Deux géants et un nain

Par Kamel Moulfi – L’affaire de la diffusion piratée mais légitime par l’ENTV du match Burkina Faso-Algérie a révélé son côté politique avec la décision de l’Egypte d'emboîter le pas à l'Algérie en retransmettant le match Ghana-Egypte sans autorisation d'Al-Jazeera. Il est évident que le football, investi au plan international par le Qatar qui n’a aucune tradition dans ce sport, sert les visées hégémoniques de ce micro-Etat, particulièrement dans notre région. Le Qatar fait même d’une pierre deux coups, puisque l’aspect commercial, très lucratif, lui permet de gagner plus que ce qu’il a mis dans l’achat des droits exclusifs de retransmission des matches de quasiment toutes les rencontres internationales de football. Le sport devrait être apolitique, mais c’est l’intrusion des pétromonarchies qui lui a ajouté cet enjeu. Comme par hasard, ce sont deux grands pays, l’Algérie et l’Egypte – débarrassés des islamistes mis en échec dans leurs tentatives de prendre le pouvoir par le complot et la violence – qui ont décidé de mettre fin au diktat de la chaîne qatarie. En fait, il apparaît clairement que seuls ces deux pays étaient en mesure de le faire et ce qui a réussi pour la diffusion d’un match de football peut être étendu au domaine politique. La démarche hégémonique des pétromonarchies du Golfe, au premier rang desquelles le Qatar, est appelée à se heurter, voire à se briser sur l’axe Alger-Le Caire, reconstitué à partir d’un rapprochement plus soutenu entre les deux pays. La concurrence entre eux dans la compétition vers le Mondial qui s’est jouée en Afrique du Sud avait été exagérément gonflée, on s’en souvient, au point de susciter même la haine et la violence entre les supporters des deux équipes nationales. Algérie et Egypte se retrouvent aujourd’hui solidaires dans un même combat sur le même terrain sportif. Les deux pays ont besoin d’une forte coopération pour faire face à Al-Jazeera, qui n’est pas seulement une simple chaîne de télévision mais, en réalité, un instrument politique au service des manœuvres de déstabilisation engagées contre nos deux pays par le Qatar et Israël. Et c’est surtout cela qui doit motiver plus largement le resserrement des liens entre l’Algérie et l’Egypte.
K. M.
 

Comment (26)

    samir svet
    24 janvier 2016 - 20 h 25 min

    Nous somme fier d’être
    Nous somme fier d’être Algériens et Algériennes , notre pays dans le domaine de la politique intérieure et la gestion , on pourrait la noter à 08/20 , ( mauvaise gestion , corruption , vol , incompétence des cadres gestionnaires etc…).
    Tandis que sur la politique extérieure , notre souveraineté est intacte à 100/100 , pas d’ingérence extérieure , notre décision est souveraine. C’est ce qui dérange les occidentaux et les pétromonarchies du golfe. En résumé , nous somme fier de notre pays et vive l’Algérie n gloire à nos martyrs.




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