Un flash et un laïus

Par Kamel Moulfi – Actualisé – L’annonce faite par Amar Saïdani, le nouveau patron du FLN, se confirme malgré le démenti déguisé que lui a opposé le Premier ministre, Abdelmalek Sellal. Selon certains confrères, Bouteflika présiderait un Conseil des ministres aujourd'hui. Si cette réunion se tenait, ce ne serait certainement pas parce que le Président serait en mesure de la présider, mais parce que la retarder davantage risquerait d'amplifier le scepticisme de ses détracteurs et renforcer leurs arguments s'agissant de son incapacité à continuer à diriger le pays. Certes, le Conseil des ministres a perdu depuis quelque temps déjà son ancienne fréquence, qui était pratiquement hebdomadaire. Ses séances ont commencé à s’espacer pour être remplacées par des conseils interministériels dirigés par le chef du gouvernement puis, quand l’appellation a changé, par le Premier ministre, comme c’est le cas actuellement. A la longue, plus personne ne trouvait anormal l’intervalle démesurément étalé entre ces réunions. Un autre fait est intervenu avec la maladie du chef de l’Etat et le Conseil des ministres est devenu un événement attendu non pas pour son ordre du jour, mais en tant qu’indicateur de l’état de santé du Président. Si la presse s’est mise subitement à s’intéresser à ce moment de la vie politique du pays, c’est moins pour son contenu qu’à cause de cette nouvelle signification qui lui est donnée. Les citoyens n'auront droit qu'aux quelques secondes habituelles à la télévision, la caméra montrant Bouteflika sous le meilleur angle, quelques secondes, puis balayant la salle avant de laisser place au laïus des présentateurs du JT qui s’en iront énumérer les instructions du Président. Cela ne changera rien à l’opinion des sceptiques qui scruteront les images à l’affût du moindre indice sur sa santé, pour en faire, faute de mieux, un élément d’analyse de la situation dans le pays et en tirer les conclusions qu’ils recherchent. Il est à se demander si cette façon d’observer la chose politique dans notre pays, occultant les vrais problèmes, n’arrange pas tout le monde.
K. M.
Post-scriptum : l'annulation du Conseil des ministres ne fait que confirmer le contenu de cet éditorial et la gestion brouillonne de la communication en haut lieu.

Comment (7)

    proverbe
    26 septembre 2013 - 7 h 45 min

    Léger, l’enfant se plaît dans
    Léger, l’enfant se plaît dans la mobilité ; Le vieillard, dans la gravité.




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    RAMO
    26 septembre 2013 - 1 h 03 min

    INCROYABLE MAIS VRAIS, QUEL
    INCROYABLE MAIS VRAIS, QUEL CRÉDIT ACCORDEZ A UN NON ÉVÉNEMENT QUI NE SE RÉALISERA JAMAIS ET SA CHERCHE UN 4 MANDAT? SA MANQUE PAS DE CULOT,CAR POUR EUX ON N EST UN PEUPLE DE WALLOU ALORS ILS PROFITENT AUTANT QU ILS PEUVENT.




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    NASSER
    25 septembre 2013 - 21 h 10 min

    Donc
    – Si cette réunion se

    Donc
    – Si cette réunion se tenait, ce ne serait certainement pas parce que le Président serait en mesure de la présider selon l’auteur
    – Si cette réunion ne se tenait pas, ce serait certainement parce que le Président ne serait pas en mesure de la présider disent certains
    – Si cette réunion ne se tenait pas ce serait certainement parce que le Président l’aurait reportée dirons-nous de notre coté.
    et patati et patata
    Qui dit mieux?




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    chemlal
    25 septembre 2013 - 18 h 37 min

    Bouteflika n’est Juan Carlos
    Bouteflika n’est Juan Carlos roi d’Espagne, dont la fonction est honorifique, puisque c’est le chef du parti majoritaire qui dirige le pays. En Algérie c’est le président de la république qui doit diriger le gouvernement. Le premier ministre est imposé et ne décide rien, il ne fait que coordonner les activités de « certains » ministères, alors ou il est capable, valide physiquement et mentalement , ou bien, malade, il doit s’il a un minimum d’amour a ce pays ,livré aux rapaces, de se retirer et de laisser, s’organiser une nouvelle élection présidentielle.




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    Anonyme
    25 septembre 2013 - 14 h 39 min

    Une annulation du conseil des
    Une annulation du conseil des sinistres et des interrogations sur les capacités réelles de Bouteflika à gouverner




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    Anonyme
    25 septembre 2013 - 14 h 37 min

    Le conseil des sinistre ne
    Le conseil des sinistre ne sera pas tenu car le président est encore très malade. Le conseil constitutionnel doit être dissous pour ne pas avoir appliqué l’article 88 malgré la vacance d’un an du président de ses fonctions.




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    selecto
    25 septembre 2013 - 13 h 01 min

    Ya Kamal, tu as des dons en
    Ya Kamal, tu as des dons en voyances, le conseil des sinistres a été annulé, tu devrais ouvrir un cabinet de voyance à la Grande poste pour arrondir tes fins de mois !




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