Le ministre de la Communication : «Je ne sers à rien !»

Dans une réponse à une question écrite adressée par un député au ministre de la Communication et dévoilée par le quotidien arabophone El Khabar, Mohamed Saïd a usé de toutes les formules possibles et imaginables pour se laver les mains de la situation anarchique qui règne dans la presse. «Le contrôle des financements des journaux ne relève pas de mes prérogatives», s’est défendu Mohamed Saïd dans sa réponse écrite au député Mohamed-Seghir Hamani, du Front pour la justice et le développement, qui exhortait le premier responsable du secteur à ouvrir une enquête, vraisemblablement suite à l’article d’Algeriepatriotique sur le détournement de l’argent de la publicité au profit de certains titres. «C’est aux services relevant du ministère de la Justice qu’il appartient d’enquêter sur la base d’une plainte qui devra être déposée auprès d’eux», s’est encore dédouané le ministre de la Communication, s’adonnant ainsi au très confortable exercice qui consiste à toujours rejeter la responsabilité sur l’autre. Mohamed Saïd s’est «barricadé» derrière les textes qui régissent l’information, reportant sine die toute intervention dans ce secteur soumis à la loi de la jungle et abandonné aux prédateurs – les uns profitant de la rente née du monopole sur la publicité institutionnelle, les autres sur l'abus de position dominante – sans que le gouvernement qu’il représente puisse agir pour y mettre de l’ordre. Usant de la langue de bois, le ministre de la Communication fait patienter le député qui l’a interrogé jusqu’à la mise en place d’une autorité de régulation qui, promet-il, «assurera la transparence et empêchera la concentration des pouvoirs financier, politique et idéologique entre les mains du seul propriétaire». Mohamed Saïd ne dit pas quand cette institution verra le jour, mais avoue implicitement qu’il est courant que de telles pratiques soient légion et qu’il est entièrement désarmé face aux potentats de la presse-business. La réponse de Mohamed Saïd confirme l’obsolescence totale du ministère de la Communication et la nécessité de sa dissolution et de son remplacement par une institution indépendante dotée de prérogatives suffisamment larges pour lui permettre de corriger les nombreuses tares d’une corporation à l’agonie.
M. Aït Amara

Comment (15)

    Inspektor TAHAR
    11 septembre 2013 - 10 h 44 min

    Le ministre de la
    Le ministre de la Communication : «Je ne sers à rien !»….Le chaos partout dans tous les secteurs des activites economiques et sociales en Algerie,…. et tout le monde se lave les mains…Khalifa et Khelil en liberte les poches pleines de fric vole au peuple…One…Two…Three…Viva l Algerie…Ouinn rayha el bled…???




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    Anonyme
    10 septembre 2013 - 19 h 46 min

    je le savais, qu’il n’était
    je le savais, qu’il n’était pas différent du fameux Chanteur. Évidement, ceux qui peuvent te donner la date de naissance, citer les noms des frères et sœurs, …. des chanteurs moyens orientaux et qui prétendent quand même être Algériens ne comprendront rien à ce propos. Tampis.




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    hamoud
    10 septembre 2013 - 18 h 24 min

    ce ministre est une (…) ,il
    ce ministre est une (…) ,il a aucun pouvoir il est la
    pour pomper sur le budjet de l’état ,ce poste la eu en récompense d’avoir servi comme lièvre à l’élection présidentielle de 2009,notre système est basé sur la bassesse et l’incompétence ainsi que la médiocrité ,des hommes épuisés qui se collent toujours aux postes de résponsabillité alors qu’ils peuvent meme pas gérer une cantine scolaire.




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    kaid_omar
    10 septembre 2013 - 16 h 08 min

    Belkacem Kaid Omar
    hier, à

    Belkacem Kaid Omar
    hier, à proximité de Wahran
    Belkacem Kaid Omar
    16 mai, à proximité de Wahran
    il s’appelle LAHOUARI il avait 20 ans il en a 22 . Un jour il regarder le journal parler de l’ENTV , une annonce lui a plu elle disait aux jeunes par l’intermédiaire d’un ministre F L N que notre pays avait besoin de maçon, de peintre, de plombier d’imprimeur, d’informaticien etc…. Des centres d’apprentissage était au services de ses jeunes . Il s’inscrivit il a passé 1 ans et demis de stage sanctionner par un diplôme de rotativiste Il faut dire que je l’avais inciter a apprendre ce métier et que par l’intermédiaire de gens que je connaissez il pourrait être embaucher, mais peine perdue d’embauche rien. Même le ministre F L N de la formation proffesionel a perdue sont poste mais lui il assuré ses arrières il est a l’abri du besoin et il milite encore dans le clan des redresseurs et LAHOUARI lui que fait- t-il ! et bien il fait la navette entre sa ville et une ville côtière pour voir si il peut aprendre le métier de HARAGUE .




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    saroute
    10 septembre 2013 - 15 h 35 min

    c’est le gouvernement de
    c’est le gouvernement de boutef qui ne sert a rien vous servez pour vous servir et laisser le ghachis dans sa misére il sert a faire de la propagandr mensongére et servir son nouveau maitre said (…) le frére de l’autre (…) qui continua nous (…) dessus malgré son handicap




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    sasoula
    10 septembre 2013 - 15 h 00 min

    pourquoi ne pas se
    pourquoi ne pas se débarrasser de l’Anep ? ET SE DEBARASSER DES POTENTATS DE LA PRESSE BUSNESS PAR LA MEME OCCASION.
    SIMPLEMENT.




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    Abou Stroff
    10 septembre 2013 - 13 h 03 min

    le gus se prépare peut être à
    le gus se prépare peut être à briguer le poste envié et enviable de prizidène




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    Antisioniste
    10 septembre 2013 - 12 h 34 min

    Salamou
    Salamou 3alikoum

    Contrairement au réactions légitime et justifier de mes compatriotes sur se sujet entre autres. Je me réjouis vraiment que tout cela soi rendu public avant les prochaines élections, et je me réjouis d’autant plus que ses sujets soi source d’un débat, qui devrait être suivi par tout ceux qui veulent se présenté à la magistrature suprême de se pays. Afin qu’ils sachent que se peuple les a l’œil, et qu’il peut les éjecter facilement si jamais ils ne tiennent pas les promesses de leurs programmes sur la base desquels il vont être élu.

    Profiter bien des quelques mois qui vous reste Mesdames et messieurs les responsables « attitré », et n’espérer pas briguer un autre poste dans la futur deuxième république Algérienne qui sera faite par le peuple et pour le peuple Algérien, qui est plus mature, déterminé et plus conscients des enjeux que la plus part d’entre vous.




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    Anonyme
    10 septembre 2013 - 11 h 10 min

    il dit la vérité ;il est
    il dit la vérité ;il est ministre sans les prérogatives qui elles sont gérées par téléphone;
    il veut démissionner mais cela ne lui est pas permis ;s’il insiste des « dossiers le concernant  » vont être publiés dans une certaine presse ;




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    msissou
    10 septembre 2013 - 10 h 45 min

    pourquoi se focaliser sur la
    pourquoi se focaliser sur la presse privée,le quotidien el massa qui tire a 3000 exemplaires sur le territoire national,sa vente est zéro reçoit de l’ANEP 8 pages de publicité,la paie de l’agent de sécurité de ce journal est de 100 000,00 DA par mois .




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    Anonyme
    10 septembre 2013 - 9 h 49 min

    Un président de la République
    Un président de la République qui ne gouverne pas
    Un conseil de ministres qui n’est pas nécessaire
    Le ministre de la justice qui n’est pas au courant des affaires de Sonatrach;
    le ministre de la communication qui ne sert à rien.
    Ça promet !




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    Barchi
    10 septembre 2013 - 9 h 08 min

    Ce sont des délinquants et
    Ce sont des délinquants et cet individu qui se dit ministre de la communication, qui n’est même pas capable de communiquer de manière plausible, en fait partie.

    Vous et moi, savons qu’il n’a aucun niveau, que c’est un baratineur « N’t3a el marchiettes »

    De plus le ministère de la communication n’a plus sa raison d’être!




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    syriano
    10 septembre 2013 - 8 h 33 min

    Effectivement,
    Cet article

    Effectivement,
    Cet article est nettement meilleur.
    Il faut que cet abruti qui ose dire qu’il ne sert a rien qu’il démissionne dans les plus bref délai.
    Pitoyable,il n’a pas encore pris conscience de l’importance de sa fonction




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    louisette
    10 septembre 2013 - 8 h 05 min

    Monsieur Aït Amara, il
    Monsieur Aït Amara, il m’apparait que quand on a le sentiment d’être pieds et mains liés, on démissionne. tout simplement. Et on en sort grandi. Le Ministère de la Communication n’a plus sa raison d’être depuis un certain 8 octobre..Il ne gére plus rien puisque le gros du travail se fait à d’autres niveaux..Si, pardon, il gère le secteur public. Maghloubti ya jarti..




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    00213
    10 septembre 2013 - 8 h 05 min

    Qu’il garde son salaire et
    Qu’il garde son salaire et ses avantages, mais qu’il dégage en laissant sa place à nos jeunes talents.(idem pour les cadres de son ministère)
    Ils pourront faire 100 fois mieux en étant payé 100 fois moins !
    .
    Malgré les moyens qu’ils ont eu à leurs dispositions, l’image de l’Algérie n’a jamais été aussi négative dans le monde.
    De plus, une grande partie du monde des médias repose sur une totale anarchie avec un niveau de compétence à la limite de la trisomie.
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    Il n’a pas compris la fonctionnalité de son statut (comme une grande partie de ses confrères) :
    Un ministre ça fait office de plomb qui saute quand il y a un dysfonctionnement.
    Au lieu d’assumer ses responsabilités, il esquive les prérogatives de son poste.

    .
    Le koursi de l’état est trop confortable et il est posé en travers de la gorge des algériens qui étouffent, mais qu’il fasse attention car le peuple va lui grignoter son piétement jusqu’à ce qu’il tombe…




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