Le baratin du ministre

Par Karim Bouali – Le fossé est tellement grand entre les discours des responsables et la réalité de tous les jours, que les annonces officielles qui touchent à la vie du citoyen ont perdu toute crédibilité. Elles sont même tournées en dérision. Que des blagues, pensent les gens. Les meilleures sont celles qui viennent du ministère du Commerce. Elles concernent malheureusement le premier service public par excellence, les boulangeries, et plus largement les magasins d’alimentation et les marchés des fruits et légumes. Durant les jours de fête, particulièrement les Aïd -El Fitr et El-Adha – les gens doivent courir comme dans une ruée vers l’or puis suivre une chaîne interminable pour, s’ils ont de la chance, rentrer à la maison avec quelques baguettes de pain, n’importe quel pain (semoule, son…) et dans n’importe quelle forme (rond, long…). Cela a toujours été ainsi. La différence, depuis quelques années, est dans le discours qui promet que ça ne va pas se passer comme avant. Il ne faut pas avoir une très bonne mémoire pour s’en souvenir, ça remonte à l’Aïd El-Fitr, un peu plus de deux mois. Les plus crédules d’entre nous qui ont cru aux paroles du ministre du Commerce, appuyé par les responsables de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (la fameuse UGCAA), ont été pris au piège et ont passé une bonne semaine, si ce n’est plus, sans pain. Ils n’ont été sauvés que par le pain fait à la maison ou par l’overdose de gâteaux de l’Aïd. Et voilà que le ministre du Commerce se la ramène encore à quelques jours de l'Aïd, promettant, toute honte bue, encore une fois que les magasins seront ouverts. Ailleurs, devant son incapacité à faire appliquer ses directives, un ministre aurait démissionné. Dans notre pays, il est reconduit. Un nouveau ministère vient d’être créé, chargé du service public. Son titulaire devrait commencer par faire une tournée dans les boulangeries les jours de l’Aïd.
K. B.
 

Comment (10)

    RAMO
    10 octobre 2013 - 1 h 27 min

    JE CROIS QU ON EST LE SEUL
    JE CROIS QU ON EST LE SEUL PAYS ARABES A AVOIR CE PROBLÈME DES FÊTE CITÉE ET C EST CE QUI ARRIVE A UN PAYS FERMER SUR LUI MÊME IL YA UN TRÈS GRAND DIFICI EN MATIÈRE DE MAIN D ŒUVRE LOCAL QUI EST TRÈS INSUFFISANTE A TRAVERS LES GRANDE VILLE ET JE CROIS QU IL EST TEMPS DE RÉGLER CELA AU LIEU DE BARATINER PAR DES DISCOURS CREUX ,FAISANT APPEL A UNE MAIN D OEUVRE ÉTRANGÈRE POUR COMBLER LE MANQUE DANS CERTAIN SECTEUR,SI S A APPLIQUE AUX FOOTBALLEURS POURQUOI PAS A D AUTRES.




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    Mohamed eel Maadi
    9 octobre 2013 - 20 h 09 min

    [email protected]
    Bien sur que le

    [email protected]

    Bien sur que le peuple algérien est gâté jusqu’à l’os .Des tables de repas qui mesurent 3 kilomètres. À mon avis ils ne savent pas ce qui veulent, plus de liberté ? mais qu’ils remercie dieu de les avoir épargnés de pires misères comme le soudan et la Syrie devrait en faire réfléchir plus d’un .Car ce qui se passe las bas va revenir peut-être dans dix ans ne rêvons pas nous avons un répit c’est tout .Beyrouth a été détruit reconstruite détruite et reconstruite….La lutte est permanente




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    MACIZEL
    9 octobre 2013 - 19 h 12 min

    Imaginez un instant qu’on est
    Imaginez un instant qu’on est en période de guerre, aucune famille n’a de quoi survivre pendant trois jours, c’est lamentable! les boulangeries et les boulangers ont-ils le droit aux fêtes religieuses et jours fériés non?

    Je peux bien acheter 10 baguettes et les emplettes pour la semaine non, c’est toujours la faute au ministre, et ce peuple gâté pourri jusqu’à l’os! obligé un boulanger à travailler un jour férié n’est pas juste, tout le monde peut faire un effort, seulement c’est toujours la faute à l’autre pas moi!




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    Anonymous
    9 octobre 2013 - 18 h 24 min

    Nous vivons à une époque où
    Nous vivons à une époque où beaucoup d’individus assez cultivés estiment que la vérité ne mérite aucun respect particulier. Chacun sait, bien entendu, que cette attitude cavalière est plus ou moins endémique chez les journalistes et les politiciens, deux catégories humaines dont les membres se complaisent dans la production de baratin, de mensonges et de toutes les formes d’escroquerie et d’imposture à leur disposition.




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    AL
    9 octobre 2013 - 18 h 13 min

    L’oignon fait la farce…!
    L’oignon fait la farce…!




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    le naïf
    9 octobre 2013 - 16 h 43 min

    L’histoire se passe dans un
    L’histoire se passe dans un bureau de recrutement non pas de ministres pour un gouvernement ordinaire mais celui d’une armée quelconque :

    L’adjudant qui s’occupait de l’inscription des nouvelles recrues reçoit le premier du rang. Après inscription de l’identité de la nouvelle recrue , on lui posa la question de savoir ce qu’il faisait dans la vie civile. Il répondit texto : Cycleur (sic). L’adjudant rectifia la réponse du jeune soldat en lui disant ont dit cycliste et non pas cycleur.
    Le second du rang qui écoutait attentivement la conversation, se présenta tout penaud pour être inscrit à son tour. Mais lorsqu’on lui demanda son métier, il n’a pas su quoi répondre. Il se demanda à haute voix j’ignore vraiment si j’étais mineur ou ministre !
    A bon entendeur salut !




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    Abou Stroff
    9 octobre 2013 - 12 h 38 min

    « Un nouveau ministère vient
    « Un nouveau ministère vient d’être créé, chargé du service public. » dixit K. B.. le ministre, qui occupe ce nouveau ministère, traîne tellement de casseroles qu’il ne pourrait pas faire un pas sans que le bruit des casseroles se fasse entendre sur l’île de Java. moralité de l’histoire: dans notre cher pays, nos augustes responsables n’ont besoin d’aucune comptence, ils doivent remplir un critère et un seul: la soumission et la servitude vis à vis de leur bienaimé fakhamatouhou national et le reste, tout le reste n’est que littérature pour abrutis confirmés.




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    salim
    9 octobre 2013 - 11 h 40 min

    Vous ne trouvez pas que vous
    Vous ne trouvez pas que vous vous êtes suffisamment payé de la tête des gens.

    Promettre des choses qui ne se réalisent pas sur le terrain, cela revient à mentir. Sachant que cela s’est produit plusieurs fois avec le même Ministre. Vous devez avoir honte, de venir encore raconter ces balivernes aux gens.

    Si vous pouvez faire quelque chose, passez aux actes retroussez vous les manches, sinon taisez vous et laissez les gens continuer à se démener comme ils ont l’habitude de faire.




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    Anonymekader
    9 octobre 2013 - 11 h 22 min

    En dehors de toute
    En dehors de toute consideration politique ayant trait avec l’objectif d’arriver un jours à concretiser le principe de bonne gouvernance, le mensonge des politiques reste une tare tres lourde à supporter par nos concitoyens, qui se voient deconsiderer par ces pratiques non seulement immorales mais aussi et surtout qui sapent l’idée meme de la confiance qui se doit d’etre entre gouvernants et administres.




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    Walho
    9 octobre 2013 - 10 h 44 min

     » Tout flatteur vit au dépens
     » Tout flatteur vit au dépens de celui qui l’écoute  » . Et n’y croit aux bobards de Benbada que celui qui veut bien y croire .




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