de ses démembrements au niveau des wilayas. Les secteurs industriels et des services dominent la structure des activités des dossiers éligibles à l’acquisition du foncier économique. Les dossiers de demande de foncier à des fins de projets d’investissement industriel représentent 50% du total des dossiers traités. Les dossiers acceptés ont atteint 502 soit un taux d’acceptation de seulement 41%. Selon l’Aniref, la structure industrielle des dossiers traités est diversifiée. Les industries manufacturières (textile, cuir, bois, papier), d’habitude peu représentée, occupent une part significative. Les branches des ISMMEE et des industries agroalimentaires dominent la structure des dossiers traités. Les dossiers acceptés proposent un montant d’investissement de l’ordre de 84 milliards de DA. Les investissements industriels projetés prévoient des créations d’emplois de l’ordre 20 500 postes pour les dossiers acceptés.
Amine Sadek
 

Commentaires

    00213
    29 juin 2013 - 19 h 34 min

    L’algérien est un croisement
    L’algérien est un croisement de mouton et de suricate.
    Il suit la masse et espionne les moindres faits et gestes de son environnement.
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    S’il observe quelqu’un réussir dans un domaine, il le copie bêtement car l’école algérienne n’a jamais remplie sa mission, en lui donnant la capacité d’innover.
    C’est comme pour les taxiphones à l’époque où l’on pouvait en compter jusqu’à 4 dans une même rue, puis on a eu la même chose avec les agences de location de véhicules qui ont mêmes envahies les douars, ou encore les karsans de transports qui inondent les routes, etc etc.
    .
    A partir de ce constat, il suffirait qu’on ait quelques exemples d’entrepreneurs qui ont réussi à prospérer dans l’agriculture ou la production local pour que tous aient la volonté de faire la même chose.




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