Retour à l’étatisation

Par Kamel Moulfi – Le remaniement du gouvernement a tellement focalisé l’attention sur la forme et son rapport aux changements intervenus dans le DRS, que le reste est passé inaperçu, notamment les modifications apportées aux intitulés de certains ministères. Il en est ainsi du ministère chargé de l’Industrie qui est passé en deux décennies par plein d’appellations différentes qui lui ont mêlé l’investissement, la restructuration, et les petites et moyennes entreprises (PME). Le dernier remaniement n’a pas dérogé à l’habitude et a donné un autre nom à ce département : développement industriel et promotion de l’investissement. Il n’est plus question de «PME» qui disparaît totalement de la nomenclature du gouvernement alors qu’à ses moments de gloire, ce segment de l’économie avait eu son propre ministère. De nombreux axes de la politique économique du pays, et pas seulement dans l’industrie, existent pour porter spécialement le développement de la PME, comme l’action de mise à niveau dont une nouvelle opération vient d’être lancée avec des financements conséquents. Faut-il en conclure que la priorité est dorénavant donnée aux poids lourds que sont les grands complexes (genre El-Hadjar) et les grosses entreprises (style opérateurs de téléphonie mobile) ? Et dans cette nouvelle priorité, serait privilégié le secteur public considéré comme plus apte à promouvoir les mastodontes de l’économie ? Y a-t-il eu une évaluation des démarches économiques qui se sont résumées, en fait, dans les «stratégies industrielles» tentées successivement de façon visiblement empirique ? Les approches de quelques dossiers indiquent une tendance à un retour à l’étatisation après une longue période de privatisation qui a, de toute évidence, échoué comme le prouve le feuilleton du fleuron de la sidérurgie algérienne, le complexe d’El-Hadjar, qui amorce un retour dans le giron de l’Etat après une expérience non concluante de prise en mains par un investisseur étranger. Il y aurait alors une autre lecture à faire des changements dans le gouvernement.
K. M.
 

Comment (7)

    Anonyme
    15 septembre 2013 - 8 h 17 min

    seule la passion est
    seule la passion est communicative!
    à malin malin et demi!
    rira bien qui rira le dernier!
    le régime algérien a des « institutions fortes  » (dixit F Hollande )
    « celui qui compte seul trouve tjs un reste « 

    saadielbachir
    14 septembre 2013 - 18 h 21 min

    Ce point de detail revet il
    Ce point de detail revet il une importance pour l’evoquer actuellement par rapport à l’actualité?

    khatinipolitik
    14 septembre 2013 - 17 h 28 min

    Que ceux qui disent que
    Que ceux qui disent que Toufik est fini puissent montrer une nouvelle photo de lui. D’ici là; que nos politicards se taisent.

    Anonyme
    14 septembre 2013 - 17 h 16 min

    Quand un homme est si malade,
    Quand un homme est si malade, il devrait ne plus s’afficher devant les cameras du monde dans un tel état. On appelle ça dignité. S’afficher ainsi en tenue de sport ou en robe de chambre dans un éta très inquiétant c’est manquer respect à la haue fonction et au peuple algérien.

    Anonyme
    14 septembre 2013 - 14 h 17 min

    UNE remarque inutile,fade et
    UNE remarque inutile,fade et sans saveur!

    raselkhit
    14 septembre 2013 - 14 h 10 min

    La nomination de Younes Amara
    La nomination de Younes Amara est la plus flagrante des preuves que le libéralisme sera le futur de l’Algérie et bien sur avec le retour des injonctions du FMI et autres banque mondiale.Le chomage sera un vrai chomage et non un refus de travail comme nous le vivons actuellement .Le départ de Bouteflika ouvre un boulevard à tous les prédateurs et autres vautour en Algérie.Le grand satisfecit du syndicats patronal nous informe de notre avenir ou plutot celui de nos enfants et à quelle sauce ils seront bouffés

    Abou Stroff
    14 septembre 2013 - 13 h 17 min

    monsieur moulfi, vous prêtez
    monsieur moulfi, vous prêtez à nos augustes dirigeants une intelligence qu’ils n’ont pas. quand les objectifs ne sont pas clairs et qu’une vision de long terme de l’économie algérienne est absente, les moyens à mettre en oeuvre ne peuvent pas être cernés, évalués et appliqués. nos augustes dirigeants ne savent, en fait, pas sur quel pieds danser (ils savent , par contre, garder le koursi jusqu’à ce que mort s’en suive). et ils n’ont, d’ailleurs, pas besoin de le savoir tant que les robinets pétrolier et gazier coulent à flot. en effet, dans un système basé sur la distribution de la rente, il n’est nul besoin de faire travailler sa caboche. la rente en tant que valeur produite « ailleurs » permet à la société algérienne de se renouveler sans travailler (d’autres travaillent pour nous puisque la rente est, dans les faits, un transfert de valeur de l’économie mondiale vers l’économie algérienne). moralité de l’histoire: étatisation et privatisation sont, dans le contexte algérien des mots creux. par contre, les concepts de rente, d’Etat-rentier, de couches rentières, de couches clientes, de prédateurs, de tubes digestifs ambulants sont les concepts les plus appropriés pour comprendre et révolutionner la formation sociale algérienne. en d’autres termes, tant que le système basé sur la distribution de la rente n’est pas détruit, l’économie algérienne en particulier et la formation sociale algérienne en général continueront à tourner en rond en attendant le messie (fakhamatouhou?) qui les fera sortir du cercle vicieux au sein duquel elles se sont enfermées.

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